Nestier

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Nestier
Nestier
Nestier dans le piémont pyrénéen : vue aérienne du village
Blason de Nestier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton La Vallée de la Barousse
Intercommunalité Communauté de communes Neste Barousse
Maire
Mandat
Bernard Rouède
2014-2020
Code postal 65150
Code commune 65327
Démographie
Population
municipale
159 hab. (2015 en diminution de 2,45 % par rapport à 2010en diminution de 2,45 % par rapport à 2010)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 49″ nord, 0° 28′ 51″ est
Altitude Min. 458 m
Max. 604 m
Superficie 4,94 km2
Localisation

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Nestier est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées et dans la région administrative appelée Occitanie. Sa région historique est la Gascogne. Ses habitants s'appellent les Nestéens.

Sa géographie est celle d'un village du piémont pyrénéen caractérisé par un climat montagnard soumis aux influences océanique et continentale.

Son histoire est marquée par les périodes suivantes : la Préhistoire avec les vestiges de la grotte néandertalienne du Cap de la Bielle ; l'Ancien Régime avec deux personnages centraux : François de Saint-Paul et Louis de Cazaux, seigneurs de Nestier, le premier grand officier des armées de Louis XIV et gouverneur du Val d'Aran, le second grand maître de l'école de cavalerie de Versailles et écuyer cavalcadour de Louis XV ; la période post-révolutionnaire : Nestier est alors chef-lieu de canton et voit l'édification du site dévotionnel appelé Calvaire du Mont-Arès ; la période contemporaine avec la reconstruction du Calvaire inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et la réalisation d'une baignade biologique.

Sa sociologie paysanne a été fortement marquée par les traditions pyrénéennes et les modes de vie qui reposent essentiellement, jusqu'au milieu du XXe siècle, sur une polyculture de subsistance.

Aujourd'hui, Nestier subit les transformations profondes du monde rural au sein d'une nouvelle réorganisation territoriale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen, Nestier est située dans l'est du département des Hautes-Pyrénées (65), dans la basse vallée de la Neste[1]. Elle se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Lourdes, à proximité et à équidistance des deux villes voisines que sont Lannemezan dans le même département et Montréjeau dans la Haute-Garonne. Elle est aux frontières particulièrement imbriquées de trois pays historiques géographiquement éclatés : Comminges, Quatre-Vallées et Rivière-Verdun[2],[3]. Le périmètre exact de la commune est précisé dans le procès-verbal de délimitation[4] daté de 1828.

Le village de Nestier est situé plus précisément à l'entrée d'un espace naturel appelé Vallon de Bouchère[5]. Ce dernier est composé pour les trois-quarts des terres de Nestier et pour le reste des terres des trois communes voisines qui sont : Bize au sud, Montsérié au sud-ouest et Hautaget à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Nestier et des proches communes.
Communes limitrophes de Nestier
Anères Saint-Laurent-de-Neste
Hautaget Nestier Montégut
Bize

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 494 hectares. Son altitude varie de 458 à 604 mètres[6].

Nestier s'est construit au pied des contreforts de la chaîne pyrénéenne qui s'abaissent vers la vallée de la Garonne. Il est situé sur les dernières assises qui montent vers le plateau de Lannemezan, sur un dépôt post-albien au contact des dépôts quaternaires de ce plateau[7],[8]. Le village est en bordure de la dépression karstique appelée de Bize, sur un des lambeaux de la terrasse alluviale appelée de La Barthe-de-Neste ou de Montréjeau[9]. Le village est enserré entre deux collines de moyenne altitude : le Mont-Arès (598 m) et le Montsaous (550 m). Le sol est constitué de terres silico-argilo-calcaires riches en apports glaciaires mais également en dépôts alluvionnaires de la Neste.

Climat[modifier | modifier le code]

Au sein de la région climatique appelée Moyenne Montagne nord, Nestier connaît un climat soumis principalement à l'influence océanique. Les hivers sont relativement doux et humides alors que les étés connaissent parfois des températures élevées avec de forts orages. L'arrière-saison (octobre - novembre) est souvent très belle. La proximité des hauts sommets pyrénéens accentue le contraste de ces données climatiques. Et le vent chaud venu d'Espagne par effet de fœhn ou bien le vent d'autan qui balaye modérément le piémont pyrénéen rajoutent à cette instabilité. Exemple de températures relevées en 1942 au village : -23 degrés en janvier , +35 degrés à l'ombre le 3 juin[10].

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les terres de Nestier sont de façon typique une manifestation karstique. Un tel système géologique est défini par la présence de lapiaz, de dolines et de cavernes sèches[9],[11]. Le sous-sol est composé de nombreuses cavités auxquelles s'ajoute un réseau hydrique constitué de plusieurs sources et rivières souterraines. Cet ensemble hydrogéologique est décrit dans les divers rapports ou comptes rendus relatifs aux explorations effectuées au cours des deux siècles derniers[10],[12], complétés par des témoignages de villageois[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau Limacourt[5], encore appelé Pontic[14], coule dans le vallon de Bouchère et traverse le village entre les deux collines, le Mont-Arès et le Montsaous. Il se jette, à hauteur de Montégut, dans le Merdan (encore écrit Merdans), un deuxième ruisseau au sud-est de Nestier venu de Bize. Ce dernier se jette à son tour dans la Neste vers Aventignan[5]. Un troisième ruisseau, appelé Goulit, venant de Montégut et coulant le long du chemin de Croues dans la direction sud-nord[15], est un affluent du Merdan au débit soutenu lors des épisodes pluvio-orageux.

La Neste traverse le territoire de Nestier dans sa partie nord et nord-est. Elle devient parfois un torrent impétueux aux crues dévastatrices à l'exemple de celle du 18 juin 2013. Les crues de 1875 et 1938 sont répertoriées également comme catastrophes majeures pour toute la vallée[10].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Les principaux risques recensés[16] sur la commune sont les suivants : inondations, crues, séismes, ruptures de barrage. Le plan de prévention des risques (PPR) a été prescrit le 5 avril 2018. Le plan communal de sauvegarde (PCS) précise les conduites à tenir par les villageois dans le cas de catastrophes naturelles ou autres. L'information des acquéreurs et des locataires (IAL) sur le territoire communal fait l'objet d'un document administratif appelé Etat des servitudes "risques" et d'information sur les sols.

Étymologie, toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

  • Nestier

Nestier signifie qui est sur la Neste, qui est de la Neste[17]. C'est un nom pré-latin contenant l'hydronyme pré-indo-européen (p.i.e) nesta qui signifie flot. Son origine serait aquitanique ou basco-aquitaine. Il possède un suffixe prélatin obscur comme dans Visker, Vier, Allier, Uzer, Viger, etc. Sa prononciation locale avec r final sensible provient d'une ancienne finale en -rr[18]. Nestier serait un mot de la langue primaire essentiellement orale et non écrite parlée sur notre territoire par les premiers hommes appelés non pas Gaulois mais Aquitains.

  • Nestès

C'est le nom de la micro-région historique de la basse vallée de la Neste. La racine du nom est Nesta. Son hydronymie de substrat est : Neste, Nestier, Nistos[19]. D'où certaines confusions : il est écrit parfois pagus de Nestier pour le pagus du Nestès, archiprêtré de Nestier pour l'archiprêtré de Neste ou archiprêtré du Nestès (en latin archipresbyteratus Nestezii[20]), archidiaconé de Nestier[21],[22] pour l'archidiaconé du Nestès. Il en est de même pour le Cap Nestès écrit parfois Cap Nestier ou Cap Nestes[23]. Certains documents évoquent aussi la seigneurie du Nestès assimilée à la seigneurie de Nestier[24], ou bien Notre-Dame de Nestier[25] pour Notre-Dame du Nestès (encore appelée Notre-Dame de Nouillan[26]). Par ailleurs, pour les villages de la basse vallée de la Neste, il serait plus juste de lire Saint-Laurent-de-Nestès au lieu de Saint-Laurent-de-Neste, Saint-Paul-de-Nestès au lieu de Saint-Paul-de-Neste...

Autres appellations historiques relatives au village de Nestier mais peut-être aussi à la micro-région du Nestès : St Johan Bapt. de Nestierio (archives de Saint-Bertrand-de-Comminges - 1297) ; Nestierrium (cartulaire de Comminges - 1306) ; de Nestierio (Pouillé du Comminges - 1387) ; de Nesterio (arch. Haute-Garonne - 1401) ; Nestès (arch. de La Barthe - 1513) ; Nestiers (cartulaire de Comminges - 1572) ; Nestiez[27] ou Nestiés (registre de notaire - 1593) ; le Nestier[28].

  • Castéra

Ce nom serait apparu au Ve siècle lorsque les Vascons venus d'Espagne ont envahi notre région appelée depuis la Gascogne. Le mot castérar est formé avec le suffixe en ar (latin are) qui veut dire surélévation de terrain, généralement qui a supporté un oppidum pré-latin ou un château-fort ou les deux successivement. Il aurait perdu la lettre finale r pour devenir le mot que nous connaissons toujours aujourd'hui : castéra[29]. Par ailleurs, le mot castéras est le nom donné à des manoirs fermés du XIIIe siècle, destinés surtout à la défense des terres du seigneur local[30], situés dans le Bordelais mais aussi dans les vallées de la Garonne et du Gers. Un nom dérivé castériou désignerait également le site d'un oppidum à l'exemple de celui d'Ozon[31].

  • Cap de la Bielle

Ce nom signifie en gascon extrémité du village, de l'agglomération. Il a connu diverses orthographes : Cap de la Bièlle ou Cap de la Bieille sur le plan cadastral de 1831, Cap de la Bielle, Eth Cap dera Vièla (en occitan), Bout de la Vielle (en français) sur le plan de 1937, orthographes reprises aujourd'hui dans certaines cartes IGN. Ce nom désigne par ailleurs un des plus vieux quartiers de Nestier construit autour de l'intersection des deux routes de Nestier à Hautaget (actuelle D 526) et de Nestier à Bize, dans le Vallon de Bouchère[7].

Le mot Bielle serait identique à l'écriture normalisée Viela. Il désignerait à l'origine un espace bâti en continuité, cœur du village habité par les Biélans, travailleurs d'un domaine tel que celui d'une villa par exemple[32]. Par ailleurs, Vielle est défini dans le dictionnaire comme petite voie, accotement, l'accotement étant le renfort bilatéral d'une route ou d'une voie ferrée[13]. Cette définition peut s'appliquer à cette route ancienne du Cap de la Bielle encore appelée chemin du Carrey (charroi)[5].

