Maing
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| Maing | ||
La Mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Valenciennes | |
| Canton | Valenciennes-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole | |
| Maire Mandat |
Philippe Baudrin 2008-2014 |
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| Code postal | 59233 | |
| Code commune | 59369 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Maingeois | |
| Population municipale |
3 987 hab. (2010) | |
| Densité | 341 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 24 m — Max. 90 m | |
| Superficie | 11,68 km2 | |
| Localisation | ||
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Maing est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Le nom de la commune apparaît d'origine franque : Maen, Mahen, Maheng pourrait avoir un rapport avec les prairies, ou encore exprimer une notion de domaine.
Après la chute de Bavay capitale des Nerviens, le castellum de Fanum Martis Famars (révélé par de nombreuses fouilles archéologiques) devient préfecture d'Empire et chef-lieu d'un pagus (comté). De grandes voies partent de cette cité, notamment la voie Famars-Arras-Thérouanne. Au long de cet axe, au lieu-dit le « bois de Fontenelle », un cimetière à incinération du IIIe siècle a été fortuitement découvert dans une sablière, au cours des années 1958-1960. Parmi les objets exhumés figurent une fiole en verre ornée d’émaux bleus ou jaunes ainsi qu’un peigne en bronze. Le passage de cette voie sur l'Escaut, à Maing-Trith, a été confirmé par la découverte d'urnes funéraires sur la berge actuelle du canal de l'Escaut. On peut par ailleurs supposer l'existence d'un relais de batellerie en un lieu où le cours d'eau devient navigable.
Une première communauté s'est implantée sur le territoire communal présent vers la fin du VIIe ou du VIIIe siècle, à la lisière -probablement- d'un ancien domaine gallo-romain (proche du castellum antique de Famars). La ligne de sources constitue un indicateur intéressant. Il est raisonnable de supposer la présence de cette villae sur la pente du plateau cambrésien menant à l'Escaut.
Aux confins de la Lotharingie, ce fleuve a constitué un vecteur important, conduisant au portus du domaine royal mérovingien de Valenciennes. Au cours du Haut Moyen Âge, Maing est mentionné vers 1050, dans certaines chroniques et dans les chartes des évêques de Cambrai, titulaires de l'autel paroissial mais qui le confient aux chanoines augustins de Saint-Aubert, qui en assurent le patronage jusqu'à la Révolution de 1789.
La commune suit les destinées du Saint-Empire romain germanique, sous la domination des empereurs ottoniens. Les comtes de Hainaut prennent ensuite sous tutelle la seigneurie personnelle à dater de 1322. Un franc-marché est instauré dès 1329, selon un rythme hebdomadaire dominical. Les coutumes témoignent d'une organisation administrative dès avant la fin du XIVe siècle, jamais remise en cause par les seigneurs personnels (noblesse locale, couronne d'Espagne).
Il est impossible de dissocier l'histoire religieuse de Maing et celle de Valenciennes. La tradition rapporte qu'en 1008, à la faveur d'une terrible épidémie de peste ravageant le Hainaut, La Vierge Marie apparaît à un ermite maingeois (ou berger, selon les versions) nommé Bertholin, priant près d'une petite fontaine (le lieu est dit « Fontenelle »). Elle lui enjoint de porter message auprès des habitants de Valenciennes, qu'elle entend préserver en déroulant un cordon céleste autour de la cité hennuyère, à la condition que ces derniers entrent également en prière. Leur dévotion aurait valu un miracle... Évidemment, même si l'engagement religieux ne saurait être mis en cause, on ne peut raisonnablement prendre pour argent comptant cette légende. Même si l'on assiste toujours annuellement, en septembre, à un fervent pèlerinage, où figurent immanquablement jusqu'aux élus du peuple, tant à Valenciennes qu'à Maing, les racines historiques de cet évènement s'avèrent indiscutablement plus tardives ; le parcours qu'emprunte la procession apparaît à ce propos riche d'enseignement[1].
Le lieu-dit l'Hopiteau où s'érige une ferme du même nom, correspond à un fief très ancien qui est déjà attesté en 1257 sous la forme "Fief de Ciply", ainsi que dans le cartulaire de Fontenelle (XIIIe siècle) sous les formes "Cepli" et "l'Ospital". Ce fief relève d'abord de l'Ordre Hospitalier des Chevaliers du Temple de Jérusalem, c'est-à-dire des Templiers, dont la Commanderie dans le Hainaut siège à Ciply (Belgique). Après dissolution de l'ordre, par Philippe IV le Bel, certaines possessions passent à l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, puis échoit à celui des chevaliers de Rhodes et, enfin, aux chevaliers de Malte. La commanderie s'établit alors à Forchies-Piéton (Belgique).
