Colombier (Haute-Saône)

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Colombier
Image illustrative de l'article Colombier (Haute-Saône)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Vesoul-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Vesoul
Maire
Mandat
Sébastien Galmiche
2014-2020
Code postal 70000
Code commune 70163
Démographie
Population
municipale
443 hab. (2014 en augmentation de 9,65 % par rapport à 2009)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 52″ nord, 6° 12′ 40″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 375 m
Superficie 13,91 km2
Localisation

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Colombier est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

La commune appartient à la communauté d'agglomération de Vesoul.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur 13,91 km2, avec une altitude minimale de 222 mètres et une altitude maximale de 375 mètres.

Situation de Colombier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Flagy Vellefrie La Villeneuve-Bellenoye-et-la-Maize Rose des vents
Villeparois N Saulx
O    Colombier    E
S
Coulevon Comberjon Montcey

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal repose sur le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône daté du Toarcien[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Vesoul.

Depuis la fermeture de la gare de Colombier (sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville), la gare SNCF de Vesoul est la plus proche du village. Le terrain aménagé pour les avions le plus proche est l'aérodrome de Vesoul - Frotey.

L'agglomération de Vesoul est desservie par son réseau de transports en commun VBus+.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Colombier est situé dans l'aire urbaine de Vesoul, qui totalise en 2008, 59 288 habitants[2].

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements dans la commune était de 193, en 2009, dont 164 résidences principales soit 84,9 % de l'ensemble des logements, 9 résidences secondaires et logements occasionnels, soit 4,5 % et 20 logements vacants, soit 10,5 %. On dénombre 122 résidences principales qui détiennent 5 pièces ou plus[3].

La commune comptait 173 maisons et 78 appartements en 2009, alors qu'elle possédait 147 maisons et 6 appartements, en 1999[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune, instituée lors de la Révolution française a temporairement absorbé de 1808 à 1842 celle de Comberjon[4]. Pour Montaigu-sous-Colombier, voir plus bas : château de Montaigu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale montrant en rouge les communes de la communauté d'agglomération de Vesoul.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Vesoul. Celui-ci est scindé en 1973 et la commune intègre le canton de Vesoul-Est[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Vesoul-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie depuis 2003 de la communauté de communes de l'agglomération de Vesoul, devenue en 2012 la communauté d'agglomération de Vesoul, appartenant elle-même au pays de Vesoul et du Val de Saône.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Conformément aux dispositions relatives à la population de la commune, le conseil municipal est composé de 11 membres[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 novembre 2004 Patrice Virot    
décembre 2004 2014[7] Gérard Dechambenoît    
mars 2014[8] en cours
(au 25 septembre 2016)
Sébastien Galmiche   Technicien d'atelier chez Peugeot

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2014, la commune comptait 443 habitants[Note 1], en augmentation de 9,65 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
934 971 940 1 115 956 1 204 1 172 962 960
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
844 822 769 736 756 747 709 656 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 563 543 469 418 401 356 370 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
339 354 372 387 384 379 369 419 443
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie se trouvait initialement à l'étage de l'école. Afin de la rendre accessible aux personnes handicapées, elle a été aménagée en 2012 dans le presbytère attenant à l’église[12].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche de Colombier est le CHI de Vesoul.

Cultes[modifier | modifier le code]

