Dampierre-sur-Linotte

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Dampierre-sur-Linotte
Dampierre-sur-Linotte
Le clocher de l'église de Dampierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Rioz
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montbozon et du Chanois
Maire
Mandat
Martial Marchesini
2014-2020
Code postal 70230
Code commune 70197
Démographie
Population
municipale
803 hab. (2016 en augmentation de 3,61 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 44″ nord, 6° 13′ 59″ est
Altitude Min. 252 m
Max. 393 m
Superficie 32,48 km2
Localisation

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Dampierre-sur-Linotte est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dampierre-sur-Linotte est située dans le sud de la Haute-Saône.

La commune est très étendue en superficie (3 339 ha dont 1 330 ha boisés), et ses 725 habitants se répartissent entre le bourg de Dampierre-sur-Linotte, les hameaux rattachés (Trevey et Presle qui étaient à l'origine des communes à part entière et qui se sont réunies avec Dampierre en décembre 1972) ainsi que les fermes des environs (au nord : les Grillardes, les Tannards, les Bégoulots et les Montcuchots (ancienne chapelle), au nord-est : les Gillots, les Marmets, au nord-ouest : la Baume, les Mariottes et les Laurents, au sud : le Moulin Grandgeot).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neurey-lès-la-Demie Villers-le-Sec Noroy-le-Bourg
Vallerois-le-Bois
Rose des vents
Filain N Chassey-lès-Montbozon
Thieffrans
Cognières
O    Dampierre-sur-Linotte    E
S
Vy-lès-Filain Fontenois-lès-Montbozon Bouhans-lès-Montbozon

Géologie[modifier | modifier le code]

Alluvions modernes dans le cours de la Linotte, calcaires du Bathonien, calcaires de la Dalle-nacrée et marnes oxfordiennes. Le sous-sol de Dampierre remonte donc au Jurassique et s'est formé il y a 160 millions d'années.

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Le territoire est composé essentiellement de forêts et de pâtures, le tout dans un cadre très vallonné. Il est traversé dans un axe nord-est/sud par la Linotte.
La commune est desservie par la ligne de bus VesoulAubertans du réseau Mobigo. Elle est aussi traversée par la la D26 reliant Noroy-le-Bourg à Clerval.
Le territoire est également traversé par un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, en provenance d'Allemagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dampierre-sur-Linotte : dans les archives de la Haute-Saône, on retrouve le nom de de domni Petra en 1183 qui a évolué par Dampna Petra (1275) puis Dampiere (1280) et enfin Dampierre en 1406. Ce nom trouve ses racines dans le bas latin ecclésiastique domnus équivalent de saint sanctus et Pierre : paroisse mise sous la protection de saint Pierre.

Trevey : dans les archives de la Haute-Saône, on retrouve les noms de Trévii, Trivers ou encore Trevirs dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Avant de fixer le nom de Trevey, au début du XIIIe siècle, les archives donnent encore les noms de Treve, Treves, voire Treveys et même Treveix. L'origine de ce nom est encore obscure de nos jours.

