Maison de Médicis

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Médicis
Armoiries de la famille.
Armoiries de la famille : Médicis
Blasonnement D'or à six sphères mises en orle, cinq de gueules, celle en chef d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or
Période VIIIe siècle - 1743
Pays ou province d’origine Flag of Tuscany.svg Toscane
Allégeance Drapeau de l'Italie Italie

Pavillon royal de la France.svg Royaume de France

Fiefs tenus Flag of Florence.svgFlorence

Flag of Tuscany.svg Toscane

La maison de Médicis (Medici en italien) est une famille patricienne de Florence dont la puissance émerge à l'époque de la Renaissance italienne entre les Quattrocento et Cinquecento (XVe et XVIe siècles italiens).

Histoire des Médicis[modifier | modifier le code]

La famille de Médicis compta jusqu'à dix filiales bancaires : à Venise, Rome, Naples, Milan, Pise, Genève, Lyon, Avignon, Bruges et Londres.

En 1378, Salvestro propose une réforme élargissant le suffrage au sein de la République, attirant la sympathie de la population pour sa famille.

La branche aînée descend de Pierre Ier de Médicis et Laurent le Magnifique, son fils, pour s'achever par l'assassinat d'Alexandre « le Maure » en 1537. Le pouvoir passa alors à la branche cadette descendant de Laurent l'Ancien, alors représentée par Cosme Ier de Médicis qui accède au pouvoir en 1537. L'ensemble des branches forme un clan de 32 familles s'associant au XIVe siècle pour pénétrer discrètement les leviers du pouvoir en se posant en partisans du peuple contre l'oligarchie florentine constituée de riches familles commerçantes (famille Albizzi, Alberti, Strozzi) à la tête des 7 Arts majeurs[1].

La ligne directe mâle de la descendance s'est éteinte en 1737 (voir généalogie ci-dessous).

Dans les arts, les Médicis étaient une dynastie adepte du mécénat et du collectionnisme ; Anne-Marie-Louise de Médicis, électrice douairière du Palatinat du Rhin, dernière survivante de la Maison, légua sa collection à la ville de Florence, sous la condition que les trésors restent dans la ville, ce qui la transforma en une « gloire du Monde », regroupant plus de 50 musées.

L'histoire de la maison des Médicis a le mérite d'être riche et complexe mais le bilan que l'on dresse de la famille florentine doit être nuancé.

Les origines[modifier | modifier le code]

Fresque dans la Chapelle des Mages de Benozzo Gozzoli de 1459 en l'honneur des Médicis sur le thème du voyage des Rois mages, figurant des membres de cette famille en parade dans la campagne de Toscane.

Alexandre Dumas rappelle la biographie légendaire des Médicis que la famille s'est elle-même forgée en faisant remonter son plus lointain ancêtre au temps de Charlemagne[2] : Averard de Médicis aurait été à la fin du VIIIe siècle en Italie un chevalier au service de Charlemagne qui combattait alors les Lombards. Défié par un géant lombard nommé Mugello, il accepta le combat qu'il remporta et au cours duquel son bouclier d'or reçut un coup de massue de laquelle pendaient six boules fraîchement ensanglantées, imprimant ainsi la marque des six boules rouges dessus[3]. Averard en fit ses armoiries et hérita des biens du vaincu, de là les terres, les villes et châteaux que les Médicis possédèrent dans cette partie du territoire florentin portant le nom du géant, Mugello[4].
Au faîte de leur pouvoir, Cosme de Médicis réfutera cette origine fabuleuse car la logique ne pouvait admettre que des trous concaves se transforment sur le blason en boules convexes. Cosme l'Ancien n'hésitera pas à rappeler des débuts plus modestes, racontant que leur aïeul aurait été un médecin, d'où le nom Medici, et un apothicaire ; ainsi les tourteaux ou besants de leurs armoiries représenteraient les pilules qu'il fabriquait dans son officine (cinq rouges pour le poumon, le foie, le cœur, l'estomac et les intestins, une bleue figurant la panacée)[5].

Blason des Médicis (en haut) vers 1475-1500.

Leur richesse, leur pouvoir et leur influence proviennent initialement du commerce, de la transformation de la laine et de leur action au sein de la guilde des lainiers (Arte della Lana). D'abord banquiers, puis politiciens, membres du clergé et nobles, les Médicis ont atteint leur prééminence la plus grande comme figures de premier plan de Florence autant que d'Italie et d'Europe.

Les Médicis sont vraisemblablement originaires du Mugello, situé à 30 km au nord de Florence, où la famille possédait des terres agricoles. Ils ont probablement émigré à Florence au cours du XIIIe siècle pour profiter de l'expansion économique que connaissait la « République des fleurs ». Ainsi, parmi les tout premiers Médicis dont il est possible de relever des traces, il apparaît que certains s'adonnent au change et à la banque. C'est le cas de Chiarissimo de Medici établi à Florence en 1201, leur plus vieil ancêtre connu, père d'Averardo de' Medici (en)[6].