.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Colombier.
  • Château de La Roche (ruines XIIe siècle, nouveau château XVIIIe siècle).
  • Ruines du château de Montaigu (XIIe)[13], fief des Bourgogne-Comté-Chalon (cf. le comte Hugues < son fils cadet Jean Ier sire de Montaigu en 1293, † vers 1301, x Marguerite de Salm de Blâmont [14]< Henri x Isabelle de Thoire-Villars < Jean II de Bourgogne-Chalon, † 1373, sans postérité 1° x Marie de Châteauvillain, et 2° x Marguerite de Joinville ; puis sa sœur Marguerite de Bourgogne-Comté, x 1360 Thiébaud VI de Neufchâtel-Urtière...), dont la branche cadette de Bourgogne-Montaigu s'est donc fondue ensuite dans les Neuchâtel-Bourgogne-Montaigu. Fer(di)nand de Neu(f)châtel-Montaigu, † 1522, fils de Jean II de Montaigu lui-même fils de Thiébaud VIII de Neufchâtel (ce dernier petit-fils de Thiébaud VI et Marguerite de Bourgogne-Chalon ci-dessus), est hérité par sa fille Anne de Neu(f)châtel-Montaigu, † 1530, épouse de Christophe de Longwy sire de Longepierre, Binans et Rahon, puis par la fille cadette de ces derniers, Antoinette de Longwy (sœur de Jeanne ci-après), qui épouse Joachim de Rye d'où Françoise de Rye qui épouse 1° Claude-François de Rye, † 1567, son double cousin germain fils de Marc de Rye et de Jeanne de Longwy, sans postérité ; puis 2° Léonor Chabot comte de Charny et Buzançais, petit-neveu du roi François Ier, † 1597 : du second mariage, elle a notamment ses première (Marguerite Chabot comtesse de Charny, duchesse d'Elbeuf, † 1652, mère entre autres enfants du duc Charles II et d'Henri Cadet la Perle comte d'Harcourt, de Brionne et d'Armagnac, père du comte Louis) et dernière filles (Éléonore Chabot, † 1618, femme de Christophe de Rye La Palu marquis de Varambon, comte de Varax et de La Roche-en-Montagne, fils de Philibert de Rye lui-même fils de Gérard – ce dernier étant frère de Joachim et Marc ci-dessus : tous fils de Simon de Rye et de Jeanne de La Baume-Montrevel, sœur du cardinal Pierre évêque de Genève et archevêque de Besançon ; cette branche hérite Varambon, Varax, La Roche-en-Montagne, Villersexel, Saint-Hippolyte, de Jean de La Palu(d) x Claudine/Claude de Rye sœur de Gérard, Joachim, Marc et des évêques de Genève Louis et Philibert – d'où les enfants d'Éléonore Chabot : François de Rye La Palu et sa sœur Marguerite x Joachim de Vienne-Listenois de Bauffremont, fils de Jean x Anne de Poupet, Jean étant fils de Claude de Bauffremont baron de Scey et Sombernon x Jeanne de Vienne-Listenois). La seigneurie-baronnie de Montaigu, après Antoinette de Longwy et sa fille Françoise de Rye, passe pour moitié à Éléonore Chabot et son fils François de Rye La Palu marquis de Varambon ci-dessus, et l'autre moitié à la duchesse Marguerite, tante maternelle de François. S'élèvent de surcroît vers 1589-1595 les revendications des Salamanque d'Ortenberg acquéreurs des prétentions des Fürstenberg (ces derniers étaient parmi les héritiers de la branche aînée des Neufchâtel-Bourgogne par le mariage de Bonne, fille de Claude et petite-fille de Thiébaud IX, avec Guillaume de Fürstenberg). La part des de Rye est engagée à la famille Fryard puis reprise vers 1660 par Marguerite d'Achey x Ferdinand-François de Poitiers-Saint-Vallier baron de Vadans, fils de Ferdinand-Léonor x Jeanne-Philippine/Philippe de Rye La Palu fille du marquis François ci-dessus.

