Hipparchia

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Hipparchia est une philosophe cynique grecque de la fin du IVe siècle av. J.‑C., sœur de Métroclès et épouse de Cratès de Thèbes.

Sommaire

[modifier] Sources antiques

La plupart des indications biographiques sur Hipparchia proviennent des Vies et doctrines des philosophes antiques de Diogène Laërce. Le livre VI de cette doxographie du IIIe siècle consacre trois paragraphes à la philosophe (VI, 96-98). Comme le souligne Marie-Odile Goulet-Cazé, il ne s'agit pas véritablement d'une Vie d'Hipparchia, mais plutôt d'une digression intercalée dans la Vie de Cratès[1].

[modifier] Biographie

Née à Maronée, en Thrace, elle s'éprend de Cratès, refuse les prétendants les plus riches et menace de se suicider si ses parents ne lui permettent pas de se marier avec lui[2]. Comme les cyniques, elle vit dans la rue ; elle fait l'amour avec son mari aux yeux des passants, participant à des banquets habituellement réservés aux hommes et bravant les règles sociales de pudeur et de réserve alors imposées aux femmes. Elle est une des rares femmes philosophes de l'Antiquité, jurant ainsi avec l'image de la femme que se font Platon et Aristote. L'année de la mort de Hipparchia est inconnue.

Quand Théodore l'Athée lui dit : « Qui donc a laissé sa navette sur le métier ? », elle lui répond :

« C'est bien moi, Théodore. C’est moi, Théodore, mais ce faisant, crois-tu donc que j’ai mal fait, si j’ai employé à l’étude tout le temps que, de par mon sexe, il me fallait perdre au rouet ? »
(Diogène Laërce, VI, 98)

Elle a un fils, Pasiclès, et une fille.

[modifier] Œuvres

  • Hypothèses philosophiques
  • Épichérèmes
  • Questions à Théodore l’Athée

[modifier] Bibliographie

[modifier] Sources antiques

[modifier] Éditions scientifiques

[modifier] Études modernes

  • [Goulet-Cazé 1986] Marie-Odile Goulet-Cazé, « Une liste de disciples de Cratès le Cynique en Diogène Laërce 6, 95 », dans Hermes, no 114, 1986, p. 247-252 
  • [González 2000] Pedro Pablo Fuentes González, « Hipparchia de Maronée », dans Richard Goulet (dir.), Dictionnaire des philosophes antiques, t. III, Paris, CNRS éditions, 2000, 742-750 p.  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

[modifier] Notes

  1. Goulet-Cazé 1986, p. 248.
  2. Diogène Laërce, VI, 96.
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