Moi y'en a vouloir des sous

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Moi y'en a vouloir des sous est une comédie satirique réalisée par Jean Yanne, sortie en 1973.

Résumé[modifier | modifier le code]

Après une initiative malheureuse le conseiller financier Benoît Lepape est licencié. Il convainc son oncle, un militant syndicaliste, d'investir les fonds de l'union et appliquer des méthodes capitalistes dans une entreprise de bicyclette qui va connaître le succès, puis dans d'autres aventures comme une usine modèle d'électronique.

Analyse[modifier | modifier le code]

« Le monde est fait d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde. », c'est par cette phrase que s'achève le film de Jean Yanne, Moi y'en a vouloir des sous, sorti en 1973.

Comme toujours dans ses films, derrière l'humour, il y a une véritable réflexion et Jean Yanne s'en prend ici au capitalisme en général. Il en montre les avantages, mais surtout les limites, nous amenant à penser que capitalisme et social sont totalement incompatibles. D'où la phrase de ce patron surpuissant interprété par Jean Yanne, « alors même quand je veux faire du social, même quand je veux faire un cadeau aux ouvriers, je gagne de l'argent ? ». Ils montrent que quel que soit le bord politique, la quête de profit reste toujours le principal objectif.

Les syndicalistes ne sont pas épargnés, tant pour l'absurdité de leur comportement (plutôt ruiner une entreprise que laisser croire qu'un patron peut être bon) que pour leur double jeu et leur complicité avec le grand capital (cf. le meneur syndical arrivant à vélo avec une casquette style 1936 pour discuter avec le chef des patrons qui l'attend dans sa Rolls). Le film contient de nombreuses réminiscences de Mai 68 (la manif des étudiants des beaux quartiers).

Le centre est aussi sous le feu de la critique, personnifié par le conseiller, qui cherchera à s'adapter à la situation telle une girouette afin d'engranger, une fois encore, le maximum d'argent.

Benoît Lepape pensait que la meilleure arme contre le capitalisme était le capitalisme lui-même. Mais lorsqu'il veut se retirer pour donner le pouvoir aux ouvriers, c'est eux qui n'en veulent pas.

Finalement, la lutte des classes a encore de beaux jours devant elle, parce qu'elle est utile à tous… du moins, tant que l'on voudra sauvegarder cette société absurde.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Une boîte de jeu, inspirée du film, créée par Jean Yanne et Tito Topin, a été éditée par Cinéquanone, édition Images et Formes.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]