Liane de Pougy

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Liane de Pougy
Description de l'image Liane de Pougy.jpg.
Nom de naissance Anne-Marie Chassaigne
Alias
« Princesse Ghika »
Naissance
La Flèche
Décès (à 81 ans)
Lausanne
Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession

Anne-Marie Chassaigne, dite Liane de Pougy, épouse d’Armand Pourpe puis, par son second mariage, princesse Ghika, est une danseuse et courtisane de la Belle Époque, née à La Flèche (Sarthe, France) le et morte à Lausanne (Vaud, Suisse) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille et épouse d'officier à la Belle Époque[modifier | modifier le code]

Fille de Pierre Chassaigne, officier de cavalerie [1] et d'Aimée Marie Gabrielle Lopez, d'une famille d'origine espagnole de tradition militaire [2],[3], Anne-Marie Olympe [4], cadette et seule fille parmi quatre enfants, reçoit l'éducation d'une jeune fille de son milieu au couvent de Sainte-Anne-d'Auray, dans le Morbihan, où elle entre en 1878, à neuf ans, et restera jusqu'en 1885 [5].

Elle est mariée à dix-sept ans, le 15 juillet 1886, à Lorient, à un officier de marine, l'enseigne de vaisseau Joseph Armand Henri Pourpe [6], né le 8 février 1862 à Marseille. Le 17 mai 1887, à Lorient, elle donne le jour à un fils, Marc Marie Edmond Armand, qui deviendra l'un des pilotes pionniers de l'aviation française et mourra prématurément au champ d'honneur le 2 décembre 1914, âgé de 27 ans.

Mais alors qu'elle réside à Marseille, son mari ayant été affecté à Toulon, elle prend un amant. Mis au courant de son infortune, Armand Pourpe « tire un coup de feu qu' Anne-Marie reçoit dans le bas du dos » [7]. Elle s'enfuit, s'installe à Paris et demande le divorce en profitant des nouvelles lois, au scandale de sa famille [8]. Elle a 19 ans.

Cabarets et demi-monde[modifier | modifier le code]

Henri Meilhac (1830-1897) lança Anne-Marie aux Folies Bergère.
Liane de Pougy aux Folies Bergère.

À Paris, Anne-Marie prend des leçons de danse sous la direction de Mme Mariquita [9]. Sous le pseudonyme de Liane de Pougy, elle commence alors une carrière de danseuse de cabaret, et devient rapidement une des courtisanes les plus en vue de la capitale. Ainsi le quotidien Gil Blas décrit-il avec une pointe d'humour « le luxe intime d'une horizontale de grande marque, Liane de Pougy : elle dort sous des rideaux d'Alençon, cette reine des dentelles, et le transparent rideau est doublé de satin hortensia (...) Rassurez-vous la chambre possède un système de ventilation qui écarte tout danger d'asphyxie » [10].

Elle se lie d'amitié avec Sarah Bernhardt qui lui donne quelques cours d'art dramatique mais lui fait comprendre qu'elle n'a aucun talent dans ce domaine, lui conseillant de « n'ouvrir la bouche que pour sourire » [11]. Elle rencontre Henri Meilhac, auteur dramatique à succès, septuagénaire mais amateur de jolies femmes, qui succombe à son charme et la lance dans le monde du théâtre en la faisant engager aux Folies Bergère où elle débute en avril 1894, lors d' « une soirée éblouissante »[12]. Très liée avec Jean Lorrain, elle joue à l'Olympia dans la pantomime Rêve de Noël puis triomphe aux Folies Bergère en 1896, avec le rôle d' Oriane dans l' Araignée d'or qui sera « le great event de la saison parisienne ». Edmond de Goncourt la qualifiera alors de « plus jolie femme du siècle » [13].

