Marie-Dominique Philippe

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Marie-Dominique Philippe

Marie-Dominique Philippe, souvent désigné comme « père Philippe », est un religieux français dominicain né à Cysoing (Nord) le 8 septembre 1912 et mort le 26 août 2006 au prieuré de Saint-Jodard (Loire). Fondateur, en 1975, de la Communauté Saint-Jean à Fribourg, puis des Sœurs contemplatives et des Sœurs apostoliques de Saint-Jean, il était également le directeur spirituel de la communauté de Mère Myriam. Théologien connu, hostile au courant moderniste de l’Église catholique depuis la réforme engagée dans les années 1948, le père Philippe a été le directeur de conscience d'un certain nombre de personnalités.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Huitième d’une famille de douze enfants qui a donné à l’Église trois dominicains (dont le père Thomas Philippe) et quatre moniales contemplatives, il entre dans l’ordre de Saint-Dominique en novembre 1930 à Amiens, fait profession en novembre 1931, et fait ses études de philosophie et de théologie au Saulchoir de Kain (Belgique) de 1931 à 1938. Il est ordonné prêtre en juillet 1936. D’abord licencié en philosophie, il présente ensuite son mémoire de lectorat sur « La sagesse selon Aristote », puis soutient un doctorat de théologie.

Professorat et aide apportée aux débuts de la FSSPX[modifier | modifier le code]

Également diplômé des Hautes Études, il fut professeur de philosophie et de théologie au Saulchoir d’Étiolles (couvent d’études des Dominicains de la Province de Paris) de 1939 à 1945 et de 1951 à 1962. De 1945 à 1982, il fut professeur à l’Université de Fribourg (Suisse), spécialisé en philosophies aristotélicienne et thomiste.

Le 4 juin 1969, le père Philippe participa avec d’autres personnalités (dont Dom Bernard Kaul et l’abbé Paul Aulagnier) à la réunion qui devait donner naissance à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) et qui se tint dans l’appartement fribourgeois de Bernard Faÿ[1]. Au cours de celle-ci, la manière aimante et respectueuse dont fit preuve le père Philippe en baisant l'anneau épiscopal de Mgr Lefebvre fut remarquée. Tous les présents étaient particulièrement touchés par la crise sacerdotale et souhaitaient que Mgr Lefebvre y apportât une réponse. Le père Philippe avait déjà signifié son intention dans une lettre datée du 5 juin : « Il faut que le séminaire ouvre dans cette ville en octobre prochain[2]. » Mgr Lefebvre créa alors la Fraternité avec l'approbation de Mgr Charrière. À partir d'octobre 1969, les cours du séminaire commencèrent et le père Philippe vint donner des conférences spirituelles tout au long de l'année. Il eut, parmi ses étudiants, Paul Aulagnier ainsi que Bernard Tissier de Mallerais. Le père Philippe était un grand conservateur, traditionnel mais n'était pas de fibre traditionaliste ce qui, les mois passant, créa des divergences et aboutit à la rupture lors du refus de Mgr Lefebvre d'appliquer le Novus Ordo Missae de Paul VI[3]. Les chemins des deux pères se séparèrent à la fin de la première année de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X mais cela n'empêcha pas le père Philippe de garder une amitié intacte et partagée avec le prélat.[non pertinent]

Rayonnement[modifier | modifier le code]

En marge de son enseignement, le Père Philippe donne, surtout en France et en Suisse, des conférences de philosophie et de théologie dans des milieux très divers (secrétaires de syndicats chrétiens, chefs d’entreprise, psychanalystes, médecins, associations familiales catholiques, renouveau charismatique, artistes, etc.) et, à partir de 1949, écrit de nombreux ouvrages de philosophie et de théologie spirituelle : au total plus de 35 ouvrages, ainsi que des articles, qui recouvrent un large champ d’étude et d’intérêt : philosophie de l’art, réflexions sur les mathématiques et la médecine, études de métaphysique, commentaires de l’Evangile de Saint Jean, écrits sur le mystère du Christ et sur la Vierge Marie, ouvrages sur la famille, etc.[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

A Fribourg, en 1975, à la demande de quelques étudiants français et sous l'impulsion spirituelle de Marthe Robin, il fonde, tout en restant dominicain, la Communauté des Frères de Saint-Jean et, quelques années plus tard, celle des Sœurs contemplatives, puis celle des Sœurs apostoliques. À ces trois communautés se joindront de nombreux laïcs, les oblats de Saint-Jean, l’ensemble formant une nouvelle famille spirituelle dans l’Église : la Famille Saint-Jean.

