Thiant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Thiant
Thiant sous la neige en décembre 2010
Thiant sous la neige en décembre 2010
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Valenciennes-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Jean-Marie Lecerf
2014-2020
Code postal 59224
Code commune 59589
Démographie
Population
municipale
2 590 hab. (2011)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 23″ N 3° 26′ 57″ E / 50.3063888889, 3.44916666667 ()50° 18′ 23″ Nord 3° 26′ 57″ Est / 50.3063888889, 3.44916666667 ()  
Altitude Min. 26 m – Max. 72 m
Superficie 8,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 14.svg
Thiant

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Thiant

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Thiant

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Thiant

Thiant est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au confluent de la rivière l'Écaillon et du fleuve Escaut.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thiant
Haulchin Prouvy
Thiant Maing
Douchy-les-Mines

Haspres

Monchaux-sur-Écaillon

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La commune de Thiant est desservie par le réseau bus Transvilles. Les lignes 102, 103 et 104 sont desservies.

Onomastique (origine du nom Thiant)[modifier | modifier le code]

Le point de départ est 877 ap. J.C., où le roi Charles le Chauve cède le village à l'abbaye des Dames de Denain. Il s'appelait alors Teonis villa.

1076 : Tiens.

1154 et 1174 : Tiens, cartulaire de l'abbaye de Vicoigne.

1158 : Tians, cartulaire de l'abbaye de Marchiennes.

1173 : Teans, cartulaire de l'abbaye d'Anchin.

1176 : Thions, Ier cartulaire du Hainaut.

1260 : Thians, Ier cartulaire de Flandre.

1349 : Tyans, pouillé du diocèse de Cambrai.

Thiens, Thens (documents divers).

Sur l'origine du nom Thiant, M. Bullet donne l'étymologie suivante (à considérer avec prudence) : [Ty] = habitation ; [-an] = rivière

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il y 20 000 ans, le Nord de la France connaissait un climat péri glaciaire semblable à celui de l'actuelle toundra Sibérienne. À l'emplacement de Thiant se trouvait une étendue gelée parcourue par les rennes, les mammouths et des tribus de chasseurs nomades aux mœurs très semblables à celles des actuels Inuits. De moins 20 000 ans à moins 8 000 ans environ, la région connait une phase de déglaciation à l'issue de laquelle le climat devient favorable pour que les tribus porteuses de la culture néolithique venant du Proche-Orient colonisent la région et y commencent la grande aventure de l'agriculture. La colonisation agricole du site de Thiant démarre donc vraisemblablement entre moins 8 000 et moins 7 000 ans. Les premières maisons communes au toit de chaume apparaissent, l'élevage des bovins, moutons, chèvres, etc, se développe ainsi que la culture des céréales et la fabrication de céramique. À partir de moins 4 000 ans, l'usage du bronze provoque une phase d'expansion de la communauté agricole vivant à l'emplacement de Thiant, le bronze permettant de fabriquer des outils agricoles autrement plus efficace que les outils de pierre et d'os de la période précédente.

Une épée de bronze fut découverte en 1890 dans l'ancienne usine de Phosphate du Cambrésis, rue Jean-Jaurés. D'autres découvertes dont quatre petits masques en bronze, de la vaisselle de bronze ainsi que des fragments métalliques et de poterie, conservés au Musée des beaux-arts de Valenciennes, permettent de supposer la présence d'une tombe à char au moins.

À partir de moins 2 900 ans, l'usage du fer renforce l'expansion agricole et l'arrivée de peuples celtes venant d'au-delà du Rhin vers moins 2 300 ans contribue en quelques centaines d'année à faire évoluer la structure politique de la région vers celle que trouveras Jules César lors de la conquête romaine du premier siècle avant J-C.

À partir de moins 2 200 ans, la tribu établie à l'emplacement du village actuel appartient au peuple Nervien. Agriculteurs mais aussi guerriers renommés, les Nerviens étendent leur territoire de la région de Cambrai jusqu'aux Pays-Bas. L'Escaut sert de frontière naturelle avec les voisins Atrébates (territoire de Prouvy).