Le fondateur de la puissance financière, dès la première branche des Médicis qui influencera l'histoire de Florence et de la Toscane, est Giovanni (Jean) di Bicci qui fonde la banque des Médicis en 1397. Cette banque célèbre devient la plus importante d'Europe au milieu du XVe siècle[7]. Giovanni diversifie aussi ses activités en faisant l'acquisition de deux ateliers de laine à Florence, alors industrie dominante de la ville. Le capital qu'il retirera de ses activités bancaires, qui s'étendent partout en Italie et même au-delà, permettra à ses successeurs d'asseoir leur influence politique. La croissance de la Banque sous Giovanni est telle qu'elle lui permettra de passer du rang de citoyen mineur à celui de second citoyen le plus riche de la République.

La Seigneurie[modifier | modifier le code]

Cosme l'Ancien (1434-1464)[modifier | modifier le code]

Le fondateur de la puissance ou de l'ascendant politique des Médicis est Cosimo il Vecchio (1389-1464) ou Cosme l'Ancien. Celui-ci, de retour d'exil en 1434, a défait l'oligarchie des Grands (le parti des Albizzi) et, tout en maintenant les apparences républicaines des institutions florentines, a assuré son contrôle sur la vie politique de Florence. S'appuyant sur les masses populaires favorables, l'essentiel de son système de contrôle reposait sur le clientélisme et sur la sélection des éligibles aux postes de magistratures. Il s'assurait ainsi de peupler les organes républicains d'hommes loyaux et redevables qui n'oseraient agir à l'encontre de ses désirs.

Outre son implication politique, Cosme continuait de gérer étroitement la banque familiale et la porta à son sommet. Il fut probablement, à une période de sa vie, l'homme le plus riche d'Europe, banquier des Papes et des Rois, mais aussi commerçant de produits de luxe et industriel dans le domaine de la laine et de la soie.

Ses ressources financières considérables lui permirent d'investir un montant important dans l'architecture, la sculpture, la peinture mais aussi dans la collection de pierres précieuses et d'objets d'orfèvrerie. Il s'intéressa également à la recherche de manuscrits anciens et récents, ce qui lui permit d'ouvrir la bibliothèque laurentienne, première bibliothèque publique d'Europe. Il est à l'origine du trésor des Médicis que chacun de ses successeurs enrichira.

Pierre Ier le Goutteux (1464-1469)[modifier | modifier le code]

La mort de Jean de Médicis (Giovanni) en 1463, fils cadet de Cosme qui devait lui succéder, replaça Pierre (Piero), le fils aîné, dans une situation imprévue d'héritier à laquelle il n'était pas préparé. En effet, sévèrement atteint de goutte, il passait la majorité de son temps alité, c'est pourquoi le fils cadet était destiné à succéder au père. Toutefois, il montra beaucoup d'intelligence et fut un excellent diplomate quand il succéda à son père en 1464.

Il élimina l'opposition formée contre son pouvoir à la suite de l'échec d'un complot visant à l'éliminer et ses bonnes relations avec Louis XI lui valurent le privilège d'ajouter à la boule bleue de ses armes trois lys de la Maison des Valois. Par contre, les finances et les affaires familiales, qui avaient commencé à décliner au cours des dernières années de la vie de Cosme, ne s'améliorèrent pas. Des problèmes de gestion et le peu d'expérience de Pierre Ier, s'ajoutant à une conjoncture peu favorable aux affaires, l'incitèrent à restreindre les activités financières des Médicis.

Il poursuivit l'œuvre de mécène entamée par son père et on lui attribue notamment la commande de la fresque La procession des Mages peinte par Benozzo Gozzoli où les membres de la famille Médicis sont représentés.

À sa mort en 1469, le pouvoir de la famille sur Florence était si bien assis que son fils Laurent, âgé d'à peine 20 ans, recueillit l'ascendant politique de ses prédécesseurs.

Laurent le Magnifique (1469-1492)[modifier | modifier le code]

Sous le gouvernement de Laurent le Magnifique (mécène avisé, poète à ses heures, stratège politique), Florence connaît son apogée. La République conserve ses institutions mais des réformes viennent achever de les vider de leur contenu et de leur sens. Laurent n'influence plus, il gouverne sans toutefois se comporter en despote.

À cette époque, Florence jouit d'une grande prospérité et représente un foyer intellectuel et artistique de premier plan.