  • Marcadau (se prononce marcadaw)

Signifie place de marché en gascon. Le quartier villageois qui porte ce nom aurait été un modeste lieu d'échange commercial au Moyen Âge situé sur l'itinéraire secondaire de Saint-Jacques de Compostelle. Nestier aurait été, en effet, un village étape pour les pèlerins comme l'attestent les deux pierres jacquaires villageoises[33],[34].

La pierre « jacquaire » datée de 1362 dans l'angle nord-ouest du mur de l'église.
  • Mont-Arès

Arès est le dieu grec de la guerre et de la violence, identifié avec le dieu romain Mars, vénéré au pied de la colline villageoise selon certains auteurs locaux. Ce nom d'origine grecque n'est pas unique dans notre région : Pyrénées aurait pour racine pur, puros qui signifie le feu[35]. Et le nom de la rivière la Neste se rapproche singulièrement du nom du fleuve de Thrace nommé Nestos. Néanmoins, il est imprudent d'affirmer aujourd'hui que les Grecs ont bien séjourné dans notre région dans l'Antiquité. C'est même une thèse invraisemblable aux yeux de certains historiens locaux... Mais le débat reste ouvert.

  • Bouchère

Vient de bouch, nom gascon qui signifie buis. Le Vallon de Bouchère possède en effet de belles forêts de buis, espèce commune (Buxus sempervirens) que l'on trouve dans toute l'Europe continentale et méditerranéenne.

Nom gascon très usité au Moyen Âge qui signifie : défrichement, terres défrichées. C'est le nom donné à un des lieux-dits villageois les plus caractéristiques sur la route de Bize. C'est également le nom donné à la section B du plan cadastral.

  • Laspugue

C'est le nom dérivé du toponyme gascon spugue ou spélugue signifiant grotte. À Nestier, le chemin de Laspugue dans le quartier du Cap de la Bielle, devenu un sentier aujourd'hui, conduit à la fontaine sur les berges du ruisseau Limacourt[37]. C'est le lieu d'une source ou résurgence auprès de laquelle a été construit un lavoir communal en 1904 et le dispositif de captage bétonné pour alimenter le village en eau potable en 1932. Ce dispositif a obstrué l'entrée d'une grotte dans laquelle on pouvait remonter aisément, sur une vingtaine de mètres, le cours de la petite rivière souterraine d'origine inconnue alimentant cette résurgence[10].

  • Casalères

Casalères (ou cazalères) : lieu-dit regroupant des jardins cultivés par les villageois. Noms de la même famille : casal (occitan), casaou (gascon) qui signifient : jardin. Les casalères sont situées sur les mouvements de terrain nord-est/sud-est, dernières assises de la colline du Mont-Arès descendant vers la vallée de la Neste. Leur localisation et leur orientation (terrains abrités et ensoleillés) sont déterminées avec le souci permanent d'une meilleure production agricole.

  • Carrau ou Carraou (se prononce carraw)

Nom gascon qui signifie chemin du charroi. Nom de la même famille : carrey. Au Moyen Âge, la corvée seigneuriale du charroi se traduisait par le transport de bois, de céréales ou de fourrage, sur les chemins charretiers devenus aujourd'hui les chemins ruraux. A Nestier, la Carraou[38] relie l'entrée du village (le Castéra) au quartier de l'Ormeau et au centre-bourg. C'est une portion de la D 526. Le chemin du Carrey[39], encore appelé aujourd'hui chemin du Mont-Arès sur une de ses sections, vient du village voisin de Bizous, traverse le Marcadau, longe les flancs sud-est de la colline du Mont-Arès et se dirige vers le col de Bouchère après avoir franchi le ruisseau Limacourt.

Histoire locale[modifier | modifier le code]

Cette histoire fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois, une fresque historique appelée Nestièr, u vieil vilatje : dé la pet dé la bestie à la camiso à flous (« Nestier, un vieux village : de la peau de bête à la chemise à fleurs »). Elle est composée de neuf tableaux de vingt minutes chacun présentant les neuf périodes de l'histoire locale. Chaque tableau est décliné à son tour en un spectacle historique complet d'une durée de deux heures environ[40].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En cette période préhistorique du paléolithique moyen (50 000 ans avant notre ère), les terres de Nestier et du Vallon de Bouchère sont fréquentées par les hommes de Néandertal, des nomades qui vivent de la chasse et de la cueillette. Pour ces premiers homo sapiens, le Vallon de Bouchère est un terrain de chasse idéal, une nasse naturelle au fond de laquelle il est facile de prendre au piège les animaux sauvages[31],[41]. Par ailleurs, à l'entrée du vallon, la grotte du Cap de la Bielle offre à ces chasseurs-cueilleurs un abri naturel lors des épisodes climatiques particulièrement rigoureux[7],[42]. Des vestiges de ces hommes néandertaliens sont découverts, dans les années 1960, sur les lieux mêmes de cette grotte villageoise[43].

La voûte rocheuse et la cabane maçonnée dans les années 1960 (photo « musée de l'école de garçons »).

Elle a été malheureusement détruite en partie dans les années 1950 lors des travaux effectués dans la carrière villageoise, appelée carrière supérieure, aujourd'hui désaffectée. Sa localisation et sa configuration sont précisées dans deux documents de référence[7],[43]. L'Homme de Néandertal a séjourné dans cette caverne[42], certainement un campement de passage selon l'hypothèse basse formulée par certains chercheurs locaux[7]. Après sa destruction, un pan de la voûte qui a pu être préservé a été l'objet de fouilles archéologiques. Cette grotte est aujourd'hui reconnue comme l’un des rares gisements de France à avoir une belle succession stratigraphique renfermant macrofaune[45] (restes d'élan[46], présence du renne de la période du rissien final[47]), microfaune[48] et industrie lithique du Paléolithique inférieur[31],[49]. L'industrie lithique extraite comprend un total de 86 pièces : 2 chopping-tools, 1 nucléus-disque très plat, 83 éclats. La matière première apparaît donc locale avec ses argiles schisteuses et ses quartzites classiques dont le débitage et l'utilisation restent unique, à ce jour, dans les Pyrénées occidentales[43]. Une étude précise que le site de Nestier peut être intégré dans les gisements de l'Acheuléen méridional à bifaces et hachereaux et que la faune peut être rattachée aux faunes rissiennes encore peu connues malgré tout[50].

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Une première communauté humaine s'est vraisemblablement installée, dès cette époque, dans le Vallon de Bouchère[41],[51]. En 1872, cinq dolmens y sont recensés assez précisément près du mont Ergé[31],[52]. Par ailleurs, une hache en bronze à ailerons terminaux courts (127 mm x 36 mm), encore appelée celt à aile, a été trouvée au début du siècle dernier au Castéra, témoignant de l'occupation humaine de la région à cette période de l'Âge de bronze[31],[53]. En 1872, dans le quartier de La Hounte, un villageois découvre des vestiges d'un cimetière gaulois[14]. À noter également la présence de deux tumuli qui barraient le passage de la Neste entre Nestier et Saint-Laurent-de-Neste[41]. Par ailleurs, les terres villageoises seraient un oppidum[54], l'oppidum principal de la peuplade pré-romaine qui vivait dès les premiers temps dans cette contrée[55]. Le site du village serait donc un des plus anciens de la basse vallée de la Neste comme l'écrivent certains auteurs locaux[41].

À cette époque-là, une enceinte fortifiée appelée Le Castéra s'avançait sur la vallée de la Neste au débouché du Vallon de Bouchère couvrant ainsi le camp retranché du Mont Ergé situé à trois kilomètres à l'ouest. Sa description et sa localisation sont parfaitement précisées dans certains documents[53]. Selon certains auteurs locaux, ce lieu fortifié allait voir plus tard l’édification d’un des plus vieux manoirs seigneuriaux construit en colombage et en terre pilée dont l'architecture générale est décrite par Viollet-le-Duc dans son ouvrage[30],[56].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Quelques pierres de l'autel votif aquitano-romain (muret de clôture du parc de l'église).

À cette époque plus justement appelée aquitano-romaine[18], les terres qui allaient voir quelques siècles plus tard l'édification du village, sont rattachées à la capitale régionale Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges) dans cette grande province appelée Novempopulanie. Selon certains auteurs locaux, elles forment le pagus de Nestier (erreur toponymique : au lieu de lire pagus de Nestier, lire plutôt pagus du Nestès) auquel s'est étendu le culte du dieu Ergé, le dieu protecteur, le principal dieu des populations de la Basse Neste[51],[57],[58]. Dans l'organisation territoriale romaine de la région, les terres de Nestier appartiennent donc à la Civitas Convenenensium, la Cité des Convènes, qui englobe la haute vallée de la Garonne et la vallée de la Neste. Une ferme aquitano-romaine (villa rustica) est établie sur l'emplacement de l'église actuelle[59].

  • Voies de communication[57]

La Ténarèze dans la vallée d'Aure encore appelée Chemin de César, La Peyrigne dans le Val d'Aran ou bien encore La Voie du Sel, premier axe de communication transversal du piémont pyrénéen[31], structurent le territoire. Localement, un chemin relie Nestier à Hèches dans la vallée d'Aure, par les cols de Bouchère et de Mazouau[51]. Des vestiges d'une petite voie pavée sont découverts au début du siècle dernier près de l’église, dans une propriété appartenant au maire, M. Claverie. C'est devenu aujourd’hui le chemin rural qui conduit de Nestier à Bouchère[60]

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Croquis de l'église, façade nord, avant sa restauration en 1901[61].

Au XIIIe siècle, les terres de Nestier appartiennent à cette grande province de Guyenne, ancienne Aquitaine, qui englobe par ailleurs la Gascogne. A la frontière du comté de Bigorre et du comté de Comminges, appartenant au diocèse du Comminges et à la vicomté de La Barthe-de-Neste, le village est situé dans le Pays des Quatre-Vallées : Magnoac, Aure, Neste et Barousse, encore appelé pays d'Aure par certains auteurs locaux. Il s'agit ici du pays géographique auquel s'appliquent depuis 1300 Les Coutumes Générales instaurées par Bernard de Labarthe, appelé aussi Bernard de Comminges, et non du pays administratif qui allait voir le jour quelques siècles plus tard sous le nom de Pays d'État des Quatre-Vallées encore appelé République des Quatre-Vallées.

