Bangor (Morbihan)

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Bangor
L'église de Bangor.
L'église de Bangor.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Communauté de communes de Belle-Île-en-Mer
Maire
Mandat
Annaïck Huchet
2014-2020
Code postal 56360
Code commune 56009
Démographie
Gentilé Bangorins
Population
municipale
972 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
5 158 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 57″ nord, 3° 11′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 58 m
Superficie 25,54 km2
Localisation

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Bangor

Bangor [bɑ̃gɔʁ] est une commune française, située sur l'île de Belle-Île-en-Mer, dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bangor est une des quatre communes de Belle-Île-en-Mer, dont le territoire s'étend sur la côte ouest exposée aux vents dominants, tandis le bourg chef-lieu est situé presque au centre géographique de l'île. Bangor possède les sites les plus sauvages de Belle-Île.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Hervé Abalain et Léon Fleuriot, Bangor serait formé du radical Ban signifiant « supérieur, suprême » et Gor (troupe). Il est usuellement donné le sens de "Monastère" à Bangor.[réf. nécessaire]

La commune tire son nom de l'abbaye de Bangor (Irlande du Nord) qui fut l'une des plus célèbres de l'Occident chrétien et d'où sont venus les premiers moines installés sur l'île au VIe siècle.

Le nom breton de la commune est Bangor[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Bangor était bien occupée dès la préhistoire comme en témoigne un menhir : la Pierre Sainte Anne.

Bangor a été pendant 10 siècles le chef lieu de l'île. En effet, c'était le nom d'un prieuré fondé par des moines bénédictins venus coloniser et repeupler l'île à partir du VIIe siècle ; on ne sait pas s'il s'agit de l'abbaye de Bangor en Irlande d'où l'on sait que des moines comme saint Colomban sont venus évangéliser l'Armorique, ou du Monastère de Bangor-Fawr, fondé au Pays de Galles vers 545 sur le détroit de Menai.

La colonisation a consisté à diviser l'Île en quatre paroisses dont Bangor occupe le milieu, et chaque paroisse en petits domaines concédés aux familles résiduelles de l'île ou de colon que les moines font venir de Bretagne.

Au IXe siècle, l'île est dévastée par les Vikings, et le prieuré est placé sous la protection séculaire des comtes de Cornouaille (en Bretagne armoricaine). En 1029, le comte de Cornouaille Alain Canhiart confie l’île à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé qu’il vient de fonder. Celle-ci relevant directement du pape, Belle Isle bénéficie elle aussi d'une immunité qui ne la fait relever ni de l’évêché de Vannes, ni du duché de Bretagne. L'administration de l’île est déléguée à un prévôt de l'abbaye qui dispose du pouvoir temporel (droit de basse, moyenne et haute justice qui s’exerce tantôt à Belle-Île tantôt à Quimperlé), puis uniquement à Quimperlé à partir de 1408.

Le comte de Cornouaille confie l'île aux Bénédictins de Redon qui parviennent à en prendre possession après de longues contestations de l'abbé de Quimperlé. Le prieuré reste au même lieu que leur prédécesseurs (à l'emplacement actuel du camping municipal de Bangor) et construisent à Palais un fort qui deviendra par la suite la capitale de l'Île à la place de Bangor.

Belle-Île reste sous le gouvernement des moines jusqu'au XVIe siècle, époque où les attaques incessantes des pirates les obligent à résigner leur seigneurie dans les mains du roi, ou plutôt à la régente Catherine de Médicis qui inféode l'île aux Gondi, alors titulaires du duché de Retz. Mais les terres restent sous le régime de main-morte jusqu'à l'afféagement de la fin du XVIIIe siècle.

Situé à Bangor, sur la côte ouest de Belle-Île, le phare de Goulphar entre en service en 1836.

Le sémaphore du Talut est mis en service en 1862[1].

L'aérodrome de Belle-Île situé sur le territoire communal a été inauguré en 1954.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1797 Pierre Paul Séchant    
1797 1799 Pierre Vincent Le Matelot    
1799 1809 Pierre Paul Séchant    
1809 1810 Jean Martin Labado    
1810 1818 Jean Jacques Hippolyte Le Dru    
1818 1839 Pierre Vincent Le Matelot    
1839 1844 Jean Jacques Hippolyte Le Dru    
1844 1852 G. Séchant    
1852 1874 Jean Patern Brière    
1874 1876 Louis Marie Maleous    
1876 1896 Mathurin L'Hermite    
1896 1900 Pierre Marie L'Hermite    
1900 1919 François Marie Le Bihan    
1919 1925 Onésime Bénoni L'Hermite    
1925 1935 Hervé    
1935 1946 François Le Marec    
1946 1960 Jean Marie Le Bihan    
1960 1971 Paul Bedex    
1971 1977 Adolphe Olieric    
1977 1983 Paul Meunier    
1983 1989 Jean Yves Daniel    
1989 2001 Lucien Maho    
2001 2014 Pierre-Yves Desard    
2014 en cours Annaïck Huchet[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 972 habitants, en augmentation de 4,97 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 218 1 183 1 005 1 418 1 638 1 762 1 742 1 712 1 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 813 1 801 1 868 1 862 1 807 1 665 1 615 1 565 1 541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 454 1 484 1 342 1 074 1 017 988 929 809 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
578 550 563 637 735 738 894 939 972
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • Le Grand Phare : Situé sur la commune de Bangor, c'est l'un des plus puissants phares des côtes françaises. Construit de 1826 à 1833, il est mis en service en 1835, c'est une construction en granit de 47 m qui culmine à 84 m au-dessus du niveau de la mer. Son faisceau lumineux passe à la cadence de 3 et 7 secondes. Grâce au système optique actuel, il est visible à 28 milles.
  • Un menhir : la Pierre Sainte Anne.
  • les Aiguilles de Port-Coton.
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Tableaux représentant la commune[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté des paysages de la commune. Parmi eux :

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le peintre australien John Peter Russell (en anglais et en français sur Wikipedia)] arrivé à Belle-Île-en-Mer en 1883. Il séjournera d'abord dans un gîte loué à Envag avant de faire construire un manoir, surnommé le « Château de l'Anglais » à Goulphar.
  • Le peintre Claude Monet séjourna au village de Kervilahouen.
  • La première femme peintre à Belle-Île, Françoise Bangor[8], séjourna à Envague. Elle y venait souvent en vacances chez ses beaux-parents et succombant à la beauté de l’île, elle n’a cessé de peindre la côte sauvage, les villages et croquer les pêcheurs (1935 à 1953).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]