Pierre philosophale
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La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d'intérêt de l'alchimie représente l'aboutissement de ce qui était appelé le Grand œuvre. Cette « pierre » serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » - il faut comprendre non-précieux - en or. On pourrait également en extraire la Panacée ou Élixir de Longue Vie, qui aurait le pouvoir de guérir tous les maux et rendrait immortel celui qui le boit. Pour les alchimistes du Moyen Âge, la Pierre était le « cinquième élément », nommé alkahest (les quatre éléments connus étant la terre, l'eau, l'air et le feu). Dans un sens métaphorique, la Pierre Philosophale représenterait l'Amour, puisque « tout ce qui est touché par l'amour devient de l'Or » et cet or essentiel serait donc synonyme du bonheur que recherche tout être humain. Dans un sens matérialiste, elle représente les rêves de la vie et de la richesse eternelles.
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[modifier] La recherche de la Pierre
Au fond des creusets et des athanors, les alchimistes mélangeaient les ingrédients qui devaient permettre l'obtention de la Pierre Philosophale. Celle-ci devait permettre de transformer en or pur un métal en fusion dans lequel on la jetterait. Jan Baptist van Helmont prétendit avoir obtenu quelques résultats lors de ses expériences et décrit la pierre ainsi : « J'ai vu et j'ai touché plus d'une fois la pierre philosophale ; la couleur en était comme du safran en poudre, mais pesante et luisante comme du verre pulvérisé. Ce produit, dont un quart de grain (13 mg environ) fournit huit onces (245 g environ) d'or manifestait une énergie considérable : environ 18 470 fois l'unité. » [réf. nécessaire]
Une description qui correspond à l'idée que l'on peut se faire de la pierre philosophale à travers les traces laissées par les alchimistes. Elle est en effet généralement décrite comme une pierre rouge, dure, lourde, sans odeur, liquide à l'état pur (alkahest pur). [réf. nécessaire]
[modifier] La recette de la pierre philosophale
L'alchimie de façon générale, et la création de la Pierre Philosophale en particulier, se décomposerait en quelques étapes essentielles :
La matière ainsi purifiée est nommée œuf philosophique. Voici ce qui en serait la recette simplifiée, telle que décrite par Nicolas Flamel (1330-1418) :
- L’œuvre au noir, du nom de la couleur que prend la préparation : on calcine la matière pour la purifier (du grec pura, le feu) et ainsi atteindre l’état de putréfaction, dans lequel la matière est débarrassée de ses impuretés.
- L’œuvre au blanc, ou petit-œuvre ou petit-magistère : on ne connaît pas le déroulement de cette opération, qui donne la Pierre Blanche, capable de transformer les métaux en argent. L’opération est symbolisée par un arbre portant des lunes.
- L'œuvre au rouge, ou grand-œuvre ou grand-magistère : là aussi, nous n’avons aucune information, si ce n’est que cette étape transforme la Pierre Blanche en Pierre Philosophale, représentée par l’arbre solaire.
Il y aurait trois étapes principales pour créer une pierre philosophale :
- Tout d’abord extraire un ferment particulier appelé « mercure des philosophes ».
- Faire réagir ce ferment sur de l’or et sur de l’argent pour obtenir deux ferments supplémentaires.
- Mélanger le ferment créé à partir de l’or à celui créé avec l’argent et le mercure des philosophes dans un matras en verre, le fermer de manière hermétique et mettre le tout à cuire dans un athanor.
C’est pendant cette cuisson que tout se passe. Tout d’abord, le mélange devient noir, et semble en état de putréfaction. Cette état est appelé par les alchimistes « phase du corbeau » ou « œuvre noire ». Puis, subitement, la couleur vire au blanc étincelant « œuvre blanche ». À ce moment, la pierre est capable de transformer le plomb en argent. Mais si on laisse la cuisson du mélange se poursuivre, le blanc cède la place au rouge (on reconnaît là la couleur de la pierre philosophale parfaite) « œuvre rouge » Mais notre cuisson (qui a déjà duré un an) n’est pas encore finie, car la pierre ne transmute en or que deux fois son poids. Il faut donc continuer à faire chauffer le mélange (en y rajoutant un peu de mercure des philosophes) pendant trois mois. À ce stade la pierre transmute dix fois son poids. On recommence une troisième puis une quatrième fois cette cuisson (on appelle cela la « multiplication de la pierre ») et enfin la pierre philosophale parfaite est créée, et permet de créer dix mille fois son poids en or ! [réf. nécessaire]
La recette de la pierre philosophale est aussi décrite dans le Zohar, " livre de la splendeur ". [réf. nécessaire]
[modifier] Interprétation symbolique
L'alchimie ne se limiterait pas à son apparence matérialiste ; Les manipulations chimiques seraient essentiellement symboliques de la transformation psychique, menant l’individu à une évolution spirituelle.Carl Gustav Jung notamment voit dans la lapis philosophicae (Pierre Philosophale) la métaphore culturelle du processus d'évolution psychique de tout être humain, la force le poussant vers davantage de différenciation.
[modifier] Voir aussi
- Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au noir
- Fullmetal alchemist, manga qui reprend les idées de l'alchimie
- Alchimie
- Lumière Astrale
- Hermès Trismégiste
- Corpus Hermeticum
- Hermétisme
- Table d'émeraude
- Grand Œuvre
- Sibylle
- Homonculus
- Zohar
- Paulo Coelho, L'Alchimiste
[modifier] Références
[modifier] Livre
Le cercle du phénix: de Carolyn Grey[1]