La politique extérieure de Laurent est fondée sur le principe d'équilibre entre les États italiens pour assurer le maintien de la paix, essentielle au développement du commerce et des affaires. Cette politique pose toutefois problème au pape Sixte IV qui souhaite élargir l'État pontifical notamment en Toscane. C'est ainsi qu'un complot visant à éliminer Laurent et son frère cadet Julien s'élabore. Ce complot lie les Pazzi, rivaux bancaires des Médicis, et la papauté. La conjuration des Pazzi en avril 1478 se solde par l'assassinat de Julien tandis que Laurent n'est que légèrement blessé. Les Florentins en colère contre les assaillants s'adonnent à une répression qui fut, a-t-on dit, sanglante ce qui entraîne l'ouverture d'hostilités entre le Saint-Siège et son allié, le royaume de Naples, d'une part et la « ville des Fleurs », d'autre part. Laurent ne se tira de ce mauvais pas qu'en 1480 après avoir conclu un traité de paix dans une mission, souvent qualifiée de périlleuse, avec le roi de Naples qui avait la réputation d'être cruel. La paix ramenée fit croître la popularité de Laurent qui en profita pour affermir son pouvoir.

Il encourage les arts et les lettres mais ses efforts pour faire valoir le prestige des artistes florentins entraînent un certain dispersement de ceux-ci au détriment de Florence.

Il enrichit le trésor familial mais ses ressources financières, beaucoup plus limitées que celles de son père et de son grand-père, ne lui permirent pas d'entreprendre de nombreux projets. En effet, la Banque des Médicis ne cessa de décliner du fait de l'inaptitude de Laurent à la gérer, du peu de temps qu'il y consacra mais aussi de la conjoncture qui est défavorable. Poète de talent, il fit des efforts pour valoriser la langue italienne comme langue de composition.

Sa mort prématurée en 1492 marque la fin de la première phase de l'histoire de la famille des Médicis, la plus glorieuse et celle où ils s'appuyaient, du moins en partie, sur le peuple pour tirer leur légitimité.

Pierre II l'Infortuné (1492-1494) et l'Exil des Médicis (1494-1512)[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Pierre II, fils aîné de Laurent, marque une rupture pour la famille. Celui-ci considérant que les Médicis avaient acquis suffisamment de permanence, cesse de se soucier de l'opinion de ses supporteurs et ne témoigne d'aucun respect pour ses conseillers et ses ancêtres dont il trouve la modestie risible.

L'intervention du roi de France Charles VIII en Italie en 1494 cause la chute du gouvernement de Pierre II sur Florence. Après avoir temporisé trop longtemps dans la neutralité, Pietro, devant l'avance des Français, se rend à des conditions jugées inacceptables par les Florentins qui chassent la famille de Florence.

Jusqu'en 1511, Florence traverse une période agitée : d'abord sous la théocratie mystique du frère dominicain Savonarole, puis sous Soderini, élu gonfalonier à vie en 1502. Cet épisode est souvent qualifié d'agonie de la république alors que les dissensions internes ne permettent pas au gouvernement d'être stable et fort. Le retour des Médicis en 1512 marque la fin de la république.

Florence sous le contrôle des papes Médicis[modifier | modifier le code]

Malgré la persistance des institutions républicaines semblables à celles du temps de Laurent le Magnifique, l'influence des Médicis sur la politique florentine est plus que déterminante particulièrement sous le contrôle des papes Médicis.

Dès son élection à la papauté en 1513 sous le nom de Léon X, Giovanni, second fils de Laurent, considère Florence comme son bien personnel au service de grandes ambitions. Il y délègue des membres de sa famille pour y faire respecter ses décisions.

Clément VII, Giulio, probablement fils illégitime de Julien frère de Laurent, reprit, à son élection en 1523, les mêmes pratiques que son cousin et soutira de Florence les ressources dont il avait besoin. À la nouvelle du sac de Rome par les troupes impériales de Charles Quint en 1527, les Florentins se débarrassèrent à nouveau du joug des Médicis en chassant le cardinal Passerini délégué par le Pape pour gouverner Florence en son nom et au nom des deux jeunes Médicis bâtards, Hippolyto et Alessandro.

Du point de vue pontifical, le bilan du règne des Médicis est très mitigé. Si Léon X peut être dit en partie responsable d'un développement des lettres et des arts à Rome, ses goûts et son discernement peuvent être discutés et ses dépenses incontrôlées ont nui à la situation financière du Saint-Siège. Il eut aussi à gérer la crise de la réforme luthérienne. Vraisemblablement, il n'a pas saisi l'importance de l'événement et il ne put que consacrer la rupture une fois qu'il se fut décidé à agir en excommuniant Luther.

De son côté, Clément VII vécut le schisme anglican d'Henri VIII en refusant d'annuler son mariage, et sa réconciliation avec Charles Quint après le sac de Rome fit perdre à l'Italie son indépendance pour les siècles à venir ; elle passa sous le contrôle des impériaux.

