Maxime Chattam

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Maxime Chattam

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Maxime Chattam au Salon du livre de Paris en .

Nom de naissance Maxime Guy Sylvain Drouot
Autres noms Maxime Williams
Activités Romancier
Naissance (38 ans)
Herblay, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Roman policier
Distinctions Prix Sang d'encre
Prix du Roman Fantastic’Art du Festival de Gérardmer

Œuvres principales

Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Drouot, romancier français, né le à Herblay, dans le Val-d'Oise, qui, à la suite d'études en criminologie, s'est spécialisé dans le roman policier.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Au cours de son enfance, Maxime Chattam fait de fréquents séjours aux États-Unis : sa première destination en 1987 est Portland dans l'Oregon, ville qui inspire son premier roman. Maxime a effectué sa scolarité au lycée Montesquieu à Herblay puis à l'Université Paris XIII-Nord. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours Simon à Paris. Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.

En 1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu'il écrit alors est sa première expérience avec l'écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King et notamment du film Stand By Me tiré de la nouvelle Le Corps dans le recueil de nouvelles Différentes Saisons. C’est lors d’une répétition en 1995 pour le spectacle Angélique Marquise des Anges de Robert Hossein (auquel Maxime Chattam participe) qu’un des comédiens, Pierre Hatet, lui suggère d’écrire pour le théâtre. Il écrit alors Le Mal qu’il ne publie pas. Il ébauche son premier roman, Le Coma des mortels, fable humoristique sur la solitude, racontant un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, à la suite d'un accident qui s’avère être une tentative de meurtre.

Il reprend des études de lettres modernes. Il écrit Le Cinquième Règne à cette époque puis fin 1999, il est engagé à la Fnac au rayon « livres policiers », ce qui le met en contact avec les maisons d'éditions. Excellent vendeur[interprétation personnelle], Maxime Chattam se fait remarquer et propose en lecture son premier polar aux plus gros fournisseurs de la FNAC. Michel Lafon lui donne sa chance. Le Cinquième Règne est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams. Ce roman qui mêle la traque d’un tueur en série à un thème récurrent de la littérature fantastique – la découverte d’un grimoire magique par une bande d’enfants et les affrontements de groupuscules pour en avoir la possession – est couronné par le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

Très vite, il se fascine pour les romans policiers mais, conscient des connaissances qu'il faut avoir pour ce genre d'écrits[interprétation personnelle], il suit une formation en criminologie pendant un an à l'université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale.

Début 2000, il s’attelle à la rédaction de l'Âme du mal qu’il achève à l’automne 2001 et qui est publié en 2002 par Michel Lafon. Suivent In Tenebris et Maléfices.

Il présente l'Âme du mal à Michel Lafon, un éditeur orienté exclusivement vers les thrillers américains. Cet éditeur décide de miser sur lui. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Des critiques saluent ce jeune auteur français qui, pour eux, renouvelle de façon spectaculaire le genre, rompt avec la tradition du polar à la française.[réf. nécessaire]

L'Âme du mal raconte l’enquête menée par Joshua Brolin, transfuge du FBI au sein de la police de Portland en Oregon, aidé d’une jeune étudiante en psychologie. Un tueur abattu semble avoir ressuscité, mutilant ses victimes de manière rituelle, laissant des indices issus de la Bible Noire. Grâce à ce premier roman, Maxime Chattam convainc son éditeur de le laisser vivre de sa plume. Il désire écrire une trilogie sur le mal, dans laquelle le personnage de Brolin serait le fil conducteur. Plus abouti, le deuxième volet, In Tenebris (2003), plonge le lecteur dans les ténèbres de New York. Une femme retrouvée scalpée et traumatisée soutient qu’elle revient de l’Enfer. Aidée de Joshua Brolin qui a démissionné de la police, l’officier Annabel O’Donnel mène l’enquête. Mais devant la multiplication des crimes, ils abandonnent vite la simple piste d’un tueur en série : le tueur n’agit pas seul. Dans Maléfices (2004), Brolin et O’Donnel se trouvent confrontés à un serial killer qui momifie ses victimes dans de la soie d’araignée. À travers ces trois livres qui peuvent se lire séparément et qui fournissent trois définitions du tueur en série, Maxime Chattam a souhaité traiter le thème du mal du point de vue le plus réaliste. Quand L'Âme du mal évoque le rôle de la famille dans la genèse du monstre, In Tenebris, lui, met en avant la société de consommation. Avec Maléfices qui constitue une fin d’histoire, renaît une certaine forme d’espoir.

