Alpins

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Alpins
Alpini
Alpins du 2ème régiment en parade le 2 juin 2007
Alpins du 2ème régiment en parade le 2 juin 2007

Période 15 octobre 1872
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Branche Armée de terre italienne
Type Infanterie, transmissions, génie, artillerie
Rôle Défense de la frontière alpine italienne
Effectif 6 régiments personnes
Fait partie de Commandement des troupes alpines
Garnison Bolzano
Devise « Di qui non si passa! »
(= « Par ici on ne passe pas !»)
Guerres Guerre italo-turque, Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale
Fourragères Fregio alpini (per personale in servizio permanente).png
Décorations 73 médailles militaires
Le monument aux Alpins à Brunico, victime d'actes de vandalisme commis par des extrémistes de la minorité linguistique germanophone locale
Monument aux Alpins à Desenzano del Garda
Les zones de recrutement des brigades alpines
Alpins du 2e régiment, en tenue de ski, en parade le 2 juin 2007
Les Alpins à la parade du 2 juin 2006
Alpins du 9e régiment
Alpins du 9e régiment

Les Alpins (en italien : les Alpini) sont les troupes de l'armée italienne spécialisées pour le combat en zone montagneuse. Elles sont rattachées à l'Infanterie et composées, actuellement de deux brigades.

Formées en 1872, ces unités se trouvent être les plus anciennes des troupes de montagnes actuelles. Leur mission d'origine était de défendre les frontières montagneuses du nord de l'Italie face à la France et l'Autriche. En 1888, les Alpins effectueront leur premier déploiement outre-mer, en Afrique. Ils se signaleront durant le premier conflit mondial en combattant pendant trois ans dans les Alpes, s'opposant aux troupes de montagne allemandes et autrichiennes. Durant le second conflit mondial, ils seront principalement engagés sur le Front de l'Est et dans les Balkans.

Avec la fin de la Guerre froide et la réorganisation de l'armée italienne, il ne subsistera plus que deux des cinq brigades existantes.

Actuellement[1], les Alpins sont engagés en Afghanistan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du corps militaire alpin[modifier | modifier le code]

Les origines des Alpins sont très anciennes : aux cours des siècles, les habitants des Alpes ont toujours été des combattants valides et fiers, défendant inlassablement leur terre. Les légions alpines à l'époque romaine, les Cimbres, les milices vaudoises, les milices d'autodéfense des vallées de Trente, du val du Piave et du Frioul, pour ne citer que quelques exemples, peuvent être considérés comme des précurseurs des Alpins.

Le corps militaire n'a été constitué officiellement qu'en 1872, après l'époque du Risorgimento, le Royaume d'Italie devait faire face au problème de la défense de ses frontières terrestres, c'est-à-dire l'arc alpin.

Le capitaine Giuseppe Perrucchetti, considéré comme le « père des Alpins », proposa de confier la défense des cols alpins à des soldats recrutés sur le territoire, qui auraient permis un contrôle majeur, en raison surtout de leur connaissance du milieu. La proposition fut accueillie positivement, et le 15 octobre 1872, à Naples, par le décret royal no 1056, les premières 15 compagnies alpines furent créées, chacune composée de soldats provenant de la même vallée.

Le recrutement sur le territoire fut aussi un élément de cohésion sociale, qui renforça sensiblement l'esprit des Alpins, qui allait se former.

Les dimensions du corps alpin crûrent rapidement, en 1873 le nombre des compagnies fut élargi à 24, divisées en 7 unités alpines ; en 1875, 10 bataillons furent créés, pour un total de 36 compagnies, et en 1882 enfin, les premiers 6 régiments furent constitués, et ils devinrent 7 en 1887 et 8 en 1910.

En 1887 naquirent les premières 5 batteries de l'artillerie de montagne. Nés pour défendre les Alpes, les Alpins eurent leur baptême à Adoua, en Éthiopie, et la première médaille militaire fut remise au capitaine Pietro Cella pour la Campagne d'Érythrée des années 1887-1888. Ensuite les Alpins participèrent à la seconde campagne d'Érythrée (1896-1897) et à la Guerre de Libye de 1911, où ils démontrèrent un courage et une capacité d'adaptation vraiment exceptionnels.

