Exposition ibéro-américaine de 1929

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EXPO Séville 1929
La Plaza de América, avec le pavillon mudéjar de l'Expo ibéro-américaine, actuel musée des coutumes et arts populaires
La Plaza de América, avec le pavillon mudéjar de l'Expo ibéro-américaine, actuel musée des coutumes et arts populaires
Général
Type-BIE Universelle
Categorie Expo historique
Nom Exposición General de España (Exposición Ibero-Americana)
Surface 69 hectares
Fréquentation visiteurs
Participant(s)
Pays 18
Localisation
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Ville Séville
Site Parc de María Luisa et alentours
Coordonnées 37° 22′ 32″ N 5° 59′ 20″ O / 37.37556, -5.9889 ()
Chronologie
Date d'ouverture 9 mai 1929
Date de clôture 21 juin 1930
Éditions Universelles
Précédente Exposition universelle de 1915 , San Francisco
Suivante Century of Progress , Chicago
Expositions simultanées
Universelle Exposition internationale de 1929 à Barcelone
Internet
Site web Pavillons de l'Exposition de 1929

L'Exposition ibéro-américaine de 1929 se tient à Séville (Espagne) du 9 mai 1929 au 21 juin 1930. Elle est un des événements les plus importants du XXe siècle pour la capitale andalouse. L'inauguration, prévue à l'origine pour le 1er avril 1911, est plusieurs fois repoussée pour des raisons politico-économiques, notamment à cause de la dictature de Miguel Primo de Rivera et de la Première Guerre mondiale.

Séville est un des deux sites de l'Exposition générale espagnole de 1929. En parallèle, Barcelone propose une Exposition internationale[b 1].

Raison de l'exposition[modifier | modifier le code]

En 1898, la guerre hispano-américaine fait perdre à l'Espagne ses colonies, notamment Cuba et Porto Rico. L'exposition doit permettre au pays de renouer avec le Nouveau Monde et d'améliorer les relations avec les différents pays latino-américains[a 1]. De plus, elle ouvrirait la ville à de nouveaux courants et lui permettrait de développer son urbanisme, son économie et son tourisme, d'améliorer son image et de créer des postes de travail.

SevillaExpoIberoAmericana1929.svg

Places, pavillons et autres édifices[modifier | modifier le code]

Séville: la Plaza de España

Le plan de l'exposition est mis au concours en 1911. La compétition est remportée par l'architecte Aníbal González. Le tracé initialement proposé par González connaît plusieurs modifications, en 1913, 1924, 1925 et 1928. Finalement, même si de nombreux édifices construits à cette occasion sont provisoires et disparaissent à la fin de la manifestation, nombreux sont les bâtiments, monuments, places et jardins encore visibles au début du XXe siècle : Hôtel Alfonso XIII, pavillons des pays invités, prado de San Sebastián, place d'Espagne, jardins de San Telmo, paseo de las Delicias, statue du Cid, place d'Amérique, etc. Les modifications urbanistiques qui sont apportées à la ville à l'occasion de l'exposition sont les plus importantes qu'elle ait connues au XXe siècle avant celles de l'Exposition universelle de 1992[c 1].

Le site de l'exposition est centré sur le Parc de María Luisa, offert à la ville en 1893 par l'infante María Luisa. Il est totalement réaménagé pour l'occasion par l'ingénieur français Jean Claude Nicolas Forestier[1],[c 2].

Séville : le Parc María Luisa

L'architecte Aníbal González, directeur des travaux, s'occupe en grande partie de l'aménagement des 1 343 200 m2 occupés par l'exposition. Il réalise notamment les pavillons situés la nouvelle avenue de la Palmera, la place d'Espagne et les trois édifices, construits entre 1911 et 1919, de la place d'Amérique[c 1].

Parmi les autres architectes impliqués dans l'Expo, citons Vicente Traver y Tomás, qui remplace Aníbal González comme directeur des travaux suite à sa démission, qui conçoit les pavillons du Commandement Naval (1927-1928) et le casino de l'Exposition (1925 et 1928), J. Martínez Gutiérrez (pavillon de Chili, 1927-1929), M. Cravotto (pavillon de l'Uruguay, 1927-1929), W.T. Johnson (pavillon du Pérou, 1927-1929), E. Govantes et F. Cavarrocas (pavillon de Cuba), J. Granados de la Vega (pavillons du Guatemala, 1927-1929, et de Colombie), Martin Noël (pavillon d'Argentine, 1925-1929), P. P. Bernardes Vastos (pavillon du Brésil, 1928-1929), M. Amábilis Domínguez (pavillon du Mexique, 1926-1928), J. Gutiérrez Lescura et Mariano Bertuchi (pavillon du Maroc, 1925-1928) et D. de Basterra (pavillon basque, 1928)[c 1].