Chaque tome de la trilogie représente une saison. L'automne pour L'Âme du mal, l'hiver pour In Tenebris et enfin le printemps avec Maléfices comme dans la vie du héros de la série, Joshua Brolin.

Il a par la suite écrit un préquel à sa Trilogie du Mal, La Promesse des ténèbres. Ce roman a pour héros Brady O'Donnel, le mari de l'inspecteur de police avec lequel Josh Brolin collabore dans In Tenebris. C'est, à ce jour, son roman le plus sombre. Bien que l'action se passe avant les événements de la Trilogie, il est conseillé de suivre l'ordre chronologique d'écriture.

Maxime Chattam sait utiliser les ficelles du thriller américain qu'il a assimilées : courts chapitres, tension permanente, rebondissements, scènes d’horreur, héros émouvants qui conservent une part de mystère, structure cinématographique… Dans un souci de réalisme, il confronte les dernières technologies de la police scientifique à des enquêtes que tout désigne de prime abord comme impossibles. Le but est de créer des atmosphères angoissantes et efficaces. Ses situations, avec des effets de miroir, laissent entrevoir de multiples dénouements potentiels.[interprétation personnelle]

Il fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs français de romans policiers influencés par la culture américaine et revendiquant, en ce qui concerne les États-Unis, la puissance d'un imaginaire collectif (romans, séries télévisées, films) : Jean-Christophe Grangé, Laurent Botti, Alec Covin, Franck Thilliez[interprétation personnelle]

Maxime Chattam est membre du collectif d'artistes La Ligue de l'Imaginaire.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Maxime Chattam est marié à Faustine Bollaert. Il est papa d'une petite fille, Abbie depuis le 18 juillet 2013[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Messager, 2001
    Disponible sur le site officiel
  • Gregory Harville, 2001
    Disponible sur le site officiel
  • Le Sommeil des Icares, 2003
  • Carnages, Pocket hors commerce, 2006
    Réédition Pocket en 2009
  • Le Fracas de la viande chaude, 2009
    Parue dans L'Empreinte sanglante aux éditions Fleuve noir

Anthologie[modifier | modifier le code]

  • Et dans ce temps, une vie bascule, Mairie de Bessancourt, 2005
    Recueil du concours de nouvelles policières de Bessancourt

Pièce de théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Mal, 1995
    Disponible sur le site officiel

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • La trilogie du mal. Volume 1, Le Bourreau de Portland / Maxime Chattam, Michel Montheillet. Coéd. Jungle - Michel Lafon, oct. 2012, 44 p. ISBN 978-2-87442-963-7
  • La trilogie du mal. Volume 2, Écrit sur les portes de l'enfer / Maxime Chattam, Michel Montheillet. Coéd. Jungle - Michel Lafon, oct. 2013, 54 p. ISBN 978-2-8222-0003-5

Préface[modifier | modifier le code]

  • L'ultime voyage de la Fleur de lys / Charles-Antoine Cros. Dammarie-les-Lys : Éd. du Lys noir, février 2010, 118-XXXII p. ISBN 978-2-917039-04-5

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Weepers Circus, N'importe où, hors du monde (2011). Il s'agit d'un livre-disque dans lequel participent une quarantaine d'invités aux titres d'auteurs ou d'interprètes : Maxime Chattam y signe un texte inédit (non mis en musique) consacré à sa propre interprétation de ce titre énigmatique de N'importe où, hors du monde.
  • Terrorific Night 2012, le maître du thriller littéraire, Maxime Chattam se fait l’invité très spécial des soirées Terrorific Night. Inspiré par l’atmosphère de terreur qui règne lors des soirées, le célèbre auteur se prête à la réalisation d’un court métrage inédit projeté en exclusivité les 26 et 27 octobre 2012 dans CinéMagique à Disneyland Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Faustine Bollaert: C'est une fille! », sur gala.fr,‎ 19 juillet 2013 (consulté le 13 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, t. 1 : A-I, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir »,‎ 2007 (ISBN 9782910686444), « Chattam, Maxime par Jean-Marie David », p. 411

Liens externes[modifier | modifier le code]