Lamberto Dini

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Lamberto Dini
Image illustrative de l'article Lamberto Dini
Fonctions
75e président du
Conseil des ministres italien
17 janvier 199517 mai 1996
Gouvernement Lamberto Dini
Législature XIIe législature
Coalition Forza Italia
Prédécesseur Silvio Berlusconi
Successeur Romano Prodi
Ministre italien du Trésor
10 mai 199417 mai 1996
Président Oscar Luigi Scalfaro
Président du Conseil Silvio Berlusconi
Lui-même
Prédécesseur Piero Barucci
Successeur Carlo Azeglio Ciampi
Ministre italien des Affaires étrangères
17 mai 199611 juin 2001
Président Oscar Luigi Scalfaro
Carlo Azeglio Ciampi
Président du Conseil Romano Prodi
Massimo D'Alema
Giuliano Amato
Prédécesseur Susanna Agnelli
Successeur Renato Ruggiero
Biographie
Date de naissance 1er mars 1931 (83 ans)
Lieu de naissance Florence (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Forza Italia,
Peuple de la liberté
Conjoint Donatella Pasquali, veuve Zingone

Lamberto Dini
Présidents du Conseil italien

Lamberto Dini (né le 1er mars 1931 à Florence), est un banquier et homme politique italien. Directeur général de la Banque d'Italie, puis ministre du Trésor du premier gouvernement Berlusconi, Dini fut président du Conseil des ministres sous la présidence d'Oscar Luigi Scalfaro, avant d'occuper les fonctions de ministre des Affaires étrangères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Banquier international[modifier | modifier le code]

Fils d'un marchand de fruits et légumes, élève brillant d'un lycée professionnel de Florence, après sa maîtrise en économie et commerce à l'université de Florence en 1954 il fréquente l'université du Minnesota et du Michigan. Il entre au Fonds monétaire international (FMI) en 1959, il y restera jusqu'en 1979, gravissant tous les échelons pour devenir, en 1975, codirecteur central pour les affaires africaines, puis représentant de l'Italie dans le Comité exécutif, puis directeur exécutif.

Directeur général de la Banque d'Italie[modifier | modifier le code]

Considéré comme un des plus grands spécialistes italiens de l'économie et de la finance, il est nommé directeur général de la Banque d'Italie en septembre 1979. Pour le protocole, il est le numéro deux de l'institut après le gouverneur Carlo Azeglio Ciampi. Mais les relations entre les deux ne seront jamais excellentes, et durant les quinze ans de son mandat M. Dini préférera garder le profil bas[1].

Ministre du Trésor[modifier | modifier le code]

En avril 1994, M. Dini doit subir un échec cuisant : M. Ciampi quittant la Banque pour devenir président du Conseil des ministres désigne comme gouverneur Antonio Fazio qui n'était que l'un de deux vice directeurs généraux[2]. Meurtri, le 10 mai 1994, M. Dini quitte la Banque d'Italie pour entrer dans le 1er gouvernement de Silvio Berlusconi en tant que ministre du Trésor.

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

Le gouvernement démissionne le 17 janvier 1995. Chargé par le chef de l'État Oscar Luigi Scalfaro de former un gouvernement de personnalités issues de la société civile, il est président du Conseil italien et ministre du Trésor du 17 janvier 1995 au 17 mai 1996. À la suite de la démission du garde des Sceaux, il est aussi ministre de la Justice du 19 octobre 1995 au 16 février 1996.

Fin 1995, il prend ses distances avec Forza Italia, le parti de Berlusconi et crée son propre parti, le Renouveau italien qui ne connaîtra qu'un succès éphémère (4,3 % aux élections législatives de 1996).

Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Élu député en avril 1996, il est ministre des Affaires étrangères du 17 mai 1996 au 11 juin 2001 dans le 1er gouvernements de Romano Prodi, le 1er et le 2e gouvernement de Massimo D'Alema et le 2e gouvernement de Giuliano Amato.

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Élu sénateur en avril 2001 pour L'Olivier, le cartel des partis de centre-gauche, il est pour cinq ans vice-président du Sénat. Réélu en mai 2006 pour la Marguerite, éphémère parti de centre-gauche conflué ensuite dans les démocrates, il est jusqu'à la dissolution anticipée du parlement en février 2008 le président de la commission Affaires étrangères du Sénat.

Ayant pris des distances du centre-gauche, en octobre 2007, il lance les Liberaldemocratici (libéraux-démocrates), éphémère mouvement centriste. En 2008, il quitte définitivement le centre-gauche pour adhérer au Peuple de la liberté (PDL), le parti né de la fusion de Forza Italia avec l'Alliance nationale. Réélu sénateur en 2008 pour ladite formation, il est depuis président de la commission Affaires étrangères.

À la Convention européenne et à l'Assemblée de l'OTAN[modifier | modifier le code]

Il a été jusqu'en 2004 l'un des 105 membres de la Convention sur l'avenir de l'Europe chargée de rédiger le traité établissant une Constitution pour l'Europe, en tant que membre du parlement italien.

Membre depuis juin 2008 de la délégation parlementaire italienne auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De 1945 à 1993 le gouverneur et le directeur général de la Banque d'Italie étaient choisis parmi des personnalités étrangères à la Démocratie chrétienne, alors que M. Dini était considéré comme un proche dudit parti.
  2. Donato Menichella, Guido Carli, Paolo Baffi et Carlo Azeglio Ciampi, les gouverneurs qui s'étaient succédé depuis 1948, avaient exercé les fonctions de directeur général avant d'accéder à la tête de l'institut italien d'émission.