Ducs de Florence et grands-ducs de Toscane[modifier | modifier le code]

Alexandre de Médicis (1531-1537)[modifier | modifier le code]

Cette réconciliation entre le pape Clément VII et l'Empereur Charles Quint permit aux Médicis de se rendre à nouveau maîtres de Florence en 1531 mais cette fois-ci en tant que Ducs. Le premier duc de Florence, Alexandre de Médicis (Alessandro), probablement fils illégitime de Clément VII, ne fut pas apprécié des Florentins. Il abandonna la gestion de l'État à quatre conseillers et mena une vie de débauche qui souleva l'indignation populaire. Il fut assassiné pour des raisons obscures, probablement à cause des dérèglements psychologiques de son assaillant, par son lointain cousin Lorenzino en 1537. Sa mort causa la fin de la première branche des Médicis à avoir gouverné Florence, celle de Cosme l'Ancien dite de Caffaglio.

« Les familles florentines ont beau crier, le peuple et les marchands ont beau dire, les Médicis gouvernent au moyen de leur garnison ; ils nous dévorent comme une excroissance vénéneuse dévore un estomac malade ; c’est en vertu des hallebardes qui se promènent sur la plate-forme, qu’un bâtard, une moitié de Médicis, un butor que le ciel avait fait pour être garçon boucher ou valet de charrue, couche dans le lit de nos filles, boit nos bouteilles, Casse nos vitres ; et encore le paye-t-on pour cela. »

— Lorenzaccio, Alfred de Musset, Acte I, scène 2

Cosme Ier (1537-1574)[modifier | modifier le code]

Couronne des grand ducs Médicis

L'oligarchie florentine à la mort d'Alessandro suggéra à l'Empereur Charles Quint, pour la succession au duché, Cosimo, fils de Jean des Bandes Noires de Médicis de la branche des Popolani et de Maria Salviati, petite-fille de Laurent le Magnifique par sa mère Lucrezia. L'oligarchie pensait trouver en lui un homme peu expérimenté qu'elle pourrait orienter et contrôler. Or Cosimo ne l'entendait pas ainsi et s'empressa de faire comprendre qu'il gouvernait seul. Son règne peut être ramené à quatre grands objectifs :

  • la recherche d'indépendance du duché face au contrôle impérial,
  • la recherche d'une plus grande unité et intégration entre Florence et les villes sous sa domination,
  • l'éloignement des oligarques de la gestion du duché,
  • la glorification de la Maison des Médicis.

Il réussit à donner au duché une plus grande indépendance en chassant, par la négociation, les troupes impériales encore sur le territoire du duché de Toscane. Il est aussi à l'origine de la construction de l'État territorial de Toscane en favorisant l'intégration mais également à la suite de la conquête de la République de Sienne en 1555. Cosme Ier renforce militairement et économiquement le duché. C'est aussi lui qui entama les travaux de construction de la Galerie des Offices dans le but d'y rassembler tous les fonctionnaires et de pouvoir les surveiller.

François Ier (1574-1587)[modifier | modifier le code]

François Ier (Francesco), fils de Cosme Ier, ne possède pas les qualités d'homme d'État de son père si bien qu'il abandonne la gestion du duché à ses ministres. Sa passion pour les sciences naturelles l'amène à passer plusieurs heures dans son laboratoire et ses expériences lui permirent de faire quelques découvertes importantes, notamment dans le domaine de la céramique. L'Accademia della Crusca, qu'il fonde en 1582, eut aussi un rôle majeur dans l'histoire linguistique de l'Italie puisqu'elle établit le toscan comme modèle de langue nationale. De son union avec Jeanne d'Autriche ne survécurent que des filles, dont Marie qui deviendra reine de France, si bien qu'à sa mort en 1587, c'est son frère Ferdinand, qui dut abandonner sa carrière ecclésiastique, qui lui succède.

Ferdinand Ier (1587-1609)[modifier | modifier le code]

Ferdinand Ier est souvent qualifié de dernier des Médicis méritant un peu de considération. Il fit des efforts pour éliminer la corruption dans l'administration du duché et pour favoriser le développement économique. Il instaura un système judiciaire plus équitable et moins arbitraire. Il se rapprocha de la France en épousant Christine de Lorraine, petite-fille de Henri II et de Catherine de Médicis (qui avait élevé la jeune fille et en fit son héritière) et participa grandement à la conversion d'Henri de Navarre (Henri IV) au catholicisme. À sa mort en 1609, ses efforts pour améliorer la situation du duché toscan ne furent pas poursuivis par ses successeurs et l'on ne peut que constater le déclin de la dynastie.

