Arius Didyme

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Arius Didyme
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Philosophe Grec

Antiquité

Naissance
vers 85 av. J.-C. ?
Décès
École/tradition
Stoïcisme
Principaux intérêts
Influencé par
Stoiciens
A influencé

Arius d'Alexandrie est un philosophe et rhéteur grec du Ie siècle av. J.-C. qui fut professeur, conseiller et ami d'Auguste (mentionné notamment par Sénèque, Suétone, Plutarque et Dion Cassius). Il est généralement identifié à Arius Didyme, philosophe doxographe cité par Eusèbe de Césarée (Préparation évangélique, livre XV), qui lui donne ce nom double, et surtout par Jean Stobée, qui l'a largement exploité pour les deux premiers livres de son Anthologie.

Arius avait deux fils, Dionysios et Nicanor, qui furent aussi lecteurs de philosophie et conseillers d'Auguste ; c'est à eux trois, selon Suétone, que l'empereur dut son ample culture, et d'après Thémistios il chérissait Arius autant qu'Agrippa. Le philosophe eut la réputation d'avoir eu une grande influence sur son élève : selon Plutarque, c'est lui qui aurait conseillé à Auguste (alors encore César Octavien) de faire exécuter Ptolémée XV « Césarion » en 30 av. J.-C. (« Οὐκ ἀγαθὸν πολυκαισαρίη », « Il n'est pas bon qu'il y ait plusieurs Césars », lui aurait-il dit, parodiant le « Οὐκ ἀγαθὸν πολυκοιρανίη », « Il n'est pas bon qu'il y ait plusieurs chefs », d'Iliade, II, 204). Nicanor fut chargé par Auguste de rendre aux Athéniens l'île de Salamine, que Sylla leur avait enlevée. Selon Sénèque (Consolation à Marcia), Arius adressa une Consolation à l'impératrice Livie après la mort de son fils Drusus en 9 av. J.-C.

D'après Quintilien (II, 15, 36 et III, 1, 16), Arius avait écrit sur la rhétorique. Eusèbe de Césarée (Prép. évang., XV, 15, 18, 19, 20) cite des passages d'« Arius Didyme » exprimant les enseignements stoïciens sur Dieu, l'âme et l'ekpurosis. Jean Stobée l'exploite abondamment dans ses deux premiers livres pour présenter les doctrines des platoniciens, aristotéliciens et stoïciens. Cependant, l'identification du doxographe Arius Didyme avec l'ami d'Auguste ne peut être tenue pour absolument certaine[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Critique de l'identification dans T. Görannsson, Albinus, Alcinous, Arius Didymus, Acta Universalis Gothoburgensis, Göteborg, 1995, p. 203-218.