Timothée de Milet

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Timothée de Milet (v. -446 - Pella -357) était un poète et musicien grec du Ve siècle av. J.-C.. Ce fut lui qui ajouta quatre cordes à la lyre, et produisit par là des effets d'harmonie inconnus jusque lors.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rabelais parle de lui au chapitre 23 de Gargantua : « Ponocrates lui fit aussi oublier tout ce qu'il avait appris avec ses anciens précepteurs, comme faisait Timothée avec ceux de ses disciples qui avaient été formés par d'autres musiciens. » L'auteur de la renaissance nous donne ainsi une idée de l'éducation que le musicien de l'Antiquité pouvait donner à ses élèves. Il est facile de déduire de cela que Timothée prétendait alors détenir le meilleur enseignement.

Plutarque fait référence par deux fois à Timothée : quatre de ses vers cités dans l'une des Œuvres morales ; dans Comment se louer soi-même sans exciter l’envie[1],[2] : « Que ne fus-tu heureux, Timothée, quand le héraut proclama : Timothée de Milet a vaincu le fils de Camon, dont les accents avaient tant de pouvoir ! ». Dans De la superstition[3], Plutarque rapporte que lors d'une représentation de Timothée de Milet, alors qu'il insultait Artémis, Cinésias se leva au milieu des spectateurs, et lui souhaita avec moquerie d'avoir une fille qui lui ressemble.


Références[modifier | modifier le code]

  1. 169-170
  2. en grec ancien Περί του εαυτόν επαινείν ανεπιφθόνως
  3. en grec ancien Περἰ δεισιδαιμονίας

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]