Estrées-Mons

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Estrées-Mons
Estrées-Mons
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Christian Picard
2020-2026
Code postal 80200
Code commune 80557
Démographie
Population
municipale
600 hab. (2018 en augmentation de 4,53 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 44″ nord, 3° 00′ 27″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 102 m
Superficie 15,3 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Liens
Site web http://www.mairie-estrees-mons.fr/

Estrées-Mons est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans la vallée de l'Omignon, il est traversé par l'axe Amiens - Saint-Quentin, la route départementale 1029. Par la route, Amiens est à une soixantaine de kilomètres et Saint-Quentin à plus de 20 km[1].

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 49, Péronne - Roisel - Saint-Quentin)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Estrées-Mons est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Estrée est un mot d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[8]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[9]. Ici, cette voie est la chaussée Brunehaut, appelée aujourd'hui D 1029 dans les environs.

Le lieu-dit les Vignes[10], bien exposé, témoigne de la culture ancienne du raisin sur le territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les villages ont été détruits pendant la Première Guerre mondiale et ont été décorés de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe occupe l'aérodrome qui avait été créé antérieurement sur 107 hectares[12].

L'occupant agrandit le terrain d'aviation par deux pistes d’envol bétonnées de 1 650 m x 50 m et 1600 m x 50 m, orientées respectivement E / O et N-E / S-O et ceinturées par une voie de circulation périphérique desservant elle-même de nombreuses aires de dispersion[12]

Estrées-en-Chaussée a également été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le [13].

En 1947, l'aérodrome est ouvert à l'aviation civile, puis, au milieu des années cinquante, accueille une base de l'OTAN de dispersion, équipée d’une piste E/O de 2 440 m.

À la fin des années 1960 est implanté le centre de recherche de l'INRAE, sur une partie de l'ancienne base aérienne de l’OTAN[14].

En 1973, les communes d'Estrées-en-Chaussée et de Mons-en-Chaussée fusionnent pour devenir la commune d'Estrées-Mons[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1856 1870 Joseph Guilbert    
    Armand Guilbert   Fils de Joseph Guibert
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020[16] Jean-Paul Colard[17],[18]    
2020[19],[20] En cours
(au 8 octobre 2020)
Christian Picard   Retraité, ancien président du club de football local

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2018, la commune comptait 600 habitants[Note 3], en augmentation de 4,53 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
796690699719721706767766770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
752741740701704678700715679
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
693672624452536510517452522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
536520628631596609585569595
2018 - - - - - - - -
600--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située au numéro 2, rue du Brasseur, l'école primaire communale (maternelle et élémentaire) compte 45 élèves à la rentrée scolaire 2019-2020. Elle est située en zone B, dans l'académie d'Amiens[25].

Autres équipements[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'une agence postale communale[26].

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'usine agro-alimentaire Bonduelle[27] dont le siège social est à Villeneuve-d'Ascq est la plus grande usine de transformation de légumes du monde. La qualité des eaux de la nappe phréatique et la proximité des meilleures terres d'Europe ont séduit l'industriel[28],[29].
  • INRA, implanté sur un site de 163 hectares où travaillent en 2020 152 chercheurs, ingénieurs et techniciens,qui étudie notamment l’impact des grandes cultures sur l’environnement, notamment en termes d’émissions de gaz à effet de serre et l’hygiène des procédés agroalimentaires[30],ref name="CP28052020"/>.
  • Sur le territoire de la commune est implanté l'aérodrome de Péronne - Haute-Somme. Il accueille un aéro-club et un centre de parachutisme très actif[31] en raison de la proximité de Paris[32].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de Mons.
  • Chapelle d'Estrées, reconstruite après la Grande Guerre[33].
  • Oratoire de Saint-Cren, du nom du hameau déjà cité en 1248. La croix avec son Christ, près de la mare, existait en 1700[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paul-Armand Guilbert, né à Estrées-en-Chaussée, maire d'Estrées-Mons, considéré comme « le plus âgé Maire de France », décédé en 1960, chevalier de la Légion d'Honneur (1956). Deux de ses fils sont décédés dans les combats de la guerre de 1914-1918, Guilbert Arthur-Eugène, décédé le 20 février 1918 et Louis-Gaston, décédé le 7 septembre 1914, morts pour la France.

Il est à noter que son père,Pierre-Louis-Joseph Guilbert,né à Estrées-en-Chaussée,a été maire d'Estrées-Mons de 1856 à 1870. Il est mort en 1884.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurenza van Hoegaerden-Julien, "Mons-en-Chaussée / Estrées-Mons et Villages voisins. Mémoires et Récits", Éditions La Vague-Verte,Coll."Souvenance", rééd. : coll. "Les Brochures-de-L'Histoire" (même éditeur, 68 p.), 182 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Péronne », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  9. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, p. 32.
  10. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Archives départementales de la Somme, tome 2, Amiens, p. 386, vue 196/267.
  11. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  12. a et b DGAC, « Atlas DGAC – Péronne – Mons-en-Chaussée », Atlas historique des terrains d'aviation de France métropolitaine 1919-1947, Anciens aérodromes, (consulté le 9 janvier 2021).
  13. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), (consulté le 9 janvier 2021), p. 45.
  14. Vincent Fouquet, « La ministre de l’Enseignement supérieur en visite ce vendredi 29 mai sur le site de l’INRAE à Estrées-Mons : Frédérique Vidal découvrira les coulisses de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement à Estrées-Mons. L’INRAE abrite des laboratoires qui préparent l’agriculture de demain », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2021).
  15. Anciennes communes de la Somme
  16. « Jean-Paul Colard ne briguera pas un nouveau mandat de maire d’Estrées-Mons », Le Courrier picard,‎ .
  17. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 13 août 2008).
  18. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  19. « Une première liste se déclare à Estrées-Mons », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2021).
  20. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 3 janvier 2021).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale ».
  26. « Notre Agence Postale », Informations, sur http://www.mairie-estrees-mons.fr, (consulté le 9 janvier 2021).
  27. Bonduelle
  28. Pascal Mureau, « Bonduelle : comment la Haute-Somme lui a ouvert l'appétit », Courrier picard, édition d'Amiens,‎ , p. IV..
  29. Hugues Chaigneau, « Comment le site Bonduelle d’Estrées-Mons s’est adapté au coronavirus : Le spécialiste du légume fait front face à la crise du coronavirus. Si les objectifs financiers ont été suspendus, la capacité de production est pour le moment maintenue », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2021).
  30. Nicolas Totet, « La science en plein champ à Estrée-Mons pour la ministre : Estrées-Mons La ministre de l’Enseignement supérieur a conclu son périple par le centre INRAE. Instructif comme tout ce qu’elle a vu. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2021).
  31. Le CPPHS Centre de Parachutisme Paris Péronne Haute Somme
  32. Comment aller à l'aérodrome de Péronne
  33. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 260 (ASIN B000WR15W8).
  34. Vincent Fouquet, « S’envoyer en l’air en Haute-Somme : L’aérodrome de Péronne-Estrées-Mons est le seul de la Somme à permettre de sauter en parachute. Il est devenu la drop zone des Parisiens et des célébrités. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2021).