Andelarre

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Andelarre
Andelarre
Vue aérienne du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Vesoul-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Vesoul
Maire
Mandat
Évelyne Chavanne
2014-2020
Code postal 70000
Code commune 70019
Démographie
Population
municipale
133 hab. (2016 en augmentation de 11,76 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 29″ nord, 6° 05′ 51″ est
Altitude Min. 303 m
Max. 427 m
Superficie 4,57 km2
Localisation

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Andelarre est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

La commune appartient à la communauté d'agglomération de Vesoul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur 4,57 km2, avec une altitude minimale de 303 mètres et une altitude maximale de 427 mètres.

Situation d'Andelarre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chariez Rose des vents
Mont-le-Vernois N Noidans-lès-Vesoul
O    Andelarre    E
S
Andelarrot

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Vesoul.

La gare SNCF de Vesoul est la plus près d'Andelarre. Le terrain aménagé pour les avions le plus proche est l'aérodrome de Vesoul - Frotey.

L'agglomération de Vesoul est desservie par son réseau de transports en commun VBus+.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Andelarre est situé dans l'aire urbaine de Vesoul, qui totalise en 2008, 59 288 habitants[1].

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements dans la commune était de 49, en 2009, dont 47 résidences principales soit 95,8 % de l'ensemble des logements, 1 résidence secondaire et logement occasionnel, soit 2,1 % et 1 logement vacant, soit 2,1 %. On dénombre 37 résidences principales qui détiennent 5 pièces ou plus[2].

La commune comptait 47 maisons et 2 appartements en 2009, alors qu'elle possédait 47 maisons et 0 appartement, en 1999[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le village d'Andelarre a des origines anciennes.

Les Templiers

Au XIIe siècle, il était chef-lieu de paroisse. À cette époque s'élevait une chapelle dominant le village avec au pied un monastère de Templiers ou "Moines rouges" qui en avait la charge. Ce droit a été conservé par l'Ordre de Malte jusqu'à la Révolution française. Ce monastère était rattaché à la commanderie de Sales, une des trois commanderies de Haute-Saône.

Les seigneurs d'Andelarre

Durant la féodalité, le terroir d'Andelarre incluait celui d'Andelarrot et formaient une terre indivise possédée par le même seigneur d'Andelarre.

Les barons de Saint-Rémy, les vicomtes de Vesoul, le couvent du Marteroy, avaient des droits sur le pays constitué essentiellement de fermes. En 1140, Aymes de Faucogney, dit posséder une ferme à Andelarre. En 1245, Jacques de Vellefaux fait une donation au couvent du Marteroy de Vesoul par laquelle le chanoine d'Andelarre doit chaque année 5 poules et 5 pains. En 1267, Thiébaud de Vesoul donne également au couvent de Vesoul sa ferme d'Andelarre dite ferme de Petrâ. En 1282, Hugues de Vesoul donne à sa fille Marguerite de Villeguindry, son domaine d'Andelarre.

Guerres et peste

Au XVIe siècle, pendant le règne de Charles Quint, la Franche-Comté était tranquille et prospère. Son statut un peu spécial[C'est-à-dire ?] la mettait à l'abri des démêlés entre, d'une part, la France, et, d'autre part, l'Espagne et l'Autriche, à cause des traités de neutralité garantis par les cantons suisses. Mais tout fut remis en cause notamment au début du XVIIe siècle. La Guerre de Dix Ans (1634-1644) apporta de nombreux bouleversements. En 1636, Vesoul et ses environs furent pillés par les soldats cruels du duc de Saxe-Weimar, dit les Suédois, qui étaient dans le camps français. Il est dit que les vignes de la côte d'Andelarre avaient été saccagées et arrachées.

Après la guerre de Dix Ans, la situation était apocalyptique. La guerre, la peste (1637 à Vesoul et ses environs) et la famine avaient ruiné la Franche-Comté et le village d'Andelarre ne fut donc pas épargné. L'agriculture devait repartir à zéro : le bétail était mort, les labours et les semailles n'avaient pas été faits, les paysans étaient partis dans les villes ou à l'étranger. Si en 1616, Andelarre comptait seulement 11 foyers, combien en restait-il en 1644 ? On fit appel alors à des familles de Savoie pour travailler la terre, comme pour d'autres villages, comme celui de Montigny. D’où le surnom de "Savoyards" donné aux gens d'Andelarre.