Cosme II (1609-1621)[modifier | modifier le code]

Cosme II, fils de Ferdinand Ier, prend la tête du duché en 1609 mais la maladie le confine au lit, ce qui le contraint à confier la gestion du duché à son Conseil composé de membres de sa famille dont sa mère, Christine de Lorraine, et sa femme, Marie Madeleine d'Autriche. Les ministres de son père toujours en place permettent un moment au duché de conserver une situation acceptable. Son orgueil princier lui fit fermer les succursales de la Banque des Médicis toujours en activité puisque les affaires n'étaient pas dignes de son rang. Tout comme ses prédécesseurs, il poursuit l'œuvre familiale de mécénat mais celle-ci se résume bien souvent à l'auto-célébration de la Maison des Médicis. Un de ses plus grands mérites est sans doute d'avoir accordé une constante protection à Galilée.

Ferdinand II (1621-1670)[modifier | modifier le code]

À la mort de Cosme II en 1621, son fils Ferdinand II n'a que dix ans, si bien que la régence est confiée de nouveau et conjointement à sa mère Marie Madeleine d'Autriche et à sa grand-mère Christine de Lorraine. Elles abandonnent la gestion du duché aux ecclésiastiques, étant à la fois très pieuses et se sachant peu aptes aux affaires d'État. Lorsque Ferdinand monte sur le trône ducal, il s'empresse de réduire l'influence des gens d'Église sans toutefois parvenir à les soumettre à son autorité. Sa politique interne et externe est marquée par le souci d'éviter les confrontations. Sa neutralité perpétuelle le place dans une position de faiblesse que chacune des puissances exploite pour en tirer des concessions. La Toscane était devenue un acteur politique mineur. Son mécénat, particulièrement dans le domaine des arts dits mineurs (orfèvrerie, ébénisterie, mosaïque...), permet toutefois à Florence de garder un certain prestige même dans le déclin.

Cosme III (1670-1723)[modifier | modifier le code]

Le long règne de son fils Cosme III pendant cinquante-trois ans n'améliore guère les choses. Très pieux, il cesse d'accorder protection aux savants contre l'Inquisition et impose un mode de vie austère aux Florentins habitués aux fêtes. Il est préoccupé toute sa vie par le problème de sa succession d'abord parce que son mariage avec Marguerite-Louise d'Orléans étant très mal assorti, lui bigot et austère et elle joviale, il n'eut d'elle que trois enfants et le couple se sépara définitivement en 1675, ensuite parce que ses enfants ne purent avoir de descendance masculine. Son fils aîné, Ferdinand, atteint de la syphilis, meurt en 1713 sans avoir eu d'enfants de son mariage avec Violante-Béatrice de Bavière, sœur cadette de la dauphine de France et le mariage de son second fils, Gian Gastone avec Marie-Françoise de Saxe-Lauenburg, ne permet pas davantage d'assurer une descendance. Les grandes puissances s'opposèrent à ce que sa fille, Anna-Maria-Luisa,veuve de l'Électeur Palatin, lui succède et, dans une tentative ultime, il demanda à son frère Francesco Maria d'abandonner sa carrière ecclésiastique pour se marier (1708) mais son union ne permit pas plus la naissance d'un héritier. Cosme III mourut sans avoir réussi à assurer la continuité de la dynastie.

Jean-Gaston (1723-1737)[modifier | modifier le code]

Le règne du dernier Médicis Grand-Duc de Toscane, Jean Gaston de Médicis (Gian Gastone), dernier fils de Cosme III, se passa plutôt dans la tranquillité et fut bénéfique pour la Toscane. Il chassa les religieux des organes publics, instaura une justice plus rationnelle et sut choisir de bons ministres pour gouverner à sa place. Bien qu'il ait d'abord accepté comme successeur son lointain cousin le jeune infant Charles d'Espagne en 1731, la question de la succession au duché est fixée définitivement par les grandes puissances en 1736 : le duché passera dans les mains de la Maison de Habsbourg-Lorraine par le biais du duc François III de Lorraine, futur époux de la fille et héritière de l'empereur Charles VI, Marie-Thérèse d'Autriche. Celui-ci s'installe à Florence en 1737 à la mort de Jean-Gaston.

Anna Maria Luisa fut la dernière survivante de la lignée. Elle consacra les dernières années de sa vie aux œuvres charitables et à sa mort en 1743, elle légua le trésor familial à l'État Toscan à condition que jamais rien ne quitte Florence et que les collections des Médicis soient mises entièrement à la disposition du public.

Les reines de France[modifier | modifier le code]

Catherine de Médicis (1519-1589)[modifier | modifier le code]

Fille de Laurent duc d'Urbino, lui-même fils de Pietro le dernier des Médicis seigneur de Florence et fille de Madeleine de la Tour d'Auvergne, Catherine de Médicis épouse le second fils de François Ier en 1533. La mort du dauphin François en 1536 fait d'Henri l'héritier de François Ier à sa mort, ce qui se produit en 1547. La mort d'Henri II en 1559 et celle de son fils François II en 1560 font d'elle la régente du royaume pour son second fils Charles alors âgé de 10 ans seulement.