En 1982, à son retour en France, tout en continuant un apostolat varié, il se consacre principalement à l’enseignement de la philosophie et de la théologie dans les maisons de formation des Frères de Saint-Jean à Rimont (Saône-et-Loire) et à Saint-Jodard (Loire). D’autre part, comme Fondateur et Prieur général, il enseigne et conduit cette nouvelle communauté, qui connaît rapidement une croissance et une extension internationale importantes (voir les statistiques). Depuis 1974 une amitié profonde le lie à Karol Wojtyla. Par de nombreuses rencontres et des lettres, Jean-Paul II ne cessera de l’encourager dans sa recherche philosophique et dans son rôle auprès des frères et des sœurs de la Famille Saint-Jean.

En 2001 le père Jean-Pierre-Marie est élu prieur général de la communauté des frères ; le père Philippe cesse d’enseigner en 2003 à la suite de la demande de la hiérarchie, pour une «mise en conformité avec le droit ordinaire qui règle l’âge des enseignants (il a 91 ans) et pour permettre un renouvellement du corps des enseignants au studium de Rimont », précise Mgr Pierre Calimé, porte-parole de l’évêque d’Autun[5].

À l'occasion d’une audience papale pour les trente ans de la fondation de la communauté de Saint-Jean, en février 2006, le pape Benoît XVI rappelle au père Philippe et à sa congrégation de prendre « soin de vérifier ce qui a été vécu pour en tirer tous les enseignements et pour opérer un discernement toujours plus profond des vocations qui se présentent et des missions auxquelles [vous êtes] » ils sont « appelés, dans une collaboration confiante avec les pasteurs des Églises »[6]. Enfin, en juin 2006, à l’occasion de ses 70 ans de sacerdoce, le père Philippe reçoit les encouragements et la bénédiction de Benoît XVI à travers la voix du Cardinal Rodé : « Je tiens à le remercier, devant vous, pour ce qu’il a fait pour l’Église... l’Église vous est profondément reconnaissante pour ce qu’elle vous doit et Elle vous doit beaucoup. »[7]

À la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), le père Philippe perd l’usage de la parole et s’éteint le 26 août 2006. Le pape Benoît XVI fit parvenir un message de condoléances à la congrégation[8].

Ses trois références étaient Aristote, saint Thomas d'Aquin et saint Jean, trois noms qui résument son œuvre[9],[10].

Critiques[modifier | modifier le code]

Sa personnalité n'a pas été sans provoquer quelques réactions, notamment beaucoup de jalousies. À partir de 1980, des familles et des anciens membres ont mis en cause des échecs graves du discernement de la congrégation Saint-Jean sur des jeunes vocations religieuses. Il a été reproché au père Philippe d'accueillir dans ses noviciats tout jeune qui se présentait. Quelques parents organisés en association sont allés jusqu'à dénoncer un fonctionnement « totalitaire » de la congrégation Saint-Jean et à parler de destruction psychique, de vocation religieuse et de foi perdues, de dérives apocalyptiques ou sectaires de la communauté[réf. nécessaire], notamment au sein d’entités rattachées à la congrégation et dirigées par des religieux isolés. Ce fut le cas de la confidentielle fraternité « Marie de Magdala » au cœur de l’école hors contrat « Sagesse et Art chrétien » à Cenves en Rhône-Alpes (69) fermée à la fin des années 1990[réf. nécessaire].

Ces critiques touchant le fonctionnement de la communauté ont été rejetées par Mgr Joseph Madec et Mgr Poulain. Ceux-ci ont précisé dans un communiqué que : « face aux accusations lancées par l’AVREF (Association Vie religieuse et Famille), ils se portent garants de ce que vivent ces communautés et récusent à leur propos toute qualification de secte et de dérives sectaires. (...) Leurs communautés vivent selon les règles établies par l’Église et ne peuvent d’aucune façon être accusées d’être des sectes. Nous ne pouvons admettre qu’on fasse peser sur elles un tel soupçon et qu’on ternisse ainsi l’image de jeunes religieuses et religieux qui, avec leurs richesses et leurs fragilités, donnent généreusement leur vie pour l’amour du Christ et des hommes[11]. »

Le père Philippe s'est aussi vu reprocher le fait de n'avoir pas abandonné son soutien à la communauté des Petites Sœurs de la Compassion, d'Israël et de Saint-Jean[réf. nécessaire], créée en 1982 par mère Myriam et dissoute en 2005 par Monseigneur Barbarin[12].