En moins 57 avant J-C, Jules César vient avec six légions, battre une coalition regroupant plusieurs peuples dont les Nerviens. César venant d'Amiens et Thiant se trouvant à l'entrée du territoire Nervien par rapport à cet axe d'arrivée, des guerriers ayant vécu sur le territoire de la commune ont participé aux combats. Cette impression est accentuée par le fait que les romains ont ensuite installé un camp retranché sur les hauteurs de Famars (le fanum martis) afin d'avoir une vue plongeante sur le territoire des communes longeant l'Escaut dont Thiant.

Cette bataille (environ 36 000 légionnaires contre 85 000 guerriers « gaulois ») marque également l'entrée de la localité dans « l'Histoire » car César a relaté cette bataille dans ses écrits regroupés sous le nom de Guerre des Gaules.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1080, le premier seigneur connu porte le nom Gérard de Thians.

Il faut ensuite attendre le XIVe siècle pour savoir que le village subit, en 1340 et 1346, divers incendie par les menées guerrières du Duc Jean de Normandie.

  • 1349, épidémie de choléra.
  • 1478, Thiant est pillé par Louis XI.
  • 1554, épidémie de peste.
  • 1562, le treizième seigneur, Jean de Thiant, meurt sans enfant le 11 février. Sa pierre tombale et celle de ses deux épouses se trouvent encore de nos jours dans l'église paroissiale.

1570-1580 Jeanne, sœur du dernier seigneur, Jean de Thiant (mort en 1562), apporte son héritage en dot à son époux, Guillaume de Mérode. Cette deuxième dynastie des seigneurs de Thiant est originaire du Duché de Juliers en Rhénanie.

  • 1600, une perspective cavalière du village est réalisée par Adrien de Montigny, qui incorpore son aquarelle au sein des Albums de Croÿ.
  • 1627, Thiant est érigé en comté par le roi d'Espagne, pour Ernest de Mérode, Prévôt du Comté de Valenciennes ; l'un de ses parents, Albert de Mérode en défendant la grande ville hennuyère, au cours du siège de cette cité, en 1656. Comme la contrée, Thiant devient française.
  • 1678, par le traité de Nimègue, suivi de celui d'Utrecht
  • 1708-1709, famine causée par la gelée des récoltes.
  • 1723, Construction supposée de la maison supposée la plus vieille de Thiant (aujourd'hui rue Anatole France).
  • 1740, gelée, mort et disette.
  • 1752, construction de l'ancienne église, en remplacement de la précédente qui menaçait ruine.
  • 1778, le pont de Thiant sur l'Ecaillon, en bois, est remplacé par un pont de pierre.
  • 1793, occupation Autrichienne
  • 1808, ouragan épouvantable, destructions.
  • 1814-1816, présence de troupes prussiennes, russes et anglaises.
  • 1832, épidémie de Choléra. 32 victimes.
  • 1866, choléra. 23 morts.

Première Guerre mondiale 1914-1918[modifier | modifier le code]

Dès septembre 1914, l'occupation commence. Jusqu'en 1918, le village sera utilisé comme base arrière de repos et de formation. Les écoles seront aussi régulièrement utilisées comme hôpitaux, le front étant à Cambrai. La population est sous haute surveillance et les jeunes hommes ainsi que les anciens sont régulièrement envoyés à l'arrière du front pour des travaux de terrassement et de manutention diverses. Les femmes sont affectées aux travaux des champs ainsi qu'a diverses corvées notamment à la Kommandantur du village. Le maire de Thiant assure la gestion du village dans des conditions difficile sans cesse en butte aux exigences de la Kommandantur et devant assurer le ravitaillement de la population; sa femme sera retenue en otage en Allemagne au camp d'Holzminden pendant toute la guerre.