Lors de l'épidémie de la peste noire, l'archiprêtré de Nestier (vraisemblablement l'archiprêtré du Nestès ou l'archiprêtré de Neste) est le plus sévèrement atteint[20],[62]. Les ravages de la Guerre de Cent Ans, de la guerre larvée des comtés de Foix et d'Armagnac et des querelles guerrières entre Comminges et Bigorre accentuent encore la désolation de notre territoire marqué par les disettes et les famines incessantes.

Nestier est alors un village étape sur le Chemin du piémont pyrénéen, itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle[33]. Un château à motte médiéval, Eth Castérot, se dresse sur ce qui est aujourd'hui l'emplacement de l'église, succédant au fortin primitif du Castéra. Par ailleurs, les terres du Castéra seraient un tumulus datant de cette époque[63]. La famille seigneuriale la plus connue à cette période est celle des d'Arcizas.

Temps modernes : Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En cette période du Petit Âge glaciaire particulièrement rude, faite de froid intense et de famines, les échanges nombreux et fructueux entre les deux versants pyrénéens français et espagnol sont l'objet, le 22 avril 1513, du serment du plan-d'Arem (lieu-dit de la commune de Fos, près du pont du Roi, à la frontière franco-espagnole), dans le cadre du traité des Lies et Passeries précisant les procédures de commerce et de surséance de guerre entre le Val d'Aran et les vallées des Pyrénées centrales, dont le Comminges.

Nestier est alors une seigneurie aux frontières des Pays d'états des Quatre-Vallées et du Nébouzan et des Pays d'élection du Comminges et de Rivière-Verdun. Elle est située plus précisément dans l'enclave de Saint-Bertrand-de-Comminges qui comprend 17 autres communautés, au sein de la châtellenie de Montréjeau, jugerie de Rivière, une circonscription administrative dont les limites ont été fixées sous Louis XI, au XVe siècle[64],[65].

Par ailleurs, Nestier ressort de la Sénéchaussée de Toulouse, lieutenance de Rivière-Verdun, une circonscription administrative, financière et judiciaire. Nestier relève également de la Généralité d'Auch, élection de Rivière-Verdun, subdélégation de Montréjeau, une autre circonscription administrative à caractère d'intendance.

Le seigneur de Nestier le plus connu est Louis de Cazaux (1684-1754), écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du roi Louis XV[66].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Nestier chef-lieu de canton.

En décembre 1789, le canton de Nestier est créé. Il appartient au district de la Neste ou des Quatre-Vallées, dont le chef-lieu est La Barthe. Deux ans plus tard, en 1791, il est scindé en deux. C'est ainsi que le canton de Saint-Laurent-de-Neste est créé[67]. Ce découpage géographique tient compte des difficultés de circulation entre les deux rives de la Neste lors des mauvaises conditions météorologiques. En effet, la rivière connaît des crues violentes qui emportent fréquemment les ponts traditionnels en bois sur pilotis. Il est donc décidé qu'il y aurait un canton de part et d'autre de la Neste. Dix ans après, alors que la Constitution de l’an VIII remplace les districts par les arrondissements beaucoup plus vastes, le canton de Saint-Laurent-de-Neste est supprimé.

Le canton de Nestier compte un détachement de la garde nationale sédentaire. Celui-ci est créé en 1789. Il sera dissous en 1871. Il doit être en ordre de marche permanent, les membres étant désignés d'avance, les officiers élus par les citoyens qui le composent. Le 9 novembre 1834, le maire de Nestier présente cinq villageois à l'élection des officiers : le premier comme capitaine de compagnie, les quatre autres comme lieutenants et sous-lieutenants. Nestier est parfois soumis aux réquisitions destinées à cette garde nationale comme en 1813 par exemple : 57 quintaux de foin, 12 quintaux de paille, une part de la récolte de seigle et de blé à acheminer dans les dix jours au chef-lieu du département[53].

  • Transfert du chef-lieu de canton[28].

Pendant quatre-vingts ans, Nestier est donc chef-lieu de canton, jusqu'au 2 avril 1870 date à laquelle l’empereur Napoléon III ordonne le transfert du chef-lieu de justice de paix à Saint-Laurent-de-Neste. Cette période aura été marquée par une lutte acharnée entre les deux collectivités, faite de batailles juridiques, d'interventions de notables influents au plus haut niveau de l'Etat et de l'engagement de deux personnalités villageoises : M. Dutrey, maire, et l'abbé Béjottes, curé de la paroisse.

Au cours de cette même année 1870, trois jeunes villageois sont concernés par la levée en masse et participeront à la guerre pour la reconquête de Paris face aux armées prussiennes, après la terrible défaite de Sedan. Leurs péripéties sont retranscrites dans le document de Mme Bize[53], en particulier lors de la bataille de Rouen, sur le plateau de l'Andelle.

C'est à cette même période que les villageois construisent le Calvaire du Mont-Arès[68] sous l'impulsion de l'abbé Béjottes, curé de la paroisse.

Article détaillé : Calvaire du Mont Arès.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le Calvaire du Mont-Arès en ruines dans les années 1920.

Après la terrible épreuve de la Grande Guerre, la vie reprend son cours progressivement malgré les traumatismes et les souffrances évoqués régulièrement. Les vingt-sept hommes mobilisés rentrés au village après avoir participé aux combats, certains profondément blessés dans leur chair et dans leur âme, pleurent souvent, lors des veillées traditionnelles en particulier[69], les dix-neuf camarades tués ou disparus qui auront leurs noms inscrits sur le monument aux morts érigé en 1927. Les noms des disparus Morts au champ d'honneur ainsi que les noms des mobilisés sont précisés dans la monographie villageoise de Mme Bize[53]. Quelques années après cependant, le village connaît des progrès sensibles : l'eau courante et l'électricité arrivent dans chaque maison, les premiers postes de radio équipent certains foyers, les lavoirs et les abreuvoirs municipaux facilitent la vie quotidienne. Cette période de notre Histoire contemporaine se terminera de façon tragique par la Deuxième Guerre mondiale vécue à Nestier au cours d'événements particuliers retranscrits dans la même monographie de Mme Bize[53] et dans l'article de M. Raymond Misson intitulé : Nestier : 1939-1945 : souvenirs de Marie-Claire Refouil[13].

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Calvaire restauré dans les années 1990, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Les dernières décennies du XXe siècle voient la démographie villageoise baisser : les fermes disparaissent progressivement alors que certaines maisons se ferment ou se transforment en résidences secondaires. Les années 1960-1970 confirment l'amplification de ce mouvement. Malgré ce phénomène, la communauté villageoise reste forte : les années 1980-1990 verront la reconstruction du Calvaire du Mont-Arès avec ces mêmes élans de générosité et de solidarité qu'avait certainement connus le village un siècle auparavant.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Après la reconstruction du calvaire du Mont-Arès, les années 2000 voient, sur le territoire villageois, la réalisation d'une baignade biologique encore appelée piscine naturelle[70].

Personnalités villageoises[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution : les seigneurs de Nestier[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Nestier, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, est des plus classiques. Elle est issue de l'organisation territoriale locale et du régime d'exploitation des terres qui ont prévalu au cours des siècles dans notre région rurale depuis l'époque aquitano-romaine. La seigneurie de Nestier est à la fois foncière et banale, reposant en partie sur la puissance foncière mais aussi et surtout sur le droit de ban depuis le XIe siècle. Les seigneurs de Nestier sont propriétaires des terres, détenant la propriété éminente et tirant directement les ressources de celles constituant la réserve. Les tenures sont exploitées comme propriété utile par les paysans. La gestion et l'entretien de ces terres sont précisés dans certains documents entreposés aux Archives départementales[71],[72]. Par ailleurs, les seigneurs de Nestier détiennent le contrôle de la justice haute, moyenne et basse, une marque importante de la seigneurie banale qui concerne essentiellement, peu avant la Révolution, les affaires de voisinage, l'utilisation des chemins ou le bornage des champs.

Au XIIe siècle, le premier notable (seigneur ?) villageois cité est Raimundus de Nestier, latin et gascon (1140 - 1141, actes Bonnefont)[73]. Quelques siècles plus tard, trois familles seigneuriales marquent l'histoire villageoise : les d'Arcizas, de Saint-Paul et de Cazaux.

  • Famille « d'Arcizas ».

Blanchefleur de Nestier : première dame de Nestier citée à l'époque du Bas Moyen Âge. Sœur de Guiraud de Nestier. Mariée en premières noces à Géraud de Montsérié. Épouse en 1448 (1440 selon certains auteurs locaux), en secondes noces, Raymond d'Arcizas dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XIe siècle dans les guerres contre les Sarrazins[62],[66]. Selon d'autres sources, dans la généalogie des seigneurs de Montsérié[74] en particulier, un certain Raymond aurait épousé Blanchefleur qui lui aurait donné deux fils : Guillaume et Jean. Par ailleurs, il existerait un testament de Raymond Garcie datant de 1503 en faveur de Blanchefleur qu'il aurait épousée en 1468[75] alors que le Glanage de Larcher précise un contrat de mariage entre Odet d'Orbessan et la même dame de Nestier daté de 1496[76].

Raymond d'Arcizas : écuyer, seigneur d'Arcizas, de Nestier et autres places. Sa devise : « D'Arcizas, jamais las ! ». Ses ancêtres ont servi au siècle précédent (XIVe) contre l'Anglais sous la bannière d'Arnaud-Guilhem, seigneur de Barbazan-Dessus, allié des comtes de Foix[77]. Par acte du 30 décembre 1450, il acquiert les terres de La Broquerre en Comminges[78]. Marié à Blanchefleur de Nestier, il a pour fils et successeur : Manaud d’Arcizas[79].

Manaud d’Arcizas, écuyer, seigneur d’Arcizas, de Nestier, la Broquerre et autres places. Il aura trois fils : Géraud, Raymond-Garcie et Thibaut. Le premier formera la branche des Seigneurs de Nestier alors que le second formera la branche des seigneurs de La Broquerre[79].

Géraud d’Arcizas, écuyer, seigneur de Nestier, fils de Manaud. Il a pour fils et successeurs : Jean et Géraud. Ce dernier formera la branche des seigneurs de La Batut-d’Estansan[79].

Jean d'Arcizas, écuyer, seigneur de Nestier, fait son testament le 17 mars 1547 par lequel il nomme pour son héritier universel Charles, son fils. Celui-ci étant décédé sans enfant, la branche aînée des seigneurs de Nestier s'éteindra avec lui. Les terres de Nestier et autres places passeront à Catherine d’Arcizas, sa sœur, mariée à Macaire de Saint-Paul[79].

Catherine d'Arcizas épouse Macaire de Saint-Paul en 1550[9].