Maing devient française après la prise de Valenciennes par Louis XIV en mars 1677.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Maing se blasonnent ainsi : D'argent au lion de sable, couronné d'or, armé et lampassé de gueules |
Administration [modifier]
Le maire actuel, présenté lorsqu'il fut élu à son premier mandat par une liste libre et sans attachement politique, il a ensuite rejoint l'UMP lors des dernières élections de 2008.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Maing depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Vestiges archéologiques de l'abbatiale cistercienne de Fontenelle : fondée en 1212, l'abbaye de Fontenelle accueille des moniales. Les fouilles réalisées par le Service archéologique de Valenciennes (Vincent Maliet et Philippe Beaussart) permettent de saisir parfaitement le plan au sol de l'église conventuelle. Des pavements de petits carreaux, formant par assemblage des motifs géométriques s'agencent selon les différentes parties : chœur des Dames, avant-chœur, sanctuaire. Les plus anciens datent du XIVe siècle, les plus récents du XVIe siècle[8]. Plusieurs caveaux ont également été mis au jour, tel celui de Jeanne de Valois, de sang royal. Après avoir joué un rôle politique à la mort de son mari, le comte Guillaume, la comtesse douairière de Hainaut se retire en 1337 pour vivre une vie de recluse, songeant à son âme comme il est alors fréquent. D'autres sépultures de princesses de cette famille ont également été exhumées.
Un ensemble de lames funéraires en pierre de Tournai est également découvert lors des investigations menées entre 1977 et 1984.
À fin du XVIe siècle, Adrien de Montigny réalise une intéressante perspective cavalière de l'abbaye, qu'il insère dans les Albums de Croÿ.
- L'église paroissiale Saint-Géry : édifiée en grès, cet édifice cultuel comporte une façade du XIVe siècle, greffée sur une nef plus ancienne, qui date pour l'essentiel des XIVe et XVIIe siècles (avec présence d'un glyptographe de 1612 portant le nom de Pasquier de Lourches) mais incluant quelques éléments de piliers du XIIe siècle. Vers la fin du XVIe siècle, l'un des seigneurs fait construire une chapelle privée qui devient le croisillon gauche. Une peinture murale du XVIe représentant une Pieta avec donateurs et saints-patrons en témoignait encore au début en 1916. Comme constaté en 1999, elle est malheureusement aujourd'hui effacée et ne subsiste plus qu'à travers une photographie du fonds douaisien d'Augustin Boutique.
Le chœur et le transept droit sont achevés vers 1740. Une partie du mobilier religieux est inscrit à l'inventaire supplémentaire des MH.
Une lame funéraire en pierre de Tournai, d'une exceptionnelle qualité, est à découvrir dans cette église, dans le bas-côté droit : elle présente les effigies des cinq membres de la famille Bruniaux (1353-1355) (classée monument historique). Elle provient de l'abbaye de Fontenelle, comme deux autres grandes pierres, celle de l'abbesse Loïse de Barbaize, et celle du chevalier Jakemes.
- La mairie : La "maison d'école et de mairie" fut construite en 1847, à la suite des lois Guizot sur l'instruction publique. La façade est caractéristique de la période du Second Empire ; intégrant une école, elle est l'œuvre de l'architecte Jean-Baptiste Bernard, également auteur, en 1840, de la loge maçonnique de Valenciennes (rue des Canonniers).
Dans le domaine du patrimoine rural, la commune possède encore de grandes fermes en rouges-barres, alternant rangs de briques et de pierres. Les bâtiments s'agencent autour d’une cour carrée avec un porche–pigeonnier ouvrant sur l'extérieur. Quelques fabriques en lien avec le traitement des produits agricoles étaient encore visibles dans le courant du XXe siècle : râperies de betteraves, moulin à vent, scierie, sucrerie (rue Pierre-Vanderbecq), brasseries...
- Le Castel des Prés[9]
- Brasserie Plichon, puis Union de Maing[10]
- La chapelle Notre-Dame du Saint Cordon
Personnalités liées à la commune [modifier]
Activités associatives, culturelles, festives et sportives [modifier]
Voir aussi [modifier]
Sources, références [modifier]
- cf. Valentiana n° 20 : La procession du Saint-Cordon à Valenciennes, article sous la plume de William Maufroy
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 30 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Populations légales 2009 de la commune, sur Insee. Consulté le 7 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Maing en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 30 juillet 2010
- BEAUSSART (Ph.) & MALIET (V.), « Les pavements de l’abbatiale de Fontenelle à Maing », Revue du Nord, t. 65, 1983, p. 123-147.
- Castel des Prés, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Brasserie Plichon, puis Union de Maing, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Page "associations" du site municipal officiel
- "La Voix du Nord", 17 septembre 2010