Littérature grecque antique

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Les livres grecs antiques étaient faits de papyrus. Ici un fragment d'un papyrus d'Oxyrhynchos montrant un passage d'une pièce de Ménandre.

La littérature grecque antique est la littérature qui se développe en Grèce pendant l'Antiquité et forme les bases de la littérature grecque. Les ouvrages généraux sur la littérature grecque antique la font généralement commencer au VIIIe siècle avant J.-C. avec la composition et la diffusion orale des épopées homériques (l’Iliade et l’Odyssée)[1] et la font se terminer à des moments variables entre le IVe siècle et le VIe siècle apr. J.-C. en fonction de bornes déterminées par les grands tournants politiques, sociaux ou religieux[2]. Cet article ne fournit qu'une présentation très générale : pour le détail des auteurs, des œuvres et des problèmes que pose leur étude, reportez-vous aux articles détaillés.

Supports matériels et transmission jusqu'à nos jours[modifier | modifier le code]

La littérature grecque antique est dans les premiers temps une littérature orale (l'étude de l’Iliade et de l’Odyssée a montré au XXe siècle que ces épopées dérivaient d'un savoir-faire relevant de la poésie orale) et les pratiques littéraires restent très liées à l'oralité jusqu'au Ve siècle av. J.-C. : bien qu'élaborées par écrit, les œuvres sont destinées à être lues, déclamées, chantées, etc. à l'oral[3]. L'alphabet grec, qui dérive de l'alphabet phénicien, se diffuse au tournant des VIIIe et VIIe siècles[3]. L'usage du papyrus comme support de l'écriture et l'emploi de rouleaux de papyrus pour mettre les œuvres littéraires par écrit se diffuse à partir du VIe siècle av. J.-C. Les premières grandes bibliothèques, dont la fameuse bibliothèque d'Alexandrie, se développent à l'époque hellénistique à partir du IIIe siècle av. J.-C. L'impossibilité de reproduire facilement en de nombreux exemplaires les livres alors recopiés à la main et les nombreuses causes possibles de destruction ou de pertes de livres (voyez notamment Pertes de livres pendant l'Antiquité tardive) ont fait que les œuvres grecques antiques qui nous sont parvenues ne représentent qu'une faible proportion du nombre total qui a pu être composé et diffusé pendant l'Antiquité, peut-être environ un dixième[4]. En outre, aucune œuvre grecque antique ne nous est parvenue dans son texte original : toutes l'ont été par l'intermédiaire d'exemplaires recopiés, en grande partie des manuscrits médiévaux largement postérieurs à l'époque de rédaction initiale de l'œuvre, mais parfois aussi des fragments de papyri plus anciens pouvant remonter jusqu'à l'époque hellénistique[3].

Le rayonnement politique et surtout culturel durable de la civilisation grecque antique, pendant et après l'Antiquité, ainsi que l'enseignement ininterrompu du grec ancien bien après que la langue grecque eut évolué pour aboutir au grec moderne, ont assuré à la littérature grecque antique une très large diffusion, dans la plus grande partie du monde et jusqu'au XXIe siècle. Toutefois, au sein de ce rayonnement d'ensemble, de nombreux auteurs grecs antiques ont connu des postérités inégales et parfois changeantes. Des auteurs comme Homère ou Hésiode et les auteurs athéniens de la période classique, qui avaient accédé au statut de classiques dès l'Antiquité, ont longtemps dominé l'étude de la littérature grecque aux époques postérieures, tandis que d'autres auteurs ont sombré dans l'obscurité ou ont été redécouverts au fil des siècles.

La littérature grecque de l'époque archaïque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature grecque archaïque.

La littérature grecque de l'époque classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature grecque classique.

La littérature grecque de l'époque hellénistique[modifier | modifier le code]

La littérature grecque de l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Vers la littérature grecque médiévale[modifier | modifier le code]

Voyez Littérature byzantine.

Postérité de la littérature grecque antique après l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Voyez Humanités, Humanisme, Atticisme, Classicisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle »,‎ 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338), p. 1, 11 et 638 ; Romilly (1980), p. 9 et 13.
  2. Selon Jacqueline de Romilly (1980), p. 258-259, la littérature grecque disparaît en même temps que le paganisme grec. Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec (1997 rééd. 2004, p.  1 et 636-637), choisissent pour borne chronologique la fermeture de l'École d'Athènes par l'empereur romain Justinien en 529 apr. J.-C., tout en étant conscients des limites de ce choix.
  3. a, b et c Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle »,‎ 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338), p. 5.
  4. Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle »,‎ 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338), p. 7.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoires de la littérature grecque[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline de Romilly, Précis de littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, 1980 (rééd. coll. « Quadrige » : 2002).
  • Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle »,‎ 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338) (Édition consultée : réédition dans la collection « Quadrige », 2004.)
  • Monique Trédé, Suzanne Saïd, La Littérature grecque d'Homère à Aristote, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1990 (édition consultée : rééd. 2001).

Sur des genres ou des époques en particulier[modifier | modifier le code]

  • Paul Demont et Anne Lebeau, Introduction au théâtre grec antique, Paris, Librairie générale française (Livre de poche), 1996.
  • Pierre Hadot, Qu'est-ce que la philosophie antique ?, Paris, Gallimard, 1995 (rééd. coll. « Folio »).
  • Jean Sirinelli, Les Enfants d'Alexandre. La littérature et la pensée grecques, 334 av. J.-C. — 529 ap. J.-C., Paris, Fayard, 1993.
  • Laurent Pernot, La Rhétorique dans l'Antiquité, Paris, Le Livre de poche, 2000.
  • Jacqueline de Romilly, La Tragédie grecque, Paris, Presses universitaires de France, 1970.

Sur la civilisation grecque en général[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Amouretti, Françoise Ruzé, Le Monde grec antique, Paris, Hachette, coll. « Supérieur », 2003.
  • Jean Leclant (dir.), Dictionnaire de l'Antiquité, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 2005 (2e édition 2011).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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