  • Famille « de Saint-Paul ».
Plaque à la mémoire de François de Saint-Paul, grand officier des armées de Louis XIV, dernier gouverneur du Val d'Aran.

Macaire de Saint-Paul, seigneur de Nestier et de Bugard en Bigorre, fait bâtir le château « Eth Castèth » en 1550. Notable éminent du Pays de Comminges, ce dernier est un des acteurs principaux d'un événement local appelé le dîner de Cuguron[80], une gasconnade relative à un repas officiel où au final chaque invité paye son écot[81]. François Bourthoumieu, son fils, lui succède.

François Bourthoumieu de Saint-Paul « laissa le renom d’un vaillant homme de guerre[82]». Son fils, François de Saint-Paul, lui succède.

François de Saint-Paul[83],[84], seigneur de Nestier et de Bugard en Bigorre. Lieutenant-colonel du Régiment d'Auvergne en 1644. Maréchal de bataille dans l'armée d'Italie[85],[86] en 1645 puis maréchal de camp en 1646[87]. Dernier gouverneur du Val d'Aran en 1648[27],[88],[89],[90],[91], appelé « le maréchal de Nestier, gouverneur des armes d'Aran pour la France[92] ». En 1649, maréchal de camp dans l'armée de Catalogne sous le duc de Mercœur[93]. Liens de parenté avec les familles d'Agut de Saint-Lary et de Ségure d'Arreau. François de Saint-Paul épouse, en 1652, Mlle de Siran dont il a un fils et une fille Magdeleine. Par acte notarié du 31 mai 1653, il acquiert plusieurs immeubles et une rente des habitants de Montoussé[94], la seigneurie dont il était déjà possesseur en 1647[95] lui ayant été vendue sous pacte de rachat par cette même communauté de Montoussé. Il meurt en 1698 et est enterré dans l'église de Nestier[96].

Magdeleine de Saint-Paul épouse en 1676 Hugues de Cazaux, seigneur de Laran. Elle apporte en dot les terres de Bugard et de Nestier dont son mari prend le nom.

  • Famille « de Cazaux ».
Louis de Cazaux, seigneur de Nestier.

Hugues de Cazaux. Seigneur de Laran, marié en 1676 à Magdeleine de Saint Paul, il devient ainsi propriétaire des terres de Nestier. Deux de ses quatre enfants deviendront célèbres : Jean-François, chef de Brigade, chevalier de Saint-Louis et Louis, grand écuyer royal.

Jean-François de Cazaux. Né le 20 avril 1677, mort le 3 janvier 1744 au château de Nestier[96]. Page dans la Grande Ecurie du roi Louis XV en 1699, lieutenant de cavalerie dans le régiment du prince Charles, capitaine et major en 1711, lieutenant-colonel en 1719, chef de brigade de la Compagnie de Villeroy[95], général de brigade et chevalier de Saint-Louis en 1736. Il fait ses preuves de noblesse devant les Capitouls le 7 avril 1689 et devant M. le Pelletier, intendant de Montauban, le 28 janvier 1700. Il dénombre ses fiefs de Nestier, Montoussé, Bugard, et autres places alors que le 20 octobre 1718 les terres et seigneuries de Hitte et Orignac sont vendues[97].

Louis de Cazaux[98] (né en 1684 - mort à Versailles en 1754). Page de la Grande Écurie, nommé écuyer cavalcadour le 20 mars 1727. Écuyer ordinaire par provision le 12 décembre de la même année[75]. En 1734, il est capitaine des chasses du roi. Il se trouve à la tête, par ancienneté et par mérite, des écuyers ordinaires. Louis XV le nomme alors son Premier écuyer cavalcadour. Capitaine du haras du roi par provision du 10 mai 1742, il devient titulaire de la charge le 1° mai 1743. Le 3 janvier 1744, Louis de Cazaux perd son frère Jean-François qui lui laisse les terres et la seigneurie de Nestier. Les charges de cette succession et les dépenses de la campagne de 1745, terminée par la bataille de Fontenoy, l'obligent à faire des sacrifices. Résolu à rester à Versailles, il fait vendre le mobilier du château de Nestier aux enchères le 5 octobre 1745. Le 30 avril 1753, Louis de Cazaux vend la seigneurie de Nestier à M. de Lassus avec tous ses droits, justice haute, moyenne et basse[99],[100]. Louis de Cazaux figure dans un tableau d'Oudry : « Une chasse de cerf »[101]. Pendant longtemps, la position académique s'est, pour ainsi dire, incarnée dans la personne de Nestier et l'expression C'est un Nestier caractérisait cette allure du cavalier sur sa monture[102],[103],[104]. Par ailleurs, dans le tableau de Delarue[105], gravé en 1753 par Jean Daullé, la botte que porte Nestier va s'élargissant du haut et emboîte complètement le genou. Elle est toute différente de la botte molle adoptée depuis au manège de Versailles. Elle porte le nom de botte à la Nestier[106]. De plus, on a appelé mors à la Nestier[107], ou encore mors à tire-bouchon, un mors à branches très courtes et à embouchure brisée avec canons droits, dits canons simples. Nestier avait substitué ce mors, qui est très doux, aux mors jusqu'alors en usage[108],[109],[110],[111]. Par ailleurs, il sera fait référence également dans le langage équestre à la bride à la Nestier[112]. Enfin, concernant le tableau de Delarue, celui-ci a été repris comme logo de l'association française du cheval lusitanien (AFCL) qui regroupait, dans les années 2000, une cinquantaine de centres équestres.

Les seigneurs de Nestier sont inhumés dans la chapelle du château moyenâgeux devenue l'église paroissiale aujourd'hui. Il en est ainsi de François de Saint-Paul mort en 1698 et enterré dans l'église de Nestier, de Madame de Saint-Paul ensevelie en 1744 dans l’église paroissiale, de Jean-François de Cazaux enseveli également dans l'église sépulture de ses ancêtres[96],[113].

  • Héraldique
Blason Blasonnement :
D'azur à un cygne d'argent nageant sur une rivière du même, ondée de quatre filets du champ.

En 1440, Blanchefleur, héritière de la maison de Nestier, épouse Raymond d'Arcizas dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XIe siècle dans les guerres contre les Sarrazins. Ses armes portent un merle blanc sur champ d'azur[53].

La maison d'Arcizas est une des plus anciennes et des plus distinguées parmi la noblesse du comté de Bigorre. On trouve dans un Manuscrit de l'Histoire des Vallées d'Aure, qu'un seigneur d'Arcizas, « étant au service d'un roi d'Aragon contre les Maures, avait proposé une entreprise extrêmement difficile et périlleuse, que le roi, la regardant impossible, lui promit un merle blanc s'il parvenait à l'exécuter, et qu'ayant effectivement réussi, il prit pour arme : un merle blanc sur un champ d'azur[79] ». Ces armoiries ornaient-elles déjà les boucliers des guerriers de Nestier enrôlés sous la bannière d’Arnaud Guilhem de Barbazan au début du XIVe siècle ? « Dans un titre qui est dans les Chartes du Roi, à Pau, intitulé : la Montre des Alliés et Confédérés des comtes de Foix, en 1338, les seigneurs de Barbazan, d’Asté, de Villepinte, de Nestier, d’Argelès, de Lansac, de Luppé, etc. servaient sous la bannière d’Arnaud Guilhem, seigneur de Barbazan[79] ».

Les armoiries des Cazaux de Nestier (ndlr : descendants des d'Arcizas), en 1646, étaient d'azur, à quatre pointes, de giron d'or, mouvante du bas de l'écu, à une divine ondée d'argent sommée d'un cygne de même[114].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Marc de Lassus-Nestier (1745 - guillotiné en 1794)[78] : baron de La Barthe-de-Neste, Conseiller au Parlement de Toulouse, petit-fils de Marc-François de Lassus-Camon (1692 - 1780) appelé le Grand Lassus[75]. Il prend le nom de Nestier après avoir hérité de la seigneurie de Louis de Cazaux, achetée par son père Pierre de Lassus. En 1770, il acquiert la seigneurie de Montsérié dont la vente est effectuée par son grand-père[74]. Marié à Gabrielle de Lacaze qui lui donnera un fils unique : Marc-Bertrand-François-Guillaume de Lassus-Camon. A écrit la biographie de Louis de Cazaux[66].
  • Jean-Pierre Refouil (encore écrit Refouilh). Né à Nestier en 1761. Député en 1789 à l'assemblée baillagère de Verdun-sur-Garonne. Premier maire de Nestier en 1791. Élu juge de paix le 15 décembre 1791. Administrateur du district de la Neste en 1792. Capitaine d'une compagnie du bataillon de la Neste lors de la levée en masse en 1793. Nommé au nouveau Directoire de la Neste en 1794[115].
  • Les frères Portes : le poète Jules Portes inscrit dans la mouvance du félibrige gascon, et le médecin maire de Nestier alors chef-lieu de canton, créateur d'un établissement d'enseignement privé au village appelé l'institution Portes comptant un pensionnat primaire et secondaire.
  • Le maire Dutrey et l'abbé Béjottes : les 2 acteurs principaux dans l'Affaire du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à Saint-Laurent-de-Neste et dans la construction du Calvaire du Mont-Arès (années 1860 - 1870)[116]. Pour son engagement personnel, en particulier dans l'affaire du transfert du chef-lieu de canton[28], l'abbé Béjottes sera sanctionné par sa hiérarchie provoquant dans la communauté villageoise une manifestation de soutien au curé de la paroisse appelée le schisme de Nestier[117],[118].
  • Monsieur Antoine Claverie. Sous son mandat de maire : restauration de l'église paroissiale en 1901, construction des écoles de filles et de garçons en 1903, délocalisation et aménagement du nouveau cimetière dans le quartier de La Hounte.
  • Monsieur Barrère, instituteur, auteur de la monographie villageoise de 1887[14].
  • Monsieur Bazerque : militaire à la retraite, secrétaire de mairie, bienfaiteur du village par ses actions d'amélioration de la vie quotidienne de la communauté villageoise dans la période de l'Entre-deux-guerres : création et aménagement de lavoirs municipaux, installation de l'horloge communale aux armes de Nestier, aménagement du square de l'église et encastrement des pierres romaines dans le muret qui l'entoure, aménagements de confort dans la salle de classe (poêle, rideaux, etc.) avec la création du musée scolaire.
  • Monsieur Auguste Refouil, né en 1887 à Nestier, notaire et maire, a doté le village de sa première installation d'eau courante en 1927, réalisée définitivement en 1932. Poète gascon[119] et écrivain, il est l'auteur d'intéressantes variétés littéraires publiées dans Le Temps.
  • Madame Bize : institutrice, auteure de la Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier (1942 - 1949).
  • Monsieur Raymond Misson, né à Nestier en 1924, médecin des armées, auteur d'un document exceptionnel : Les témoignages de Raymond Misson, avec le concours de ses amis villageois ou la vie quotidienne à Nestier dans l'Entre-deux-guerres.
  • Madame Hélène Castéran, professeur de collège et maire de Nestier de 1989 à 2008, a mené à bien au cours de ses trois mandats, avec l'aide des acteurs territoriaux et associatifs, la restauration du Calvaire du Mont-Arès, œuvre majeure pour le village débutée en 1984 sous le mandat d'Alfred Claverie (maire de 1971 à 1989) et achevée en 2000 avec l'inauguration de la chapelle haute.

