Judaïsation de Jérusalem

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La judaïsation de Jérusalem (en arabe : تهويد القدس, prononciation : Tahwid el Kodes ; en hébreu : יהוד ירושלים, prononciation : yehud yerushalim) désigne l'ensemble de politiques israéliennes qui viseraient à modifier l'équilibre démographique de Jérusalem Est à la faveur des populations juives. Le sujet est l'objet de nombreuses polémiques, d'autant qu'en avril 2016, l'UNESCO vote une résolution ignorant tout lien des Juifs avec le Mont du Temple[1].

Le tunnel le long du Mur occidental sous la Vieille ville de Jérusalem

Historique[modifier | modifier le code]

Répartition de la population[modifier | modifier le code]

Depuis 1947[modifier | modifier le code]

En 1949, à l'issue de la première guerre israélo-arabe, Jérusalem reste coupée entre sa partie occidentale israélienne et sa partie orientale (dont la totalité de la vieille ville de Jérusalem) transjordanienne. Le quartier juif est fui intégralement par sa population. Dans les deux décennies qui suivent, l'autorité arabe détruit la synagogue Hourba et utilise le Kotel comme dépotoirs. Les Juifs ne peuvent plus accéder à ce qui est pour eux le lieu le plus saint.

En 1967, la vieille ville est conquise par les parachutistes israéliens pendant la Guerre des Six Jours et réunifiée à sa partie occidentale par le gouvernement israélien. Les gouvernements successifs administrent dès lors Jérusalem dans son ensemble comme une municipalité unique et développent largement les infrastructures pour unifier la ville tout en laissant toutefois une autorité musulmane gérer les lieux saints de l'islam à Jérusalem.

L'annexion de Jérusalem Est est complète lorsque la loi de Jérusalem est promulguée en 1980 par le parlement israélien et proclame Jérusalem « une et indivisible » comme la capitale de l'État d'Israël. L'ONU a rejeté l'annexion de Jérusalem Est par Israël. C'est sur ce rejet que s'appuie l'argumentaire de certaines associations dénonçant la politique israélienne en considérant que le droit international n'a pas validé que Jérusalem Est soit réintégrée à la ville occidentale à l'issue de la guerre. Le statut de jure de ce territoire n'est toutefois pas établi en l'absence de règlement du conflit israélo-palestinien.

Plusieurs éléments nourrissent depuis l'idée d'une judaïsation de la ville au détriment des populations arabes :

  • L'Organisation israélienne pour les droits de l'homme B'Tselem dit que près de 192 000 Israéliens résideraient illégalement dans 12 nouveaux quartiers à Jérusalem Est, ce qui a pour conséquence de réduire en proportion le nombre de Palestiniens résidant dans la ville.
  • Des maisons de Palestiniens résidant à Jérusalem-est et impliqués selon la police dans des opérations violentes ont été détruites.
  • La construction de la clôture de sécurité en Judée-Samarie limite les communications entre les villages palestiniens au-delà de la clôture et les coupe en partie de Jérusalem-Est et des lieux saints de l'islam.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]