Parmi ses adorateurs, on compte Charles de Mac-Mahon (1856-1894) [14], Roman Potocki (1851-1915) ou le jeune Maurice de Rothschild (1881-1957) qui la couvrent de bijoux, lui offrent des équipages et le luxueux « nécessaire » à la vie d'une courtisane d'alors [15]. Sa rivalité avec la Belle Otero contribue à la célébrité de l'une comme de l'autre. Le guide Paris-Parisien la considère bientôt comme une « notoriété de la vie parisienne ». L'édition de 1896 la décrit comme une « demi-mondaine connue pour ses beaux bijoux »[16]; celle de 1899, comme une « demi-mondaine connue pour ses ventes, son suicide, ses essais littéraires et dramatiques »[17]. Georges Montorgueil, dans son ouvrage sur Les Parisiennes d'à présent (1897), s'amuse : « Mais si elle n'est de Pougy elle est bien Liane pour sa souple beauté et ses enlacements » [18].

Antonio de La Gandara, avec qui on lui prête une liaison, était un familier du 15 rue de la Néva, l’hôtel particulier de Liane de Pougy. C'est là qu'il réalisa, en 1903, un grand tableau d'elle allongée sur une duchesse brisée. Il fit aussi plusieurs dessins et pastels qui sont reproduits dans la biographie de l'artiste[19]. Le compositeur Reynaldo Hahn note à ce propos dans son journal : « Observations, réflexions diverses, hier, après deux heures passées chez Liane de Pougy pendant qu'elle posait pour La Gandara. Beauté surnaturelle de cette femme, poésie céleste qui dérange ma sceptique quiétude » [20].

L'amour saphique[modifier | modifier le code]

Natalie Clifford Barney, l'amour infidèle.

Au tournant du siècle, à 30 ans, Liane est, selon son biographe Jean Chalon, « une des reines du demi-monde ». Ouvertement bisexuelle, elle a des amants des deux sexes et entretient des liaisons amoureuses avec Valtesse de La Bigne [21] ou bien Émilienne d'Alençon [22]. En 1899, elle rencontre « Nathalie, un don du ciel, (...) un rayon lumineux et subtil qui dore tout sur son passage » mais aussi « Nathalie l'inconstante, qui sait être si fidèle malgré ses infidélités » [23], une jeune américaine de vingt-trois ans, Natalie Clifford Barney, qui deviendra poète et romancière. Celle-ci se présente chez Liane déguisée en page florentin [24] et Liane, touchée par tant de fraîcheur et de spontanéité, se prend d'une réelle affection pour la jeune femme : « la jeune Américaine, fascinée par Liane, lui offrira la démesure de son innocence, l'insolence de cet amour » [25].

Durant l’été 1899, Liane écrit à Natalie : « Des mots, des caresses, des effleurements, cela, c'est nous deux » [26]. Natalie, fascinée par sa « sveltesse angélique » et quelque peu « androgyne » [27] veut retrouver Liane à Lesbos : « Passer ma vie à tes pieds comme ces jours derniers (...) Nous nous retrouverons à Lesbos (...) Je veux nous imaginer dans cette ile enchantée d'immortelles. Je la vois si belle. Viens, je te décrirai ces frêles couples d'amoureuses, et nous oublierons, loin des villes et des vacarmes, tout ce qui n'est pas la Morale de la Beauté » [28]. Leur liaison qui ne dure qu'une année défraie la chronique, mais Natalie est rapidement infidèle [29] et c'est avec la poétesse Renée Vivien qu'elle séjournera à Lesbos [30].

Liane met en scène sa liaison avec Natalie (le personnage de Flossie) dans un livre intitulé Idylle saphique qui paraît en septembre 1901. Présenté comme un roman, le livre à la réputation sulfureuse est un grand succès de librairie. Liane en envoie un exemplaire à Natalie et lui écrit : « L'Idylle a vu le jour et le public s'arrache, c'est le mot, ces lambeaux de nous et de nos anciennes aspirations » [31]. Bien des années plus tard, Natalie Barney déclarera à Jean Chalon : « Liane, ah ! ma Liane, c'est mon souvenir le plus voluptueux. Et dire que, à la fin de sa vie, elle prétendait que j'avais été son plus grand péché ! » [32].