Poètes villageois au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • André Bouéry[120],[121] : poète gascon. Appelé aussi Moussu Andrè. Auteur des Cansous det campané d'Aspetch (« Chansons du sonneur d'Aspet »). Né à Luchon le 11 février 1821. Marié à Mlle Refouil, villageoise nestéenne. Receveur à Nestier dans les années 1850[122]. Décédé à Pamiers le 9 avril 1879. Inhumé à Nestier le 12 avril 1879 dans le cimetière près de l'église. En 1943, cérémonie officielle sur la tombe du poète dans le cimetière actuel avec la pose de la dalle du souvenir reproduisant une strophe de la cansoun Mai de Diu, à l'initiative de l'Escolo deras Pirenéos. Le 10 août 2013, pose d'une plaque mémorielle à l'initiative de l'association Catherine de Coarraze d'Aspet, au cours d'une cérémonie officielle présidée par M. Raymond Castéran, maire de Nestier.
  • Jules Portes[123],[124]. Né à Nestier en 1823 - mort à Haïti en 1875. Professeur éminent. Proviseur d'un lycée à Haïti. Il publia en 1857 L'Athènes des Pyrénées et ses Fablos caousidos de La Fountaino, libromens traduitos en patouès pyrénéen.
  • Abbé Léopold-Louis Dupuy-Peyou[125]. Né à Nestier le 20 août 1847. Pseudonyme : Léoïs de la Neste. Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, membre d'honneur et lauréat de plusieurs académies et sociétés savantes. Grand voyageur. Auteur des Léoïsiades, ou mon journal de poète... (1880)[126]. Œuvres à caractère religieux ou purement descriptif. Exemples : En Palestine, Un bazar à Jérusalem.
Plaque commémorant la naissance de Jules Portes.
La maison natale de Léopold-Louis Dupuy-Peyou, place de la Carraou, au début du XXe siècle

Liste des maires[modifier | modifier le code]

maires de la Commune
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Léonard Morère   Maire
1971 1989 Alfred Claverie   Maire
1989 2008 Hélène Casteran   Maire
2008 2014 Raymond Casteran   Maire
2014 en cours Bernard Rouède   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Habitat villageois[modifier | modifier le code]

Le village bâti est construit sur un promontoire au pied de la colline du Mont-Arès. Il est articulé en plusieurs quartiers ou lieux-dits desservis par un ensemble de rues et de chemins convergeant vers des petites places ou placettes délimitées essentiellement par des carrefours typiques.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Ils portent des noms gascons : les Cazalères, le Cap de la Bielle, le Marcadau, la Corne, la Hounte, la Rode, la Lière, l’Espérou, la Bouzigue det Borgne, le Tuyaga, Les Artigues, le Massey, les Escarrères, Croues, Saumayou, etc.

  • Quartier de l'Ormeau : un site particulier
L'orme villageois au début du XXe siècle

Autrefois un orme trônait en son centre, au carrefour des trois rues villageoises : La Carraou, la rue de La Croix de Figur et la rue de l'Ormeau. L'Ormeau était un lieu de rassemblement où se prenaient certaines décisions importantes pour la vie de la communauté, bien avant la Révolution[127]. C’est encore au pied de cet arbre, sans doute, que le poète et félibre gascon André Bouéry, lorsqu'il n'était pas à Aspet son village d'enfance, venait chercher son inspiration alors qu’il était marié à une villageoise, Mlle Refouil. Un de ses poèmes intitulé Sous l’Ormeau ferait référence à l’arbre villageois[53]. Le vieil orme a été abattu en 1987 pour des raisons de sécurité. On a planté à sa place un catalpa, essence d'Amérique du Nord. Mais le nom est resté : on parle toujours de l’Ormeau pour désigner ce lieu caractéristique et le quartier villageois dans lequel il se situe.

Rues et chemins[modifier | modifier le code]

L'avenue de l'Ormeau ou rue de l'Ormeau appelée aujourd'hui rue de la Placette. À l'arrière-plan, le catalpa.

Ils portent également des noms anciens : le Carrerot, le Carrelot, la Carraou (aujourd'hui rue de la Placette), le chemin du Carrey, la rue de la Croix de Figur (encore appelée, au début du XXe siècle, la rue des Intellectuels[69] où résidaient les notables villageois : fonctionnaires retraités, médecin, prêtre...), le chemin de Cucarrat, le chemin de Garole, le Courrédou dé Guillamas, le chemin de Laspugue, le chemin de Pey de Guille encore appelé aujourd'hui le chemin du Bié, la rue de Chicou, la rue du Cap de la Bielle, le chemin du Marcadau, le chemin du Tuyaga, le chemin de Bordes, le chemin des Escassies, le Bédicha, la rue de la Placette aujourd'hui composée de la Carraou et de la rue de l'Ormeau encore appelée autrefois Avenue de l'Ormeau, la Coste dé la Hounte (la côte de la Fontaine) où serait apparu, dans les années 1930, un loup-garou[128] à deux villageois qui rentraient chez eux un soir d'hiver[69]. Les carrefours de rues étaient des lieux de rassemblement joyeux et festifs souvent mais aussi des lieux de prières et de recueillement parfois, matérialisés par des arbres ou des croix en fer ou en pierre appelées croix de mission. Ces dernières sont parfaitement évoquées dans un article de M. Raymond Misson[13] intitulé : Missions et missionnaires.

Maisons[modifier | modifier le code]

Nestier compte une centaine de maisons, la plupart construites au XIXe siècle. En 1799, on en comptait déjà 68 ainsi répertoriées : « 30 maisons n'ont qu'une fenêtre ; 15 maisons ont 2 fenêtres ; 23 maisons n'ont pas de fenêtres ; on dénombre 12 portes-charretières ». Ce sont des constructions typiques aux toits de tuile. Les bâtiments principaux enserrent une cour intérieure fermée par un portail en bois massif : eth pourtau[129](se prononce pourtaw) abrité sous un porche. La maison porte un nom complété souvent par un sobriquet. Une tradition gasconne veut que l'on désigne une personne du village par le nom de la maison (en so dé ...) et non par son patronyme. C'est avant tout une manière de résoudre les difficultés d'homonymie car on s’appelle souvent Abadie, Boué, Cazes… ou Castéran[10],[127]. Les sobriquets des quelque 80 maisons les plus anciennes du village ont été mémorisés en 2002[37].

  • Quelques maisons typiques

Au XVIIIe siècle : la demeure de Denys Refouil, intendant et héritier de Louis de Cazaux, dernier seigneur de Nestier, était le bâtiment actuel appelé École de Filles. La porte d'entrée principale orientée au sud, côté cour intérieure, encore en place aujourd'hui, date de cette époque. Quant à la maison Fourquet, elle a d'abord été la mairie puis une forge où furent refondues les cloches de l'église et forgée l'ancienne horloge en place sur le clocher avant sa restauration en 1901[53]. Par ailleurs, à la ferme Bize Peypoc, le linteau de la porte de l'étable est constitué d'une pierre jacquaire datée de 1367. La maison Fourquet Guillamas est datée de 1784, la maison natale du poète Dupuy-Peyou : 1788, l'institution Portes (collège privé) : 1785. Cette dernière maison a été le cadre, dans les années 1850, d'une gasconnade magistrale appelée Les dindes de chez Portes[10], un thanksgiving revisité façon nestéenne. Les autres maisons villageoises, parmi les plus anciennes, sont construites sous le Premier Empire et portent des dates s'échelonnant de 1800 à 1830. Quatre maisons traditionnelles de la période de l'Entre-deux-guerres, présentées dans le document de M. Raymond Misson[13], sont le décor de la vie quotidienne au village dans les années 1930 : deux fermes en so dé Guillamas et en so dé Caouchirou, une maison classique en so dé Forment et une maison typique en so dé Maubet.

Édifices publics[modifier | modifier le code]

  • Mairie

Construite en 1832[130] sous le mandat du Dr Portes, maire de Nestier, le village étant alors chef-lieu de canton. La salle officielle est à la fois le siège du tribunal de justice de paix (1832-1870), le lieu de réunion du Conseil municipal (jusqu'en 2010) et aujourd'hui encore le lieu de cérémonies civiles (mariages, parrainages républicains).

Le blason de la commune[131] datant de la IIIe République trône dans la salle officielle.

La mairie aujourd'hui.
La barrière du tribunal de justice de paix (1850).
  • Écoles

La première salle de classe publique du village est aménagée à l'étage de la mairie, dès sa construction en 1832, dans la pièce voisine de la salle officielle[132]. Par ailleurs, une école de filles est établie en 1847. Une institution privée appelée Institution Portes, regroupant une école maternelle[133] et un établissement d'enseignement primaire et secondaire, est créée en 1850 par les frères Portes (le maire-médecin et le poète-professeur, aidés par leurs oncles) dans l'établissement appelé Couvent, dans le quartier de l'Ormeau. Un règlement intérieur, appelé prospectus[134], précise l'organisation du pensionnat qui accueille des élèves du canton, l'un d'entre-eux étant par ailleurs l'acteur d'un fait divers croustillant appelé tentative de saut en parachute[10]. Deux décennies plus tard, cet établissement deviendra une annexe du couvent de Cantaous[13], maison-mère des sœurs de Saint-Joseph de Tarbes. L'institution Portes fermera définitivement en 1903 suite au décret de fermeture des établissements occupés par les sœurs de Saint-Joseph[135], l'école maternelle étant malgré tout maintenue. En 1903 encore, sont créées les écoles publiques de filles et de garçons dans le bâtiment face à la mairie, sous le mandat de M. Claverie, maire[136]. C'est en 1924 que les écoles publiques de filles et de garçons fusionneront. L'école communale mixte se situera désormais dans le bâtiment appelé École de Garçons jusqu'à sa fermeture définitive en 1986.

