Rhazès

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Al-Razi, dans le « Recueil des traités de médecine » de Gérard de Crémone, 1250-1260

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi, connu aussi comme Razi (persan: رازی ) ou Al-Razi, ou Ar-Razi, ou Ibn Zakaria (Zakariya) ou (en latin) comme Rhazes et Rasis, ou Rhasès (865-925) est un savant pluridisciplinaire persan qui a énormément contribué aux domaines de la médecine, de l'alchimie et de la philosophie[1]. Alchimiste devenu médecin, il aurait isolé l'acide sulfurique et l'éthanol dont il initia l'utilisation médicale. S'agissant de la pratique médicale, il a vigoureusement défendu la démarche scientifique dans le diagnostic et la thérapeutique et a largement influencé la conception de l'organisation hospitalière en lien avec la formation des futurs médecins. Empiriste et rationaliste, il fut l'objet de nombreuses critiques pour son opposition à l'aristotélisme et sa libre-pensée vis-à-vis de la religion musulmane.

De nos jours son nom est commémoré avec l'institut Razi près de Téhéran et son anniversaire est célébré tous les 27 août en Iran lors de la journée de la pharmacie.

L'homme[modifier | modifier le code]

Razi est né dans la ville de Ray (en persan Razi signifie « de la ville de Ray »), ville située 15 km à l'ouest de Téhéran, Iran, et a effectué une grande partie de ses recherches dans celle-ci. Avicenne vécut aussi un moment dans cette cité de l'Iran. Cette ville était peuplée de Daylamites[2] (d'origine scythe) imprégnés parfois du zaïdisme, mais surtout inspirés de courants philosophiques et scientifiques chinois et de libre pensée[3]. La ville a été totalement détruite au XIIIe siècle.

Il aurait d'abord été musicien, probablement joueur de luth d'une grande virtuosité, avant de se tourner vers l'alchimie, la philosophie, les mathématiques et l’astronomie. Contrairement à une idée répandue, il n'est pas le premier à dire que le monde est rond car Ératosthène, au IIIe siècle av. J.-C., avait calculé avec une assez bonne précision la circonférence terrestre et plus tard, le mathématicien indien Aryabhata l'Ancien fera de même au VIe siècle. Il semblerait qu'il se soit aussi intéressé à l'orfèvrerie.

Selon certains de ses biographes, Razi aurait souffert d'une maladie des yeux provoquée par les émanations résultant de ses expériences d'alchimie qui lui aurait fait abandonner ce domaine pour s'intéresser à la médecine mais Razi aurait dit lui-même que sa vue avait été affectée par des lectures prolongées. Vers l'âge de trente ans, il débute donc une formation de médecin à Ray. Lettré, il est persan mais lit et écrit en arabe, il étudie les textes des anciens grecs (Hippocrate, Galien), et aussi hindous, éventuellement traduits en syriaque puis en arabe. Les écrits de Ali ibn Rabban al-Tabari (mort vers 870) auront notamment une grande influence sur lui. Il poursuit sa formation en voyageant en Syrie, en Égypte, en Andalousie, complétant ses connaissances livresques de pratique clinique et expérimentale.

De retour en Orient, il est d'abord nommé médecin à la cour du prince samanide Abu Salih al-Mansur, régnant sur le royaume du Khorassan au nord-est de la Perse. Sa notoriété grandissant, il est chargé de la direction de l'hôpital de Ray puis du maristan (hôpital central) Muqtadari de Bagdad sous le règne du calife abbasside Al-Muktafi. La légende raconte que, pour choisir l'emplacement des bâtiments à construire, il aurait fait suspendre des morceaux de viande en différents lieux de la ville et aurait choisi le site comme étant celui où la viande se décomposait le moins vite.

À la mort du souverain Al-Muktafi, en 907, Razi retourne à Ray. De nombreux étudiants le suivent et il poursuit son enseignement médical. Devenu aveugle à la fin de sa vie, il y décède le 27 octobre 925 (ou 932 suivant les sources), en l'an 313 du calendrier musulman.