Les romans de sa vie[modifier | modifier le code]

En 1898, Liane de Pougy « fait encore une fois sensation en publiant son premier roman intitulé L'insaisissable ». L'ouvrage parut d'abord en feuilleton dans le quotidien Gil Blas en juillet. Dans ce qui est « le roman de Liane de Pougy écrivaine sur Liane de Pougy courtisane », l'auteur décrit la vie d'une courtisane, Josiane de Valneige, et offre l'occasion d' une réflexion sur l' image dans la société de ces demi-mondaines dont l'unique péché serait tout autant d'aimer que de vouloir être aimées : « Aimer !!! Aimer !!! Oh ! Oui (...) Rencontrer un regard pur où mirer mon cœur fatigué. Palpiter dans une étreinte d'un bonheur non joué, laisser tomber sur mes joues une larme, une vraie ! » [33]. Le roman trace aussi ce que pourrait être un chemin de rédemption sociale et spirituelle dans la quête de l'amour véritable [34].

Entre 1899 et 1908, outre Idylle saphique, Liane de Pougy publiera une comédie, L'Enlizement [35] et cinq romans qui « répètent uniformément la lassitude, l'ennui et le dégoût de la courtisane à faire ce métier, sa souffrance, mais une souffrance nécessaire à ses yeux qui lui permettra de racheter ses péchés et de connaitre la béatitude » [36].

En juillet 1904 paraît une revue illustrée féminine, L'Art d’être Jolie, dont Liane Pougy assure la direction [37]. L’éditorial du premier numéro, dont la couverture offre un portrait de Liane d’après Léopold-Émile Reutlinger, affirme l'objet de cette publication hebdomadaire : guider chez la femme « cet art instinctif en elle, l'art d’être jolie (...) en apportant chaque semaine, en son format élégant et parfumé, véritablement digne de celles qui le feuilletteront, l'essence même de ce qui fait le charme féminin » [38]. Vingt-cinq numéros de L'Art d’être jolie paraîtront jusqu'en janvier 1905.

Avec les encouragements de plusieurs de ses amis, en particulier Salomon Reinach, Liane commence à tenir un journal. Il couvrira la période de 1919 à 1941 et sera publié de manière posthume, en 1977, sous le titre Mes cahiers bleus. On y lit une chronique de la vie d'entre-deux-guerres mêlée de souvenirs de la Belle Époque dans lesquels se trouvent d'innombrables portraits. C'est aussi le témoignage de l’évolution spirituelle de Liane de Pougy, qui écrivait en 1926 : « Je voudrais ne pas trop penser à moi. Je voudrais m'occuper, me vouer à quelque chose... Mes aspirations vont toujours vers le haut. Recevront-elles un couronnement en rapport avec cette élévation ? » [39].

Le mariage et l'amitié[modifier | modifier le code]

En 1908, alors au sommet de sa carrière, Liane de Pougy, qui aura bientôt quarante ans, rencontre le prince roumain Georges Ghika, neveu de la reine Nathalie de Serbie, de quinze ans son cadet, très noble mais fort désargenté, qu'elle épouse le 8 juin 1910, en l'église Saint-Philippe-du-Roule [40]. Le lendemain, le mariage fait la une du New York Times[41]. « Comme la fortune de Liane est infiniment supérieure à la sienne, Georges Ghika, grand seigneur, a exigé la séparation des biens » [42].

En 1914, cependant, la mort de son fils unique l'affectera beaucoup, comme elle l’écrira plus tard dans son journal : « Ma plus poignante douleur, celle qui a failli me tuer, me faire perdre la raison (je suis restée quinze mois dans de cruelles maisons de santé), ce fut la mort de mon fils, de mon unique enfant, l'aviateur Marc Pourpe, engagé volontaire, tombé au champ d'honneur, le 2 décembre 1914, près de Villers-Bretonneux » [43].

