Quiévrechain

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Quiévrechain
Une cité minière de Quiévrechain.
Une cité minière de Quiévrechain.
Blason de Quiévrechain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Valenciennes-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Pierre Griner
2014-2020
Code postal 59920
Code commune 59484
Démographie
Population
municipale
6 130 hab. (2011)
Densité 1 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 46″ N 3° 40′ 04″ E / 50.3961111111, 3.66777777778 ()50° 23′ 46″ Nord 3° 40′ 04″ Est / 50.3961111111, 3.66777777778 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 118 m
Superficie 4,71 km2
Localisation

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Liens
Site web www.quievrechain.fr

Quiévrechain est une commune française, située dans le département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais.

Adhérente à l'intercommunalité de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, Quiévrechain fait également partie de l'unité urbaine de Valenciennes qui est la troisième du département du Nord.

C'est aussi par Quiévrechain que la vaste agglomération de Valenciennes est attenante à la Belgique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite ville située à 15 km au nord-est de Valenciennes où elle fait partie de son unité urbaine, elle est frontalière avec la Belgique sur sa bordure est.

Par rapport à la Belgique voisine, Quiévrechain se situe à 20 km de Mons et se trouve face à la ville quasi-homonyme de Quiévrain.

Quiévrechain fait partie du territoire du parc naturel régional Scarpe-Escaut.

Communes limitrophes de Quiévrechain
Crespin
Quarouble Quiévrechain Quiévrain (Belgique)
Rombies-et-Marchipont

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le tramway de Valenciennes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 636, le roi Dagobert concéda à saint Landelin, moine bénédictin, des terres situées à Crespin, pour la fondation d'une abbaye de son ordre : Quiévrechain tient son origine de cette abbaye.

En 820, moins de deux siècles plus tard, le roi Lothaire Ier accorda aux moines de Crespin, un certain lieu-dit : Kiévrechin. Les moines y construisirent une modeste chapelle. Brûlée en 881, elle fut reconstruite en 900.

Le village, groupé autour de sa petite église (à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin), se développera plus rapidement que celui de Crespin. Au XIIe siècle, Quiévrechain fut la paroisse mère de Crespin.

À partir du XIVe siècle, la petite église Saint-Martin a subi de nombreuses transformations pour répondre aux besoins du petit village qui s'étend de plus en plus vers Blanc-Misseron.

Le château fut brûlé en 1426 par la garnison du Quesnoy. L'Abbaye des Dames de Beaumont a déclaré posséder des biens dans le villages en 1602[1].

Depuis 1713, date de la division du Hainaut, en Hainaut impérial et Hainaut Français, Quiévrechain avait pour rôle central de servir de barrière douanière.

La frontière franco-belge est constituée par le cours de l'Aunelle. C'est en 1779 seulement que le roi de France céda aux Pays-Bas autrichiens la partie du territoire de Quiévrechain qui se trouvait au-delà de cette rivière (entre autres, le château du XVIIIe siècle).

Une berline servant d'ornement dans la commune.

Après la Révolution, l'exploitation du sous-sol de Quiévrechain fut concédée à la compagnie de Saint-Saulve puis à celle d'Anzin, mais cette dernière abandonna la partie au sud de la ligne Valenciennes-Crespin à Grégoire Joseph Libert qui, plus heureux que ses prédécesseurs, fit des sondages couronnés de succès en 1830. En 1836, il fonda la compagnie des mines de Crespin couvrant les territoires de Crespin, Onnaing, Sebourg, Quiévrechain, Quarouble et Rombies. La concession resta inexploitée de 1842 à 1875. Le puits no 1 fut exploité de 1880 à 1949, le no 2 de 1902 à 1950.

En 1801, Quiévrechain avait 445 habitants.

Dès la fin du XIXe siècle, de nombreuses entreprises furent créées à Blanc-Misseron.

En 1892, la petite église Saint-Martin étant devenue trop exiguë pour les 1 271 habitants, la construction d'une seconde église, le Sacré-Cœur, commence à Blanc-Misseron.

En 1901, 2 763 habitants ; en 1931, 6 282 habitants ; et en 2001, 6 131 habitants habitants.

En 1962, la commune offrait 2 771 emplois dans l'industrie.