Le médecin, l'enseignant et l'homme de science[modifier | modifier le code]

En tant que médecin chef de l’hôpital progressiste et humaniste, Razi introduisit des pratiques radicalement nouvelles dans le soin des patients et la formation des médecins. Il distinguait en effet trois aspects de la médecine : la santé publique, la médecine préventive et le traitement des maladies spécifiques. Dans cette optique, il organisa des consultations externes, promut les soins à domicile et ouvrit l'hôpital et l'accès aux soins et aux nécessiteux et non pas seulement aux riches. Insistant sur le rôle de la médecine préventive, il se fit l'auteur du tout premier traité médical à l'usage des non-médecins fondé sur sept principes destinés à assurer la préservation de la santé :

  • modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu'il est au repos.
  • modération en mangeant et en buvant.
  • élimination des surabondances.
  • amélioration et réglementation des habitats.
  • éviter les excès néfastes avant qu'ils ne deviennent incontrôlables.
  • entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
  • se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l'exercice physique.

Enseignant admiré et fin pédagogue, il initia la pratique des visites au chevet des malades avec ses étudiants et leur soumettait les questions, d'abord aux plus novices puis aux plus expérimentés avant de donner sa propre réponse. Il insistait sur la nécessité d'une formation continue au cours de la vie du médecins et les encourageait à prendre des notes sur leurs observations et à en discuter entre eux.

Razi est reconnu pour ses talents d'observations alliés à une grande rigueur scientifique. Il joua un rôle fondamental dans le développement de la méthode clinique, attachant une grande importance aux signes cliniques mais aussi à la symptomatologie qui devaient constituer la base d'un raisonnement menant au diagnostic puis à la thérapeutique. Il insistait sur l'importance d'allier le savoir théorique à la pratique clinique. Ce faisant, il se fit un critique sévère mais admiratif de l'œuvre de Galien qu'il jugeait manquer d'observations empiriques. Cela lui valut d'être lui-même attaqué. Pratique peu courante à l'époque, Razi citait scrupuleusement ses sources scientifiques qu'elles fussent grecques ou arabes.

Contrairement à l'usage d'alors, il associait à la démarche de soin le malade lui-même (dont il estimait que l'état psychologique conditionnait la réussite du traitement) mais aussi l'entourage du malade : « Il faut que les malades et ses proches soient avec le médecin et non contre lui, qu’ils ne lui cachent rien des états du malade et de son comportement. » Dans cette même approche globale de la maladie, il insistait aussi sur le rôle de la diététique dans le soin et la prévention des maladies.

Utilisant ses connaissance en chimie pour son activité médicale, on peut à juste titre le considérer comme un père fondateur de la thérapeutique iatrochimique (l'usage de substance chimique pour soigner des maladies). Il œuvra pour la constitution de la pharmacologie comme discipline médicale à part entière et le chapitre qui est consacré dans son traité Kitab al-Hawi restera une référence jusqu'au XVIIe siècle en Europe. Néanmoins, il alerta très tôt ses contemporains sur l'usage inconsidéré de médicaments et les difficultés résultant de la polypharmacie (l'usage de plusieurs médicaments à la fois).

Ibn al-Nadim identifie cinq domaines dans lesquels Razi s'est distingué :

  1. Razi a été reconnu comme le meilleur médecin de son temps pour avoir pleinement compris et appliqué les connaissances médicales grecques ;
  2. il a voyagé dans de nombreux territoires. Ses visites répétées à Bagdad et ses services à de nombreux princes et souverains sont connus de plusieurs sources ;
  3. il a été un enseignant en médecine qui a attiré de nombreux étudiants, que ceux-ci soient débutants ou non.
  4. il était reconnu comme compatissant, gentil, droit, et dévoué au service de ses malades qu'ils soient riches ou pauvres.
  5. il a été un lecteur et un écrivain prolifique.

Rétrospectivement, on peut ajouter à cette liste son rôle majeur dans le développement d'une médecine scientifique basée sur les faits et une vision très moderne de la médecine hospitalière associant clinique scientifique, formation universitaire et souci de santé publique.

