Bataille du Bois-de-Céné

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Bataille du Bois-de-Céné
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Informations générales
Date 7 décembre 1793
Lieu Entre Bois-de-Céné et Châteauneuf
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
François-Athanase de Charette
Forces en présence
300 hommes
+ renforts
1 000 à 1 500 hommes

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 56′ 20″ nord, 1° 53′ 03″ ouest

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Bataille du Bois-de-Céné

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La bataille du Bois-de-Céné se déroula le 7 décembre 1793 entre les Vendéens et les républicains lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Les Vendéens de Charette, rescapés du massacre de l'île de Bouin mais sans munitions ni cavalerie, prennent la fuite en direction du bocage. Entre Bois-de-Céné et Châteauneuf, non loin de l'abbaye de l'Île-Chauvet, les Vendéens tombent sur un convoi munitions escorté par seulement 300 soldats républicains. Ces derniers croient les Vendéens toujours encerclés à Bouin et ne s'attendent pas à être attaqués. Les hommes de Charette s'approchent et au cri de « qui vive ? » ils répondent « républicains ! » Les soldats de l'escorte se laissent tromper et son aussitôt mis en déroute par la charge des Vendéens. Ces derniers s'emparent des trois caisses de munitions mais doivent bientôt avoir affaire aux garnisons de Bois-de-Céné et de l'abbaye de l'Île-Chauvet, venus en renforts. Un combat opiniâtre s'engage mais les Vendéens parviennent à battre en retraite avec leur butin. La nuit interrompt la poursuite des républicains et Charette et ses hommes s'enfoncent dans le bocage où ils rejoignent les forces de Joly et Savin[1],[2].

« Echappée d'un extrême danger, l'armée ne pouvait manquer de périr au milieu de l 'ennemi qui occupait tous les postes environnants, étant errante à l'aventure, n'ayant ni poudre, ni cavalerie. M. Charette était lui-même à pied et ne voulut pas monter le seul cheval qu'on avait pu sauver ; un second miracle nous fournit bientôt de nouveaux moyens de défense.

Entre Châteauneuf et Bois de Céné, trois cents hommes et quelques cavaliers conduisaient trois caissons à un poste voisin. Au cri de "qui vive", nous répondîmes républicains ; ils s'y laissèrent aisément tromper et nous prirent pour une colonne revenant de l'attaque de Bouin ; dans un instant ils furent culbutés, les munitions en notre pouvoir, et déjà une trentaine de chevaux montés de trente de nos cavaliers qui servirent dans cette journée même à arrêter beaucoup de fantassins. Cependant les troupes du Bois de Céné et de l'Isle Chauvet s'avancèrent pour nous ravir notre proie et défendre leurs camarades ; on fit les plus grands efforts de part et d'autre et un des caissons ayant été renversé, on en vint jusqu'à s'arracher les gargousses d'une main tandis qu'on se poignardait de l'autre ; la nuit approchant, les républicains cessèrent de nous poursuivre et nous continuâmes notre route au milieu des feux qui brillaient de toutes parts dans les camps.

Nous nous arrêtâmes à Saint-Etienne de Mermorte ; les caissons trop embarrassants pour la marche furent jetés dans un étang et la poudre chargée sur les chevaux. Nous nous mîmes de suite en marche pour rejoindre MM. Joly et Savin qui, ayant refusé de s'enfermer dans Bouin avaient conduit leur troupe vers le Lac.

Ceux qui ne se sont jamais trouvés dans un besoin pressant peuvent apprendre combien dans de pareils moments, le dégoût cède à la nécessité. Nous fimes halte pendant la nuit dans une maison où il se trouvait du vin. Un de mes camarades parvint à approcher de la barrique et faute de vase, il en remplit son chapeau ; lorsqu'il vint nous faire part de cette heureuse découverte, chacun lui demanda par grâce une gorgée de cette liqueur précieuse ; toutes les bouches étaient attachées au bord de son chapeau graisseux, il fut vidé dans l'instant[1]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]