Aujourd'hui, le rez-de-chaussée de ce bâtiment abrite le secrétariat de la mairie et une salle de réunion communément appelée Salle Raymond Castéran, nom du maire ayant assuré en 2009 - 2010 les travaux de restauration utiles et indispensables de cet espace public respectant les normes d'accessibilité.

  • Église paroissiale
L'église restaurée et le vieux cimetière au début du XXe siècle.

L'édifice actuel est réaménagé en 1901[137],[138]. Sa première restauration connue date de 1791. Il serait construit sur l'emplacement d'une ferme « aquitano-romaine » (villa rustica)[59] et sur les lieux d'un autel votif dédié à Ergé, divinité locale[51],[57]. Un fragment de cet autel votif signalé comme provenant de Nestier[139],[140] est conservé au musée de Saint-Bertrand-de-Comminges[141]. Cet endroit aurait vu également l'édification de la chapelle moyenâgeuse du château Eth Castérot, devenue la sépulture des derniers seigneurs de Nestier[53],[96]. La tour ou le donjon, dominant et protégeant le village[61], serait devenu le clocher de l'église paroissiale après les diverses restaurations connues.

Au siècle dernier, le dimanche 27 août 1961, le baptême de trois vitraux et d'une cloche marque l'histoire et les traditions chrétiennes de la communauté villageoise[142].

Aujourd'hui, l'église abrite le retable Notre-Dame[143] daté du XIXe siècle, réalisé par M. E. Barrère, artisan local originaire du village voisin de Cantaous et disciple des Ferrère, sculpteurs baroques des XVIIe - XIXe siècles. Le prêche de Saint-Jean est un des éléments originaux de ce retable [144] installé au-dessus de l'autel qui serait celui de la chapelle moyenâgeuse. L'église abrite également un chemin de croix de quatorze stations composées de bas-reliefs en bronze[145]. Financé par une famille villageoise désirant garder l'anonymat, ce chemin de croix est d'abord exposé, dès leur construction dans les années 1860, dans les sept chapelles les plus hautes du Calvaire du Mont-Arès à raison de deux tableaux par édicule.

  • Cimetière

Le vieux cimetière qui jouxte l'église a été désaffecté à la fin du XIXe siècle[146]. Il reste à ce jour un lieu de mémoire contenant encore des sépultures bien visibles et des pierres tombales dispersées. Le nouveau cimetière[147], édifié et agrandi simultanément au début du XXe siècle, se trouve dans le quartier de La Hounte.

  • Monument aux morts

Edifié en 1927[148]. Sculpture remarquable du Poilu souriant[149]. Sont inscrits les noms des héros villageois tombés au champ d'honneur au cours des trois conflits : La Grande Guerre: 19 tués ou disparus, la Seconde Guerre mondiale : 2 disparus dans les camps de la mort et la guerre d'Indochine : 2 morts.

Édifié dans les années 1860-1870. Laissé à l'abandon dans l'Entre-deux-guerres. Restauré dans les années 1980-1990. Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Article détaillé : Calvaire du Mont Arès.
  • Lavoirs et abreuvoirs[13]
Le lavoir de « la Hounte ».

Les lavoirs étaient autrefois au nombre de 4 : 2 dans le quartier du Cap de la Bielle (le premier au bord du ruisseau Limacourt, le second sur la départementale au carrefour des routes de Bouchère et Hautaget, couplé à un abreuvoir), 1 à proximité du bâtiment École de Filles (couplé à un abreuvoir), 1 dans le quartier de la Hounte à proximité du cimetière. Aujourd'hui, ce dernier, alimenté par une source d'eau naturelle, est le seul à être encore dans sa configuration originale.

Les abreuvoirs étaient au nombre de 5, juxtaposés pour la plupart à un lavoir. Aujourd'hui, pour des raisons de sécurité, ils ne sont plus alimentés en eau. Ils sont devenus de grandes vasques fleuries.

  • Moulin

Dans l'Ancien Régime, le moulin banal est la propriété des seigneurs de Nestier [150],[151]. Il est situé au lieu-dit Comarolles selon certains auteurs locaux, sur le petit canal latéral de la Neste qui rejoint la rivière près du pont de Saint-Laurent-de-Neste et dont la prise d'eau se trouve au lieu-dit Capon. En 1628, il est la propriété de la famille seigneuriale « de Saint-Paul ». Appelé ensuite au XIXe siècle Moulin de M. Camon, sa localisation est précisée dans le plan cadastral de 1831[152]. Au XIXe siècle, ce vieux moulin désaffecté serait devenu, grâce à une installation rudimentaire, une source d'énergie électrique pour la briqueterie de Saint-Laurent-de-Neste incendiée peu après. Il aurait servi également, dans la même période, à l'alimentation électrique du village[11].

Aujourd'hui, le bâtiment appelé Moulin de Nestier est situé sur la départementale 75 face à la baignade biologique. Il bénéficie d'une alimentation en eau grâce à un autre canal de dérivation de la Neste. Sa construction date certainement du XIXe siècle. Il a été en fonction jusque dans les années 1950.

  • Habitat historique seigneurial
Le château « Eth Castèth » dans les années 1950.

Nestier a eu trois châteaux différents selon les époques : le château primitif le Castéra, le château du Moyen Âge ou château fort sur motte appelé Eth Castérot et le château moderne Eth Castèth[56]. Le Castérot, fortification modeste contenant l'habitat villageois, est composé essentiellement d'une tour-réduit protégée par une enceinte et dépendante de la chapelle qui a donc une fonction proche de celle du donjon[61]. Le clocher actuel, restauré en 1901, aurait été bâti sur les ruines de cette tour ou donjon primitif[53]. Par ailleurs, le nom Castérot est encore employé en cette fin du XXe siècle par certaines personnes âgées du village pour désigner le secteur délimité par l'église paroissiale et la propriété privée voisine appelée château « Es Bessous »[69]. Quant au dernier château, Eth Castèth, il est construit dans la plaine en 1579 au-dessous de la butte du Castéra[54],[66],[153]. Constitué d'une sobre façade cantonnée de deux pavillons, il appartiendra successivement aux « de Saint-Paul » puis aux « de Cazaux » et à partir de 1753 aux « de Lassus »[54]. Il sera en particulier le cadre de réceptions remarquables organisées par les « de Cazaux » dans la grande salle du premier étage décorée de six belles tapisseries de Flandre données par le cardinal Mazarin à François de Saint-Paul.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voie routière[modifier | modifier le code]

On accède à Nestier par les routes départementales D 26 (transversale est-ouest venant de Montégut et allant vers Anères), D 75 (pénétrante sud-nord venant de Bize et allant vers Saint-Laurent-de-Neste), D 526 (pénétrante NE-SO allant de Montsérié vers Nestier)[1]. Les noms historiques de ces trois routes départementales sont précisés dans les plans cadastraux successifs de 1831[152], 1887[15] et 1908[154].

Au début du siècle dernier, les routes et les chemins villageois sont suivis par l'administration des Ponts et Chaussées, au sein des services ordinaire et vicinal appartenant à l'arrondissement Est du département. Nestier est une des 11 subdivisions de cet arrondissement qui regroupe 20 communes de la basse vallée de la Neste et compte le service vicinal et l'hydraulique agricole[155].

Aujourd'hui, l'entretien et la gestion opérationnelle des 3 routes départementales qui traversent Nestier incombent à la Direction des routes et transports[156] du département et sont du ressort de l'une de ses 5 agences locales appelée Agence du Pays de Lannemezan, des Nestes et de la Barousse à Arreau avec une antenne à La Barthe-de-Neste.

Voie ferrée[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont la gare de Lannemezan et la gare de Montréjeau - Gourdan-Polignan. En 1856, Nestier, chef-lieu de canton, est situé sur l'itinéraire prévu pour relier Tarbes à Montréjeau par Bagnères-de-Bigorre et la vallée de la Neste. La maison villageoise « en so dé Fouès », située au bord de la D 26 près du lavoir de la Hounte, est destinée à devenir une gare desservant le canton. Mais c'est un deuxième itinéraire qui va être validé passant par Tournay, Lannemezan et Saint-Laurent-de-Neste[157]. Celui-ci sera mis en service en 1867. Quatre ans plus tard, en 1871, Saint-Laurent-de-Neste devient chef-lieu de canton, doté d'une gare SNCF, en lieu et place de Nestier.

Transports[modifier | modifier le code]

Avant le train et l'emploi généralisé de l'automobile, les villageois se déplacent à pied ou à bord d'attelages traditionnels comme le char ou le tombereau tiré par une paire de bœufs ou de vaches. Les familles les plus aisées possèdent une voiture hippomobile. En 1740 déjà, une chaise appartenant aux seigneurs de Cazaux, semblable certainement à une chaise de poste, fait son apparition sur les chemins de la seigneurie et des bords de Neste[66] : cette nouveauté fit grande sensation.

Les déplacements plus importants s'effectuent à bord de diligences ou malles-poste au sein de la compagnie Messagerie du Midi et du Commerce, sur la ligne Bagnères-Toulouse. Dans les années 1900, une malle-poste assure la liaison Saint-Laurent-de-Neste - Nistos[158]. Le café épicerie à l'entrée du village, au lieu-dit Castéra, est la halte villageoise pour cet attelage. Quelques décennies plus tard, le service de la malle-poste disparaît. La même halte villageoise voit la mise en place d'une desserte d'autocars assurant le transport vers les marchés hebdomadaires des trois villes voisines : Montréjeau, Lannemezan et Saint-Gaudens. Cette desserte sera supprimée dans les années 1970.

