Zénon de Cition

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Zénon de Cition
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Philosophe occidental

Antiquité

Zeno of Citium pushkin.jpg

Buste de Zénon de Cition au Musée des beaux-arts Pouchkine moulé à partir de l'original à Naples.

Naissance
335 av J-C
Cition
Décès
École/tradition
Principaux intérêts
Influencé par
A influencé
Célèbre pour
Fondateur du stoïcisme

Zénon de Cition (en grec ancien Ζήνων / Zếnôn), né à Cition (Chypre) est un philosophe, d'origine phénicienne, fondateur en -301 du stoïcisme, l'école du Portique. Son élève et concitoyen Persée de Cition dit dans Récréations Morales[1] qu’il est mort à l’âge de 72 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un commerçant phénicien installé à Chypre nommé Mnasée, Zénon est décrit comme un homme grand et frêle, de peau noire. Il montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l'élève de Cratès de Thèbes, un cynique, puis de Stilpon, un mégarique, de Xénocrate et de Diodore Cronos.

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, vers l'âge de 40 ans (301 av. J.-C.), il décide de fonder sa propre école qu'il installe au Pécile : 'stoa' veut dire portique, et le nom de l'école dérive de ce mot[2]. Il eut pour disciples :

Il devient rapidement très populaire : les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne de laurier. Il est décrit comme un homme austère, peu bavard, mais facile à vivre, et sachant se donner parfois du bon temps, dans les limites de la convenance. En 262 av. J.-C., à la fin d'une longue vie durant laquelle il ne connut pas la maladie, il chuta et sa cassa le doigt, en déduisit que son temps était venu, cita le vers de Niobé : "Je viens. Pourquoi m’appelles-tu ?", et mourut sur le coup après avoir retenu sa respiration ou s'être lui-même étranglé[3]. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n'avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations.


Influences[modifier | modifier le code]

Zénon reçoit l'influence de plusieurs courants philosophiques :

Doctrine[modifier | modifier le code]

Il a divisé la science en trois grandes parties : la logique, la physiologie (sciences naturelles) et la morale.

Logique et connaissance[modifier | modifier le code]

Zénon distingue plusieurs degrés dans la connaissance :

  • La représentation compréhensive, qui est une représentation claire et distincte
  • L'assentiment, qui est l'acte de l'âme qui éprouve une impression vraie
  • La compréhension (catalepsis)

Éthique[modifier | modifier le code]

Il est l’inventeur du concept cardinal de la pratique des devoirs dans le stoïcisme : le kathekon (en grec ancien Καθῆκον) au pluriel kathekonta (καθήκοντα : ce qui convient).

La République de Zénon[modifier | modifier le code]

Les témoignages sur cette œuvre indiquent qu'elle fut composée quand Zénon suivait Cratès de Thèbes. On y trouve des traits cyniques :

  • Inutilité des études générales.
  • Communauté des femmes.
  • Seuls les bons sont amis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Zénon[modifier | modifier le code]

  • République
  • Sur la royauté
  • Constitution lacédémonienne
  • Sur le mariage
  • Sur l'impiété
  • Thyeste
  • Sur les amours
  • Protreptiques
  • Entretiens
  • Chries
  • Mémorables
  • Contre les Lois de Platon

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En grec ancien, Ἠθικαί σχολαί.
  2. Στωϊκοί, de Στοά [stoa] : portique
  3. Diogène Laërce : http://ugo.bratelli.free.fr/Laerce/Stoiciens/Zenon.htm#_ftnref15

Liens externes[modifier | modifier le code]