Le 13 novembre 1902, après une période d'essai au 3e régiment, les Alpins furent équipés de ski.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Alpins italiens pendant la Première Guerre mondiale.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les troupes alpines parvinrent à leur épanouissement, avec 88 bataillons, 274 compagnies, 67 groupes d'artillerie de montagne et 175 batteries.

Le 24 août 1915, à l'entrée en guerre de l'Italie, les Alpins s'installèrent aux points chauds des cols, comme au Col du Stelvio, sur les Alpes juliennes, au Col du Tonale et sur le Mont-Pasubio, et participèrent aux batailles les plus sanglantes, comme celle du mont Ortigara et celle de Caporetto, jusqu'à la contre-offensive du général Armando Diaz, qui amena à la victoire.

Les Alpins jouèrent un rôle de protagonistes dans un conflit caractérisé par ses batailles sur les Alpes, et sur tous les fronts, du Massif de l'Adamello aux Dolomites, du Karst au mont Grappa, des hauts-plateaux de la Vénétie au Piave, où ils démontrèrent leur valeur et leur courage, avec plus de 35 000 morts et plus de 85 000 blessés.

Aux années 1930, la défense des frontières fut confiée au nouveau corps des Gardes de frontière' (abrégé en GAF), tandis que les Alpins furent employés aux endroits où il y avait nécessité, même en dehors du territoire alpin. En ce sens, en 1934, de nouvelles divisions furent créées : la Taurinense (Piémont et Vallée d'Aoste), la Tridentina (Vénétie et Trentin-Haut-Adige), la Julia (Frioul-Vénétie-Julienne), la Cuneense (Coni), auxquelles fut ajoutée la Pusteria (Val Pusteria) en 1935. C'est le moment de la naissance des Troupes alpines auxiliaires.

En 1934, à Aoste fut créé le Centre alpin d'instruction, abrégé en SMALP, ayant son siège principal au château Jocteau, à Beauregard (sur la colline d'Aoste). Appelé aussi École militaire centrale d'alpinisme, au fil des années il est devenu un centre d'excellence pour la préparation aussi dans le domaine des sports d'hiver, jusqu'au point qu'il a été surnommé Université de la montagne.

De 1935 à 1936, les Alpins furent employés encore en Afrique, pour la guerre d'Éthiopie. Ils débarquèrent à Massaoua, où la division Pusteria participa aux opérations pour la conquête de l'Empire italien, aux batailles de l'Amba Ardam, du Amba Alagi et du Maychew.

Des unités alpines participèrent aussi à la Guerre d'Espagne, avec l'uniforme du Tiers étranger.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, les Alpins furent employés sur le front alpin occidental, qui concernait les divisions Taurinense, Cuneense, Tridentina, Pusteria, et Alpes grées, dont faisait partie l'abbé Secondo Pollo, le bienheureux patron del Alpins. Ils furent ensuite déplacés sur le front grec-albanais, où était déjà présente la division Julia.

En 1942, un contingent d'Alpins composé des divisions Cuneense, Tridentina et Julia fut envoyé au Front de l'Est. Ses membres participèrent à la défense du Don, et furent obligés à une retraite à pieds dans le gel des steppes russes, en s'ouvrant le chemin par des batailles historiques, parmi lesquelles il faut rappeler celle de Nikolaevka.

Après l'Armistice de Cassibile du 8 septembre 1943, les Alpins étaient employés dans les deux déploiements contreposés : au sein de la République sociale italienne, fut créée la division alpine Mont-Rose, à laquelle s'ajoutèrent d'autres unités alpines faisant partie de la Division Littorio, ou autonomes. Dans l'armée royale italienne, les Alpins étaient représentés par les bataillons Piémont et L'Aquila.

Beaucoup d'Alpins entrèrent dans la lutte partisane.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, l'adhésion de l'Italie à l'OTAN amena à la reconstitution de l'armée.

Les troupes alpines furent réorganisées en cinq brigades :

En 1948, l'École militaire alpine à Aoste a été reconstituée comme Centre alpin d'instruction. Les troupes de frontière (Guardia alla frontiera, GAF) furent absorbées par les troupes alpines, ce qui créa l'unité des Alpins d'arrestation.