Vie sociale, économique et administrative au cours des siècles derniers[modifier | modifier le code]

  • En 1851, le village compte 563 habitants ainsi dénombrés : 93 hommes mariés, 93 femmes mariées, 160 garçons, 182 filles, 9 veufs, 26 veuves.
  • En 1866, suppression du commissariat de police[159], Nestier étant le chef-lieu du commissariat de la circonscription formée par les communes du canton, peuplée de 12.206 habitants[160].
  • En 1885[161], le village compte 542 habitants dont un juge de paix (Reulet), un notaire (Serris), un huissier (Boué fils), un percepteur (Junca), un architecte (Bazerque), un vétérinaire (Foix), un médecin qui est aussi médecin-inspecteur des écoles primaires (Forment), un conducteur de 3eme classe des Ponts et chaussées (Sajous) chargé du service vicinal de la subdivision de Nestier comprenant 21 communes. Il compte également deux meuniers (Davant - Verdier), trois modistes (Boé Jacquette - Castéran - Marcousi), deux boutiques de chaussures en gros (Castéran Jacques - Claverie Alexis), une fabrique de chaux (Bize), deux épiceries (Pujolle - Péré), trois hôtels (Pujolle : l'Hôtel des Voyageurs chez Clémentine Pujolle[2] - Sajous - Verdier), quatre fabriques de meubles (Cartéry - Cozes - Dutrey - Rème), une fabrique de sabots (Cazes), deux scieries mécaniques (Artigue - Verdalle Julien), six fabriques de tricots à métiers (Barège - Bize - Boé - Pujolle Lourrey - Rey - Soulé), une fabrique de chapeaux (Castéran père et fils), trois boutiques de vin en gros (Dupuy - Refouil Lahoeillère - Seube)[162].
  • En 1896, une recette auxiliaire des postes est créée[163].
  • En 1909, Nestier appartient à la 41eme circonscription médicale pour la protection des enfants du premier âge (nourrice, sevrage ou garde) soumis à la surveillance administrative et à une inspection médicale mensuelle[164]. La protection de l'enfance progresse, alors qu'au siècle précédent, encore, les enfants trouvés, abandonnés et orphelins pauvres âgés de seize ans, sont incorporés d'office aux armées selon une directive préfectorale ordonnant aux maires du département de conduire ces enfants à la sous-préfecture en cas de refus par la gendarmerie ou piquet de la garde nationale[53].
  • Dans l'Entre-deux-guerres, les plus vieilles familles villageoises mentionnées dans les archives municipales sont les suivantes : Bize (dont les maisons portent les sobriquets : Peypoc, Arriot, Chimoun, Moussu), Boé, Boué, Castéran (dont les maisons portent les sobriquets : Croque, Jacques, Frize, Pénaou, Manach), Cazes, Dupuy, Forment, Fourquet, Maupomé, Portes, Pujolle, Refouil, Rème, Rogé, Sajous.
  • En 1926, Nestier compte une étude du contentieux européen (renseignements commerciaux) appelée Etude Misson[165].

Paroisse de Nestier au cours des siècles[modifier | modifier le code]

Dès son avènement, la paroisse de Nestier appartient au diocèse de Comminges connu dès le IVe siècle et supprimé définitivement en 1801, le siège de l'évêché étant situé à Saint-Bertrand-de-Comminges. Elle relèvera ensuite du diocèse de Tarbes lors du rétablissement du siège épiscopal pour le département des Hautes-Pyrénées en 1822.

A l'occasion du recensement de 1387, dans l'archiprêtré de la Neste dévasté par l'épidémie de la peste noire, la paroisse voit disparaître son annexe Buret décimée par le terrible fléau. Selon une hypothèse non vérifiée, les rares survivants de cette annexe, située à l'ouest de Nestier selon certains auteurs locaux, se seraient réfugiés sur les collines voisines formant ainsi les premières communautés villageoises de Hautaget et du hameau de Bouchère. Une hypothèse plus crédible précise que Buret était située géographiquement près du village de Lombrès qui compte aujourd'hui sur son territoire un lieu-dit du même nom. Ce dernier est déjà cité comme annexe de Nestier dans le registre paroissial de 1673.

Selon certains auteurs locaux, le futur pape Urbain VI aurait été curé de Nestier de 1378 à 1389.

En 1788, la paroisse est une cure. Elle appartient à l'archiprêtré de Montoussé[166] et à l'archidiaconé d'Aure. Elle compte deux annexes : Montégut et Lombrès. Le curé a pour nom Pomian. Il est aussi secrétaire de l'évêché. Les deux vicaires sont : Dore pour l'annexe de Montégut (il est également régent) et Dufo pour l'annexe de Lombrès.

Aujourd'hui, Nestier appartient à l'ensemble paroissial de la Neste qui compte vingt paroisses. Cet ensemble ressort du secteur de Lannemezan-Neste-Barousse, un des dix secteurs du diocèse de Tarbes et Lourdes[167].

Bureau de charité diocésain au XVIIIe siècle[53],[168][modifier | modifier le code]

Créé en 1764 à Nestier où l'évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges est décimateur, il a pour but d'aider les miséreux malades ou handicapés. Le bureau de Nestier, pour le bouillon et remèdes, regroupe les paroisses de la rive droite de la Basse-Neste (archiprêtré de Nestes ou du Nestès). Comme tous les bureaux de charité du diocèse, il est présidé par le curé ou son vicaire, assisté de deux consuls, de deux notables et d'un trésorier. Il se réunit tous les dimanches au presbytère pour décider des aumônes à accorder au cours de la semaine.

Quelques notables locaux, appelés Bienfaiteurs, ont effectué des dons remarquables par l'intermédiaire de ce bureau, devenu bureau de bienfaisance par la loi de 1796. Parmi eux, le seigneur Verdelin de Montégut fait un don aux pauvres de Nestier pour remercier les villageois de l'avoir accueilli et caché suite au saccage et à l'incendie de son château exécutés par les troupes républicaines qui venaient de remporter, en 1799, la bataille de Montréjeau face aux insurgés royalistes, et qui menaient encore des actes de représailles dans la basse vallée de la Neste. Les noms de ces Bienfaiteurs sont précisés dans un tableau mural en place dans la salle officielle de la mairie.

Par ailleurs, en 1909, les biens de la fabrique de l'église paroissiale[169] sont attribués à ce même bureau[170], la mense succursale, quant à elle, présentant un inventaire vide[171].

Émigration villageoise au XIXe siècle[172],[173][modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le village connaît une émigration importante vers les Amériques. Les émigrés sont les suivants : Pierre Bize à Los Angeles et Jean-Baptiste Castéran à Montevideo, tous deux menuisiers ; à New York : la famille Castéran-Pégot (fratrie) ; en Louisiane : les deux frères Henri et Auguste Dupuy, Victor Bize, Alexandre Claverie, Jacques Castéran ; en Argentine et en Uruguay : les frères et cousins de la famille Artigue (Auguste menuisier, Jacques travaillant dans un restaurant à New-York puis rentré en France, gravement blessé lors de la Grande Guerre et resté définitivement au village) ; Guillaume Forment, menuisier à Montevideo ; Jean-Marie Pérès, boulanger en Argentine ; Georges Dupuy, avoué en Algérie et Jacques Bize, menuisier à Mostaganem.

Un villageois, Bertrand Castéran en so dé Pégot, né en 1807, chapelier dans le quartier du Cap de la Bielle, est accrédité par la Compagnie Transatlantique pour le recrutement des migrants, assurant ainsi les fonctions d'un responsable de bureau d'émigration. Nestier va ainsi connaître le plus fort pourcentage, par rapport à sa population, d'émigrés de la vallée de la Neste : 8,9 %. Les enfants émigrés de cette famille Castéran en so dé Pégot vont vivre par ailleurs des événements particuliers retranscrits dans la monographie villageoise de Mme Bize[53].

Menuisiers de Nestier aux XIXe siècle et XXe siècle[14],[53][modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, les menuisiers de Nestier forment une véritable corporation. En 1887, on en compte une trentaine. Leur blason[174] trône aujourd'hui dans la salle de la mairie, avec cette fameuse devise : Lou dret cami (« Le droit chemin »). Le dernier connu, ayant exercé jusque dans les années 1960, est Jean Castéran Manach installé dans la rue de La Carraou. Ces menuisiers-ébénistes fabriquent des armoires à linge, des tables, des armoires de cuisine et des encadrements de lits à la demande. Le matériau utilisé est essentiellement le cœur de chêne et le cerisier. Les armoires comportent de grands panneaux de bois massif, simples ou ouvragés de style ancien avec parfois des pointes de diamant appréciées des connaisseurs. Les lits de deux personnes sont étroits, forme bateau, alors que les berceaux ont leurs deux côtés à claire-voie et leur base arrondie pour permettre le balancement.

Tous ces meubles se vendent dans diverses villes des départements de la Haute-Garonne, du Gers et du Lot-et-Garonne : Montréjeau, Condom, Riscle, Auch, Lectoure, Mauvezin et Nérac. Aujourd'hui encore, quelques maisons anciennes du village sont en partie meublées avec ce mobilier fait maison. Par ailleurs, le nom des menuisiers est resté dans l'histoire locale : les villageois sont parfois appelés en gascon : Es Ménusès dé Nestièr.

Tisserands au XIXe siècle[53],[69][modifier | modifier le code]

Aussi nombreux que les menuisiers, ils disparaissent progressivement au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Jusque-là, la culture du lin est pratiquée dans tout le village. Les fibres obtenues servent en particulier à la confection des draps de case heyt (« fait maison »). En 1761, Nestier est rattaché au Bureau de fabrique de Sarrancolin qui a pour fonctions essentielles la vérification des draps, la visite et le marquage des étoffes, et l'organisation des réunions des tisserands de la basse-vallée de la Neste[175]. Un siècle plus tard, en 1883, Nestier compte encore six fabriques de tricots à métiers : Barège, Bize, Boé, Pujolle, Rey et Soulé[162], dont les matières essentielles restent la laine et le lin cultivé localement.

Fabricant de chandelles et fileur de cire au XIXe siècle[53],[176][modifier | modifier le code]

Avant que l'électricité n'arrive dans chaque maison dans les années 1930, les villageois s'éclairent à la lueur des lampes à huile, appelées caleys. Le combustible est l'huile de noix produite à partir de la récolte locale, dans les moulins à huile de Mazères-de-Neste, Tibiran-Jaunac et Loures-Barousse. Une deuxième énergie lumineuse est assurée, dans chaque foyer, par les chandelles. Celles-ci sont fabriquées par un villageois qui maîtrise parfaitement la confection de ce produit à base de résine des Landes. Composées d'épaisses mèches tressées trempées dans la cire, les chandelles sont ensuite moulées dans une huile spéciale. Prêtes à l'emploi, elles sont alors placées dans chaque maison sur les chandeliers en fer forgé.

Par ailleurs, ce même fabricant de chandelles, appelé aussi fileur de cire, confectionne les cires de deuil utilisées lors des enterrements comme le veut une tradition pyrénéenne bien marquée. Appelées candélous, ces chandelles particulières sont différentes selon les contrées. À Nestier, elles sont roulées en forme de bobine ou de 8 et, en cas de besoin, elles peuvent être empruntées dans une famille voisine. Elles sont fabriquées fin janvier afin d'être bénies à la chandeleur le 2 février au cours d'une cérémonie religieuse[69].