La régence de Catherine est marquée par les guerres de religion qui frappent alors durement la France et malgré toutes les oppositions qu'elle rencontre et tous les obstacles qui se dressent, sa conduite ne varie pas : son but est la préservation de l'unité du royaume et de l'autorité royale. C'est sous le règne de son fils Charles IX qu'a lieu le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). Certains auteurs accusent d'ailleurs Catherine d'être à l'origine de la tuerie, mais cette théorie est très discutée.

Elle fut la mère de trois rois : François II, Charles IX et Henri III mais la mort de tous ses fils pose le problème de la succession en 1589. Selon la loi salique, le trône devrait échoir à Henri de Navarre époux de sa fille Marguerite, mais celui-ci est protestant.

Marie de Médicis (1575-1642)[modifier | modifier le code]

Marie de Médicis épouse Henri de Navarre en 1600 après qu'il se fut converti au catholicisme, qu'il eut été couronné roi de France et qu'il eut fait annuler son mariage avec Marguerite, fille de Catherine de Médicis. Elle met au monde six enfants dont trois fils. Elle est couronnée reine de France le 13 mai 1610 à Saint Denis. Mais le lendemain son mari est assassiné par Ravaillac. Elle exerce alors la régence pour son fils Louis XIII qui n'a que 9 ans.

Souhaitant avoir de bonnes relations avec l'Espagne, elle mène une politique catholique, avec le soutien du parti dit « des dévots », et remet partiellement en cause l'édit de Nantes. Elle conserve l'entourage de Florentins qui l'ont accompagnée en France, et accorde même beaucoup de pouvoirs à certains d'entre eux, notamment à Leonora Galigai et à son mari Concino Concini. Les anciens ministres sont renvoyés, et les parlementaires sont de moins en moins consultés, alors que des subsides très généreux sont accordés à des seigneurs frondeurs. Tout ceci mécontente une bonne partie de l'opinion publique, ainsi que le jeune Louis XIII, qui prend le pouvoir le 24 avril 1617 en faisant assassiner Concini et en chassant Marie de Médicis hors de Paris. S'ensuivent de nombreuses intrigues, qui aboutissent finalement à l'exil de Marie aux Pays-Bas espagnols en 1631, puis à Cologne où elle terminera sa vie en 1642.

Arbre généalogique des Médicis de 1360 à 1743[modifier | modifier le code]