Aux années 1950 furent créés les premières unités d'Alpins parachutistes, qui représentent une élite du corps militaire alpins encore de nos jours.

Une autre nouveauté fut la création du Centre d'instruction pour les recrues.

Les brigades alpines furent réunies au sein du IV corps d'armée alpin, dont le premier commandant fut Clemente Primieri, élu en 1952. Cette unité avait pour but la défense de l'arc alpin nord-oriental, en cas d'attaque de la part des pays membres du Pacte de Varsovie. Outre à cela, un contingent appelé Cuneense représentait l'armée italienne au sein des Forces mobile alliées (AMF) de l'OTAN.

Au début des années 1990, après l'écroulement de l'Union soviétique, l'armée fut à nouveau réorganisée, et certains unités alpines historiques, telles que les brigades Orobica et Cadore, furent supprimées. En 1997, le IV corps d'armée alpin fut transformé en Commandement des troupes alpines, avec trois brigades : la Taurinense, la Tridentina et la Julia. La brigade Tridentina a été supprimée en 2002.

Les années 1990 marquent le début de la présence des troupes alpines dans le cadre des missions internationales. Les Alpins participent notamment aux missions au Mozambique, en Albanie, en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan et au Liban. Cela a amené à une réduction de l'activité en montagne, qui les caractérisait, mais a sans aucun doute augmenté leur prestige au niveau international.

Les derniers 24 mulets utilisés par les Alpins ont été vendus aux enchères à Belluno par volonté du Ministère de la défense italien[2].

Un autre changement radical, qui marqua une dénaturation ultérieure des Alpins, a été l'abolition en 2005 du service militaire obligatoire en Italie. Cet événement a éliminé la pratique du recrutement régional, un élément historique de cohésion pour les Alpins.

La devise des Alpins[modifier | modifier le code]

"Di qui non si passa", qui signifie "Par ici on ne passe pas !", c'est la devise traditionnelle des Alpins, créée par le général savoyard Louis Pelloux en 1888, lors d'un dîner des officiers alpins à Rome.

« La devise de mes Alpins, quant à moi, se réduit à peu de mots : "Par ici on ne passe pas !". »

Cette devise a été évoquée fréquemment, surtout pendant la Première Guerre mondiale, lors des batailles de haute montagne, et lors de la défense à outrance le long du Piave.

Structure actuelle[modifier | modifier le code]

[Quand ?] Les troupes alpines comprennent de différentes spécialités de l'armée italienne : l'infanterie, l'artillerie, les sapeurs, les transmissions, les transports et les matériaux, les corps logistiques. Presque toutes les unités s'adressent au Commandement des troupes alpines, abrégé en COMALP, un commandement au niveau de corps d'armée, héritage du IV corps d'armée alpin, ayant siège à Bolzano.

Du COMALP dépendent notamment :

  • Les deux brigades alpines : la brigade Taurinense, dont la garnison a siège à Turin et les unités sont disposées au Piémont et aux Abruzzes, et la brigade Julia, dont la garnison a siège à Udine et les unités sont disposées au Trentin-Haut-Adige et dans la Vénétie et dans le Frioul-Vénétie-Julienne. Ces deux brigades ont une structure semblable, avec trois régiments d'infanterie alpine, un régiment d'artillerie de montagne et un régiment de sapeurs. La Taurinense a aussi un régiment de cavalerie (non alpin), a été l'une des premières unités de volontaires de l'armée italienne et a participé à plusieurs missions internationales. La Julia, au contraire, a gardé pendant longtemps les caractéristiques typiques des troupes alpines originaires, étant composée surtout par des soldats appelés. Avec la récente abolition du service militaire obligatoire, les différences entre les deux brigades a disparu.
  • Le Centre alpin d'instruction à Aoste : héritage de l'École militaire alpine, c'est l'institut qui s'occupe de l'instruction dans le domaine du ski et de l'alpinisme, non seulement des Alpins, mais aussi d'unités d'armée italiennes et étrangères. Ici a lieu aussi la préparation d'athlètes de haut niveau de disciplines sportives hivernales.
  • Les Unités de support, sensiblement réduits par rapport au passé. Ces unités sont des troupes alpines effectives, et sont caractérisées, comme toute autre troupe, par la structure et le nom traditionnels, ainsi que par les traditions et le chapeau typique. Elles sont constituées aujourd'hui par :
    • L'unité de commandement à Bolzano, qui assûre le support logistique au COMALP ;
    • Le 6e régiment alpin, dont la garnison se trouve au Val Pusteria, qui a pour but de gérer les centres d'instruction de la région ;
    • Le 4e régiment alpin des parachutistes Mont-Cervin, unité d'élite des troupes alpines, employée pour des missions spéciales.
    • Trois régiments de support (d'artillerie, des transmissions et logistique).

