Phare de Goulphar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un phare image illustrant l’océan Atlantique
image illustrant le Morbihan image illustrant les monuments historiques français
Cet article est une ébauche concernant un phare, l’océan Atlantique, le Morbihan et les monuments historiques français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Phare de Goulphar
Phare Goulphar (2).jpg
Localisation
Coordonnées
Pays
Localisation
Architecture
Construction
Hauteur
52,25 m
Élévation
92 m
Statut patrimonial
Équipement
Optique
Lampe aux halogénures métalliques de 1000 watts secourue par une lampe halogène de 650 watts dans la deuxième optique
Portée
Feux
Gardienné
oui
Visiteurs
oui
Identifiants
ARLHS
Amirauté
D1032Voir et modifier les données sur Wikidata
NGA
0640Voir et modifier les données sur Wikidata

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

(Voir situation sur carte : Morbihan)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Belle-Île-en-Mer

(Voir situation sur carte : Belle-Île-en-Mer)
Point carte.svg

Le phare de Goulphar ou grand phare de Kervilahouen est un phare situé sur la commune de Bangor, à Belle-Île-en-Mer dans le Morbihan[2].

Il est ouvert au public et il est possible de monter jusqu'à la terrasse supérieure. Il a été conçu par Augustin Fresnel.

Description[modifier | modifier le code]

Ce phare d'atterissage est composé d'une double tour de granite (la tour interne soutient le poids des marches et assure une résistance à des vitesses de vent de 400 km/h[3]) mesurant 52,25 mètres de hauteur (soit un immeuble de 17 étages, le phare étant à 92 mètres au-dessus du niveau de la mer)[4], jouxtant les bâtiments techniques et d'habitation des gardiens.

Une muséographie sur les phares et balises est visible dans les cinq salles du rez-de-chaussée entourant le fût central. L'exposition permanente aborde différents thèmes (les Phares et Balises, les phares de Belle-Île-en-Mer, le phare de Goulphar, les aides à la navigation et les espaces naturels). La visite de cette exposition dure environ 20 minutes. La salle des machines abrite les moteurs et l'armoire électrique qui assurait l'automatisation du phare dont la fonction actuelle est d'être le centre de télécontrôle pour la subdivision morbihannaise des Phares et Balises et une station de contrôle nationale du réseau de GPS différentiel, assurant le fonctionnement des sept stations nationales de GPS.

Les plus courageux peuvent gravir les 247 marches qui donnent accès à un balcon panoramique à 43 mètres de hauteur.

Initialement la rotation des lentilles de Fresnel était assurée par un système de contrepoids qui descendait dans l'espace situé au centre de l'escalier en colimaçon (palier à la 213e marche). Le contrepoids en fonte devait être remonté plusieurs fois chaque nuit[5] pour assurer la rotation du faisceau lumineux : le gardien donnait 420 tours de manivelle pour remonter le poids en 20 minutes (ce système est remplacé en 1953 par un moteur et une cuve à mercure[6] qui permet une rotation sans frottements) tandis que le poids descendait jusqu'à la marche 150 en 4 heures. La salle de veille et la lentille (lampe aux halogénures métalliques de 1000 Watts, sans filament, qui a une portée du feu de 27 miles, soit 50 km, ce qui en fait l'un des feux les plus puissants de Bretagne.[7] ne sont pas accessible au public, en raison de la présence du mercure.

Historique[modifier | modifier le code]

Le phare de Goulphar est construit de 1826 à 1835, sur les plans d'Augustin Fresnel. Il est mis en service en janvier 1836

En 1882, aux abords de l’anse de Goulphar, un petit bâtiment a été édifié pour abriter un signal sonore (sirène de brume) ; celui-ci est relié à la salle des machines du phare par un tuyau conduisant l’air comprimé.

Le phare, avec la parcelle et les bâtiments situés sur celle-ci et sa sirène de brume (située à 1200m) font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Le phare est entièrement électrifié en 1992 et automatisé en 2000 (allumage des feux grâce à une cellule photoélectrique).

Comme douze autres phares bretons, il est classé monument historique par arrêté du 23 mai 2011[8],[9].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2011 », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 6 avril 2012)
  2. a et b « Grand phare de Belle-Ile et annexe », notice no PA00135278, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Le record enregistré à Belle-Ile en de 210 km/h le 3 février 1991. cf. Anne Lessard, « Le Goulphar », sur bretagne.com
  4. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Le Grand Phare, consulté le 13 septembre 2014
  5. Deux gardiens assuraient cette veille, se relayant la nuit, d'où la présence d'une chambre avec un lit-clos près de la salle de veille
  6. L’ensemble de l’optique pèse 2,4 tonnes et flotte sur 18 litres de mercure.
  7. Son signal est un rythme lumineux de 2 éclats blancs toutes les 10 secondes.
  8. Douze phares bretons proposés au classement Monuments Historiques
  9. Notice no PA00135278, base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léonor Fresnel, Mémoire sur la stabilité du phare en construction à Belle-Île (océan), p. 385-420 et planche XVII, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1831, 2e semestre (lire en ligne)
  • Alexandre Potel, Notice sur la construction du phare de Belle-Île, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1835, 1er semestre, p. 328-344 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]