Rue de Presbourg

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8e, 16e arrt
Rue de Presbourg
Vue de l'avenue Kléber
Vue de l'avenue Kléber
Situation
Arrondissement 8e, 16e
Quartier Champs Élysées, Chaillot
Début Avenue des Champs-Élysées, n° 133
Fin Avenue de la Grande-Armée, n° 1
Morphologie
Longueur 450 m
Largeur 12 m
Géocodification
Ville de Paris 7773
DGI 7798

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Presbourg
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48° 52′ 20″ N 2° 17′ 40″ E / 48.872326, 2.29449

La rue de Presbourg est une rue parisienne située près de la place de l’Étoile (devenue la place Charles-de-Gaulle en 1970), dans les 8earrondissement et le 16e arrondissement. Elle forme, avec la rue de Tilsitt, un cercle parfait.

Ce site est desservi par la station de métro Charles de Gaulle - Étoile.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette rue célèbre le souvenir de la Paix de Presbourg de 1805. Presbourg est l'ancien nom de Bratislava et il n'existe pas (à janvier 2014) de voie portant le nom de Bratislava à Paris. La rue de Presbourg a reçu son nom par décret du 2 mars 1864 en raison de la proximité avec l'arc de triomphe de l'Étoile situé au centre de la place de l'Étoile et dédié à la gloire napoléonienne.

Un autre souvenir de ce traité à Paris est une inscription figurant sur l'Arc de Triomphe du Carrousel : Maître des États de son ennemi, Napoléon les lui rend. Il signe la paix le 27 [le 26 pour certains] décembre 1805 dans la capitale de la Hongrie [qui était alors Presbourg] occupée par son armée victorieuse.

Bâtiments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • no 2 : « Au 2 de la rue de Presbourg, dans un des douze hôtels qui cernent la place de l'Étoile, j'ai connu La Belle Fatma. Elle portait à l'état civil un nom spécifiquement alsacien, mais sa beauté un peu lourde et toute orientale lui avait valu ce sobriquet narquois. Mme Dollfuss, qui menait chaque matin au Bois deux dogues d'Ulm splendides, Hector et Malice, aimait à donner la comédie dans son salon tendu d'admirables tapisseries des Flandres. »[1]
  • no 6 : Habité par le célèbre comédien Constant Coquelin dit Coquelin aîné (1841-1909). « À quelques pas de son frère cadet[2], Coquelin aîné habitait un appartement dont les fenêtres avaient comme vue, au premier plan, l'Arc de Triomphe »[3].
  • no 6bis : Habité par Alexandre Duval (†1922), fils d'un boucher, fournisseur de la cour impériale sous le Second Empire, créateur de plusieurs restaurants dont les fameux Bouillons Duval (ce qui lui valut le surnom ironique de Godefroy de Bouillon) et le Restaurant du Palais-Bourbon. Il est surtout connu comme amant de Cora Pearl. « On sait combien Alexandre Duval, ce parfait parisien, avec son chapeau cronstadt, sa lavallière à pois, ses guêtres blanches, était populaire dans tous les milieux où l'on s'amusait. Les revenus de ses restaurants lui permettaient une oisiveté bien pourvue. »[4]
  • no 7 : siège du bureau américain pour la préparation du procès de Nuremberg. Actuelle ambassade de Brunei.
  • no 8bis : Hôtel Limantour, puis Hôtel Yturbe.
  • no 9bis : siège de Sopra Group, dans un immeuble Art nouveau.
  • no 19: Michel Szkolnikoff, un des principaux trafiquants sous l'Occupation y résidait.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Becq de Fouquières, Op. cit., p. 115-116.
  2. V. Rue Arsène-Houssaye.
  3. André Becq de Fouquières, Op. cit., p. 116.
  4. André Becq de Fouquières, Op. cit., p. 117.

Sources[modifier | modifier le code]

  • André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Vol. 1, Paris, Pierre Horay, 1953
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910