Presle : la première évocation de Presle dans les archives est Pratellis en 1257. Puis vers la fin du XIVe siècle le nom de Presle semble fixé après être passé par Praelles (1335) ou Preeles (1355). Son origine remonte à l'ancien français où praele ou preels (issu du latin populaire pratella) servent à désigner un pré. Il était à l'origine au pluriel (Presles)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La fontaine Saint Mainboeuf
La fontaine Saint-Mainboeuf.
  • Dampierre : si la date de création du village de Dampierre semble remonter à des temps très anciens, les premières traces permettant de dater son existence remontent au 23 janvier 840, date à laquelle fut assassiné à coups de bâton et de couteau Saint-Mainboeuf (moine évangélisateur irlandais) venu se désaltérer près d'une fontaine. Il fut enterré dans l'église de Dampierre et les miracles s'y multiplièrent. Mais environ un siècle plus tard, le comte de Montbéliard obtint de ramener le corps dans son château. Des reliques ont existé mais elles ont aujourd'hui disparu.
    Au XIIe siècle, il semble qu'une famille noble portait le nom de Dampierre.
    Dans la carte de Franche-Comté par Maurice Tissot, un château féodal aurait existé à Dampierre. Il n'en reste ni vestige, ni tradition orale. Il semble plutôt que l'auteur ait voulu signaler la présence de ruines d'une maison de l'Ordre du Temple. En effet, des écrits de 1284 rapportent que les droits des hommes de Dampierre sont passés au commandeur de l'ordre de la Villedieu-en-Fontenette.
  • Presle : Pour ce qui est de Presle, les premières traces écrites évoquent dans un acte de 1251, que l'administration du village a été confiée par l'abbaye de la Chaise-Dieu à Hugues de Bourgogne. En 1320, Presle appartenait au prieuré de Grandson (diocèse de Lausanne) puis fut une annexe des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem conjointement avec le prieur Grandson et le commandeur de la Villedieu-en-Fontenette. Après les guerres de 1636-1641, le village était entièrement détruit. En 1697, les deux seigneurs du village le vendirent donc à ses habitants pour remonter sa population.
  • Trevey : Trevey n'était à l'origine qu'une grange appartenant aux seigneurs d'Avilley. Elle fut donnée par Humbertus Piper à l'abbaye de Bellevaux en 1143 qui n'en eu définitivement la totale propriété qu'en 1285. Progressivement, la grange se transforme en village pour atteindre 16 ménages à la fin du XVIe. Comme Presle, le village fut presque totalement détruit en 1636 pendant la guerre de Dix-Ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Dampierre-sur-Linotte fait partie depuis 1793 du Canton de Montbozon[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée au canton de Rioz.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Dampierre-sur-Linotte était membre de la communauté de communes du Pays de Montbozon, créée le .

Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma départemental de coopération intercommunale approuvé en décembre 2011 par le préfet de Haute-Saône, et qui prévoit notamment la fusion la fusion des communautés de communes du Pays de Montbozon et du Chanois, afin de former une nouvelle structure regroupant 27 communes et environ 6 500 habitants[3],[4], la commune est membre depuis le de la communauté de communes du Pays de Montbozon et du Chanois[5].

La commune est également membre du Pays des 7 Rivières

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Jean Sibille DVD  
2001 2008 Gilbert Grangeot[6] UMP Enseignant en mécanique, directeur d'IUT
Président de la CC du Pays de Montbozon (2001 → 2008)
2008 En cours
(au 26 juin 2016)
Martial Marchesini PS Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune de Dampierre-sur-Linotte comptait 803 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9899791 0089841 1291 0911 0881 0871 050
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
926940885866885907875828795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
811796745618640614600503530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
529557606709697696721725800
2016 - - - - - - - -
803--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune scolarise l'ensemble des enfants durant le cycle maternel et primaire. La rentrée de septembre 2012 a vu l'ouverture d'une 5e classe. 114 élèves sont scolarisés en 2012.

L'accueil des enfants se fait dans le bâtiment du centre village, construit en 1850 à cet effet, et entièrement réhabilité en 2011-12, aux normes BBC rénovation. Outre les 5 classes, il accueille aussi une cantine scolaire, un espace périscolaire et un centre de consultation médicale pour la petite enfance.

Pour les études secondaires (collèges et lycées), les Dampierrois vont à Vesoul.

Santé[modifier | modifier le code]

Les professions de santé représentées au 8 mars 2010 sont :

  • 2 médecins généralistes ;
  • 1 cabinet d'infirmière ;
  • 1 pharmacie.

L'hôpital le plus proche est celui de Vesoul.

Dampierre-sur-Linotte est la seule commune de l'ex-canton de Montbozon à accueillir une permanence de la Protection maternelle et infantile (PMI), structure médicale départementale qui organise régulièrement des consultations pour les enfants en bas âge.

