Hauran

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Le village de Johfiyeh sur la partie jordanienne du plateau du Hauran.
Vue satellite de la région signalant la position du Hauran.

Le Hauran est une région de la Syrie méridionale, dans les gouvernorats de Quneitra, As-Suwayda, et Dera, et a pour capitale la ville de Bosra.

Son nom moderne dérive de son nom antique, l'Auranitide (en latin Auranitis, d'après la ville d'Auran), et signifie littéralement région caverneuse.

Elle est limitée par le Mont Hermon (voir le Golan) au nord, et par la Jordanie au sud.

Plateau basaltique d'origine volcanique, c'est une des régions les plus fertiles de Syrie, particulièrement réputée pour ses vignobles. À la différence des autres régions fertiles de Syrie, telles que les vallées de l'Oronte ou de l'Euphrate, le Hauran ne possède pas de cours d'eau, et son hydrologie repose sur les précipitations et des sources.

Déjà mentionnée dans la Bible (Ézéchiel 47:16-18), elle jouait le rôle, dans l'Antiquité, de frontière traditionnelle de la Syrie romaine.

Aussi surnommée Djébel el-Druze (la montagne des Druzes), elle abrite aujourd'hui une partie de la communauté druze, communauté issue de l'islam chi'ite, qui s'est répandue aux alentours du Mont Hermon, dans le sud-ouest de la Syrie (le Hauran) et le sud-est du Liban (la Bekaa orientale).

Premières mentions historiques[modifier | modifier le code]

Le Hauran entre dans l'histoire par la mention de la vile de Bosra, la principale ville de la région. La ville est mentionnée pour la première fois dans des archives égyptiennes en 1350 av. J.-C. sous le nom de Busrana, mais ne se développe réellement qu'à partir du IIe siècle av. J.-C. Selon François Villeneuve, aux IIIe et IIe siècle av. J.-C., l'état nabatéen se bâtit et sort progressivement de l'ombre. « Pétra se construit peu à peu et les Nabatéens poussent leurs incursions de plus en plus loin vers le nord, jusque dans la région de Bosra en Syrie[1]. »


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Villeneuve, Les Nabatéens, caravaniers et bâtisseurs, Décembre 2002.