Trith-Saint-Léger

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Trith-Saint-Léger
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Valenciennes-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Norbert Jessus
2014-2020
Code postal 59125
Code commune 59603
Démographie
Gentilé Trithois(e)(s)
Population
municipale
6 450 hab. (2011)
Densité 939 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 33″ N 3° 29′ 12″ E / 50.3258333333, 3.4866666666750° 19′ 33″ Nord 3° 29′ 12″ Est / 50.3258333333, 3.48666666667  
Altitude Min. 21 m – Max. 81 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel de la mairie

Trith-Saint-Léger est une commune française de la banlieue de Valenciennes, située sur le cours canalisé de l'Escaut (qui sera probablement « dynamisé » par la réalisation du projet de Canal Seine-Nord), dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Au 1er janvier 2006, la commune comptait 6 376 habitants appelés Trithois. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut, qui regroupe 39 communes et 143 786 habitants, en 2006.

Les habitants de la commune s'appellent des Trithois ou des Trithoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Trith-Saint-Léger est située sur la départementale 59, entre Prouvy et Valenciennes, au sud-ouest de celle-ci. La gare de Trith-Saint-Léger est desservie par la ligne SNCF TER Nord-Pas-de-Calais Valenciennes - Cambrai. La commune inscrit son développement dans un schéma du développement urbain élaboré avec une forte dynamique de concertation.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Une entrée de la commune.
Communes limitrophes de Trith-Saint-Léger
La Sentinelle Valenciennes
Prouvy Trith-Saint-Léger Aulnoy-lez-Valenciennes
Maing Famars

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Théâtre des Forges René Carpentier (patrimoine industriel) à ossature de fonte et acier, restauré et rouvert au public
Le géant "Mononque Hubert", effigie d'un peintre artisan que les enfants appelaient "Mon oncle Hubert". Il tient dans sa main gauche un pot de peinture, et de l'autre un verre de bière. Créé en 1949 sur une suggestion du conseil municipal, il mesurait 4 mètres de hauteur

En 1170, le village établi sur les deux rives de l'Escaut s'appelait Pont-de-Trith (de trajectus, passage de cours d'eau). Un vieux pont recevait un chemin descendant de Famars et remontant directement vers le hameau de Saint-Léger qui portait le nom du martyr qui y souffrit.

Ce passage important se trouvait défendu par une forteresse qu'occupaient de puissants seigneurs. Parmi eux, Rénier de Trith qui participa aux croisades de Constantinople. C'est pour ses hauts faits d'armes en Orient que les descendants de Renier de Trith portèrent dans leurs armoiries « un croissant de gueule dans un champ d'argent ».

C'est au XIe siècle qu'il est fait mention de Trith dont les seigneurs étaient pairs du comté de Valenciennes. Riches et puissants, ils furent longtemps en guerre avec ceux d'Aulnoye jusqu'à ce que Baudouin V, Comte de Hainaut, les oblige à renoncer à leurs querelles en 1171.

À la fin du XIIe siècle, le château de Trith passe à la famille de Roeulx puis au Comte du Hainaut.

La houille, que l'on cherchait déjà à la fin du XVIIIe siècle et que l'on exploite en 1826, façonne ensuite le visage de Trith-Saint-Léger, ainsi que la sidérurgie.
La fosse « Ernest » était ouverte en 1826 à Trith (actuel territoire de La Sentinelle). On peut lire dans une statistique de 1832 : « il existe à Trith sept fosses à charbon des mines d'Anzin et… un établissement considérable contenant des forges et laminoirs à l'anglaise, où l'on étire les fers; plus une fonderie où l'on coule des pièces en fonte du poids de 12 à 15 000 livres. » Cet établissement avait été créé en 1823. La « Maison César Sirot », aujourd'hui Laminés Marchands Européens, société détenue par le groupe Beltrame et ArcelorMittal, y a été créée en 1875.

La commune, comme beaucoup d'autres de cette région, a été durement touchée par les séquelles économiques, sociales et environnementales de la mine, les séquelles de deux guerres mondiales puis de la crise de la sidérurgie (ex : fermeture du site métallurgique d'Usinor, qui en termes d'emploi n'a été que très partiellement compensée par l'installation de l'usine PSA Peugeot-Citroën, et qui a laissé des sols pollués sur environ 30 ha[2] (gazomètre (aujourd'hui détruit), ancien crassier sidérurgique dont une partie est occupée par l'aciérie LME (USINOR - LME) qui a aussi « exploité une décharge interne pour le stockage de poussières d'aciérie jusqu'en juin 99 ») [3]. Ces sites sont à l'origine d'une pollution de la nappe des alluvions par des métaux lourds (plomb, chrome, arsenic issus de déchets industriels spéciaux, et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