Les unités[modifier | modifier le code]

Structure de commandement du COMALP
Les écussons des Alpins
  • Écusson du commandement des troupes alpines Commandement des troupes alpines (à Bolzano)
  • Stemma Divisione Tridentina Commandement de la division alpine "Tridentina" (à Bressanone)
  • Écusson du centre alpin d'instruction Centre alpin d'instruction (à Aoste)
  • Stemma 4º Reggimento Alpini Écusson du 4e régiment des Alpins parachutistes Mont-CervinBolzano)
  • Stemma 6º Reggimento Alpini 6ème régiment des Alpins (à San Candido)
  • Stemma Re.Co.Su.Tat. Tridentina Unité de commandement et de support tactique "Tridentina"
  • Stemma Brigata Taurinense Brigade alpine "Taurinense" :
    • Stemma Re.Co.Su.Tat. Taurinense Unité de commandement et de support tactique "Taurinense" (à Turin)
    • Stemma 2º Reggimento Alpini 2ème régiment des Alpins (à Borgo San Dalmazzo)
    • Stemma 3º Reggimento Alpini 3ème régiment des Alpins (à Pignerol)
    • Stemma 9º Reggimento Alpini 9ème régiment des Alpins (à l'Aquila)
    • Stemma 1º Reggimento “Nizza Cavalleria” Régiment "Nice Cavalerie" (1er régiment) (à Pignerol)
    • Stemma 1º Reggimento Artiglieria terrestre 1er régiment d'artillerie de terre (en montagne) (à Fossano)
    • CoA mil ITA rgt genio 32.png 32ème régiment des sapeurs (à Turin)
  • Stemma Brigata Julia.jpg Brigade alpine "Julia" :
    • Stemma Re.Co.Su.Tat. Julia Unité de commandement et de support tactique "Julia"
    • Stemma 5º Reggimento Alpini 5ème régiment des Alpins (à Vipiteno)
    • Stemma 7º Reggimento Alpini 7ème régiment des Alpins (à Feltre)
    • Stemma 8º Reggimento Alpini 8ème régiment des Alpins (à Tarvisio)
    • Stemma 3º Reggimento Artiglieria terrestre 3ème régiment d'artillerie de terre (en montagne) (à Tolmezzo)
    • Stemma 2º Reggimento Genio Guastatori Alpini 2ème régiment des sapeurs (à Trente)

Unités alpines encadrées dans d'autres commandements[modifier | modifier le code]

  • CoA 2 Artimon Rgt.png 2ème régiment d'artillerie de terre
  • CoA mil ITA rgt trasmissioni 02.png 2ème régiment des transmissions
    • Siège : Bolzano
    • Dépendance : Brigade des transmissions (à Anzio)
  • CoA mil ITA rgt logistico 24.png 24ème régiment de manœuvre

Le chapeau[modifier | modifier le code]

Le chapeau des Alpins (celui-ci appartient aux Alpins sapeurs)

Le chapeau est le symbole le plus représentatif des Alpins. Il est composé par plusieurs éléments, qui marquent le grade, le bataillon, le régiment et la spécialité.

La plume[modifier | modifier le code]

Elle se trouve sur la gauche du chapeau et mesure de 25 à 30 cemtimètres. C'est une plume de corbeau noir pour les militaires du rang, d'aigle marron pour les sous-officiers et les officiers subalternes et d'oie blanche pour les officiers supérieurs et les officiers généraux.

Cette plume à laquelle les Alpins sont très attachés, a été conservée à toutes les époques pour toutes les coiffures, casque compris, même pour les casques bleus venant de régiments d'Alpins.