Le 13 mai 2013, le supérieur général de la Communauté, le père Thomas-Joachim livre aux journaux francais des accusations concernant le père Philippe. Il aurait eu certains gestes inappropriés sur des femmes adultes. Selon le porte-parole de la communauté, le frère Renaud-Marie, les cas se comptent entre cinq et dix, sans « union sexuelle » consommée, mais n’ont pas donné lieu à une enquête sérieuse ni à des poursuites de nature judiciaire. Il souligne la gravité de tels gestes sur des personnes étant dans un rapport de dirigées avec lui[13].

Publications[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

  • Introduction à la philosophie d'Aristote. Éditions universitaires, Paris, 1991, ISBN 2-7113-0455-8 (+). (épuisé). Jusqu'où l'enquête d'Aristote a-t-elle pénétré la connaissance de l'homme, de l'univers et de l'Être premier? L'ouvrage est complété d'une brève étude des différents traités pour en faciliter l'accès.
  • Une philosophie de l'être est-elle encore possible ? 5 fascicules : I. Signification de la métaphysique ; II. Significations de l'être ; III. Le problème de l'ens et de l'esse (Avicenne et saint Thomas), ISBN 2-85244-036-9; IV. Néant et être (Heidegger et Merleau-Ponty), ISBN 2-85244-037-7; V. Le problème de l'être chez certains thomistes contemporains, ISBN 2-85244-039-3; Téqui, Paris 1975. (épuisé)
  • Philosophie de l'art. 2 tomes, Éditions universitaires, Paris, 1991, ISBN 2-7113-0449-3, et 1994, ISBN 2-7113-0518-X (+). (épuisé). Comprendre l'art c'est d'abord remonter à sa source; la philosophie de l'art commence par une philosophie du faire. Ce volume porte plus précisément sur l'analyse philosophique de l'activité artistique, enveloppant tout le faire humain.
  • L'être. Essai de philosophie première, deux tomes (le second en 2 volumes). (Prix Bordin de l'Académie française), Téqui, Paris 1972-1974. (épuisé)
  • De l'être à Dieu. De la philosophie première à la sagesse. Téqui, Paris 1977, ISBN 2-85244-281-7. Un tome accompagné de 3 volumes de topique historique : I. Philosophie grecque et traditions religieuses, Téqui 1977 (épuisé); II. Philosophie et foi, Téqui 1978, ISBN 2-85244-342-2 (épuisé); III. Philosophie moderne et contemporaine (à paraître).
  • Lettre à un ami. Itinéraire philosophique. Éditions universitaires, Paris, 1992, ISBN 2-7113-0411-6 (+). Chacun aujourd'hui doit s'interroger sur ce qu'il est comme personne humaine. Dépassant les idéologies pour retrouver le réalisme d'une authentique recherche de la vérité, il doit redécouvrir, à partir de ses propres expériences, ce qui donne à sa vie un sens.
  • Le manteau du mathématicien, Entretiens avec Jacques Vauthier. Mame Éditions universitaires, Paris, 1993, ISBN 2-7113-0511-2 (+). (épuisé). Une introduction au monde scientifique destinée à un public cultivé mais non spécialisé, à travers un entretien entre le mathématicien J. Vauthier et le théologien dominicain M.D. Philippe.
  • De l'amour. Mame, Paris, 1993, ISBN 2-7289-0767-6 (+). L'amour est ce qu'il y a de plus grand en l'homme : c'est ce qui lui permet de se dépasser lui-même dans la découverte de l'autre, d'aller plus loin dans l'épanouissement de toutes ses richesses. Essayer de comprendre ce que représente ce dépassement pour notre vie humaine et divine, c'est pénétrer plus avant dans la compréhension de ce qu'est l'homme.
  • Retour à la source. Tome I. Pour une philosophie sapientiale., Fayard, Paris, 2005, ISBN 9782213621463. Cet ouvrage propose un "itinéraire vers la source", un essai de renouveau de la pensée philosophique dans ce qu'elle a de plus profond, à partir de l'expérience humaine. Dans un climat comme le nôtre, nous comprenons difficilement le sens et le rôle de la philosophie : c'est la sagesse qui est défigurée et dont on a perdu le sens aujourd'hui. Il n'est donc pas secondaire de reprendre une vraie recherche philosophique pour elle-même, pour contribuer à redécouvrir ce que sont l'intelligence et le cœur de l'homme dans ce qu'ils ont de plus profond.
  • Retour à la source. Tome II. De la science à la sagesse : itinéraire inachevé., Fayard, Paris, 2009, ISBN 9782213651613.

Théologie spirituelle[modifier | modifier le code]

  • Le mystère de l'amitié divine. Luff-Egloff, Paris. 1949 (épuisé). "Il n'est pas suffisant de dire que l'amour découle de Dieu. Non seulement l'amour descend de Dieu, mais il descend de Dieu parce que Dieu est lui-même Amour. Voilà où il faut s'élever si l'on veut entrevoir toute la profondeur de ce mystère d'amour et en deviner tous les abîmes. La lumière qui doit donc éclairer toute notre étude est cet Amour divin en lui-même : Dieu-Amour."
  • Un seul Dieu tu adoreras. (Je sais-je crois, 16), Arthème-Fayard, Paris, 1958 (réimprimé). "L'homme ne peut être parfaitement lui-même que dans la mesure où il reconnaît les droits souverains de son Dieu créateur sur lui-même. Tant qu'il n'a pas découvert Dieu et ne reconnaît pas ses droits, pensant qu'il est son unique maître, il n'a pas découvert Celui qui est sa source et sa fin. Il demeure alors comme un errant vagabond qui ne sait où il va ni d'où il vient."
  • Mystère de Marie. Croissance de la vie chrétienne. La Colombe, Paris, 1958 (réimpression : Aletheia, Fayard, Paris, 1999, ISBN 2-213-60352-9).(+). Il appartient au théologien de contempler dans la foi, au-delà de la dévotion populaire, la personne de Marie, l'Immaculée, Mère de Dieu, modèle de la foi, de l'espérance et de la croissance de l'amour divin.
  • Mystères de miséricorde : 1. L'Immaculée Conception ; 2. La Présentation de Marie ; 3. L'Annonciation. Saint Paul, Fribourg, 1958 et 1960 (réimpression: Parole et silence, Saint Maur, 2000, ISBN 2-84573-045-4). (+)
  • Marie est pure créature. La miséricorde l'enveloppe donc dès le point de départ, totalement et complètement. Toute sa vie elle ne cesse de recevoir en plénitude la miséricorde du Père.
  • Saint Thomas docteur, témoin de Jésus. Saint Paul, Fribourg-Paris, 1992, ISBN 2-85049-501-8 (épuisé). "Toute la vie de Thomas d'Aquin a été consacrée d'une manière extraordinairement assidue à la recherche de la vérité." Introduction à l’œuvre philosophique, théologique, et spirituelle de saint Thomas d'Aquin.
  • Mystère du Corps Mystique du Christ. La Colombe, Paris, 1960 (épuisé). Ce livre nous met en présence de la Révélation du Mystère du Corps mystique fait à saint Paul et nous montre comment saint Jean, en son Apocalypse, et en son Evangile, nous en manifeste les ultimes exigences.
  • Analyse théologique de la Règle de saint Benoît. La Colombe, Paris, 1961 (épuisé). "Pour dégager de la Règle la modalité particulière selon laquelle saint Benoît considère l'esprit évangélique et la manière dont il envisage les moyens capables de nous sanctifier, il faut d'abord comprendre que saint Benoît veut faire de son monastère une maison de Dieu, donc une maison de prière."
  • La Symbolique de la messe. La Colombe, Paris, 1961 (épuisé). "Si la symbolique de la messe est une symbolique qui, pour le croyant, est en premier lieu une symbolique le reliant au geste et à l'action du Christ crucifié et glorifié, cela n'empêche pas que cette symbolique assume, en la purifant, toute la symbolique religieuse. Car le Christ, Fils de Dieu, est le Roi de l'univers. En lui, tout l'ordre de l'univers est recréé."
  • Le mystère de l'Église. "Verse et controverse", Beauchesne, Paris, 1961. Dialogue oecuménique entre le Père Marie-Dominique Philippe et le pasteur Albert Finet sur le mystère de l'Église.
  • Le mystère du Christ crucifié et glorifié. Fayard, Paris, 1996, ISBN 2-213-59774-X. Une étude de théologie mystique qui considère le Christ crucifié comme la sagesse du chrétien. La Croix est la manifestation et la don de l'amour personnel de Jésus pour le Père et pour les hommes.
  • L'étoile du matin. Entretiens sur la Vierge Marie. Le Sarment-Fayard, Paris, 1989. (Réimpression : Éditions du Jubilé, 2006). ISBN 2-866-79039-1. Le pape Jean-Paul II écrit au début de son encyclique Redemptoris Mater : "Dans la nuit où était attendu l'Avènement, Marie commença à resplendir comme une véritable étoile du matin." À l'aube du troisième millénaire, Marie apparaît toujours comme cette étoile qui précède le Christ soleil de justice, source cachée de tout renouveau dans l'Église. Elle nous enseigne les exigences propres de l'Esprit Saint sur l'Église d'aujourd'hui. Elle nous redit sans cesse notre bonheur d'enfants de Dieu, choisis, aimés, sauvés par lui.