Jean de Médicis (1360-1429)
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├─Antonio de Médicis (?-1398)
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├─Damien de Médicis (?-1390)
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├─Cosme l'Ancien (1389-1464)
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│ ├─Pierre Ier le Goutteux (1416-1469), seigneur de Florence
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│ │ ├─Laurent le Magnifique (1449-1492), seigneur de Florence
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│ │ │ ├─Lucrèce de Médicis (1470-1550)
│ │ │ │ │
│ │ │ │ ├─Maria Salviati (1499-1543), épouse de Jean delle Bande Nere 
│ │ │ │ │
│ │ │ │ └─Francesca Salviati (??-??)
│ │ │ │   │
│ │ │ │   └─Alexandre de Médicis (1535-1605), pape Léon XI
│ │ │ │
│ │ │ ├─Pierre II le Malchanceux (1471-1503), seigneur de Florence
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│ │ │ │ ├─Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbino
│ │ │ │ │ │
│ │ │ │ │ ├─Alexandre de Médicis (le Maure) (1510-1537), duc de Florence
│ │ │ │ │ │ │
│ │ │ │ │ │ ├─Jules de Médicis (it) (vers 1533-1600)
│ │ │ │ │ │ │ │
│ │ │ │ │ │ │ └─Cosme de Médicis (it) (vers 1550- vers 1630)
│ │ │ │ │ │ │   │
│ │ │ │ │ │ │   └─Angélique de Médicis (1608-1636) dont descend la lignée des Princes d'Ottaviano (it)
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│ │ │ │ │ │ └─Julia de Médicis (it) (v. 1535-??)
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│ │ │ │ │ └─Catherine de Médicis (1519-1589), épouse de Henri II de France
│ │ │ │ │
│ │ │ │ └─Clarisse de Médicis (1493-1528)
│ │ │ │
│ │ │ ├─Madeleine de Médicis(1473-1528, épouse de Jean-Baptiste Tari
│ │ │ │
│ │ │ ├─Jean de Médicis (1475-1521), pape Léon X
│ │ │ │
│ │ │ ├─Julien de Médicis (1478-1516), duc de Nemours
│ │ │ │   │
│ │ │ │   └─Hippolyte de Médicis (1511-1535), cardinal
│ │ │ │
│ │ │ └─Contessina de Médicis (??-1515), épouse de Pierre Ridolfi
│ │ │
│ │ └─Julien de Médicis (1453-1478)
│ │   │
│ │   └─Jules de Médicis (1478-1534), pape Clément VII
│ │
│ ├─Jean de Médicis (1421-1463)
│ │ │
│ │ └─Cosimino de Médicis (1452-1461)
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│ └─Charles de Médicis (1430-1492)
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└─Laurent de Médicis (l'Ancien) (1395-1440)
  │
  └─Pierfrancesco de Médicis l'Ancien (1430-1476)
    │
    ├─Laurent le Popolano (1463-1503), seigneur de Piombino
    │ │
    │ └─Pierfrancesco de Médicis le Jeune (1487-1525)
    │   │
    │   ├─Laudomia de Médicis
    │   │
    │   ├─Lorenzino de Médicis (1514-1548)
    │   │
    │   ├─Julien de Médicis (v. 1520-1588)
    │   │
    │   └─Madeleine de Médicis (??-1583)
    │
    └─Jean le Popolano (1467-1498) (épouse Catherine Sforza - 1463-1509)
      │
      └─Jean des Bandes Noires (1498-1526)
        │
        └─Cosme Ier de Médicis (1519-1574), grand-duc de Toscane
          │
          ├─Bia de Médicis (1537-1542)
          │
          ├─Marie de Médicis (1540-1557)
          │
          ├─François Ier de Médicis (1541-1587), grand-duc de Toscane
          │ │
          │ ├─Éléonore de Médicis (1567-1611) épouse de Vincent Ier, duc de Mantoue et de Montferrat
          │ │
          │ ├─Romola de Médicis (1568-1568)
          │ │
          │ ├─Anne de Médicis (1569-1584)
          │ │
          │ ├─Isabelle de Médicis (1571-1572)
          │ │
          │ ├─Lucrèce de Médicis (1572-1574)
          │ │
          │ ├─Marie de Médicis (1573-1642), épouse de Henri IV de France
          │ │
          │ ├─Antoine de Médicis (1576-1621)
          │ │
          │ └─Philippe de Médicis (1577-1582)
          │
          ├─Isabelle de Médicis (1542-1576), épouse de Paolo-Giordano Ier Orsini, duc de Bracciano.
          │
          ├─Jean de Médicis (1543-1562), évêque de Pise et cardinal
          │
          ├─Lucrèce de Médicis (1545-1562), épouse de Alphonse II d'Este, duc de Ferrare et Modène
          │
          ├─Pietro (Pedricco) de Médicis (1546-1547)
          │
          ├─Garzia de Médicis (1547-1562)
          │
          ├─Antoine de Médicis (1548-1548)
          │
          ├─Ferdinand Ier de Médicis (1549-1609), grand-duc de Toscane, épouse Christine de Lorraine
          │ │
          │ ├─Cosme II de Médicis (1590-1621), grand-duc de Toscane, épouse Madeleine d'Autriche
          │ │ │
          │ │ ├─Marie-Christine de Médicis (1609-1632)
          │ │ │
          │ │ ├─Ferdinand II de Médicis (1610-1670), grand-duc de Toscane, épouse Victoria Della Rovere
          │ │ │ │
          │ │ │ ├─Cosme de Médicis (1639-1639)
          │ │ │ │
          │ │ │ ├─Cosme III de Médicis (1642-1723), grand-duc de Toscane, épouse Marguerite-Louise d'Orléans
          │ │ │ │ │
          │ │ │ │ ├─Ferdinand (1663-1713), épouse Violante-Béatrice de Bavière
          │ │ │ │ │
          │ │ │ │ ├─Anna Maria Luisa de Médicis (1667-1743), épouse Jean-Guillaume, Electeur palatin
          │ │ │ │ │
          │ │ │ │ └─Jean Gaston de Médicis(1671-1737),grand-duc de Toscane ép M.Françoise de Saxe-Lauenbourg
          │ │ │ │
          │ │ │ └─François Marie de Médicis (1660-1711), cardinal puis époux d'Éléonore de Guastalla 
          │ │ │
          │ │ ├─Jean Charles de Médicis (1611-1663), évêque de Sabine
          │ │ │
          │ │ ├─Marguerite de Médicis (1617-1675), épouse de Édouard Ier Farnèse, duc de Parme
          │ │ │
          │ │ ├─Mathieu de Médicis (1613-1667)
          │ │ │
          │ │ ├─François de Médicis (1614-1634)
          │ │ │
          │ │ ├─Anne de Médicis (1616-1676), épouse de l'archiduc Charles-Ferdinand d'Autriche
          │ │ │
          │ │ └─Léopold de Médicis (1617-1675), cardinal
          │ │
          │ ├─Éléonore de Médicis (1591-1617)
          │ │
          │ ├─Catherine de Médicis (1593-1629), épouse de Ferdinand, duc de Mantoue et de Montferrat
          │ │
          │ ├─François de Médicis (1594-1614)
          │ │
          │ ├─Charles de Médicis (1595-1666)
          │ │
          │ ├─Filippino de Médicis (1599-1602)
          │ │
          │ ├─Laurent de Médicis (1600-1648)
          │ │
          │ ├─Marie-Madeleine de Médicis (1600-1633)
          │ │
          │ └─Claude de Médicis (1604-1648), épouse de Frédéric della Rovere puis de l'archiduc Léopold V d'Autriche-Tyrol
          │
          ├─Anne de Médicis (1553-1553)
          │
          ├─Pierre de Médicis, dit Don Pietro de Médicis  (1554-1604)
          │
          ├─(fille anonyme) (1566-1566)
          │
          ├─Jean de Médicis (1567-1621)
          │
          └─Virginia de Médicis (1568-1615), épouse de César d'Este, duc de Modène