Œuvre scientifique et médicale[modifier | modifier le code]

Razi pratiquait de nombreuses spécialités médicales : chirurgie, gynécologie, obstétrique, ophtalmologie…

Razi a écrit 184 livres et articles dans plusieurs domaines scientifiques, dont 61 relevant de la médecine, tous en langue arabe. Ses principaux ouvrages sont :

En médecine 
  • Kitab al-Hawi fi al-Tibb Somme médicale en 22 volumes en partie posthume qui reprend les connaissances d'auteurs plus anciens sous forme de longs extraits aux références précises et des commentaires, enseignements et observations de Razi. Traduit en latin au XIIIe siècle, sous le titre Liber Continens, il exercera une profonde influence sur la médecine occidentale, ainsi aux côtés de neuf autres ouvrages, il constituera le fonds de la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris en 1395.
  • Kitab al-Mansuri fi al-Tibb (Livre de médecine pour Mansur) Traité médical plus général dédicacé au souverain samanide de Ray, Abu Salih al-Mansur.
  • Kitab fi al-jadari wa-al-hasbah (La variole et rougeole)
  • Kitab ila man la yahduruhu al-tabib (Livre pour qui n'a pas accès à un médecin)
  • Shukuk 'ala alinusor (Doutes sur Galien) Essai critique sur la théorie de Galien et sur la façon dont ses successeurs s'en servent aveuglément
  • Al-Teb al Molooki (Médecine royale)
  • al-Murshid aw al-Fusul (Aphorismes) Guide du médecin nomade
En chimie 
  • At-Tadbîr
  • Sirr Al-Asraar

Psychiatrie et psychologie[modifier | modifier le code]

Razi est l'auteur d'un des tout premiers traités de psychologie et de psychiatrie. L'hôpital qu'il dirigea à Bagdad fut le premier à posséder un service pour les malades mentaux.

Neurologie[modifier | modifier le code]

Razi s'intéressa aussi à la neurologie : il décrivit le rôle moteur et sensitif des nerfs en identifiant 7 des nerfs craniens et 31 des nerfs spinaux par un nombre référant à leur position anatomique depuis le nerf optique jusqu'au nerf hypoglosse. Sur le plan fonctionnel, il établit le lien entre certains signes cliniques et la localisation anatomique d'une lésion.

Petite vérole contre rougeole[modifier | modifier le code]

Dans le monde méditerranéen[4], après les écrits du médecin syriaque Aaron d'Alexandrie en 622[5],[6], Razi, en tant que médecin en chef à l'hôpital de Bagdad, a fourni une des premières descriptions connues de la petite vérole et la distingue nettement de la rougeole :

«La variole apparaît lorsque le sang est infecté et se met à bouillir de telle sorte que des vapeurs s’en dégagent. Ainsi, le sang des enfants (qui ressemble à des secrétions humides s’écoulant sur la peau) se transforme en un sang riche qui possède la couleur du vin parvenu à maturité. À ce stade, La variole se manifeste essentiellement comme des bulles qu’on trouve dans le vin - (sous forme de vésicules) - ... cette maladie peut aussi survenir à d'autres moments - (c’est-à-dire, pas seulement dans l'enfance) - La meilleure chose à faire au cours de cette première phase est de s’éloigner de la maladie, pour éviter qu’elle se transforme en épidémie

La valeur de son diagnostic est confirmé par l'Encyclopædia Britannica (1911), qui établit : « Les sources les plus dignes de confiance qui font état de l'existence précoce de cette maladie sont à mettre au compte de Rhazes du IXe siècle, par qui les symptômes sont clairement décrits, sa pathologie expliquée par une théorie humorale ou de fermentation, et des prescriptions données pour son traitement. »

Écrit par Razi, l'al-Judari wa al-Hasbah a été le premier livre sur cette maladie, et a été traduit en plus d'une douzaine de langues. Son manque de dogmatisme et sa confiance hippocratique sur les observations cliniques montre les méthodes médicales de Razi :

