Le Tampon

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Le Tampon
L'église du Tampon.
L'église du Tampon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
Arrondissement Saint-Pierre
Canton chef-lieu de 4 cantons
Intercommunalité CASUD
Maire
Mandat
André Thien Ah Koon
2014-2020
Code postal 97430
Code commune 97422
Démographie
Population
municipale
74 998 hab. (2011)
Densité 453 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 16′ 41″ S 55° 30′ 55″ E / -21.2781, 55.515321° 16′ 41″ Sud 55° 30′ 55″ Est / -21.2781, 55.5153  
Altitude Min. 287 m – Max. 2 418 m
Superficie 165,43 km2
Localisation

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Le Tampon
Liens
Site web letampon.fr

Le Tampon est une commune de l'île de La Réunion, la quatrième plus importante en nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Tamponnais. Elle fait partie de l'unité urbaine de Saint-Pierre. Sa devise est : « Le Tampon, une commune où il fait bon vivre ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville du Tampon vue de l'espace le 16 janvier 2009.

Le territoire communal du Tampon est situé dans le Sud de l'île de La Réunion, sur la Côte Sous le Vent, sur les hauteurs de la ville de Saint-Pierre.

La commune s'étale sur les pentes qui descendent de la Plaine des Cafres vers l'océan. Elle est encadrée au nord-ouest par le Bras de la Plaine et au sud-est par la Rivière des Remparts.

L'habitat est dispersé sur les pentes en se groupant en quartiers, le plus important en taille et en population étant celui du chef-lieu. Les premières habitations s'installant le long de la route menant de Saint-Pierre à la Côte au Vent, elles prirent le nom du kilométrage à partir de l'océan ce qui donna des noms singuliers aux quartiers du Tampon : le Onzième, le Quatorzième, le Vingt-Troisième

L'étalement de la commune en altitude contribue à créer de nombreux climats favorables à la villégiature, au tourisme et à l'agriculture (canne à sucre, fleurs, élevage, etc).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Tampon
Saint-Benoît La Plaine-des-Palmistes Sainte-Rose
L'Entre-Deux Tampon Saint-Joseph
Saint-Pierre
Localisation administrative du territoire communal du Tampon.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du XVIIIe siècle, le Sud de La Réunion se colonise.

En 1830, le comte Gabriel Le Coat de Kerveguen s'installe dans le secteur du Tampon et constitue un empire en s'appropriant presque toutes les concessions du sud. En 1859, il frappe sa propre monnaie, le kreutzer ou kerveguen, pour payer la main d'œuvre indienne travaillant sur ses terres. Vingt ans plus tard, la monnaie est déclarée illégale.

À partir de 1870, l'ylang-ylang et le vétiver commencent à être distillés et Bois Joly Potier met au point l'alambic en 1887.

En juillet 1882, la région Tampon-Plaine des Cafres se sépare de Saint-Pierre et se dote d'adjoints.

En 1911, la première église du Tampon voit le jour sous l'influence du Père Eugène Rognard.

Jusqu'alors une section administrative de Saint-Pierre, la commune du Tampon voit le jour le 25 juillet 1925 avec Edgar Avril comme premier maire.

En 1941, l'eau courante arrive au Tampon suivie de l'électricité en 1952.

Le sanatorium des Trois-Mares ouvre en 1960 et le lycée Roland Garros est inauguré en août 1965.

En 1979, la commune du Tampon s'agrandit en absorbant la région du Piton de la Fournaise à proximité de la Plaine des Cafres.

La construction de la Maison du Volcan débute en 1989.

Édouard Balladur, alors Premier ministre, préside l'ouverture du Campus Sud de l'Université de La Réunion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Tampon est associé dans la Communauté d'Agglomération du Sud avec trois autres communes : Saint Philippe, L'Entre-Deux et Saint-Joseph.

La ville est divisée en quatre cantons :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1935 Edgar Avril    
1935 1942 Georges Avril    
1942 1945 Evenor Lallemand    
1945 1947 Edgar Avril    
1947 1953 Roger Bénard    
1953 1983 Paul Badré    
1983 2006 André Thien Ah Koon RPR puis UMP Député
2006 2010 Didier Robert UMP Président Conseil Régional
2010 2014 Paulet Payet[1] UMP Conseiller régional
2014 en cours André Thien Ah Koon Div Droite Cons. Général, Cons. Régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 74 998 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
24 335 31 378 36 107 40 545 47 593 60 323 69 849 74 998
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[2] puis population municipale à partir de 2006[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Un caméléon panthère pris en photo au Tampon.
Un camphrier sur un terrain que la commune a classé pour le protéger
  • La Maison du volcan, située à Bourg-Murat, est un musée et un centre ludique pour découvrir et apprendre sur les volcans et en particulier sur le Piton de la Fournaise.
  • Le parc Jean de Cambiaire pour son jardin et la villa typique de l'architecture créole en bardeaux.
  • Piton Hyacinthe pour son cadre.
  • Le village de Bois-Court avec son panorama sur le Bras de la Plaine et le village de Grand-Bassin. À voir également l'horloge hydraulique.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire communal six collèges :

  • le collège public de La Châtoire datant des années 2000 et qui comptait 930 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le collège public Michel Debré à la Plaine des Cafres ;
  • le collège public du Quatorzième kilomètre ;
  • le collège privé Marthe Robin ;
  • le collège public de Terrain Fleury qui comptait 1 599 élèves à la rentrée 2005 ;
  • le collège public de Trois Mares ouvert en 1975.

Lycées[modifier | modifier le code]

On compte par ailleurs trois lycées publics :

  • le lycée d'enseignement général et technologique Roland Garros (lycée Roland-Garros) qui comptait 2 450 élèves à la rentrée 2005 ce qui en fait l'un des plus grands de France avec ses deux terrains de football. Sa création a été ardemment défendue par Michel Debré durant les années 1960,
  • le lycée d'enseignement général et technologique Pierre Lagourgue,
  • le lycée d'enseignement général, professionnel et technologique Boisjoly Potier (lycée BoisJoly Potier) qui comptait 1 430 élèves à la rentrée 2005.

Université[modifier | modifier le code]

La commune accueille également un campus secondaire de l'Université de La Réunion. Il accueille des étudiants en licence, les étudiants en STAPS, l'IUFM

Militaire[modifier | modifier le code]

Un dépot de munitions sur le lieu-dit du Bourg-Murat dans la plaine des Cafres dépandant, depuis la création de ce service en 2011, du service interarmées des munitions[4].

Sportive[modifier | modifier le code]

  • le stade Klébert Picard (anciennement Roland Garros) dans le centre-ville. Il accueille l'équipe municipale de football.
  • le skatepark de Trois-Mares

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnages suivants sont nés au Tampon :

Les personnages suivants sont liés à la toponymie du Tampon :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. élu par le Conseil Municipal du 13 avril 2010 en remplacement de Didier Robert, démissionnaire après son élection à la présidence du conseil régional
  2. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. [PDF]Ministère de la Défense, « Arrété PPRT signé le 2 mai 2013 », sur Direction de l’environnememt, de l’amménagememt et du logement de La Réunion,‎ 2 mai 2013 (consulté le 15 juin 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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