Sergent-major

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Sergent-major est un grade ou une position militaire dans plusieurs armées. Dans les pays du Commonwealth, le sergent-major est une position occupée par le sous-officier senior.

Armée suisse[modifier | modifier le code]

Insigne de sergent-major dans l'armée suisse.

Dans l'armée suisse le grade est situé entre ceux de sergent-chef et de fourrier. Il a rang de sous-officier supérieur.

Depuis la réforme d'Armée XXI (01.01.2004), le sergent-major est un grade exclusivement réservé à un sous-officier supérieur technique, alors qu'auparavant ce grade désignait également et principalement le sergent-major d'unité (qui a actuellement le grade de sergent-major chef).

Son insigne est composé de deux chevrons surmontés d'une croix entourée de lauriers.

Armée française[modifier | modifier le code]

En France, le grade sergent-major fut créé en 1776. Il était le bas-officier le plus élevé dans la compagnie d'infanterie; à la cavalerie, le maréchal des logis-chef était équivalent. Le sergent-major était chargé de l’administration de la compagnie. Néanmoins, compte tenu des différentes missions, des stages, des congés, etc. le sergent-major était souvent l'adjoint du capitaine commandant la compagnie. Il était aussi le président des bas-officiers et le comptable de l'unité. Il organisait le service intérieur de la compagnie, tant au quartier que sur le terrain. Sous l'Ancien Régime, équivalent à l'état-major du régiment, était le grade adjudant sous-officier, qui fut aussi établi en 1776 et qui était le premier bas-officier du régiment.

Le sergent-major était alors un bas-officier d'élite et longtemps le corps s'est présenté comme un vivier pour le choix des officiers. Après les réformes qui suivirent la guerre de 1870, il devint plus difficile pour eux d'accéder au grade d'officier, compte tenu des restrictions d'âge. Avec la réforme des effectifs au sein des bataillons et l'ajout d'un sous-officier au grade d'adjudant par compagnie, le sergent-major était cantonné à des tâches purement administratives.

Le grade est remplacé par celui de sergent-chef par la loi de 1928. Il est rétabli de 1942 à 1962 pour le sous-officier responsable de la comptabilité de la compagnie[1].

Il n'a plus été nommé de sergent-major depuis 1964 et le grade a été définitivement supprimé en 1971.

Quelques anciens sergent-majors : maréchal Bazaine, général Husband, Henri Tonel.

Forces canadiennes[modifier | modifier le code]

Dans les Forces canadiennes, le sergent-major est une position occupée par un militaire du rang. Il s'agit du militaire du rang le plus senior de l'unité ou de la sous-unité. Les sergents-majors portent généralement le grade d'adjudant-maître ou d'adjudant-chef. Les rôles généraux du sergent-major sont d'assister le commandant ou l'officier commandant, de s'occuper de la discipline et de veiller au bien-être des militaires du rang et de les représenter auprès du commandant ou de l'officier commandant.

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. SHA, « Les grades dans l’armée de terre », Service historique de la Défense, publié en mai 2009, sous licence CC BY-NC-SA