« L'éruption de la petite vérole est précédée par une fièvre continue, douleur dans le dos, démangeaisons dans le nez et frayeurs dans le sommeil. Ce sont les symptômes les plus particuliers de son arrivée, surtout une douleur dans le dos avec de la fièvre, avec aussi des picotements que les patients ressentent sur leur corps, une plénitude du visage qui avec le temps va et vient ; une couleur enflammée, et une rougeur intense dans les deux joues, une rougeur dans les deux yeux, une lourdeur du corps entier, un grand malaise, dont les symptômes sont l'étirement et le baîllement, une douleur dans la gorge et la poitrine, avec une difficulté légère dans la respiration et de la toux, une sécheresse du souffle, une salive épaisse et un enrouement de la voix, douleurs et une lourdeur de la tête, inquiétude, nausée et anxiété (avec cette différence que l'inquiétude, la nausée et l'anxiété sont plus fréquents avec la rougeole qu'avec la petite vérole, avec d'un autre côté, la douleur dans le dos qui est plus particulier à la petite vérole qu'à la rougeole) chaleur dans le corps entier, un colon enflammé, et une rougeur brillante, surtout une rougeur intense des gencives. »

Razi est également le premier dans le monde méditerranéen à différencier clairement la petite vérole de la varicelle.

Allergies et fièvre[modifier | modifier le code]

Razi a découvert l'asthme allergique, et aurait été la première personne à avoir écrit un traité sur l'allergie et l'immunologie. Dans le traité Le sens de l'odorat il explique l'apparition de rhinites lorsque l'on sent une rose au printemps, traite des rhinites saisonnières, qui sont identiques à l'asthme allergique ou le rhume des foins. Razi aurait été le premier à comprendre que la fièvre était un mécanisme naturel de défense du corps humain.

Pharmacie[modifier | modifier le code]

Rhazes a contribué à la pratique précoce de la pharmacie grâce à des textes, mais aussi par d'autres manières. On peut citer l'introduction d'onguents au mercure, le développement d'outils comme le mortier, spatules et fioles qui seront en usage dans les pharmacies jusqu'au début du XXe.

Pathologies diverses[modifier | modifier le code]

Il décrivit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole, la rougeole, le rhume des foins. Il a en outre classé les maladies en trois catégories : celles qui sont curables ; celles qui peuvent être curables ; et celles qui sont incurables.

Critique de sa démarche[modifier | modifier le code]

Toutefois, la démarche de Razi ne possède pas encore de dimension systématique et ses successeurs, Ali ibn al-`Abbas al-Majusi, le premier reprocheront à ses écrits le manque d'ordre et de synthèse. En effet par son attachement à l'empirique et sa méfiance vis-à-vis du théorique, Razi ne cherchent pas à organiser les maladies en grandes familles de symptômes.

Éthique de la médecine[modifier | modifier le code]

Au niveau professionnel, Razi a introduit beaucoup d'idées médicales et psychologiques utiles et progressives. Il s'est aussi attaqué aux charlatans et faux docteurs qui parcouraient les villes et les campagnes pour vendre leurs prétendus médicaments. En même temps, il affirmait que les docteurs, malgré leur savoir, n'avaient pas les réponses à tous les problèmes médicaux et ne pouvaient pas guérir toutes les maladies. Néanmoins, pour être plus efficaces dans leurs soins, Razi a exhorté les praticiens à garder des connaissances à jour en étudiant continuellement des livres médicaux et à faire connaître toute nouvelle information.

Sur la recherche scientifique et clinique[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage de critique à propos de Galien, Razi propose quatre raisons permettant d'expliquer pourquoi les grands hommes peuvent commettre des erreurs par :

  1. négligence, étant trop sûrs d'eux-mêmes
  2. légèreté d'esprit ou indifférence
  3. la tentation de vouloir confirmer ses propres idées ou l'impétuosité due au fait d'être convaincu d'avoir raison
  4. la cristallisation du savoir ancien et le refus d'accepter l'idée que de nouvelles données ou de nouvelles idées puissent faire en sorte que le savoir d'aujourd'hui dépasse finalement celui des générations précédentes

Philosophie rationaliste[modifier | modifier le code]

Dans La Science divine, Rhazès rejette l'existence d'un dieu unique et le despotisme d'Allah. Il reconnaît cinq principes transcendants qui règlent d'un commun accord les affaires du monde[7].

Dans La Médecine spirituelle, il traite de la morale laïque dominée par la raison[8] et non par un dieu. L'absolutisme est une émanation du mal. Il fait l'éloge de la démocratie et de l'amour du bien public au chapitre XIX, de l'héroïsme civique au chapitre XX. Il démontre que la mort est la fin de nos souffrances et qu'il n'y a pas d'au-delà[9].