Dès 1920, elle sera liée d'amitié avec Max Jacob qu'elle reçoit, avec son mari, dans leur maison de Roscoff. Une correspondance s'échangera entre eux jusqu’à la mort de l'écrivain [44]. À Roscoff également, « Jean Cocteau vient souvent, entraînant des amis à sa suite » [45]. En 1922, l'abbé Mugnier fait la connaissance de la princesse Ghika : « Elle disait avoir été en Grèce, en Égypte, à Constantinople, promené son chagrin d'aimer. Elle racontait les coups reçus de son premier mari. Elle est d'une famille des environs de Rennes et d'une autre espagnole. Elle a été élevée à Saint-Anne d'Auray qu'elle aime beaucoup. Elle lit L'Imitation et le Pater de Sainte-Thérèse : Dieu est mon Père » [46].

Son mariage est parfaitement heureux durant seize ans, jusqu'à ce que Georges Ghika ne la quitte brusquement, en juillet 1926, pour l'ultime conquête de sa femme, une jeune artiste de vingt-trois ans, « mignonne et délicate », [47] Manon Thiébaut, qu'il emmène en Roumanie, [48]. Pour se consoler, la princesse retrouve Natalie Barney à Paris et forme avec elle et son amie Mimy Franchetti - « qui réunit tous les dons du Ciel » - une sorte de ménage à trois [49] , dont Natalie fera l'objet d'un récit autobiographique publié de manière posthume : Amants féminins ou la troisième [50]. Menacé de divorce, le prince finit par lui revenir, mais leur relation devient difficile et chaotique.

La foi jamais perdue[modifier | modifier le code]

Photographie par Nadar.

Le R.P. Rzewuski, dominicain, à qui Liane avait confié en 1942 les manuscrits de ses Cahiers bleus [51], écrit dans la préface à l’édition qui en a été faite : « D'après les pages de ses Cahiers bleus, on peut constater que Liane n'avait jamais cessé de chercher à aimer Dieu. Mais ceci à sa manière (...) Sa foi se heurtait cependant à ce qui lui semblait un obstacle. Comment accorder les exigences et la pureté du Fils de Dieu, son enseignement et son exemple avec ce qu'elle savait être, sa vie, son passé et même son présent ? » [52].

En 1928, la princesse Ghika se lie d'amitié avec Mère Marie-Xavier, Mère supérieure de l'asile Sainte-Agnès à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble [53]. Elle récupère auprès de ses amis parisiens des fonds pour l'entretien des pensionnaires de cet institut : « Gabrielle Chanel a été spontanément et magnifiquement généreuse », rappelle-t-elle dans Mes cahiers bleus [54]. Anne-Marie demeure très attachée à cette œuvre de bienfaisance : « Je m'occupe de Sainte-Agnès - ce lot m'est échu - je m'en occupe tant que je peux », peut-on lire encore dans son journal [55]. Et elle exprime le désir d'y être inhumée.

Dans les années qui suivirent, Mère Marie-Xavier guide la lente métamorphose spirituelle de la princesse Ghika. En 1943, le R.P. Rzewuski, son confesseur depuis 1939, « juge sa pénitente digne d’être reçue dans le Tiers-Ordre de Saint-Dominique » : le 14 août 1943, l'ancienne étoile des Folies Bergère, la scandaleuse, prononce ses vœux et prend le nom de Sœur Anne-Marie de la Pénitence. Laïque consacrée, elle vivra désormais selon la règle dominicaine [56].

Après la mort de Georges Ghika, le 19 avril 1945, Anne-Marie s'installe à Lausanne où elle transforme une chambre de l'hôtel Carlton en cellule. C'est là qu'elle meurt le , lendemain de Noël [57]. Selon ses vœux, elle est enterrée dans l'enclos des sœurs de l'asile Sainte-Agnès à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), « mon cher Sainte-Agnès, où le Ciel a guidé mes pas, le 15 août 1928, le jour de ma fête » [58].

« Elle est morte à quatre-vingt-deux ans, gardant sur son visage et dans son regard admirable les signes encore visibles de sa beauté passée. Elle avait souhaité mourir un soir de Noël ; la divine Providence a exaucé ce vœu. Elle avait désiré que nul ne suivît le cercueil de celle qui n'entendait plus être que Anne-Marie-Madeleine de la Pénitence. Cette dépouille terrestre tant vantée, tant aimée, s'en alla solitaire. Liane de Pougy était bien morte[59]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

Résidences[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Insaisissable, roman vécu, Librairie Nilsson - Per Lamm, Paris, 1898. Ce premier roman est dédié à Jean Lorrain, qui fut son ami proche
  • L'Enlizement, comédie en un acte, Le Livre moderne, Paris, 1900. La première de cette pièce eut lieu au Théâtre des Funambules, le 16 février 1899
  • La Mauvaise part. Myrrhille, roman, Librairie Nilsson - Per Lamm, Paris, 1899
  • Idylle saphique, roman, Librairie de la Plume, Paris, 1901 (rééd. Paris, Éditions des Femmes, 1987). Le personnage d'Altesse est inspiré de son amie Valtesse de La Bigne
  • Ecce homo. D'ici, de là, Société parisienne d'édition, Paris, 1903 [61]
  • Les Sensations de Mlle de La Bringue, roman à clef, Albin Michel, Paris, 1904
  • Yvée Lester, roman, Ambert, Paris, 1906
  • Yvée Jourdan, roman, Ambert, Paris, 1908
  • Mes Cahiers Bleus, préface du R.P. Rzewuski, Paris, Plon, 1977. Édition posthume du journal de Liane de Pougy
  • L'Art d'être Jolie, Paris, publication hebdomadaire sous la direction de Mme Liane de Pougy, juillet 1904 à janvier 1905