  • 1917, les Allemands installent dans la commune une école de formation au maniement des mortiers de gros calibre (minnen werfe schule) qui sera inspectée en 1917 par le feldmarechal von Ludendorff n° 3 de l'armée Allemande après le Kaiser Guillaume II et le maréchal von Hindenburg.
  • 1918, la population du village est évacuée durant la dernière semaine d'octobre 1918 avant la bataille de Thiant durant laquelle les Allemands tenteront une de leurs dernières contre-offensive. Le village est passablement détruit et l'église est dynamitée. Elle sera rasée après la guerre et une nouvelle église plus grande sera reconstruite. Plus de huit cents obus seront tirés en une semaine. À l'issue des combats, 72 militaires du commonwealth, en majorité des écossais, seront enterrés dans le cimetière communal.

À partir du 31 octobre, les Allemands reculent définitivement et les soldats britanniques reprennent leur avance qui s’arrêtera 15 jours plus tard à Mons en Belgique le 11 novembre 1918. Un correspondant de guerre Américain écrira un article sur la bataille de Thiant qui paraitra dans le New York Times en novembre 1918.

Seconde Guerre mondiale 1939-1945[modifier | modifier le code]

Pendant la « drôle de guerre » en 1939, le village est centre mobilisateur et voit arriver des hommes de toute la France, notamment des Bretons. L'état d'impréparation de l'armée française durant cette période marquera les jeunes hommes du village prêts à en découdre et dont certains s'illustreront dans les FTP quelque temps plus tard. Les anciens sont quant à eux confiants, convaincus que dans le pire des cas « on les arrêtera à Arras » comme en 1914. Les jeunes ont été élevés dans l'amour de la patrie et la haine de l'Allemand par leurs instituteurs tandis que les anciens sont majoritairement contre la guerre traumatisés par le massacre de 1914-1918 ou tant de jeunes hommes du village ont disparu et par les quatre ans d'occupation qu'ils ont vécu. Le village verra passer les troupes qui montent vers la Belgique pour arrêter les Allemands ; elles sont mal habillées et équipées et utilisent en partie du matériel de transport civil réquisitionné (bus, camion divers), les hommes du village en sont étonnés et inquiets. La défaite de la campagne de Belgique marquera le début de l'évacuation pour la population et bien des civils y laisseront la vie, mitraillés le long des routes, bombardés en gare de Douai, etc. L'avance inexorable de l'armée Allemande obligera au retour au village après quelques semaines de terreur. Le 23 mai 1940, alors qu'il revient d'une dernière inspection du village, le capitaine Charles Dupraz du 5e régiment de tirailleurs marocain meurt pour la France, le pont routier de l'Escaut explosa à son passage. Il est enterré au cimetière de Thiant durant toute la guerre puis transféré dans sa ville natale d'Annemasse en Haute-Savoie après la libération. Ses hommes, durant les combats sur l'Escaut, combattent vaillamment et l'armée allemande subi de lourdes pertes enterrées à Verchain-Maugre près du cimetière anglais de Pluvinage (ces hommes seront déterrés en 1942 pour leur transfert en Allemagne). Durant toute la guerre, des agressions et des sabotages sont perpétrés contre l'occupant par les résistants FTP. Leur chef, Jean Repaire, est arrêté et déporté dans les camps de concentration nazis, il sera libéré en 1945 ; l'un d'entre eux, Charles Bride, sera poursuivi par la Gestapo et se réfugiera en Belgique ou il poursuivra le combat avec la résistance belge, il est également arrêté le 14 juillet 1944 et restera interné au camp de travail de Dresden, à l'est de l'Allemagne jusqu'en avril 1945. Robert Segart, autre résistant FTP, échappera à la capture et s'illustrera lors de la libération du village en capturant seul un groupe de soldats allemands.