Le pompon[modifier | modifier le code]

C'est le disque en laine où la plume est infilée. En origine, la couleur du pompon distinguait les bataillons à l'intérieur de chaque régiment : le premier bataillon portait toujours un pompon blanc, le deuxième un pompon rouge, le troisième vert, et, là où il y avait un quatrième bataillon, bleu. Les couleurs sont celles du drapeau italien, le bleu est la couleur de la Maison de Savoie.

Ensuite, d'autres pompons ont été créés et ajoutés, avec des couleurs, des chiffres et des sigles correspondant aux spécialités et aux unités des troupes alpines.

Les pompons utilisés aujourd'hui sont les suivants :

Infanterie alpine[modifier | modifier le code]

  • Nappina bianca.png Blanc : 5ème régiment des Alpins (bataillon Morbegno), 7ème régiment des Alpins (bataillon Feltre), 8ème régiment des Alpins (bataillon Gemona)
  • Nappina rossa.png Rouge : 8ème régiment des Alpins (bataillon Tolmezzo), Centre alpin d'instruction (bataillon Aoste)
  • Nappina verde.png Vert : 2ème régiment des Alpins (bataillon Saluces), 6ème régiment des Alpins (bataillon Bassano)
  • Nappina blu.png Bleu : 3ème régiment des Alpins (bataillon Suse), 9ème régiment des Alpins (bataillon L'Aquila), Centre alpin d'instruction (sauf le bataillon Aoste), personnel hors du corps
  • Nappina blu - Regimental supports.png Bleu, disque noir, "R" blanc : supports régimentaires
  • Nappina blu - Brigade supports.png Bleu, disque noir, "B" blanc : supports de brigade
  • Nappina blu - Comando Alpino.png Bleu, disque noir, "CA" blanc : supports de corps d'armée : Unité de commandement COMALP et 4e régiment des Alpins parachutistes

Artillerie de montagne[modifier | modifier le code]

  • Nappina artiglieria 1 btr.png Vert, oval noir, n° en jaune : batteries obusiers, batteries SAOC, batteries TST (le chiffre correspond au n° de la batterie)
  • Nappina artiglieria CG.png Vert, oval noir, "CG" en jaune : BCSL régimentaires (CG = Commandement de Groupe, puisque les batteries de commandement sont liées aux groupes)
  • Nappina artiglieria.png Vert, oval noir sans sigles : personnel hors du corps

Génie, transmissions, services[modifier | modifier le code]

  • Nappina amarante.png Amarante : Génie (2ème et 32e régiments des sapeurs) et transmissions (2ème régiment de transmission)
  • Nappina viola.png Violet : Services logistiques (24ème régiment)

Les adjudants, les officiers et les supérieurs portent un pompon en métal doré. Les officiers généraux portent un pompon en métal argenté.

Le symbole[modifier | modifier le code]

Il se trouve sur la partie antérieure du chapeau et marque la spécialité d'appartenance :

  • Officiers généraux : Un aigle avec une couronne de lauriers et un écusson avec le sigle 'RI' au centre ;
  • Alpins : Un aigle, un cornet, deux fusils croisés ;
  • Artillerie de montagne : Un aigle, un cornet, deux canons croisés ;
  • Génie pionnier : Un aigle, un cornet, deux haches croisées ;
  • Génie sapeur : Un aigle, un cornet, un glaive, une granade enflammée et deux haches croisées ;
  • Transmissions : Un aigle, un cornet, une antenne, des éclairs et deux haches croisées ;
  • Trasports et matériaux : Un aigle et un rouage ailé ;
  • Santé (officiers-médecins) : Un aigle, une étoile à cinq pointes avec une croix rouge, les bâtons d'Esculape croisés ;
  • Santé (sous-officiers et troupes) : Un aigle, une étoile à cinq pointes avec une croix rouge ;
  • amministrazione e commissariato: Un aigle, une couronne tourelée, un rond violet et une couronne de lauriers

La facture du symbole change selon le grade :

  • Fil métallique doré ou en plastique dorée pour les officiers, les sous-officiers et les militaires de troupe en service permanent ;
  • Plastique noire pour les militaires en service temporaire

Les grades[modifier | modifier le code]

Sur le côté gauche du chapeau des Alpins se trouvent les grades, en face de la plume et du pompon, sous forme de galons :

