Zénon de Cition

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Zénon de Cition

Philosophe occidental

Antiquité

Description de cette image, également commentée ci-après

Buste de Zénon de Cition au Musée des beaux-arts Pouchkine moulé à partir de l'original à Naples.

Naissance 335 av J-C
Cition
Décès 262-261 av. J.-C.
Athènes
École/tradition Stoïcisme
Principaux intérêts Logique, Physique, éthique
Influencé par Le cynisme, Cratès de Thèbes, Diodore Cronos, Héraclite, Hipparchia, Philon, Polémon, Stilpon
A influencé Cléanthe, Chrysippe, Panétios de Rhodes, Posidonios de Rhodes, Sénèque, Epictète, Marc-Aurèle
Célèbre pour Fondateur du stoïcisme

Zénon de Cition (en grec ancien Ζήνων / Zếnôn), né à Cition (Chypre) v. 335, mort à Athènes v. 262-261 av. J.-C., philosophe, fondateur en 301 du stoïcisme, l'école du Portique.

Sommaire

Biographie [modifier]

Fils d'un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon est décrit comme un homme grand et frêle, de peau noire. Il montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l'élève de Cratès de Thèbes, un cynique, puis de Stilpon, un mégarique, de Xénocrate et de Diodore Cronos.

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, vers l'âge de 40 ans (301 av. J.-C.), il décide de fonder sa propre école qu'il installe au Pécile : 'stoa' veut dire portique, et le nom de l'école dérive de ce mot[1]. Il eut pour disciples :

Il devient rapidement très populaire : les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne de laurier. Il est décrit comme un homme austère, peu bavard, mais facile à vivre, et sachant se donner parfois du bon temps, dans les limites de la convenance. Victime d'un accident, il décide de mettre fin à ses jours en 262 av. J.-C.. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n'avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations.

Invité chez un riche seigneur Grec, Zénon ne disait rien. Alors que la soirée battait son plein et que les inepties se répandaient allègrement, Zénon restait muet. L'hôte des lieux, s'offensant que Zénon le sage ne se mêle point aux conversations, lui dit qu'il l'avait invité pour qu'il illumine de ses connaissances le peuple ; "Mais pourquoi es-tu le seul à garder le silence?". Entendant cette question, le philosophe répondit "Mon hôte, je vous dirais qu'ici il y en a qui savent se taire".

Influences [modifier]

Zénon reçoit l'influence de plusieurs courants philosophiques :

Doctrine [modifier]

Il divisera la science en 3 grandes parties : la logique, la physiologie (sciences naturelles) et la morale.

Logique et connaissance [modifier]

Zénon distingue plusieurs degrés dans la connaissance :

  • La représentation compréhensive, qui est une représentation claire et distincte
  • L'assentiment, qui est l'acte de l'âme qui éprouve une impression vraie
  • La compréhension (catalepsis)

Éthique [modifier]

Il est l'inventeur du concept de kathekon (ce qui convient), concept cardinal de la pratique des devoirs dans le stoïcisme.

La République de Zénon [modifier]

Les témoignages sur cette œuvre indiquent qu'elle fut composée quand Zénon suivait Cratès de Thèbes. On y trouve des traits cyniques :

  • Inutilité des études générales.
  • Communauté des femmes.
  • Seuls les bons sont amis.

Citations [modifier]

  • « L'homme a deux oreilles et une seule langue, pour écouter deux fois plus qu'il ne parle. »
  • « La beauté est une courte tyrannie. »

Bibliographie [modifier]

Ouvrages de Zénon [modifier]

  • République
  • Sur la royauté
  • Constitution lacédémonienne
  • Sur le mariage
  • Sur l'impiété
  • Thyeste
  • Sur les amours
  • Protreptiques
  • Entretiens
  • Chries
  • Mémorables
  • Contre les Lois de Platon

Sources [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Στωϊκοί, de Στοά [stoa] : portique

Liens externes [modifier]

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Aucun
Scholarque stoïcien
Cléanthe