Chapelle Saint-Cado de Belz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Chapelle Saint-Cado de Belz
Breizh 56 - Belz - iliz sant karo 01.jpg
Présentation
Destination initiale
Culte
Destination actuelle
Culte (Pardon)
Construction
XIIe siècle
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de Bretagne
voir sur la carte de Bretagne
Red pog.svg
Localisation sur la carte du Morbihan
voir sur la carte du Morbihan
Red pog.svg
Localisation sur la carte de l’arrondissement de Lorient
voir sur la carte de l’arrondissement de Lorient
Red pog.svg

La chapelle Saint-Cado est située, dans la ria d'Étel, sur l'île de Saint-Cado commune de Belz dans le Morbihan[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La tradition attribue la fondation du monastère au VIe siècle à Saint Cado, moine gallois[2]. Après les invasions normandes, la communauté reprend son activité au cours du XIe siècle : le Cartulaire de Quimperlé conserve des chartes de dotation en faveur du monastère en 1009 et en 1058-1084[2].

En 1089, le duc de Bretagne Alain Fergent unit l’établissement qui devient prieuré à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé[2]. Celle-ci en garde les bénéfices jusqu’à la Révolution[3].

La façade ouest est modifiée au XVIe siècle[3].

A partir du XVIIe siècle, les archives de la communes ne font plus état de moines à Saint Cado, mais d’un prêtre appointé par l’abbaye Sainte Croix qui réside dans la “Maison du Saint” attenante à la chapelle et est chargé d’organiser le pèlerinage[4].

A la Révolution, la chapelle est vendue comme Bien National à un dénommé Vincent Lorho, qui la restitue intacte à la paroisse[4].

Au XIXe siècle, on agrandit l’édifice en le flanquant d’une sacristie au nord-est et d’une chapelle portant clocheton au sud. Cette dernière, présente sur le plan cadastral de 1811, est remaniée en 1842 (date gravée au dessus de la baie du pignon)[3].

L’édifice est restauré en 1959-60[2].

La chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Le pardon traditionnel a lieu le 3e dimanche de septembre[5], pardon dont le rituel le plus original est l’offrande de poulets blancs[6].

Architecture et ornements[modifier | modifier le code]

L’édifice primitif, couvert de charpente, daterait du début du XIIe siècle[2]. Une courte nef de trois travée s’ouvre sur les bas-côtés par des arcades à simple rouleau retombant sur des piles carrées à imposte simple. La nef est séparée de l’abside semi-circulaire par un arc triomphal de plein cintre à double rouleau retombant sur des pile carrée avec colonne engagée à chapiteaux sculptés. le chapiteau nord est décoré de motifs végétaux, le chapiteau sud de bâtons brisés et de volutes encadrant un motif triangulaire[2]. L’abside, cantonnée à l’extérieur de minces contreforts, est éclairée par une baie axiale soulignée d’un tore et d’une fenêtre plus petite et largement ébrasée au nord[3].

Pendant les restaurations de 1960, des colonnettes à chapiteaux romans ont été retrouvées dans la maçonnerie en haut du pignon est, vertiges probables du clocheton d’origine[3].

La façade occidentale est épaulée de deux contreforts identiques à ceux de l’abside qui encadrent une porte du XVIe siècle en anse de panier surmontée d’une accolade. Au dessus, un occulus éclaire la tribune intérieure[3].

On peut noter une rupture de pente dans les pignons est et ouest, modifiés au cours du Moyen-Age pour supporter une toiture à deux pans. Il est possible que des fenêtres hautes éclairant directement la nef aient disparues lors de cette transformation[3].

Parmi le mobilier de la chapelle, on peut noter la tribune des XVe ou XVIe siècle[7], une Pietà du XVe siècle ou le Christ est représenté presque debout[5] ainsi que cinq autres satues anciennes. L’autel en granit date du XVe siècle[7].

Dans la chapelle sud se trouve un autel fait de blocs de pierres ornés de croix de consécration, dit “Lit de Saint Cado”. Le saint ayant la réputation de guérir de la surdité, le malade introduisait sa tête dans une cavité ménagée à sa base[8].

Au dessus, une maquette de trois mats, ex-voto offert dans les années 1950[7].

Une série de vitraux datant de 1960 est l'œuvre des ateliers d'Hubert de Sainte-Marie, maître-verrier[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Chapelle Saint-Cado », notice no PA00091024, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a b c d e et f Anne Autissier, La sculpture romane en Bretagne, XIe-XIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, , p 56-57
  3. a b c d e f et g « Chapelle Saint Cado (Belz) », sur patrimoine.bzh
  4. a et b Edouard Gilliouard, Petite histoire de la paroisse et de la commune de BELZ des origines à la fin du XVIII siècle, Imprimerie de Châtelaudren,
  5. a et b « L'intérieur de la chapelle de l’île Saint Cado à Belz (56) », sur petit-patrimoine.com
  6. « La chapelle de Saint-Cado », sur bannalec.fr
  7. a b et c « Le patrimoine mobilier de la chapelle Saint Cado », sur patrimoine.bzh
  8. a et b « Belz », sur infobretagne.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :