Sainte-Anne-d'Auray

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Sainte-Anne-d'Auray
La basilique Sainte-Anne.
La basilique Sainte-Anne.
Blason de Sainte-Anne-d'Auray
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Roland Gastine
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56263
Démographie
Gentilé Saintannois
Population
municipale
2 576 hab. (2012)
Densité 518 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 15″ N 2° 57′ 10″ O / 47.7041666667, -2.9527777777847° 42′ 15″ Nord 2° 57′ 10″ Ouest / 47.7041666667, -2.95277777778  
Altitude 34 m (min. : 36 m) (max. : 57 m)
Superficie 4,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://sainte-anne-auray.net/

Sainte-Anne-d'Auray [sɛ̃tandɔʁɛ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est célèbre pour son pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Anne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-d'Auray est situé dans le Morbihan, en Bretagne, et dépend du canton d'Auray, commune voisine d'où elle tire son nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Santez Anna Wened[1]. Il s'agit d'un ancien hameau d'une quarantaine d'habitations situé dans la paroisse de Pluneret qui portait le nom de Ker Anna, et qui en breton signifie village d'Anne. Une tradition orale, diffusée par les fidèles chrétiens de cette région, voulait que Ker Anna fût appelé ainsi en référence à sainte Anne mais cette toponymie résulte d'un syncrétisme entre le vieux fond païen de la déesse Dana et le culte des saints chrétiens[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire et la basilique.

L’histoire de Sainte-Anne d'Auray est très liée à la religion chrétienne.

Sainte-Anne-d'Auray (ou en breton Santez-Anna-Wened) est le principal lieu de pèlerinage de la Bretagne. On y vient depuis 1625, pour commémorer l'apparition de sainte Anne, grand-mère maternelle présumée de Jésus-christ, à Yves Nicolazic. Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de Sainte Anne.

On compte une moyenne de 800 000 pèlerins par an à Sainte-Anne-d'Auray.

Jean-Paul II y est venu en pèlerinage le où il a rassemblé 150 000 personnes, première visite d'un pape en Bretagne.

Sainte-Anne-d'Auray a longtemps fait partie de la paroisse et commune de Pluneret. La paroisse de Sainte-Anne d'Auray fut créée le 1er août 1937, en regroupant le domaine du sanctuaire, l'ancien Keranna et plusieurs villages de la paroisse de Pluneret, ainsi que d'autres villages dépendant jusqu'ici de la paroisse de Plumergat.

Ce n'est que le que Sainte-Anne-d'Auray a également été érigée en commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1950 1953 Émile Marande    
1954 1984 Jacques Brianceau sans  
1984 2008 Henri Macé    
2008 en cours Roland Gastine[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 576 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
1 626 1 335 1 405 1 395 1 512 1 630 1 844 2 067 2 102
2010 2012 - - - - - - -
2 433 2 576 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 74 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 11,3% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Scala Sancta.
Le mémorial de la Première Guerre mondiale.
Le cloître.

Le pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray est le plus important de la région. Au XIXe siècle, l'affluence est telle que la chapelle devient trop petite. Pour y remédier, la basilique est bâtie. Aujourd'hui, le sanctuaire est le témoin d'une ferveur religieuse typiquement bretonne. En visitant le sanctuaire, on découvre un ensemble de monuments de différentes époques :

  • basilique du XIXe siècle, construite par l'architecte Édouard Deperthes, inscrite à l'inventaire du Patrimoine ;
  • le cloître des Carmes du XVIIe siècle, classé Monument historique ;
  • un ensemble de bâtiments XVIIe siècle attenants au cloître inscrit à l'inventaire du Patrimoine ;
  • la fontaine, lieu de la 1re apparition de Sainte Anne ;
  • le Mémorial de la Grande Guerre de Sainte-Anne-d'Auray, édifié de 1922 à 1932 par les cinq diocèses de Bretagne pour garder le souvenir « des 240 000 Bretons victimes de la Première Guerre mondiale » dû à l'architecte René Ménard
  • la statue monumentale de Sainte Anne et Marie ;
  • l'espace Jean-Paul II, réalisé après la venue du Pape, le 20 septembre 1996 ;
  • la Scala Santa, qui faisait office de porte monumentale au sanctuaire.

D'autres sites sont à découvrir à Sainte-Anne-d'Auray :

  • le monument du comte de Chambord ;
  • la maison de Nicolazic ;
  • les nécropoles belges et françaises ;
  • le Musée de cire, l'Historial ;
  • dans le complexe de la basilique : la galerie des statues, la galerie d'exposition et le trésor ;
  • l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés qui porte un magnifique projet culturel et l'animation musicale du site avec ses chœurs, sa musique (grand orgue Cavaillé Coll, école d'orgue et de bombarde)...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Nicolazic (1591-1645), paysan breton ayant vu Sainte-Anne
  • Liane de Pougy (1869-1950), courtisane puis religieuse
  • Roger Marage (1922-2012), peintre, graveur a vécu et décédé dans cette ville.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Huchet, La grande histoire de Sainte-Anne d'Auray, Pierre Téqui, éd. 2, 2005 (ISBN 9782740311783), 221 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. geobreizh http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56263
  2. Frañses Favereau, Bretagne contemporaine : langue, culture, identité, Skol Vreizh,‎ 1993, p. 110
  3. Municipales à Ste-Anne-d'Auray. Le maire Roland Gastine est réélu, Ouest-France, 30 mars 2014.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]