Faverney

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Faverney
Faverney
Bâtiments de l'abbaye.
Blason de Faverney
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Saône
Maire
Mandat
François Laurent
2020-2026
Code postal 70160
Code commune 70228
Démographie
Population
municipale
980 hab. (2019 en augmentation de 6,75 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 07″ nord, 6° 06′ 18″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 331 m
Superficie 18,23 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Port-sur-Saône
Législatives Première circonscription
Localisation
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Faverney

Faverney est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle bénéficie du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Faverney est devenue mondialement connue grâce aux hosties miraculeuses de Faverney.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Faverney est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,8 %), forêts (38,4 %), terres arables (6,9 %), zones urbanisées (5,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %), mines, décharges et chantiers (2,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au VIIIe siècle, un seigneur bourguignon y fait construire une abbaye destinée à sa sœur. S'agit-il de sainte Gude qui aurait ainsi été la première abbesse de Faverney ?… Rien n'est moins sûr. Par contre sainte Gude apparait dans le récit du martyre des deux pèlerins aquitains Berthaire et Athalein (766) (acta sanctorum Bertarii et Ataleno). C'est elle qui voit selon le récit, venir à elle des habitants du village de Bourguignon les Conflans accompagnant le pêcheur de Bourguignon qui aura récupéré dans ses filets deux têtes coupées jetées dans la rivière La Lanterne par deux habitants de villa manaore (Menoux) Servat et Agenulfe. C'est Gude qui fait ramener les têtes à leur corps respectifs et le lieu du crime des deux pèlerins sera le lieu de sépulture où s'élèvera une chapelle. Ce lieu se nomme Saint-Berthaire et est situé sur la commune de Saint-Rémy.

Le culte des saints Berthaire et Athalein est transféré à Bleurville (Vosges, canton de Darney) dans le courant du Xe siècle.

Quatre siècles plus tard, en 1132, les moniales de Faverney cèdent leur maison à des religieux bénédictins venus de La-Chaise-Dieu (Auvergne).

Au XVIIe siècle, en pleine décadence spirituelle, intellectuelle et matérielle, l'abbaye s'engage dans la voie de la réforme claustrale de la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe. C'est alors et jusqu'à la Révolution que Faverney connaît ses plus belles heures, son époque la plus brillante : le monastère « croît en science et en sainteté et grandit en réputation et en influence ».

Le miracle des saintes hosties[modifier | modifier le code]

Les récits du Miracle eucharistique de Faverney, en 1608, figurent dans de nombreux ouvrages (voir la bibliographie ci-dessous), ceux, par exemple, de Dom Odilon Bebin (1670)[8] et de Louis EBERLE (1915)[9].

Bref résumé :

A la Pentecôte 1608, les religieux ont placé l'ostensoir contenant le Saint-Sacrement sur un reposoir composé d'une table surmontée d'un gradin en bois placé devant l'autel. De nombreuses draperies décorent l'ensemble selon la coutume de l'époque. Le soir du 25 mai, à la fermeture des portes de l'église abbatiale, des lampes à huile sont maintenues allumées sur la table.

Le lendemain matin une épaisse fumée révèle que le reposoir a pris feu et s'est consumé. Cependant, l'ostensoir privé de son support demeure à la place qu'il occupait, suspendu dans l'espace.

Il restera ainsi, dans l'air, pendant trente-trois heures permettant à des centaines de personnes alertées du prodige de venir constater le fait. C'est le 27 mai, au cours de la célébration d'une messe que l'ostensoir quitte sa place et se pose doucement sur l'autel.

L'archevêque de Besançon (Ferdinand de Rye) ouvre une enquête au cours de laquelle la commission entend 54 témoins parmi les plus sûrs et dont les dépositions concordent point par point[10].

Faverney devient lieu de pèlerinage et de Congrès Eucharistiques (1908, 1958).

Aujourd'hui encore les festivités locales de Pentecôte conjuguent habilement fête locale et tradition religieuse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Faverney fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1806 du canton d'Amance[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Port-sur-Saône.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de la Saône jolie, créée en 1992.