Documents[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Blaize Eugène Chassaigne (1812 - 1892), capitaine au 4e Régiment de lanciers, chevalier de la Légion d'honneur (1857). Voir : Base de données de la Légion d'honneur Leonore
  2. Aimée Marie Gabrielle Lopez (1827 - ...) est la fille d'Antoine Lopez, officier d'état-major qui sera auprès du maréchal Ney au passage de la Bérézina où il se comportera avec courage, et d'Olympe de Montessuy de Villejust
  3. Base de données Roglo. Voir également : Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 15
  4. Ainsi Liane de Pougy se présente-t-elle dans ses Cahiers bleus, voir : Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 25
  5. Anne Marie a trois frères plus âgés qu'elle : Emmanuel (né en 1857), Hippolyte (1859 - 1860), mort en bas âge, et Pierre (né en 1862). Emmanuel et Pierre, suivant la tradition de leur famille, deviendront officiers. Emmanuel, lieutenant d'infanterie de marine, est tué au Tonkin en 1886, à 29 ans. Voir : Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 26. Également : Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 15 et 18. États de service de Pierre Chassaigne, chevalier de la Légion d'honneur (1899) sur la base de données Leonore.
  6. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 29. Biographie militaire sur le site de l' École navale
  7. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 32
  8. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 41
  9. Marie-Thérèse GAMALERY (Alger, 1838 – Paris, 1922) dite Mme Mariquita, ballerine et chorégraphe, fut maître de ballet à l'Opéra Comique de Paris (1898- 1920)
  10. Gil Blas, 4 septembre 1891, p. 1 (BNF - Gallica en ligne)
  11. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 72
  12. Le Temps, 16 avril 1894, p. 3
  13. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 70 - 72
  14. Charles de Mac-Mahon, neveu du Maréchal de Mac-Mahon, se ruinera pour Liane de Pougy. Celle-ci écrit dans son journal : « à dix-huit ans, je devins l’irrésistible passion, l’Idéal selon son mot, du marquis Charles de Mac-Mahon» (...) qui m'aimait trop, que j'ai ruiné et brouillé avec sa femme ... » Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p.121-122
  15. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 198
  16. Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 277
  17. Paris-Parisien, Ollendorff, , p. 27
  18. Georges Montorgueil, Les Parisiennes d'à présent, H. Floury, libraire-éditeur, Paris, 1897, p. 6
  19. Xavier Mathieu, Antonio de La Gandara, un témoin de la Belle Epoque, Librairie des Musées, Illustria, , 308 pages et 400 photos p. (ISBN 978-2-35404-021-5). On peut voir une reproduction de ce portait de Liane de Pougy sur le site de l'Association Les Amis d'Antonio de La Gandara. Le tableau, vendu par Liane au musée d'Alger en 1921, n'est pas localisé à ce jour
  20. Reynaldo Hahn, Notes (Journal d'un musicien), Plon, Paris, 1933. Cité d’après l’édition électronique : Reynaldo Hahn, Notes (Journal d'un musicien), 1re partie : Juvenilia
  21. Dans Idylle saphique, Altesse (Valtesse de La Bigne), son aînée dans le demi-monde, prévient ainsi Annhine (Liane de Pougy) : « Une courtisane ne doit jamais pleurer, ne doit jamais souffrir. Une courtisane n'a pas le droit d’être et de se sentir ainsi qu'une autre femme ! Elle doit étouffer toute espèce de sentimentalité, et jouer une comédie héroïque et continue (...) Ne sois donc pas sensible, Liane. » Voir : Liane de Pougy, Idylle saphique, roman, Des Femmes, Paris, 1987, p. 15. Commenté dans : Jean Chalon, Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Flammarion, Paris, 1976, p.72
  22. « Les deux reines d'amour, Liane, aux yeux de songe, Émilienne aux boucles de soleil, s’étaient quelque temps boudées. Mais sur d'aussi charmantes lèvres, la bouderie ne saurait s’éterniser et l'on annonce officiellement la réconciliation des deux ennemies. » Voir : Gil Blas, 12 novembre 1898, p. 1 (en ligne - BNF Gallica)
  23. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 176 et 183
  24. Dans Idylle saphique de Liane de Pougy, Annhine de Lys reçoit une jolie blonde américaine vêtue en page florentin. Voir : George Wickes, The Amazon of letters. The life and loves of Natalie Barney, Putnam 1976, p. 39
  25. Voir: Katy Barasc, Préface à : Natalie Clifford Barney, Aventures de l'esprit, Paris, 1983, p. 7
  26. Jean Chalon, Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Flammarion, Paris, 1976, p. 188
  27. Natalie Clifford Barney, Souvenirs indiscrets, Flammarion, Paris, 1960, p. 36 et 189
  28. Jean Chalon, Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Flammarion, Paris, 1976, p. 71
  29. Robert Greene, L'Art de la Séduction : Apprenez les lois d’un jeu impitoyable et intemporel (lire en ligne), p. 375-378
  30. Natalie Clifford Barney, Souvenirs indiscrets, Flammarion, Paris, 1960, p. 51
  31. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 104