Finalement, Marguerite d'Achey vend en 1683 sa part à Jean-Baptiste Racle seigneur de La Roche sur Colombier (voir le château cité en début de cette partie Lieux et monuments, possédé par la famille Racle depuis la fin du XVIe siècle ; informations puisées dans la thèse de l'historien Vianney Muller citée dans la note 7), qui avait acquis (ou tenté d'acquérir ?) en 1677 la moitié de Louis comte d'Armagnac, de Brionne et de Charny ci-dessus. Mais en 1685/1691, Jean-Baptiste Racle puis sa veuve doivent céder à Jean de Mesmay, dont la famille possédait des biens à Colombier depuis la deuxième moitié du XVIe siècle (cf. Etienne, 1612 ; en succession d'une famille fieffée à Colombier, Vellerpol et Montaigu depuis le XIVe siècle au moins, les Mugnans : cf. Henry de Mugnans, 1386) et détiendra la baronnie jusqu'à la Révolution (cf. Jean-Antoine-Marie de Mesmay, baron de Montaigu et seigneur de Quincey, émigré et protagoniste involontaire de la Grande Peur de l'été 1789).

Ne pas confondre avec Montaigu (Jura), autre fief des Bourgogne-Chalon (notamment les Chalon-Auxerre-Tonnerre et les Chalon-Arlay), ni avec les Bourgogne Duché-Montaigu/Montagu.

  • Église néogothique XIXe, comprenant des parties des XIIIe et XIVe siècle[15]. L'église des Saints-Jumeaux à Colombier est dédiée aux Saints-Jumeaux Speuysippe, Eleusippe et Meleusippe. Lors de sa reconstruction en 1853 par l’architecte Charles Dodelier, l'église a été démontée en partie puis agrandie en retournant son entrée principale d’un demi-tour, pour faire face au centre du village[16]. Le chantier est interrompu faute d'argent et reprend en 1875. Dodelier fait alors construire le clocher de l'église et achève la façade.
  • Statue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'azur à deux collines cousues de sinople, chacune chargée d'une grappe de raisin vrillée d'or et sommée d'une tour d'argent couverte et pommetée d'or, ajourée du champ, entre lesquelles coule une rivière d'argent ondoyant en pal sur laquelle est posé un tau d'or et au sommet duquel est perchée une colombe d'argent, les ailes éployées.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Lanoir, Carburants rhodaniens : les schistes bitumineux, notamment dans la Haute-Saône, vol. 7, coll. « Les Études rhodaniennes », (lire en ligne), p. 328.
  2. « Les grandes aires urbaines comtoises étendent leur emprise sur le territoire régional », sur le site de l'INSEE (consulté le 11 août 2013).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement », sur le site de l'INSEE (consulté le 11 août 2013).
  4. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance.
  6. « Les maires de Colombier », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 27 novembre 2016).
  7. « Candidats in extremis : À Colombier, une liste se monte dans l’urgence en vue des municipales. Le maire sortant n’est pas candidat à sa succession et personne ne s’était encore manifesté pour briguer la fonction », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Gérard Dechambenoit, maire de Colombier depuis 2004, ne souhaite pas briguer un autre mandat en 2014 ».
  8. « En priorité, le dossier de l’école », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Sébastien Galmiche a été élu maire du village avec 10 voix sur 11 bulletins exprimés. Isabelle Virot a été élue première adjointe avec 9 voix sur 11 bulletins exprimés. Les postes de second et troisième adjoint ont été répartis comme suit : Emmanuel Marchal a été élu second adjoint avec 10 voix sur 11 bulletins exprimés et Christophe Virot, élu troisième adjoint avec 9 voix sur 11 bulletins exprimés. ».
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. « 100 % sécurité et accessibilité », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  13. « Montaigu, p. 601 et 617 », sur Le patrimoine fortifié du lignage de Neufchâtel-Bourgogne, XIIIe-XVIe siècles, volume 3 : les sites ; thèse de Doctorat soutenue par Vianney Muller, Université de Nancy, juin 2015
  14. « Jean Ier de Bourgogne seigneur de Montaigu », sur Geneanet Pierfit
  15. « Un dossier pour classer l’église en monument historique », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  16. « Une église qui a tout d’une grande : L’office de tourisme de Vesoul a lancé sa saison du tourisme itinérant par la visite guidée du château de Colombier. 23 curieux en ont profité », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).