René-Louis Lafforgue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lafforgue.
René-Louis Lafforgue
Nom de naissance René-Louis Lafforgue
Naissance
Saint-Sébastien (Espagne)
Décès (à 39 ans)
Albi, Tarn, Drapeau de la France France
Activité principale Chanteur, acteur
Genre musical Variété française, chanson française
Années actives De 1948 à 1967

René-Louis Lafforgue, est un auteur, compositeur et chanteur français d'origine espagnole et d'inspiration libertaire, né le à Saint-Sébastien (Espagne), mort accidentellement le à Albi (Tarn). Il fut également acteur au cinéma, au théâtre et à la télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

René-Louis Lafforgue est né dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol. Il subit la guerre d'Espagne, puis l'exil en France, où il participe à la Résistance avec son frère, qui y trouve la mort.

Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien, puis chanteur-compositeur. Après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l'Olympia.

En 1948, Charles Dullin l'engage comme comédien. En 1949, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau.

En 1954, il remporte le Grand Prix de la Chanson française de Deauville, ce qui marque le début de sa notoriété.

René-Louis Lafforgue est notamment l'auteur des chansons Julie la Rousse (1956) et Le Poseur de rails (1957).

Il crée, en 1962, le cabaret « L'École buissonnière » au 10 rue de l'Arbalète à Paris, où se produisent notamment Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres, Léo Campion ou encore Béatrice Arnac. Le cabaret est alors un lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anime de nombreuses fêtes[1]. Après sa mort, le cabaret est dirigé par sa femme, Claudie[2].

Le 6 décembre 1961, il est initié en franc-maçonnerie à la loge L'Étoile Polaire[3] du Grand Orient de France à Paris[4].

René-Louis Lafforgue s'est tué en voiture sur la route nationale 118, entre Albi et Castres, en juin 1967, à l'âge de 39 ans.

Il avait écrit dans la chanson Le Grand Manitou : « Quand je passerai l’arme à gauche / S’il faut me faire pendre ailleurs, / Pour le pire et pour le meilleur, / Je ne raterai pas le coche. / Par la route la plus directe, / Si Dieu n’est pas un chicanier, / J’irai jusqu’au Grand Architecte, / Le jour du jugement dernier. »

René-Louis Lafforgue est le 467e Je me souviens de Georges Perec.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1956
Marguy (René-Louis Lafforgue)
T’es bath… Môme (René-Louis Lafforgue)
Ça, c’est chouette (René-Louis Lafforgue)
Carnaval (René-Louis Lafforgue - Hazel Scott)

Orchestre : Jo Moutet. Pathé-Marconi 45 EG 302 M

  • 1956
Le poseur de rails
Par le vieux chemin de pierre
Le braconnier
Mon cœur en tourment

Orchestres : Maurice Guinard et André Grassi. Pathé EG 208

  • 1956
La fête est là (René-Louis Lafforgue)
L’écluse (René-Louis Lafforgue)
Julie la Rousse (René-Louis Lafforgue)
Sacré Gaston (René-Louis Lafforgue)

Orchestre : André Grassi. Pathé EG 229

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René-Louis Lafforgue, notice.
  2. Article de Jacques Bertin sur les cabarets rive gauche.
  3. Les Cénobites tranquilles, notice biographique.
  4. Léo Campion, Le drapeau noir, l'équerre et le compas : les Maillons libertaires de la Chaîne d'Union, texte intégral.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]