La famille de Jaquot et ses descendants

Sous l'Ancien Régime, l'histoire d'Andelarre est dominée par celle de la famille Jaquot.

Antoine Jacquot, en 1681, était déjà seigneur, du Vernois, d'Andelarre et d'Andelarrot. Il eut un fils, Antoine-Prosper, capitaine de grenadiers et chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Avec son épouse Charlotte de Rouhier, il eut un fils, Claude-Étienne.

Il est difficile de savoir à quand remonte la première possession de cette famille à Andelarre mais l'on sait que l'ensemble des terres a été réuni vers la seconde moitié du XVIIIe siècle par Claude-Étienne de Jacquot, seigneur de Rosey et du Vernois, capitaine des dragons à Baufremont. Le domaine fut érigé en marquisat en 1760.

Claude-Étienne eut également un fils, Antoine-François de Jaquot-Rouhier qui fut colonel, chevalier de Saint-Louis et chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. De son union avec Claudine de Berbis Longecourt, est né Jules de Jacquot, futur député de Haute-Saône. Il fit construire le château en 1840 [3] et épousa Marie-Marguerite-Clara Briot de Monrémy, décédée à Andelarre en 1893. Il eut deux filles, Éléonore (née en 1833) connue sous le nom de "Sarah" et sans postérité et Marguerite-Marie-Henriette de Jacquot-Rouhier (née en 1845).

Elle épousa le comte Luc-Marie-Joseph de Maréschal-Vezet le 29 mars 1869 et ils eurent deux filles, Marie-Jeanne et Thérèse-Françoise-Marguerite. Elles épousèrent deux frères, respectivement le comte Charles Dugon en 1891 et le vicomte Robert Dugon en 1895. Ce dernier eut quatre enfants, Édith mariée à Andelarre le avec Jean de Lescure, Marguerite-Marie qui épousa le Guy, comte de Valicourt, et enfin Robert et Charlotte.

Le château et ses hôtes les plus variés

Construit en 1840 selon ses plans, probablement en lieu et place des restes d'un château datant du Moyen Âge, Jules de Jacquot-Rouhier fit ouvrir une carrière pour cela et tira également de la propriété tous les autres matériaux nécessaires à la construction.

Au cours de la Guerre franco-allemande de 1870, il fut occupé 18 fois par les Allemands. Le 18 octobre 1870, les Prussiens entrèrent à Vesoul pour y rester jusqu'en novembre 1872 et provoquant un traumatisme dans la population. En janvier 1871, le marquis fut prisonnier et déporté en Allemagne comme 90 autres otages à la suite d'un incident futile, à savoir la coupure d'un fil télégraphique près de Scey-sur-Saône. Il est difficile de savoir quand il rentra en France, mais le , il était présent aux élections à Vesoul. Sa captivité, pour courte qu'elle fût, mais aussi l'occupation du château l'éprouva profondément.

La Première Guerre mondiale ne fit pas de dommages notables contrairement à la deuxième. En juin 1940, ce fut l'occupation allemande et notamment par une compagnie S.S. En 1943, le château abrita l'école d'agriculture d'hiver de Haute-Saône. On y vit également des colonies de vacances et aussi des maquisards, notamment certains professeurs qui se cachaient des Allemands.

Le 11 septembre 1943, après une heure et demie de combat, cinq Allemands furent tués et le village d'Andelarre fut libéré par la 3e DI américaine qui avait débarqué le à Cavalaire-Saint-Tropez. Un bataillon de FTP (Francs-tireurs et partisans français) stationna huit jours au château qui devint ensuite un camp de repos pour 300 hommes américains du Special Service en septembre-octobre 1944. Par la suite, Andelarre devint camp de séjour surveillé, pendant un an, pour les prisonniers suspectés de collaboration, gardés par les FFI dans un premier temps puis par les gendarmes ensuite.

La commune, constituée lors de la Révolution française, a été fugacement rattachée à Andelarrot, de 1806 à 1823[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale montrant en rouge les communes de la communauté d'agglomération de Vesoul.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Vesoul. Celui-ci est scindé en 1973 et la commune intègre le canton de Vesoul-Ouest[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Vesoul-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Andelarre fait partie depuis 2008 de la communauté de communes de l'agglomération de Vesoul, devenue en 2012 la communauté d'agglomération de Vesoul, appartenant elle-même au pays de Vesoul et du Val de Saône.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Conformément aux dispositions relatives à la population de la commune, le conseil municipal de Andelarre est composé de 11 membres[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 mars 2008 Jean-Joseph de Valicourt   Comte
mars 2008[6] 2014[7] Jean-Claude Gaillard    
2014[8] En cours
(au 4 septembre 2016)
Évelyne Chavanne   Retraitée du commerce

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 133 habitants[Note 1], en augmentation de 11,76 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1831 1836 1841 1846 1851 1856
95127141148147145136161144
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1351381281301141241048487
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
828775787574656552
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
54102128136128120119119133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche d'Andelarre est le CHI de Vesoul.