  32. Natalie Barney à Jean Chalon, automne 1963. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 9
  33. Liane de Pougy, L'insaisissable, Per Lamm - Nilson, Paris, 1898, p. 142
  34. Voir : Philippe Martin-Horie, Liane de Pougy : L'insaisissable ou les chemins de la rédemption, in : Elise Hugueny-Léger et Caroline Verdier (éd.), Solitaires, Solidaires, Cambridge Scholars Publishing, 2015, p. 59 - 61
  35. Voir la critique dans Gil Blas, 17 fevrier 1899 (en ligne - Gallica)
  36. Philippe Martin-Horie, Liane de Pougy : L'insaisissable ou les chemins de la rédemption, in : Elise Hugueny-Léger et Caroline Verdier (éd.), Solitaires, Solidaires, Cambridge Scholars Publishing, 2015, p. 71
  37. La revue a été créée par Liane de Pougy en reprenant une revue non illustrée Le carnet féminin. Voir : Jean Watelet, La presse illustrée en France, 1814 - 1914, Vol. 2, Presses universitaires du Septentrion, 1999, p. 56
  38. L'Art d’être Jolie, publication illustrée hebdomadaire, sous la direction de Mme Liane de Pougy, (no) 1, 30 juillet 1904, En ligne - BNF Gallica
  39. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 20
  40. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 153. Liane était veuve d'Armand Pourpe, son premier mari, décédé en 1892, à trente ans
  41. Une du New York Times le 9 juin 1910
  42. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 154
  43. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 27
  44. Lettres à Liane de Pougy de Max Jacob et Salomon Reinach, (préface de Jean Chalon), Plon, Paris, 1980
  45. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 192
  46. Journal de l'abbé Mugnier (1879-1939), Texte établi par Marcel Billot, Mercure de France, Paris, 1985, p. 397
  47. Lettre à Max Jacob, in : Max Jacob, Salomon Reinach, Lettres à Liane de Pougy, Paris, Plon, 1980, p. 64
  48. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 243
  49. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 261. Dans son journal, Liane se rappellera : « Nathalie à droite, me câlinant, m'embrassant, Mimy à gauche, ses lèvres sur mes lèvres ... » Voir : Liane de Pougy, Mes Cahiers Bleus, préface du R.P. Rzewuski, Paris, Plon, 1977, p. 232
  50. Natalie Clifford Barney, Amants féminins ou la troisième, Éditions ErosOnyx, Courbesserre, 2013
  51. Dans une lettre manuscrite datée du 7 septembre 1942 et reproduite dans Mes cahiers bleus, Anne Marie écrit : « Mon Révérend Père, Je viens, par cette lettre, vous confirmer le don absolu de la collection de mes cahiers bleus, les abandonnant à votre entière volonté dès l'heure de ma mort. » Voir: Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 22 . Alex-Ceslas Rzewuski (1892-1983), fut directeur spirituel du séminaire international dominicain de Fribourg, en Suisse, jusqu’à la fin de la guerre, puis maître des novices des dominicains de Toulouse. Voir : Liane de Pougy, Mes Cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 9 et 10
  52. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 19
  53. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 278 et suiv.. Pour une histoire de cette institution de bienfaisance, créée en 1868 par le chanoine Servonnet et destinée à accueillir et protéger des jeunes filles « infirmes mentales », on peut se référer au site de l'Association Saint-Agnès
  54. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 251
  55. Liane de Pougy, Mes cahiers bleus, préface du R.P. Rzewuski, Plon 1977, p. 299
  56. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 198 et 350 - 351
  57. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 375
  58. Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, 1994, p. 295
  59. André de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens : Le quartier Monceau, vol. 2, Paris, Horay,
  60. Notice no IA06000633, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Des légendes d'amour et de volupté, où s’évoquent des visions moyenâgeuses, où passent de gracieux fantômes d'amoureuses. » Voir: Gil Blas, 15 mai 1903 (en ligne - Gallica)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Natalie Clifford Barney, Souvenirs indiscrets, Flammarion, Paris, 1992
  • Natalie Clifford Barney, Amants féminins ou la troisième, Éditions ErosOnyx, Courbesserre, 2013
  • Jean Chalon, Liane de Pougy, courtisane, princesse et sainte, Flammarion, Paris, (ISBN 978-2-08-130339-3, lire en ligne)
  • Jean Chalon, Chère Natalie Barney, Portrait d'une séductrice, Flammarion, Paris, 1976
  • Robert Greene, L'Art de la Séduction: Apprenez les lois d’un jeu impitoyable et intemporel (lire en ligne), Alisio, 2014
  • Philippe Martin-Horie, Liane de Pougy : L'insaisissable ou les chemins de la rédemption, in : Elise Hugueny-Léger et Caroline Verdier (éd.), Solitaires, Solidaires, Cambridge Scholars Publishing, 2015
  • Max Jacob, Salomon Reinach, Lettres à Liane de Pougy, Plon, Paris, 1980

Liens externes[modifier | modifier le code]

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