Antoine Béthouart

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Officier général francais 5 etoiles.svg Antoine Béthouart
Image illustrative de l'article Antoine Béthouart

Naissance
Dole
Décès (à 92 ans)
Fréjus
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 1909
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement 24° Bataillon de Chasseurs Alpins
1er Corps d'Armée
Faits d'armes Bataille de Narvik
Opération Dragoon
Campagne de France
Distinctions Légion d'honneur (Grand Croix)
Médaille militaire
Compagnon de la Libération
Croix de Guerre 1914-1918
Croix de Guerre 1939-1945
Autres fonctions Sénateur

Antoine Béthouart (1889-1982) est un général de l'armée de terre française. Il est né le à Dole dans le Jura et mort le à Fréjus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie, Émile, Antoine Béthouart entre à l'école militaire de Saint-Cyr, promotion de Fès, en 1909 et en sort en 1912 en qualité de sous-lieutenant. Il participe à la Grande guerre dans l’infanterie. Trois fois blessé et trois fois cité, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

En 1919, il est envoyé en Finlande comme conseiller militaire, puis il entre à l’école de guerre en 1920. Il sert dans les troupes alpines de 1925 à 1928 où il est professeur au centre d’étude de montagne, puis il commande le 24e bataillon de chasseurs alpins en garnison à Villefranche-sur-Mer.

De 1930 à 1938, il est d'abord l'adjoint de l'attaché militaire en Yougoslavie puis, promu lieutenant-colonel, il devient le chef de cette mission militaire. Il est ensuite affecté au 3e bureau de l’état-major de l'armée avant de recevoir le commandement de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins.

En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est nommé au commandement du corps expéditionnaire français d'abord destiné à la Finlande et qui se trouve dérouté sur la Norvège pour y « barrer la route du fer suédois », selon l'expression de Paul Reynaud. Il reçoit ses 2 étoiles de général de brigade avant le débarquement de Narvik qui est la première victoire alliée de la Seconde Guerre mondiale, les 10 et 13 avril. Cette victoire est inexploitée car le , après la percée allemande des Ardennes du 10 mai 1940 qui met un terme à la « drôle de guerre », son unité est évacuée en Angleterre puis rapatriée en France pour y combattre ; laissant ainsi le champ libre aux troupes allemandes, qui occupent Narvik sans combat.

La général Bethouart choisissant la voie « de l'obéissance » est affecté au Maroc, où il est nommé commandant de la subdivision de Rabat, puis de la division de Casablanca en 1942. Il organise malgré tout l’aide au débarquement des Alliés le 8 novembre 1942, lors de l'opération Torch. Il est alors arrêté et traduit en cour martiale par Charles Noguès, le résident général de France au Maroc. Libéré quatre jours plus tard, il est promu au grade de général de division.

Il est alors envoyé en qualité de chef de mission militaire à Washington afin de négocier l’aide américaine. Chef d’état-major de la défense nationale à Alger, il est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée. Il accompagne alors le chef de la France libre lors de ses déplacements.

Il débarque en France, en août 1944 (opération Anvil Dragoon), en tant que commandant du 1er Corps d'Armée. Il remonte la vallée du Rhône et participe à la campagne de France, à la libération de l'Alsace et à l'invasion de l'Allemagne, puis de l'Autriche où il reçoit le commandement en chef avant de devenir Haut-commissaire de 1946 à 1950, avec 5 étoiles à partir de 1948. La zone d'occupation française en Autriche comprenait une partie du Tyrol et le land de Vorarlberg. Dans le secteur français de Vienne, il fonde le Lycée français de Vienne. Afin de résider dans la capitale, il réquisitionne la villa de la princesse de Windischgrätz, dite l'« archiduchesse rouge », petite-fille de l'empereur François-Joseph.

Il quitte le service actif et devient sénateur des Français résidant hors de France et membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées de cette assemblée. Il collabore aussi au journal Le Figaro.

Il décède le à Fréjus et est inhumé à Rue, dans la Somme.

Il donne son nom à la promotion 2000 - 2003 de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. Depuis 2003, une passerelle sur l'Inn à Innsbruck porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Antoine Béthouart a écrit ses mémoires, en trois ouvrages :

  • Des Hécatombes glorieuses au désastre, 1914-1940, 1 vol. in-8° rel. éditeur sous jaquette illustrée, 219 p., Paris, Presses de la Cité, 1972. ;
  • Cinq Années d'espérance ; mémoires de guerre (1939-1945), 1 vol. in-8°, 362 p., cahier de 16 p. d'ill. hors texte., Paris, Plon, 1968 ;
  • La Bataille pour l'Autriche, in-8 rel. éditeur, jaquette illustrée, 320p., Presses de la cité, 1965.
  • Le livre de l'Alpin , 183 p. , Paris, Charles-Lavauzelle, 1933

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg
Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix du Combattant Volontaire 1914-1918 ribbon.svg
Medaille commemorative de la bataille de Verdun ribbon.svg Us legion of merit officer rib.png Krigskorset med sverd stripe.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]