Outre les scolastiques et les littéralistes orthodoxes qui s'opposent à lui, les écrits philosophiques de Rhazès créent la polémique au sein des Ismaéliens[1]. Dans l'ensemble il rejette les explications ésotériques et symboliques des phénomènes naturels[10].

Sciences occultes[modifier | modifier le code]

Il a été favorable à l'alchimie. Si des débats subsistent sur l'auteur de cet ouvrage, l'orientaliste Julius Ruska lui attribue[11] le « Secret des secrets », un livre qui a eu un grand impact sur l'Occident médiéval : le Secret des secrets. Il s'agit d'une encyclopédie sur la politique, la morale, la physiognomonie, l'astrologie, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henry Corbin, « Histoire de la philosophie islamique », Gallimard, 1986, p. 198.
  2. Arrivés au Ve siècle
  3. Aly Mazahéri, La Vie quotidienne des musulmans au Moyen Âge, Xe siècle-XIIIe siècle, Paris, Hachette, 1951, p. 104-105
  4. La première description de la variole dans le monde chinois date de 340 environ et est due à Ge Hong, en Inde elle est due à Vagbhata vers le septième siècle. R. W. Nicholas, « The Goddess Sitala and Epidemic Smallpox in Bengal », Journal of Asian Studies, XLI, 1, 1981, p. 26
  5. R. W. Nicholas, « The Goddess Sitala and Epidemic Smallpox in Bengal », Journal of Asian Studies, XLI, 1, 1981, p. 26
  6. D. R. Hopkins, The Greatest Killer: Smallpox in History, University of Chicago Press, Chicago, 2002, p. 166
  7. Aly Mazahéri, op. cité, p. 103
  8. Inspirée de l'« asha » du zoroastrisme
  9. (la) Razis, Opera Philosophica, éd. P. Krauss, Le Caire, 1939 et (ar) Maqrisi, Hitat, p. 136 et p. 196
  10. Henry Corbin, « Histoire de la philosophie islamique », Gallimard, 1986, p. 199.
  11. Julius Ruska, « Al-Razi's Buch Geheimnis der Geheimnisse », 1937, rééd. 1973.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Abi Bakr Mohammadi Filii Zachariae Raghensis or Opera Philosophica, fragmentaque quae superssunt. Seul le tome I, édité par Paul Kraus au Caire en 1939, a paru. Comprend : Al Tibb al-rûhânî, Al-Sîrâh al-falsafiyyah, Amârât iqbâl al-dawlah, Kitâb al-ladhdhah, Maqâlah fî mâ ba'd al-tabî'ah (ce dernier étant apocryphe).
  • La conduite du philosophe, in P. Kraus, "Raziana I", Orientalia, IV (1935), p. 300-334.
  • La médecine spirituelle, trad. Rémi Brague, Garnier-Flammarion, 2003.
  • Le secret des secrets, ou Lettre [d'Aristote] à Alexandre [le Grand] (texte arabe Kitâb Sirr al-Asrâr. Livre du secret des secrets) vers 730, par Sâlim abû al-'Alâ, mais certains historiens, dont J. Ruska (Al-Razi's Buch Geheimnis der Geheimnisse, 1937, rééd. 1973) lui donnent pour auteur Abû Bakr al-Râzî (865-925), d'autres ont proposé Yuhannâ ibn al-Bitrîq, vers 941. ; texte latin Secretum secretorum en version longue vers 1243, par Philippe de Tripoli). Secretum secretorum Aristotelis ad Alexandrum Magnum, Cambridge (Mass.), Omnisys, 1990, 153 p. (reprint de l’éd. de Venise en 1555).
  • Traité d'anatomie, in P. de Koning, Trois traités d'anatomie arabe par Muhammad ibn Zakariya al-Râzî, Leyde, Brill, 1903.

Études sur Rhazès[modifier | modifier le code]

  • (en) G. S. A. Ranking, "The Life and Works of Rhazes", in Proceedings of the Seventeenth International Congress of Medicine, London, 1913, p. 237–68.
  • L. Leclerc, Histoire de la médecine arabe, Paris, 1876, Vol. I, p. 337–54.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]