En 1972, avec la création de l'autoroute A2 Paris - Bruxelles, la fonction de barrière douanière perdait toute son importance au même titre d'ailleurs que le pôle industriel qu'elle avait fait prospérer dans son ombre, durant près d'un siècle.

C'est grâce à sa forte industrialisation et donc à un chômage faible et des entreprises ancrées dans la vie communale, que la ville fait preuve d'une effervescente (vie associative et festive) durant les années 1970 ; on pourrait citer les « 24 heures de Quiévrechain » (course cycliste et fête non-stop pendant 24 heures courant juin) ou encore la fête de la bière. Des associations influentes s'investissent dans ces manifestations, comme la fanfare des sapeurs-pompiers, la société des 8 (« les gros zozios »). Une radio locale apparaît même sur les ondes dès 1981 (loi sur la radio libre) : nommée Radio Aunelle, celle-ci s'éteindra en 1991 après avoir changé de nom pour passer momentanément sous le nom de Radio Atlantis.

Depuis le milieu des années 1970, la ville a connu une désindustrialisation conséquente, avec notamment de nombreuses fermetures d'usines métallurgiques, verrerie, etc., entraînant une hausse du chômage et la migration de population vers d'autres territoires plus attractifs en matière d'emplois. Elle a cependant continué son développement, notamment avec une modernisation des réseaux de transports, la construction de la salle des sports François-Denis en 1971, de la piscine du SIVOM en 1977, et la création du centre socio-éducatif Louis-Henocq.

Mentionné dans le film de Steven Spielberg : Cheval de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1977 Antoine Briche divers droite  
mars 1977 mars 2014 Michel Lefebvre PCF  
mars 2014 en cours Pierre Griner divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

2007 : construction d'un établissement pénitentiaire pour mineurs de 60 places.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 130 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
549 443 528 672 739 786 893 888 885
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
988 1 062 1 076 1 214 1 262 1 401 1 791 2 155 2 763
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 558 3 556 3 604 4 912 6 282 5 632 5 487 6 108 6 332
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
7 102 7 269 7 186 6 456 6 069 5 750 5 705 6 130 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Quiévrechain en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
4,1 
75 à 89 ans
7,7 
10,6 
60 à 74 ans
13,4 
19,8 
45 à 59 ans
20,9 
19,3 
30 à 44 ans
18,2 
22,9 
15 à 29 ans
21,0 
23,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Quiévrchain fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, au mois de décembre, est organisée une course de 10 kilomètres baptisée La Quivérainoise, car elle se déroule en partie à Quiévrain, de l'autre côté de la frontière.
  • En 2007, un club de floorball a été fondé : les Grizzlys du Hainaut. Il évolue depuis 2010-2011 en Division 2 du Championnat de France, après avoir évolué en 2009-2010 en Division 1. Il a remporté le championnat de D2 en 2008-2009, et joue à domicile au Complexe de la Corderie, situé près de la piscine, inauguré en 2004. Le club accueille un week-end par an, où tous les clubs de sa poule se rendent, comme le veut le règlement de Floorball France.

Média[modifier | modifier le code]

La ville est régulièrement mentionnée dans l'édition de Valenciennes-Denain de La Voix du Nord et dans l'Observateur du Valenciennois.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église du Sacré-Cœur (dite de Blanc-Misseron)

La construction de l'église du Sacré-Cœur de Blanc-Misseron a commencé en octobre 1892 et fut terminée et bénie à la fin de 1894, pour répondre aux besoins des 1271 habitants. L'église Saint-Martin était devenue trop exiguë et sa transformation impossible. À peine ouverte, elle fut interdite au culte en raison d'une certaine opposition communale et fut finalement reconnue comme chapelle de secours par Décret du Président de la République, du 25 février 1898 (en vertu du Concordat de 1801, l'exercice du culte était réglementé par l'État). En juin 1918, elle fut fortement endommagée par les explosions successives d'un dépôt de munitions allemand et, c'est en piteux état qu'elle fut cédée le 17 novembre 1919, à la Compagnie des Mines de Crespin. En 1946, après la nationalisation des mines, elle a appartenu aux Houillères Nationales. Aujourd'hui, depuis une dizaine d'années, le diocèse de Cambrai en est le propriétaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]