Le 2 septembre 1944, jour de la libération du village par les troupes américaines, vers les six heures du soir, deux jeeps de l’armée américaine en provenance de Haspres sont interceptées à l’entrée du village par des soldats allemands postés en embuscade dans la rue de Denain (actuellement rue Barbusse) et dans la rue de Moncheaux. A bord de ces jeeps, le capitaine Allan H. Reed, le major Jack C. Heist, le sergent Zan D. Hassin, le soldat John H. Miller. Après une fusillade de plusieurs minutes, le major Heist et le sergent Hassin sont abattus. Le soldat Miller, blessé, est achevé par l’officier allemand au pied du poteau EDF situé derrière le monument. Le capitaine Reed atteint par neuf blessures aux bras et aux jambes gît sur la route perdant beaucoup de sang. M. et Mme Herlem sortent alors de leur maison et prennent le capitaine pour l’emmener à leur domicile. Les soldats allemands les mettent en joue pour les abattre à leur tour mais l’officier voyant les enfants de la famille (dont Marie Josée alors âgée de treize ans) à la porte de la maison, ordonne aux soldats de laisser faire. Quelques minutes après les sentinelles allemandes postées à la chapelle de la rue de Denain reviennent en signalant l’arrivée d’une colonne de chars américains et les Allemands remontent dans leur véhicules et partent vers Vendegie où ils sont interceptés par une autre colonne de chars américains. Le capitaine Reed survit encore une vingtaine de minutes à ses blessures. Placé dans le couloir de la maison Herlem, il est examiné par le docteur Piet et un médecin militaire américain qui tentent de le sauver, mais il avait perdu trop de sang. Avant de mourir il a le temps de parler avec les époux Herlem ; il dit notamment qu’il était prêt à mourir et il explique qu’il a une famille aux États-Unis et qu’il a deux enfants. Les époux Herlem l’ont embrassé pour sa famille et il a encore eu le temps de boire un verre d’eau après quoi, il est mort.

Ces quatre militaires Américains ont été placés ensuite dans l’école des filles (actuelle salle du temps de vivre) et ils ont été veillés jour et nuit par la population qui s’est relayée pour cela. Le 5 septembre 1944 au matin, après une messe dans l’église de la commune, dite par l’abbé Marcais et une cérémonie militaire sur la place, durant laquelle les résistants de la commune ont présenté les armes, les quatre militaires ont été enterrés provisoirement au cimetière de Sollers prêt de Melun. Après accord des familles, ils seront, pour trois d’entre eux, rapatriés aux États-Unis.

  • Le capitaine Allan H. Reed repose depuis novembre 1948 au cimetière de Sunset Hill à Corning en Californie et avait 27 ans.
  • Le major Jack C. Heist repose depuis juin 1949 au cimetière militaire Américain d’Épinal en France et avait 25 ans.
  • Le sergent Zan D. Hassin repose depuis juin 1949 au cimetière Greenwood de Hot Springs dans l'Aarkansas et avait 25 ans.
  • Le soldat John H. Miller repose depuis avril 1949 au cimetière d’Arlington Fort Mayer en Virginie et avait 36 ans.

Une dalle rappelant leur sacrifice a été inaugurée en 2000 et est honorée par une cérémonie officielle chaque année depuis lors.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Thiant

Les armes de la commune de Thiant se blasonnent ainsi :
De sinople semé de billettes d'argent, au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout. [1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 février 1994 Robert Fromont PCF  
avril 1994 décembre 2005 Francis Carpentier[2] PCF A démissionné
mars 2006 en cours Jean-Marie Lecerf PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 590 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
747 775 873 945 953 998 1 038 1 062 1 066
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 208 1 276 1 356 1 433 1 618 1 612 1 735 1 789 1 928
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 119 2 318 1 955 2 180 2 347 2 437 2 387 2 455 2 859
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 925 2 699 2 635 2 593 2 568 2 538 2 530 2 590 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Thiant en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
5,3 
75 à 89 ans
10,9 
10,7 
60 à 74 ans
13,2 
21,6 
45 à 59 ans
20,9 
20,8 
30 à 44 ans
18,0 
21,2 
15 à 29 ans
19,6 
20,1 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]