Gadancourt

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Gadancourt
La mairie de Gadancourt
La mairie de Gadancourt
Blason de Gadancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vigny
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées du Vexin
Maire
Mandat
Michel Noury
2014-2020
Code postal 95450
Code commune 95259
Démographie
Gentilé Gadancourtois
Population
municipale
93 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 49″ N 1° 51′ 28″ E / 49.0969444444, 1.8577777777849° 05′ 49″ Nord 1° 51′ 28″ Est / 49.0969444444, 1.85777777778  
Altitude 142 m (min. : 87 m) (max. : 141 m)
Superficie 4,68 km2
Localisation

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Gadancourt
Liens
Site web gadancourt.fr

Gadancourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gadancourt[1]
Commeny
Gadancourt[1]
Wy-dit-Joli-Village Avernes

Le village est baigné par le Ru de Guiry et situé dans le parc naturel régional du Vexin français.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2004 mars 2008 Alain Coville    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Michel Noury[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 93 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
122 112 110 131 135 123 124 114 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
102 106 91 108 100 86 92 107 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
77 77 78 89 67 73 54 69 78
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
93 84 53 46 61 76 101 104 93
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Gadancourt compte quatre monuments historiques sur son territoire, dont deux (le château et le prieuré) sont protégés par le même arrêté ministériel.

  • Château de Gadancourt, à l'entrée nord du village (classé monument historique par arrêté du 15 juin 1948, y compris le parc[5]) : Attesté dès le XVe siècle, il est entièrement rebâti en deux étapes. David de Hazeville, seigneur de Gadancourt, fait bâtir les deux pavillons du château à la fin du XVIe siècle ; en 1768, le corps principal du logis est rebâti par François-Jean Roger, conseiller et écuyer du roi. En dépit des deux siècles d'écart entre ces campagnes de construction, la façade orientale sur le parc est parfaitement homogène. Le corps de logis principal comporte deux niveaux sur sept travées, avec un corps central légèrement saillant surmonté d'un fronton triangulaire, et couvert d'un toit à deux croupes. Les deux pavillons d'angle forment des ailes latérales en retour d'équerre sur la cour d'honneur, à l'ouest. De deux niveaux et demi, ils sont couverts de hauts combles à la française, cantonnés de larges cheminéées. Dans le château primitif, Jean Calvin aurait écrit son livre « L'Institution de la religion chrétienne »[réf. souhaitée]. Le château n'est que très partiellement visible depuis la rue.
  • Église Saint-Martin (classée monument historique par arrêté du 30 juin 1920[6]) : Le plan de cette église est encore celui des églises romanes primitives. Elle se compose d'une nef-grange de deux travées ; d'une travée sous le clocher du XIIe siècle ; d'un chœur de deux travées aux chevet à pans coupés du XVe siècle ; ainsi que d'une flèche octogonale en pierre de 1949, reconstruite suite à sa destruction par le bombardement du 29 août 1944. Cantonné de quatre pyramidons aux angles, c'est une reconstitution fidèle de la flèche romane. Le premier étage du clocher est l'élément le plus intéressant de l'église. Chaque face est encadrée par deux paires de colonnettes aux extrémités, et percée de deux baies abat-son plein cintre. Ces baies sont nettement plus petites que les espaces sous les arcades plein cintre ornés par des cordons en dents-de-scie, et supportées par deux colonnettes chacune. Les chapiteaux sont tous identiques et sculptés en feuillages, de la façon la plus simple. Bien que la nef soit également d'origine romane, toutes ses ouvertures ont été reprises, et la façade occidentale ne présente pas non plus de trace d'architecture romane. La porte en anse de panier est surmontée par un oculus, et trois niches à statues sont disposées en triangle en haut de la façade. Quant au chœur, ses trois baies ogivales disposent d'un remplage flamboyant. À l'intérieur, on peut observer des vitraux de Max Ingrand ; deux clés de voûte représentant saint Martin partageant son manteau et l'Agneau de Dieu ; deux pierres tombales du XVIe siècle, un Christ en croix de la fin du XVIIe siècle ; des stalles du XVIIIe siècle ; et des fonts baptismaux du XIIIe siècle[7],[8].
  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église (classée monument historique par arrêté du 29 décembre 1942[9]) : Elle est restée en place lors du déplacement du cimetière. Datée du XVe siècle, elle possède un socle et un fût monolithique très simples. La partie inférieure de la croix proprement dite ainsi que la statuette du Christ sont récentes.
  • Ancien prieuré cistercien, à l'est de l'église (classé monument historique avec le château[5]) : Plusieurs ailes subsistent de ce complexe de bâtiments remontant en partie au XIIIe siècle, dont une ferme la cour d'honneur du château au sud, et une autre, perpendiculaire, la place de l'église à l'est. Ces bâtiments ont été transformés en exploitation agricole après la dissolution du prieuré à la Révolution française, mais les façades ont bien conservé leur caractère d'origine. L'on note notamment plusieurs contreforts médiévaux du côté de la place de l'église ; une échauguette au nord de l'église, ainsi qu'un passage couvert au niveau du premier étage, reliant le prieuré au chœur de l'église. Un clocheton en bois rappelle toujours la vocation religieuse qu'avait le complexe de bâtiments. Au XVIIIe siècle, l'un des prieurs commenditaire est Jean-Baptiste-Augustin de Salignac. Le nombre de moines est encore de neuf en 1729[8].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Pignon de la grange dîmière, rue des Faubourgs : Intégré dans un bâtiment agricole plus récent, ce pignon se caractérise par son haut contrefort central[8].
  • Abreuvoir, route de Wy, à la sortie sud-ouest du village : Il se présente comme une grande mare pavée de la forme d'un fer à cheval, entouré par un mur et au sol légèrement incliné. Les animaux pouvaient successivement avancer en l'eau. En effet, l'aménagement sert également de pédiluve et « égayoir » aux chevaux et bœufs. Le remplissage en eau se faisait par l'eau pluviale, recueillie par un système de rigoles le long des voies du village[8].
  • Petit colombier, rue Octave de Boury : Exemple de colombier d'une petite propriété bourgeoise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gadancourt au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Plancouard, « Notice sur l'église de Gadancourt », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 11,‎ 1891, p. 144-153 (ISSN 11469994, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Gadancourt sur Géoportail.
  2. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. a et b « Château, parc et ancien prieuré », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Gadancourt, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 151-152.
  8. a, b, c et d Jacques Sirat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Gadancourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 997-998 (ISBN 2-84234-056-6).
  9. « Ancienne croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.