La commune se relève progressivement de ces crises, en soutenant le développement culturel et en intégrant les principes du développement durable et de la construction de haute qualité environnementale dans ses nouveaux investissements.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Trith-Saint-Léger

Les armes de la commune de Trith-Saint-Léger se blasonnent ainsi :
D'argent au croissant de gueules.[4]

Environnement[modifier | modifier le code]

"Résidence Les godenettes"(EHPAD spécialisée dans l'accueil de personnes âgées dépendantes, construit par Jean-Luc Collet, selon les principes de l'architecture HQE avec puits thermique, vitrages spéciaux, mur végétalisé, puits de lumière, modules photovoltaïques, système innovant de climatisation, etc.[5]

[5]


De nombreux sites industriels dégradés ou pollués ont fait l'objet (dans les communes et sa proche région) de démolitions et traitement (avec l'EPF souvent), ou font encore l'objet d'une surveillance.

La commune a construit une école HQE, maison de retraite spécialisée dans l'accueil et hébergement de personnes âgées dépendantes dessinée par l'architecte Jean-Luc Collet, créée avec le Sivom de Trith-Saint-Léger et environs[6],[5]. HQE avec puits thermique, vitrages spéciaux (récupérant l'énergie), mur végétalisé, puits de lumière, modules photovoltaïques, système innovant de climatisation, qui permettra à cet établissement de mieux réagir aux canicules, etc.

Culture et associations[modifier | modifier le code]

Outre les associations et les écoles, la Médiathèque Gustave Ansart, et le Théâtre des Forges René Carpentier sont le principaux supports de la vie culturelle de la commune. Le théâtre est une relique de l'architecture industrielle caractéristique qui s'est développée à partir du XIXe siècle jusqu'à l'entre-deux-guerres dans le bassin minier.

Natation sportive[modifier | modifier le code]

La ville de Trith-Saint-Léger dispose d'une piscine composée de deux bassins. Le projet de rénovation de la piscine débutera au début de l'année 2015. Le club de natation sportive surnommé "Le Squale Trithois" participe à de nombreuses compétitions FSGT et quelques compétitions FFN.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Trith-Saint-Léger a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[7].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1996 René Carpentier PCF Conseiller général du Canton de Valenciennes-Sud (1967-1988)
1996 1998 Elie Salengros PCF Conseiller général du Canton de Valenciennes-Sud (1988-2001)
1998 en cours Norbert Jessus PCF Conseiller général du Canton de Valenciennes-Sud depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Trith-Saint-Léger relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 450 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
678 1 003 1 153 1 661 1 768 1 799 1 951 2 495 2 898
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 271 3 923 4 019 2 312 2 777 3 283 3 537 3 716 3 724
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 789 4 363 4 188 5 084 5 416 5 143 5 280 6 459 7 098
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
7 612 6 757 5 952 6 208 6 196 6 367 6 450 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population passe de 950 habitants en 1803 à 1 799 en 1842. Par contre, le territoire de la commune (1 064 ha en 1803) est amputé de La Sentinelle.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Trith-Saint-Léger en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
4,7 
75 à 89 ans
7,2 
10,0 
60 à 74 ans
13,3 
20,1 
45 à 59 ans
19,9 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
23,6 
15 à 29 ans
21,2 
21,1 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée par une fleur au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[14] puis par une deuxième fleur l'année suivante[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises - Trith-Saint-Léger » (consulté le 6 décembre 2008)
  2. Base de donnée sols pollués
  3. Base de donnée BASOL (Décharge interne LME)
  4. d'argent au croissant de gueules, sur le site newgaso.fr, non trouvé le 7 janvier 2013
  5. a, b et c Jean-Luc Collet, "Ehpad Les Godenettes à Trith-Saint-Léger (59), Une démarche architecturale innovante pour l'accueil des personnes âgées". 11e congrès Manager le développement durable en établissement de santé, 5 avril 2011, Paris, in Techniques hospitalières no 728, juillet-août 2011, La revue des technologies de santé, p. 67-73
  6. Document de présentation de l'EHPAD « Les Godenettes » (qui signifie « les lentilles d'eau » en patois local)
  7. N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 14 janvier 2010)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Trith-Saint-Léger en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  12. Site de la paroisse Saint Bernard de Fontenelle
  13. <site égliseinfo.catholique.fr
  14. Source : Villes et Villages Fleuris
  15. Source : Villes et Villages Fleuris