  • Les trois sagesses. Fayard, Paris, 1994, ISBN 2-213-59252-7 (+). Dans ce livre d'entretiens, très vivant et accessible, le père Philippe transmet l'essentiel de ses recherches sur l'homme et le mystère du Christ. Trois maîtres l'ont profondément marqué : Aristote, saint Thomas d'Aquin et saint Jean. Partant de ces hommes exceptionnels, il expose le développement de sa propre pensée, en quête incessante des trois grandes sagesses philosophique, théologique et mystique.
  • Suivre l'Agneau. Retraite sur l'Évangile de saint Jean prêchée à des jeunes. Éditions Saint Paul, Versailles, 1995, ISBN 2-85049-637-5.
  • Commentaire du Prologue de saint Jean et des onze premiers chapitres de la Genèse. Sur un ton très familier, l'auteur dialogue avec son auditoire tout en livrant une réflexion théologique nouvelle, à la lumière de saint Jean. [extrait]
  • Suivre l'Agneau partout où il va. Tome 2. Éditions Saint Paul, Versailles, 1999, ISBN 2-85049-781-9 (+). Ce second volume nous invite à entrer avec Jean dans le rythme profond de la vie apostolique de Jésus, à partir des noces de Cana.
  • "J'ai soif". Entretiens sur la sagesse de la Croix. Éditions Saint Paul, Versailles, 1996, ISBN 2-85049-680-4 (+) [extrait]. Les sept dernières paroles de Jésus prononcées sur la Croix sont en premier lieu pour Marie et nous devons en vivre grâce à elle et en Elle, afin de pouvoir comprendre de l'intérieur ce cri de soif et la blessure du Cœur de Jésus, qui doit habiter toute notre vie chrétienne.
  • Le mystère de Joseph. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN 2-85049-699-5 (épuisé). Saint Joseph n'est bien souvent invoqué que pour des demandes de biens temporels. Ce petit enseignement développe tous les aspects du mystère de sa sainteté, directement impliquée dans le mystère de l'incarnation du Christ.
  • L'acte d'offrande. Retraite avec la Petite Thérèse. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN 2-85049-727-4. La sainteté de Thérèse se caractérise par une recherche incessante de vérité et par l'ardeur de son désir qui est comme l'écho du cri de soif de Jésus à la Croix. Ne dit-elle pas, avec l'audace prodigieuse de l'enfant, qu'elle a trouvé le secret pour s'approprier la flamme de l'amour divin? Elle exprime ici quelque chose de particulièrement important pour notre monde mené par des idéologies qui, en prônant la laïcité et l'efficacité, entraînent les jeunes dans l'angoisse et le désespoir.
  • Le secret du Père. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN 2-85049-851-3. "Dieu, personne ne l'a jamais vu; un Dieu, Fils unique qui est dans le sein du Père, Celui-là l'a fait connaître" (Jn 1, 18). Il se révèle à nous dans l'Incarnation. Le Père nous fait vivre de son propre mystère comme source d'amour. Le Père est celui qui se donne. Il nous attire à lui dans l'offrande de son Fils crucifié.
  • "Je suis venu jeter un feu sur la terre". Entretiens sur les Béatitudes. Mame/Hommes de Parole, Paris-Genève, 2001, ISBN 2-7289-0993-8. Qui est Dieu ? Dieu dans la vie de tous les jours, l'Ancien Testament, les Evangiles, l'Église, le scandale de la Croix, la division des chrétiens, la souffrance, le mal, la mort, la solidarité, l'amour humain, la politique, la guerre, le message du Christ et l'Espérance dans les grandes épreuves de notre temps. Toutes ces questions sont ici éclairées à la lumière des Béatitudes qui seules permettent de saisir l'œuvre de la grâce chrétienne et la transformation qu'elle opère en nous.
  • Suivre l'Agneau. Lumière du monde. Tome 3 Médiaspaul, Paris, 2005, ISBN 2-7122-0929-X. Après les grandes éclosions de la vie apostolique de Jésus (cf. les tomes 1 et 2), le P. Philippe continue son commentaire de l'évangile de Jean (chapitres 6 à 11) en nous faisant entrer dans le temps des grandes luttes du Christ. Dans les moments chaotiques de sa vie publique, Jésus se donne davantage. Les sept grandes affirmations "Je suis" de Jésus au milieu des luttes nous aident à découvrir les sept manières dont il nous prend et nous transforme pour réaliser entre lui et nous un mystère d'unité.
  • À l'âge de la lumière. Dialogues avec la pensée des hommes. Ad Solem, Genève, 2006. ISBN 2-88482-056-6. Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine a offert au Père Marie-Dominique Philippe la possibilité de faire se réfléchir la pensée des hommes dans la lumière des trois sagesses philosophique, théologique et mystique. Des extraits de Camus, Baudelaire, Marie Noël, Gide, Mauriac, Newman, Lacordaire, parmi tant d'autres, en donnant voix à l'expérience humaine dans sa variété, sont ainsi pour le Père Philippe l'occasion de dire ce qui demeure en lui l'essentiel au soir de sa vie.

