Quiévrechain

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Quiévrechain
Blason de Quiévrechain
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Valenciennes-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Michel Lefebvre
2008-2014
Code postal 59920
Code commune 59484
Démographie
Population
municipale
5 998 hab. (2010)
Densité 1 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 46″ N 3° 40′ 04″ E / 50.3961111111, 3.6677777777850° 23′ 46″ Nord
       3° 40′ 04″ Est
/ 50.3961111111, 3.66777777778
  
Altitude Min. 24 m — Max. 118 m
Superficie 4,71 km2
Localisation

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Quiévrechain

Quiévrechain est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.

Adhérente à l'intercommunalité de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, Quiévrechain fait également partie de l'unité urbaine de Valenciennes qui est la troisième du département du Nord.

C'est aussi par Quiévrechain que la vaste agglomération de Valenciennes est attenante à la Belgique.

Sommaire

Géographie [modifier]

Petite ville située à 15 km au nord-est de Valenciennes où elle fait partie de son unité urbaine, elle est frontalière avec la Belgique sur sa bordure est.

Par rapport à la Belgique voisine, Quiévrechain se situe à 20 km de Mons et se trouve face à la ville quasi-homonyme de Quiévrain.

Quiévrechain fait partie du territoire du Parc naturel régional de Scarpe et de l’Escaut.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Quiévrechain
Crespin
Quarouble Quiévrechain Quiévrain (Belgique)
Rombies-et-Marchipont

Histoire [modifier]

En 636, le roi Dagobert concéda à saint Landelin, moine bénédictin, des terres situées à Crespin, pour la fondation d'une abbaye de son ordre : Quiévrechain tient son origine de cette abbaye.

En 820, moins de deux siècles plus tard, le roi Lothaire Ier accorda aux moines de Crespin, un certain lieu-dit : Kiévrechin. Les moines y construisirent une modeste chapelle. Brûlée en 881, elle fut reconstruite en 900.

Le village, groupé autour de sa petite église (à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin), se développera plus rapidement que celui de Crespin. Au XIIe siècle, Quiévrechain fut la paroisse mère de Crespin.

À partir du XIVe siècle, la petite église Saint-Martin a subi de nombreuses transformations pour répondre aux besoins du petit village qui s'étend de plus en plus vers Blanc-Misseron.

Le château fut brûlé en 1426 par la garnison du Quesnoy. L'Abbaye des Dames de Beaumont a déclaré posséder des biens dans le villages en 1602[1].

Depuis 1713, date de la division du Hainaut, en Hainaut impérial et Hainaut Français, Quiévrechain avait pour rôle central de servir de barrière douanière.

La frontière franco-belge est constituée par le cours de l'Aunelle. C'est en 1779 seulement que le roi de France céda aux Pays-Bas autrichiens la partie du territoire de Quiévrechain qui se trouvait au-delà de cette rivière (entre autres, le château du 18° s.).

Après la Révolution, l'exploitation du sous-sol de Quiévrechain fut concédée à la compagnie de Saint-Saulve puis à celle d'Anzin, mais cette dernière abandonna la partie au sud de la ligne Valenciennes-Crespin à Grégoire Joseph Libert qui, plus heureux que ses prédécesseurs, fit des sondages couronnés de succès en 1830. En 1836, il fonda la compagnie des mines de Crespin couvrant les territoires de Crespin, Onnaing, Sebourg, Quiévrechain, Quarouble et Rombies. La concession resta inexploitée de 1842 à 1875. Le puits N° 1 fut exploité de 1880 à 1949, le N° 2 de 1902 à 1950.

En 1801, Quiévrechain avait 445 habitants.

Dès la fin du XIXe siècle, de nombreuses entreprises furent créées à Blanc-Misseron.

En 1892, la petite église Saint-Martin étant devenue trop exiguë pour les 1271 habitants, la construction d'une seconde église, le Sacré-Cœur, commence à Blanc-Misseron.

En 1901, 2763 habitants ; en 1931, 6 282 habitants ; et en 2001, 6131 habitants.