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Médicis présentant cinq boules de gueules sur un champ d’or et une boule d'azur chargée de fleur de lys qu'obtint Pierre Ier de Médicis du roi Louis XI en récompense de services rendus.
D'or à six tourteaux mis en orle, cinq de gueules, celui en chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.[8]

Une théorie veut que ce blasonnement est en fait spécifique aux seules Catherine et Marie de Médicis, en raison de la présence des trois fleurs de lis d'or (sur tourteau d'azur), emblème de la monarchie française, et que les vraies armes de la famille soient simplement D'or à six tourteaux de gueules voire D'or à cinq tourteaux de gueules et celui en chef d'azur.

Il semble néanmoins possible que le roi de France Louis XI ait autorisé les Médicis à arborer les lys de France en récompense :

« Nous, Louis, par la Grâce de Dieu, Roi de France, accordons par le présent acte à Pierre de Médicis et à ses héritiers et à ses successeurs nés et à naître de légitime mariage qu'il puisse, à présent, dans l'avenir et pour toujours avoir et porter sur leur blason trois fleurs de lys. »

— Louis, roi de France, 1465

Notes :

  • En toute rigueur héraldique, les meubles du blason des Médicis ne sont pas des tourteaux plats mais des boules.
  • La signification des armes est incertaine d'autant plus que la forme de l'écu et le nombre de boules évolue (de onze initialement à six) à mesure que la famille s'enrichit[9] :
    • soit, comme le fondateur de la famille était apothicaire, elles représenteraient des pilules ;
    • soit, en raison des activités bancaires des Médicis, il s'agirait de la figuration d’un boulier ;
    • soit encore la disposition des boules évoquerait l'étoile de David, à six branches[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrieux. Les Médicis. Paris, Librairie Plon, 1958
  • Pierre Antonetti, Les Médicis. Paris, PUF, 1997
  • André Chastel, Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique. Paris, PUF, 1959
  • Raymond DeRoover, The Rise and Decline of the Medici Bank. New York, Norton Library, 1966
  • John Rigby Hale, Florence and the Medici. The Pattern of Control. Londres, Thames and Hudson, 1977
  • Christopher Hibbert, Rise and Fall of the Medici House. New York, Morrow, 1975
  • Jean Lucas-Dubreton, La Vie quotidienne à Florence au temps des Médicis. Paris, Hachette, 1958
  • Lauro Martines, Le Sang d'avril - Florence et le complot contre les Médicis - Albin Michel - Histoire - Paris - 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Carmona, « Aspects du capitalisme toscan au XVe et au XVIIe siècle », Revue d'histoire moderne et contemporaine,‎ 1964, p. 87
  2. Alexandre Dumas, Les Médicis, Michel Lévy frères,‎ 1860 (lire en ligne), p. 2
  3. D'où la légende du blason des Médicis : écu d’or à 6 tourteaux de gueules, jusqu'à Pierre II de Médicis en faveur duquel le roi Louis XII aurait changé la couleur rouge du premier tourteau en celle d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or. Source : Palliot, La Vraye et parfaite science des armoiries, 1660
  4. Alexandre Dumas, Les Médicis, Michel Lévy frères,‎ 1860, 269 p. (lire en ligne)
  5. Dominique Fernandez, Le dernier des Médicis (Livre numérique Google), Grasset,‎ 1994 (lire en ligne), p. 10
  6. (en) Anna R. Sheldon, The Medici Balls : Seven Little Journeys in Tuscany, Kessinger Publishing,‎ 2005 (lire en ligne), p. 17-20
  7. François Crouzet, Histoire de l'économie européenne, 1000-2000, Albin Michel,‎ 2000, p. 82
  8. Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes, 1963.
  9. Étude de la signification des armes des Médicis.
  10. (en) Flavio Barbiero, The Secret Society of Moses : The Mosaic Bloodline and a Conspiracy Spanning Three Millennia, Inner Traditions / Bear & Co,‎ 2010 (lire en ligne), p. 383

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Principaux membres de la famille[modifier | modifier le code]

Descendant notable[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]