Participants[modifier | modifier le code]

Les principaux participants sont : l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, Cuba, les États-Unis, le Maroc, le Mexique, le Pérou, le Portugal, l'Uruguay, les communautés autonomes d'Espagne et les provinces d'Andalousie.

Inauguration[modifier | modifier le code]

L'Expo est inaugurée le 9 mai 1929 par le roi Alphonse XIII et la reine Victoire Eugénie, accompagnés des infantes doña Cristina et doña Beatriz. Dix jours plus tard, ils inaugurent l'Exposition de Barcelone.

Après l'Exposition[modifier | modifier le code]

À la fin de l'Exposition, la population immigrante a autant augmenté que les dettes de l'économie locale, mais les premiers pas sont effectués pour faire de Séville une ville moderne et industrialisée.

Des édifices de l'Exposition, plusieurs ont survécu jusqu'au XXIe siècle (entre parenthèses leur utilisation actuelle)[2] :

  • Plaza de España (bureaux municipaux et monument touristique)
  • Parc de María Luisa
  • Pavillon Domecq (siège des Jeunesses Musicales)
  • Pavillon Mudéjar (Musée des Coutumes et Arts Populaires[c 1])
  • Pavillon Royal (bureaux municipaux[c 1])
  • Pavillon de Séville et casino de l'exposition (Théâtre Lope de Vega[c 1] et espace socio-culturel, où a notamment lieu le Festival du Cinéma Européen de Séville)
  • Pavillon des Beaux-Arts (Musée Archéologique[c 1])
  • Pavillon de l'Information (Restaurant "La Raza")
  • Pavillon de la Presse (école publique "España")
  • Pavillon du Maroc (Parcs et Jardins)
  • Pavillon de la compagnie des Tabacs (archives)
  • Pavillon d'Argentine (école de danse)
  • Pavillon du Chili (école d'arts appliqués et bureaux artistiques[c 1])
  • Pavillon de Colombie (école nautique)
  • Pavillon de Cuba (délégation du Gouvernement d'Andalousie)
  • Pavillon du Guatemala (école de danse)
  • Pavillon du Brésil (Vice-rectorat de l'Université de Séville)
  • Pavillon des États-Unis (Musée Fondation Valentín Madariaga)
  • Pavillon du Mexique (Vice-rectorat des Postgrades et Doctorats de l'Université de Séville)
  • Pavillon du Pérou (Conseil Supérieur d'Investigations Scientifiques, CSIC)
  • Pavillon du Portugal (Consulat du Portugal)
  • Pavillon de Saint-Domingue (Routes d'Andalousie)
  • Pavillon d'Uruguay (Administration de l'Université de Séville)
  • Pavillon des Provinces Basques (Institut d'oncologie)
  • Pavillon de Telefónica (école de jardinage et Centre d'Études sur l'Environnement Joaquín Romero Murube)
  • Pavillon du Ministère de la Marine (Commandement de la Marine)
  • Stade (siège de l'équipe de football du Real Betis Balompié)
  • Hôtel Alfonso XIII (Hôtel *****)
  • Galeries (ateliers portuaires)
  • Maison de Goya (bar Citroën)
  • Stand de l'électricité du Parc des Attractions (Stand d'Endesa, entreprise espagnole d'électricité)
  • Pavillon de la Croix-Rouge (Ministère de la Santé)


Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Assassin, Séville : l'Exposition ibéro-américaine 1929-1930, Paris, Institut français d'architecture - Éditions Norma, coll. « Les Années Modernes »,‎ 1992, 191 p. (ISBN 2-909283-05-4)
  • (es) Guillermo Vázquez Consuegra, Guía de Arquitectura de Sevilla, Séville, Consejería de Obras Públicas y Transportes, coll. « Guías de Arquitectura de Andalucía »,‎ 1992, 239 p. (ISBN 8487001947), p. 156-157
  • Autres ouvrages
  1. (es) Ricardo Domingo, Fernando Caralt, Francisco Gallardo, Expo '92, una aventura universal, Barcelone, Difusora internacional, S.A.,‎ 1993, 381 p. (ISBN 8473681819)

Autres références[modifier | modifier le code]