Rank insignia of generale di corpo d'armata of the Alpini.svg Général de corps d'armée : Trois étoiles dorées sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di divisione con funzioni superiori of the Alpini.svg Général de division avec fonction de grade supérieur : Une étoile dorée bordée en rouge et deux étoiles dorées sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di divisione con incarichi superiori of the Alpini.svg Général de division avec charges de grade supérieur : Une étoile brunie et deux étoiles dorées sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di divisione of the Alpini.svg Général de division : Deux étoiles dorées sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di brigata con funzioni superiori of the Alpini.svg Général de brigade avec fonction de grade supérieur : Une étoile dorée bordée en rouge et une étoile dorée sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di brigata con incarichi superiori of the Alpini.svg Général di brigata avec charges de grade supérieur : Une étoile brunie et une étoile dorée sur un ruban argenté
Rank insignia of generale di brigata of the Alpini.svg Général de brigade : Une étoile sur un ruban argenté
Rank insignia of colonnello con funzioni superiori of the Alpini.svg Colonel avec fonctions de grade supérieur : Une étoile dorée bordée en rouge sur un ruban argenté
Rank insignia of colonnello con incarichi superiori of the Alpini.svg Colonel avec charges de grade supérieur : Une étoile brunie sur un ruban argenté
Rank insignia of colonnello comandante of the Alpini.svg Colonel commandant : Un double galon à l'envers et trois petits galons à l'envers dorés sur un fond rouge
Rank insignia of colonnello of the Alpini.svg Colonel : Un double galon à l'envers et trois petits galons à l'envers dorés
Rank insignia of tenente colonnello con funzioni superiori of the Alpini.svg Lieutenant-colonel avec fonctions de grade supérieur : Un double galon à l'envers, deux petits galons à l'envers dorés et un petit galon à l'envers bruni bordé en rouge
Rank insignia of tenente colonnello con incarichi superiori of the Alpini.svg Lieutenant-colonel avec charges de grade supérieur : Un double galon à l'envers, deux petits galons à l'envers dorés et un petit galon à l'envers bruni
Rank insignia of tenente colonnello of the Alpini.svg Lieutenant-colonel : Un double galon à l'envers, deux petits galons à l'envers dorés
Rank insignia of maggiore con funzioni superiori of the Alpini.svg Major avec fonctions de grade supérieur : Un double galon à l'envers doré et un petit galon à l'envers doré et bordé en rouge
Rank insignia of maggiore of the Alpini.svg Major : Un double galon à l'envers et un petit galon à l'envers dorés
Rank insignia of capitano of the Alpini.svg Capitaine : Trois galons à l'envers dorés
Rank insignia of tenente comandante of the Alpini.svg Lieutenant commandant d'unité : Deux galons à l'envers dorés et un galon à l'envers bruni
Rank insignia of tenente of the Alpini.svg Lieutenant : Deux galon à l'envers dorés
Rank insignia of sottotenente of the Alpini.svg Sous-lieutenant : Un galon à l'envers doré
Rank insignia of primo maresciallo luogotenente of the Alpini.svg Premier adjudant lieutenant : Un galon à l'envers doré marbré de noir sur un fond rouge et une étoile dorée bordée en rouge
Rank insignia of primo maresciallo of the Alpini.svg Premier adjudant : Un galon à l'envers doré marbré de noir sur un fond rouge
Rank insignia of maresciallo of the Alpini.svg Adjudant, Adjudant ordinaire, Adjudant-chef : Un galon à l'envers doré marbré de noir
Sergent-chef, Sergent, Caporal-chef, Caporal : Aucun insigne de grade sur le chapeau

L'Alpin et son mulet[modifier | modifier le code]

Un Alpin et son mulet, en Grèce

Le mulet, un croisement entre un âne et une jument, est devenu pendant la Première Guerre mondiale un duo gagnant des Alpins. En effet, cet animal était utilisé comme moyen de transport de mitrailleuses, d'obusiers et d'autres matériaux. Ensemble avec les Alpins, leurs mulets connurent la faim et le froid du premier conflit mondial, au cours duquel on compta environ 520 000 mulets, provenant surtout de l'Italie du sud.