Pédagogie familiale[modifier | modifier le code]

  • Liberté - Vérité - Amour. Aletheia, Fayard, Paris, 1998. ISBN 2-213-60196-8. Le sens de la vie, la contestation face au conformisme, la recherche de la vérité, la soif de liberté, l'exercice de l'autorité, le sens du mal... Les jeunes posent des questions qui nous semblent maladroites mais qui sont, en réalité, radicales et en décalage avec ce que nous percevons de leur comportement.
  • Au cœur de l'amour. Entretien sur l'amour, le mariage et la famille. Le Sarment-Fayard, Paris, 1987, ISBN 2-213-02009-4. Quel est le projet de Dieu sur le couple ? Quelles sont les différences essentielles entre l'homme et la femme ? Quelle est leur vocation respective ? Pourquoi la monogamie ? Pourquoi baptiser les petits enfants ? Pourquoi l'Église interdit-elle la pilule et le remariage des divorcés ? Qu'est-ce que l'amour ? Voilà un aperçu des quelque cent cinquante questions que nous avons posées au Père Philippe sur les thèmes de l'amour et de la vie sexuelle, du mariage, de la famille et de l'éducation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Paul Aulagnier, La Tradition sans peur, pages 59 et 60, Éditions Servir, 2000
  2. Mgr Tissier de Mallerais, Marcel Lefebvre, une vie, pages 435 et 436, Éditions Clovis, 2002, (ISBN 2-912642-82-5).
  3. Abbé Paul Aulagnier, La Tradition sans peur, pp. 66 et 67, Éditions Servir, 2000
  4. Liste des ouvrages du père Marie-Dominique Philippe
  5. Brève dans Témoignage Chrétien
  6. Article de Catholique.org
  7. catholique.org citant Zenit.org du 5/07/2006
  8. Message de condoléances du pape Benoît XVI.
  9. « Aristote a été un guide, saint Thomas un maître et un ami, saint Jean est celui qui nous apprend à aimer Jésus », dans La Croix du 28/06/2006
  10. « La Libellule ou … le Haricot, les "Confessions sur le siècle", mémoires roboratifs, du père Bro, o.p. »
  11. Communiqué de Mgr Madec et Mgr Poulain 2004.
  12. Les Petites Soeurs mariales du Fils bien-aimé et du Paraclet, Conférence des évêques de France, 23 mars 2005.
  13. Voir sur lavie.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve et Ariane Schwizgebel, Le Père Marie-Dominique Philippe, ouvrier de la sagesse, Philippe-Marie Mossu (préface), Les Plans (Suisse) : éditions Parole et Silence, 2012 (ISBN 2889180700)

Liens externes[modifier | modifier le code]