Activités et Loisirs[modifier | modifier le code]

Centre nautique de la Linotte
Centre nautique de la Linotte.
  • Bibliothèque.
  • Projection cinématographique environ une fois par mois, via l'Écranmobile, au centre socio-culturel.
  • Piste cyclable d'environ 20 km (voie verte).
  • Randonnée pédestre sur les circuits balisés.
  • Centre nautique de la Linotte : la piscine municipale de Dampierre avait été créée en 1962.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Dampierre : Elle a été reconstruite en 1853 sur l'emplacement de la précédente démolie la même année. Elle a de grandes proportions intérieures. Haute façade rectangulaire, portail à linteau plat avec corniche sur consoles surmonté d'un médaillon ovale portant la croix. Elle a un clocher carré à 3 étages avec un fronton arrondi et couverture en dôme atypique dans la région (clocher comtois). À l'intérieur on trouve un crucifix en bois polychrome du XIVe, 2 grandes torchères en bronze du XVIIIe, des boiseries en chêne à bas reliefs, des peintures de Victor Jeanneney Ollans (fondateur du musée et de l’école de dessin à Vesoul en 1882), un tabernacle en bois laqué du XVIIIe, un maître-autel-tombeau en marbre gris et une statue de saint Mainboeuf en pierre naturelle du XIIIe.
  • Fontaine de la Mairie à Dampierre : Entre l'église et la mairie, on trouve une fontaine arrondie avec au centre une colonne cannelée dorique à boule pointue.
  • Fontaine Saint-Mainboeuf à Dampierre : Au nord de l'église, au pied d'un rocher, se situe une fontaine lavoir avec une charpente en chêne. Dans le rocher, se trouve une niche abritant une statue de saint Mainboeuf en bois doré du XVIe.
  • Fontaine-lavoir à Dampierre : De style plus classique, ce lavoir se situe au sud de l'église. Connu aussi sous le nom de lavoirs des 4 Gouliches, les gouliches étant les bouches par lesquelles coule l'eau.
  • Église de Presle : Construite en 1862 sous le titre de Saint-Pierre en remplacement de l'ancienne qui tombait en ruines. À l'intérieur, on trouve quelques anciennes pierres tombales du XVIIIe et des statues datant de la même époque (Notre-Dame des Ermites, Vierge à l'enfant et saint Pierre).
  • Chapelle de Trevey. : Chapelle de tolérance dédiée à l'Assomption, construite en 1732.
  • Inscriptions « Architecture et patrimoine » par le ministère de la Culture : croix de procession : classée au titre objet le 25/10/1962. Localisation : église paroissiale de Presles. Description : croix de procession en cuivre. Bouton à décor linéaire. Le Christ est surmonté d'INRI inscrit dans un cartouche Renaissance. Au-dessus un médaillon avec trois fleurs de lys. Les trois extrémités de la croix sont ornées de frises encore gothiques et terminées par des boules. Celle du haut est coupée en deux. Sur la face trois médaillons des évangélistes, le 4e est au revers, au-dessus de la statuette de Vierge, sous un dais. Hauteur : 66 cm sans la hampe de bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dampierre-sur-Linotte Blason De gueules à la cotice en barre d’azur accompagnée en chef de deux clés versées entretenues d’or et d’une coupe du même dans une main dextre de sable, le tout rangé en barre et en pointe d’un bouquet de trois glands d’or posé en bande et feuillé de trois pièces de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. d'après le Tome II du nouveau dictionnaire des communes - Société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 3.
  4. « Communauté de communes du Pays de Montbozon : dernier conseil avant la fusion », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  5. « Présentation de la CCPMC », Communauté de communes du Pays de Montbozon et du Chanois (consulté le 16 août 2016).
  6. « Dampierre-sur-Linotte : Gilbert Grangeot n’est plus », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  7. « Martial Marchesini pour un deuxième mandat », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.