L'armée italienne disposait de trois types de mulets :

  • Le mulet de somme, utilisé par l'infanterie ;
  • Le mulet des Alpins, semblable au précédent, mais avec une structure squelettique plus solide ;
  • Le mulet de trait, pour les charrettes des bataillons

Les convois de ravitaillement portaient des vivres, des munitions et le courrier aux détachements en avant-garde, sur les montagnes, n'importe quelles étaient les conditions météorologiques.

Les mulets furent utilisés par les Alpins de 1872 à 1991. Ils furent remplacés par la motocharrette Fresia F18 4x4, mais ils resteront à jamais les meilleurs amis des soldats alpins.

CASTA[modifier | modifier le code]

Les CASTAs sont les championnats de ski des troupes alpines.

Cette compétition a lieu au Val Pusteria, en Haut-Adige, en particulier dans les communes de Braies, Dobbiaco, Villabassa, San Candido et Sesto. Le premier but est celui de vérifier le niveau de formation et d'instruction atteint par les unités alpines, et deuxièmement pour renforcer les liens d'amitié entre les troupes.

Les nations qui ont participé sont : l'Albanie, l'Argentine, l'Autriche, la Bulgarie, le Chili, la Croatie, la Finlande, la Russie, la France, l'Allemagne, le Kazakhstan, la Lettonie, le Liban, la Lituanie, la Macédoine, le Monténégro, le Royaume-Uni, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne, les États-Unis, la Suisse, l'Ukraine et la Hongrie.

Alpins célèbres[modifier | modifier le code]

Giuseppe Perrucchetti, considéré comme le "père des Alpins"
|-

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décembre 2010.
  2. Tullio Vidulich, Storia degli Alpini, ed. Panorama, Trente (2002)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Unités étrangères[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germano De Zolt, Gli alpini da AbbaGarima a Nikoljewka, Panfilo Castaldi, Feltre, 1958 ;
  • Dario Iovino Gavino, Le glorie delle truppe alpine nel centenario della fondazione, Teate, Chieti, 1972 ;
  • Paolo Proserpio, Le battaglie degli alpini: dalle origini alla campagna di Russia, Varesina éditrice, Varèse, 1972 ;
  • Emilio Faldella, Storia delle truppe alpine: 1872-1972, Cavalotti Landoni, Milan, 1972 ;
  • Luciano Vizzi, Gli Alpini, 1872-1945, Ciarrapico, 1978 ;
  • Carlo Chiavazza, Scritto sulla neve, Città armoniosa, Reggio Emilia, 1980, (ISBN 88-7001-106-2) ;
  • Nuto Revelli, La strada del davai, Einaudi, Turin, 1980 ;
  • Celestino Margonari, Alpini, una famiglia, Manfrini, 1983, (ISBN 88-7024-215-3) ;
  • Filippo Bonfant, Alpini... Sempre, Musumeci éd., Aoste, 1984, (ISBN 88-7032-176-2) ;
  • Luciano Viazzi, 1940-1943 i diavoli bianchi: gli sciatori nella 2 guerra mondiale: Storia del Battaglione Monte Cervino, Arcana, Milan, 1984, (ISBN 88-85008-61-5) ;
  • Gianni Oliva, Storia degli alpini, Rizzoli, 1985, (ISBN 88-17-53583-4) ;
  • Franco Brunello, Le parole degli alpini, Rossato, 1987, (ISBN 88-8130-022-2) ;
  • Irnerio Forni, Alpini garibaldini. Ricordi di un medico nel Montenegro dopo l'8 settembre, Mursia, Milan, 1992, (ISBN 88-425-1155-2), 208pag
  • G. Paris, Alpini. Canti e immagini, Bellavite, Lecco, 1992, (ISBN 88-86832-02-8) ;
  • Vincio Delleani, Non vogliamo encomi: cronache del 30° battaglione guastatori nella campagna di Russia, 1942-1943, Mursia, Milan, 1996, (ISBN 88-425-2115-9) ;
  • Giorgio Gazza, Urla di vittoria nella steppa: fronte russo 1943, gli alpini del Val Chiese a Scheljakino, Malajewka w Arnautowo, Murisa, Milan, 1996 (ISBN 88-425-2103-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]