Cultes[modifier | modifier le code]

.

L'église d’Andelarre est commune avec Andelarrot[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château d'Andelarre
Eglise Saint-Jean-l'Evangéliste

Le château d'Andelarre date du XIXe siècle. Il est la propriété de la famille de Valicourt .

Dans le village, une petite église a été érigée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa particularité est d'être pavée de pierres tombales. Le clocher et le toit du clocher ont été reconstruits (dans le style comtois) à la fin des années 1990, début 2000. À l'intérieur, on peut voir une Vierge à l'Enfant en noyer du XVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jules Jacquot d'Andelarre
  • Jules Jacquot d'Andelarre, (1803-1885) fut conseiller général de 1839 à 1871, maire d'Andelarre pendant 54 ans, et député de la Haute-Saône de 1852 à 1876. Passionné d'agriculture, il entreprit en 1836 la construction d'une ferme modèle avec 200 hectares de terres, une centaine de têtes de bétail et emploiera jusqu'à 40 ouvriers agricoles. De ce fait, il a été un des fondateurs de la Société des agriculteurs de France (SAF), association fondée en 1867, aujourd’hui association loi de 1901, reconnue d’utilité publique avec pour mission de porter le progrès en agriculture.
  • Pierre Petitperrin, né à Andelarre, député de la Haute-Saône de 1824 à 1827, procureur impérial à Vesoul sous le Premier Empire.
  • Comte Jean-Joseph de Valicourt est né à Andelarre en 1929. Il siégera au conseil municipal de la commune en mars 1953. Élu maire en 1959, il s'est retiré de la vie publique en 2008 après 8 mandats. En plus de ses responsabilités locales, il a présidé l'Association des maires des communes forestières de la Haute-Saône, la Confédération des experts agricoles et fonciers et des experts forestiers au niveau national de 1979 à 1981. Il a fondé en 1964 la Chambre de Franche-Comté des experts agricoles fonciers et forestiers dont il a été président jusqu'en 2005. En 1976, il a été nommé par le ministre de l'Agriculture, Christian Bonnet, président de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône jusqu'en 1990. Il a été fait commandeur du Mérite agricole, et a reçu la médaille d'or d'honneur Régionale-Départementale-Communale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Andelarre.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
écartelé au 1) et au 4) d’azur à la fasce d’or accompagné de trois étoiles du même, 2 en chef et 1 en pointe ; au 2) et au 3) d’argent aux trois violettes au naturel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Vesoul et ses environs" de Henri Rameau - 1994
  • L'Est Républicain - 18 août 1949
  • "Le Village d'Andelarre" de Henri Rameau - 1974

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les grandes aires urbaines comtoises étendent leur emprise sur le territoire régional », sur le site de l'INSEE (consulté le 11 août 2013).
  2. a et b « Chiffres clés - Logement », sur le site de l'INSEE (consulté le 11 août 2013).
  3. Henri Rameau, Vesoul et ses environs au début du siècle, 1994
  4. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  7. « Une liste d’intérêt communal », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Jean-Claude gaillard, maire sortant, ne souhaitant pas se représenter et après bien des hésitations des uns et des autres, une liste ouverte de 15 candidats pour 11 postes à pourvoir, se dégage sur le village dont deux candidats au poste de maire à savoir Jean jacques Collot 3e adjoint et Évelyne Chavanne conseillère sortante ».
  8. « Évelyne Chavanne élue maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « À l’issue de la première séance du nouveau conseil municipal qui portait principalement sur l’élection du maire, c’est Évelyne Chavanne, avec 11 voix, qui a succédé à Jean-Claude Gaillard, qui avait officié durant un mandat. En ouverture de séance, Jean Deshayes a demandé une minute de silence en mémoire d’Edmond Py, décédé en 2013 et qui durant 30 ans s’est investi dans la vie publique du village ».
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Un concert pour la bonne cause », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).