Alcman

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Alcman

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Mosaïque romaine d'Égypte représentant le poète buvant du vin

Activités poète.
Naissance VIIe siècle av. J.-C.
Langue d'écriture grec ancien
Genres poésie lyrique.

Œuvres principales

  • Parthénées

Alcman (en dorien Ἀλκμάν / Alkmán), poète lyrique grec du VIIe siècle av. J.-C.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le poète grec Alcman (v. 672 - v. 612 av. J.-C.), fut l'un des premiers poètes du lyrisme amoureux, écrivant également des hymnes au mariage et des poèmes célébrant l'amour et le vin ; toutes ses créations semblent liées aux rites de la vie de la cité lacédémonienne. Né à Sardes, en Lydie, il est amené jeune à Sparte en tant qu'esclave. Là, selon la Souda, il est affranchi par son nouveau maître, Agésidas. Il est en activité à Sparte entre 672 et 612 av. J.-C., où il remplit la fonction de compositeur et directeur des chants choraux ; son œuvre témoigne de l'éclat littéraire de Sparte à cette époque.

Œuvre[modifier | modifier le code]

On fait de lui l'inventeur de la poésie dite érotique, c'est-à-dire amoureuse. C'est à cette catégorie qu'appartiennent ses Parthénées, hymnes composés en dialecte ionien pour des chœurs de jeunes filles et exécutés durant les processions ; on lui attribue donc également l'invention de l'hexamètre crétois et du lyrisme choral en strophes. Il a contribué à fixer le dorien (dialecte de Sparte) et de la Grande Grèce, comme langue de la lyrique chorale.

Des papyrus ont conservé des fragments de poème. Ainsi, trois strophes de parthénée, décrivant l'initiation d'une jeune fille nommée Agido, figurent dans le manuscrit Louvre E 3320.

Athénée a également préservé dans son Banquet des Déipnosophistes des citations d'Alcman, parmi lesquelles des commentaires du poète sur son art, considéré comme une imitation du chant des oiseaux :

« Alcman a trouvé ces paroles
et de sa langue a sifflé
l'air en tressant la chanson des perdrix. »
(Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 389 f, trad. Philippe Brunet)

Réputé pour sa grâce et sa simplicité, il figure en tête des neuf lyriques retenus par le Canon alexandrin d'Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace. Seuls des fragments de ses œuvres nous sont parvenus.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Philippe Brunet, La Naissance de la littérature dans la Grèce ancienne, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Références »,‎ 1997 (ISBN 2-253-90530-5) ;
  • Claude Calame, Les Chœurs de jeunes filles en Grèce archaïque, t. I & II, Rome, 1977 ;
  • Sarah B. Pomeroy, Spartan Women, Oxford University Press, 2002 (ISBN 0-19-513067-7).
  • A. Zaikov, Alcman and the Image of Scythian Steed, — dans: Pontus and the Outside World: Studies in Black Sea History, Historiography, and Archaeology. Leiden and Boston: Brill, 2004 (Series: Colloquia Pontica-9). Pp. 69–84. ISBN 90-04-12154-4 ; ISSN 1389-8477.

Ressources en ligne[modifier | modifier le code]