L'article 35 de la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010[12] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyant d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, les communautés de communes :
- Agir ensemble ;
- de la Saône jolie ;
- des six villages ;
et les communes isolées de Bourguignon-lès-Conflans, Breurey-lès-Faverney et Vilory ont été regroupées pour former le la communauté de communes Terres de Saône, dont est membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Maurice Cachot DVD puis
RPF
Minotier
Conseiller général d'Amance ( 1945 → 1955)
avant 1966[13] après 1966 Louis Millerot    
Les données manquantes sont à compléter.
? 2001 Guy Philipponet[14] RPR Directeur technique chez Peugeot
Conseiller général d'Amance (1994 → 1998)
mars 2001 2014 François Laurent    
mars 2014[15],[16] 2020 Daniel Georges   Technicien retraité
2020 En cours François Laurent    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Faverney comptait 980 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2261 1931 3331 2541 3071 3401 5571 3411 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1931 3031 3101 3481 4061 3981 4671 4261 383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4881 4131 4651 3641 4331 4311 3811 2981 257
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2281 0731 0721 1161 1121 0191 052949953
2019 - - - - - - - -
980--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Fêtes médiévales de Faverney, qui rappellent en juin le rôle de l'Abbaye[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie du label "Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté"[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Abbaye Notre-Dame de Faverney[20] : Des bâtiments du Moyen Âge, il ne reste que certaines parties de l'église abbatiale. Les bâtiments de l'abbaye ont été reconstruits à partir de la fin du XVIIe siècle : 1683-1688 : quartier abbatial, actuellement mairie ; 1713-1733 : bâtiments conventuels sur les plans de Dom Vincent Duchesne. Après la Révolution, l'église (« sanctuaire à répit » au XVIe siècle) devient paroissiale, le quartier abbatial est transformé en hôtel de ville. Les bâtiments conventuels, vendus comme biens nationaux et en partie détruits, sont reconstruits à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle avant d'accueillir un grand séminaire de philosophie de 1911 à 1967, qui est une propriété privée depuis 1993[18]. Dans l'église paroissiale se trouvent des orgues fabriquées en 1861 par le facteur Charles Spackmann Barker, dont la restauration est souhaitée par une association locale qui lance en 2016 une souscription publique[21].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Faverney Blason
D’argent au sautoir alésé de quatre clé à coulisse de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

. GRAPPIN, Dom. Mémoires sur l'abbaye de Faverney, qui contiennent en abrégé l'histoire de la ville. Besançon : Cl. Jos. Daclin, 1771. 184 p.

. MANTELET, E. Histoire politique et religieuse de Faverney, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours : son abbaye, sa sainte hostie. Paris, 1864. 558 p.

. EBERLE, Louis (abbé). Faverney, son abbaye et le miracle des Saintes Hosties. Luxeuil : P. Valot, 1915. 884 p.

. MARCHAL, Corinne (dir.) ; TRAMAUX, Manuel (dir.). Le Miracle de Faverney (1608), l'Eucharistie : environnement et temps de l'histoire : actes du colloque de Faverney, 9-10 mai 2008. Besançon : Presses universitaires de Franche-Comté, 2010. 509 p.

. Faverney, Petite Cité Comtoise de Caractère, Parcours du Patrimoine - Région Franche-Comté (Service Inventaire du Patrimoine), 2013. 88 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vesoul », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dom Odilon Bebin, Histoire de l'insigne abbaye de Faverney, Vesoul, bibliothèque municipale, p. 192-193
  9. Louis EBERLE, Faverney, son abbaye et le miracle des saintes hosties, Luxeuil, P. Valot, , p. 219 s
  10. "Procès-verbal dressé à l'occasion du miracle arrivé en l'église abbatiale de Faverney en l'an 1608" Manuscrit 3707, Bibliothèque de l'Arsenal, Paris - Manuscrit 829, Bibliothèque municipale de Besançon.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  13. « De l’or pour Marie-Noëlle et Bernard Bonhomme », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  14. « Guy Philiponet inhumé cet après-midi », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  15. « Municipales : Daniel Georges conduit une liste », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « À la suite de la décision de François Laurent, maire sortant, de ne pas se représenter, Daniel Georges qui l’a accompagné comme 1er adjoint au long de ses mandats successifs a décidé de prendre le relais ».
  16. « Daniel Georges, maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « La liste « Vivre ensemble à Faverney » conduite par Daniel Georges, premier adjoint sortant, a été élue au premier tour. Les nouveaux conseillers, réunis samedi, ont élu le maire Daniel Georges par 14 voix sur 15 votants ».
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. a et b Laurie Marsot, « Faverney : la fête médiévale bat son plein : La fête médiévale bat son plein ce dimanche à Faverney. L’événement a d’abord vocation à valoriser l’abbaye, dont l’église est classée », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  19. « Faverney », Les cités / Haute-Saône, sur http://www.petites-cites-comtoises.org/ (consulté le ).
  20. « Ancienne abbaye », notice no PA00102159, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Alain Roy, « Patrimoine - Le projet un peu fou de l’association des 15 heures non-stop d’orgue et grégorien : Sauver l’instrument de Faverney », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  22. « Ancienne gendarmerie », notice no PA70000004, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Anciennes halles », notice no PA70000003, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Croix de village », notice no PA00102158, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Maison des Hôtes (ancienne) », notice no PA00102160, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, (lire en ligne).
  27. « Les maires de Aniche », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  28. a et b « Ducret, Charles », base Léonore, ministère français de la Culture.
  29. La Tempérance, (lire en ligne).