En 1962, la commune offrait 2 771 emplois dans l'industrie.

En 1972, avec la création de l'autoroute A2 Paris - Bruxelles, la fonction de barrière douanière perdait toute son importance au même titre d'ailleurs que le pôle industriel qu'elle avait fait prospérer dans son ombre, durant près d'un siècle.

C'est grâce à sa forte industrialisation et donc à un chômage faible et des entreprises ancrées dans la vie communale, que la ville fait preuve d'une effervescente (vie associative et festive) durant les années 1970 ; on pourrait citer les fameuses "24 heures de Quiévrechain" (course cycliste et fête non-stop pendant 24 heures courant juin) ou encore la fête de la bière. Des associations influentes s'investissent dans ces manifestations, comme la fanfare des sapeurs-pompiers, la société des 8 ("les gros zozios"). Une radio locale apparaît même sur les ondes dès 1981 (loi sur la radio libre) : nommée Radio Aunelle, celle-ci s'éteindra en 1991 après avoir changé de nom pour passer momentanément sous le nom de Radio Atlantis.

Depuis le milieu des années 1970, la ville a connu une désindustrialisation conséquente, avec notamment de nombreuses fermetures d'usines métallurgiques, verrerie, etc., entraînant une hausse du chômage et la migration de population vers d'autres territoires plus attractifs en matière d'emplois. Elle a cependant continué son développement, notamment avec une modernisation des réseaux de transports, la construction de la salle des sports François-Denis en 1971, de la piscine du SIVOM en 1977, et la création du centre socio-éducatif Louis-Henocq.

Mentionné dans le film de Steven Spielberg : Cheval de guerre

Héraldique [modifier]

Blason de la ville de Quiévrechain (59) Nord-France.svg

Les armes de Quiévrechain se blasonnent ainsi : « D'argent au croissant d'azur. »

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1977 Antoine Briche divers droite  
mars 1977 en cours Michel Lefebvre PCF  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Justice [modifier]

2007 : construction d'un établissement pénitentiaire pour mineurs de 60 places.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Quiévrechain depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
- 549 443 528 672 739 786 893 888
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
885 988 1 062 1 076 1 214 1 262 1 401 1 791 2 155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 763 3 558 3 556 3 604 4 912 6 282 5 632 5 487 6 108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6 332 7 102 7 269 7 186 6 456 6 072 5 750 5 705 5 766
2009 - - - - - - - -
5 843 - - - - - - - -
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[2] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[3],[4],[5],[6]

Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges à Quiévrechain en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
4,1 
75 à 89 ans
7,7 
10,6 
60 à 74 ans
13,4 
19,8 
45 à 59 ans
20,9 
19,3 
30 à 44 ans
18,2 
22,9 
15 à 29 ans
21,0 
23,2 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments [modifier]

La construction de l'église du Sacré-Cœur de Blanc-Misseron a commencé en octobre 1892 et fut terminée et bénie à la fin de 1894, pour répondre aux besoins des 1271 habitants. L'église Saint-Martin était devenue trop exiguë et sa transformation impossible. À peine ouverte, elle fut interdite au culte en raison d'une certaine opposition communale et fut finalement reconnue comme chapelle de secours par Décret du Président de la République, du 25 février 1898 (en vertu du Concordat de 1801, l'exercice du culte était réglementé par l'État). En juin 1918, elle fut fortement endommagée par les explosions successives d'un dépôt de munitions allemand et, c'est en piteux état qu'elle fut cédée le 17 novembre 1919, à la Compagnie des Mines de Crespin. En 1946, après la nationalisation des mines, elle a appartenu aux Houillères Nationales. Aujourd'hui, depuis une dizaine d'années, le diocèse de Cambrai en est le propriétaire.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. [PDF] Archives départementales du Nord
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 31 juillet 2010
  3. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 8 janvier 2012
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 8 janvier 2012
  7. Évolution et structure de la population à Quiévrechain en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010
  8. Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 31 juillet 2010

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]