Agriculture : moteur de la vie économique et sociale[13],[53][modifier | modifier le code]

Au village, les ressources agricoles sont suffisantes pour l'alimentation humaine et la nourriture animale. Elles sont le fruit d'une polyculture de subsistance avant l'avènement, au cours de la seconde moitié du XXème siècle, d'un monde nouveau marqué par l'exode rural, la désertification des campagnes et la fermeture progressive des fermes et des métairies.

Ressources agricoles principales jusque dans les années 1960[modifier | modifier le code]

  • Les cultures.

Les céréales principales sont le blé, le maïs[119], l'orge, l'avoine, le seigle et le millet. Le blé assure la production de farine et donc la panification. Mélangé au seigle, il donne le méteil. Les récoltes du maïs et du blé sont marquées par deux traditions villageoises bien vivantes : l'espéroucade (l'effeuillage des épis) pour le maïs et la batère (le dépiquage) pour le blé. Les légumes essentiels sont la pomme de terre et le haricot. Ce dernier (le Tarbais, le Lingot et même le Coco) est cultivé traditionnellement dans les champs de maïs dont les liges sont utilisées comme tuteurs. La pomme de terre[119] (la Bintche, la Beauvais) est cultivée dans la plupart des champs. Les arbres fruitiers assurent les récoltes de fruits nécessaires à la consommation locale : le pommier (pommes : la Reinette du Canada, la Reinette de Caux, l'Angélique, la Grosse Ménagère ou bien la Museau de lièvre), le poirier (poires : la Duchesse, poire de Saint-Jean, poire de Curé), le cerisier (cerises Guigne et Bigarreau) et le noyer (noix utilisées pour l'alimentation mais aussi pour la production d'huile locale). Les pommes et les poires cuites dans les fours à bois, après la fournée hebdomadaire traditionnelle, sont une spécialité villageoise appelée Es capous[10].

  • L'élevage.

Le gros bétail est composé de vaches et de quelques bœufs destinés à l'élevage de veaux vendus ensuite sur les marchés locaux, la production de viande étant beaucoup plus intéressante que la production laitière destinée simplement aux besoins familiaux. Deux races bovines prédominent : la Gasconne et la Saint-Gironnaise au lait plus abondant, nourriture essentielle des jeunes veaux appelés veaux blancs du Comminges[177]. Ces animaux de trait composent également les attelages traditionnels pour les travaux agricoles. Ils portent des noms propres[128] correspondant à leurs fonctions comme ceux, dans un attelage par exemple, s'attelant à droite ou bien tirant à gauche. La plupart des fermes comptent aussi des moutons et quelques porcs. Ces derniers sont essentiels pour l'alimentation humaine[119] : dans le cochon, tout est bon !. Ils sont engraissés dans la bauge - ou loge - domestique, encore appelée porcingle en gascon. Ils sont l'objet d'une tradition bien marquée : la fête du cochon. Les animaux de basse-cour comptent les poules, les canards mulards ou communs, les oies en nombre restreint tout de même, les lapins élevés dans les clapiers ou dans la cour de ferme, et les pigeons.

Ressources agricoles secondaires[modifier | modifier le code]

  • La vigne.

Sa culture est limitée, le climat de moyenne montagne et les sols silico-argilo-calcaires étant peu propices à cette activité. Quelques plants assurent cependant une production locale : le Bacot pour le vin rouge et le Noa pour le vin blanc. Le caractère nocif de ce dernier, suspecté de provoquer des troubles neurologiques chez le consommateur, conduit à une politique d'arrachage des plants entraînant progressivement la disparition de ce genre de culture au village. Cependant la production locale de raisins est partiellement sauvegardée grâce à la présence, dans la plupart des maisons, de treilles imposantes qui sont parfois l'objet de faits divers villageois à l'exemple des Raisins de Guillaume de Cartéry[10], gasconnades évoquées lors des veillées traditionnelles.

  • Le fourrage.

Il est produit en quantité suffisante pour la nourriture animale, au cours de la période de fenaison en juin-juillet suivie de la récolte du regain en août, dans les prés verdoyants en bordure des cours d'eau villageois : la Neste, Le Merdan et le Limacourt.

  • Le lin.

Il est cultivé dans la plupart des fermes jusqu'à la fin du XIXème siècle. Les tiges sont récoltées et travaillées lors des séquences de rouissage, retournage, enroulage et teillage (appelé barguero en gascon)[128]. Les fibres obtenues sont ensuite filées puis tissées au moyen d'outils spécifiques comme le fuseau, la quenouille et le dévidoir à lin, encore appelé couseye[178], immortalisé par le félibre Simin Palay dans un de ses poèmes.

  • Le tabac.

Sa culture est pratiquée dans les années 1980 par un couple d'agriculteurs. Cette activité est présentée dans un article de M. Raymond Misson intitulé : Les amis d'enfance de Nestier - Quelques portraits sympathiques et généreux - Alice et Jean Sentous[13]. En 1885 déjà, la commune de Nestier est autorisée à planter du tabac[161].

Autres ressources traditionnelles complémentaires[modifier | modifier le code]

  • La chasse.

Elle est pratiquée par la plupart des hommes, en particulier dans les bois et forêts des deux collines villageoises et dans les champs qui composent la plaine de la basse vallée de la Neste. Le gibier ainsi abattu améliore sensiblement l'ordinaire : cailles, râles, grives, bécasses et bécassines, perdreaux, lièvres et lapins. Les chasses les plus emblématiques restent la chasse à la palombe et les battues au cerf ou au sanglier. Elles sont parfaitement décrites dans le document de M. Raymond Misson[13] : La chasse à Nestier : conversation avec Noël Brué, suivi de : A Nestier, la chasse au gros gibier : entretien et réflexions avec René Lapène, et enfin : Baptiste et sa palombière.

La faune, en bord de Neste, est importante et variée. Au XIXe siècle, le loup est présent dans le canton de Nestier comme l'atteste le procès-verbal de prise d'une louve du 21 janvier 1812 inséré dans le registre de délibérations de la commune.

  • La pêche.

Cette activité est pratiquée dans les deux ruisseaux villageois et dans la rivière voisine. Elle est décrite avec passion et précision dans le même document de M. Raymond Misson[13] : De la « pesquide » à la truite de nos ruisseaux : souvenirs et entretien avec Jean Miègeville.

Energies et ressources naturelles villageoises[modifier | modifier le code]

Electricité[modifier | modifier le code]

Elle apparaît à Nestier au cours de la deuxième moitié du XIXeme siècle grâce à un dispositif ingénieux et avant-gardiste, peu de communes disposant alors à cette période-là de cette énergie nouvelle. Elle est produite grâce à la force motrice de l'eau qui alimente le vieux moulin banal désaffecté situé sur le canal de dérivation de la Neste[152], équipé pour la circonstance d'une installation rudimentaire, certainement une dynamo avec un environnement technique des plus simples. Les installations domestiques en bout de réseau ne disposent ni de compteurs ni d'interrupteurs, les lampes restant allumées en permanence. Une redevance est imposée au prorata du nombre d'ampoules détenues[11]. Dans les années 1930, le réseau traditionnel EDF alimentera le village en courant électrique de 110 volts puis en 220 volts une vingtaine d'années plus tard.

Eau[modifier | modifier le code]

Avant l'installation du réseau de distribution traditionnel en 1927, l'eau est stockée dans les cours de ferme, soit dans des citernes aménagées dans le sol, soit dans des puits. Ce dispositif est complété par deux sources naturelles auprès desquelles les villageois se ravitaillent : celle du Cap de la Bielle au bord du ruisseau Limacourt et celle du quartier de La Hounte près du cimetière actuel. L'eau est transportée, le plus souvent par les villageoises, dans un récipient appelé dourno[10] en gascon, une cruche en terre cuite posée sur la tête, tenue à bout de bras. Dès 1904, deux lavoirs sont construits près de ces deux sources, le premier au Cap de la Bielle. Les années 1920 voient la mise en place de deux béliers hydrauliques ou pompes à énergie hydraulique. Le premier est installé dans le pré en-dessous de la propriété Es Bessous. Il est alimenté par un petit canal de dérivation qui capte l'eau quelques mètres en amont dans le ruisseau Limacourt. Sa fonction est de propulser cette eau sur une vingtaine de mètres de dénivelée, dans une citerne sur pilotis située dans la cour de la propriété. Ainsi stockée, l'eau alimente, en 1924, grâce à un réseau busé des plus sommaires, le premier lavoir-abreuvoir communal situé près de l'Ecole de Filles[37]. A la même période, selon le même principe, le second bélier hydraulique conduit l'eau du canal de dérivation de la Neste à la ferme du château "Eth Castet".

Pierres, granulats et gisement d'albâtre[modifier | modifier le code]

La carrière villageoise, appelée aussi carrière du Cap de la Bielle, est en service pendant près d'un siècle, des années 1880 aux années 1970. La petite carrière exploitée initialement est située derrière la maison en so dé Petit-Agneau. A proximité, la grande carrière appelée supérieure est exploitée plus tardivement avec des équipements fonctionnels : concasseur, trémie, cabine vitrée de gestion, cavités de stockage des matériaux... Les pierres et granulats produits sont destinés essentiellement à l'empierrement des routes et des chemins ruraux. Ces carrières sont situées sur un gisement répertorié d'une variété d'albâtre calcaire[179] les plus recherchées appelée albâtre égyptien ou oriental, les principaux gisements exploités étant situés, au début du XXe siècle, en Egypte et en Algérie. La main d'œuvre est locale, les carriers appelés travailleurs de force. C'est également une source de revenus financiers pour la commune. Cet ensemble, qui est aussi le site des vestiges de la grotte néandertalienne du Cap de la Bielle, est remarquablement présenté dans l'article de M. Raymond Misson intitulé : Un intéressant assemblage au pied du Mont-Arès : grottes et carrières du Cap de la Bielle[13].

Coutumes et usages villageois[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

  • La Barricade[69],[180]
    La barricade au début du XXe siècle
    .

C'était une des plus vieilles traditions villageoises, la première édition datant officiellement de 1870. Elle se déroulait tous les ans, dans la nuit du samedi au dimanche précédant Carnaval. Son origine est mal connue et contestée. Certains croyaient en une origine révolutionnaire (révolution de 1848). D'autres y voyaient tout simplement les amusements carnavalesques d'une jeunesse villageoise aimant faire la fête, avec malice et provocation. Cette barricade consistait en un amoncellement, sur la Placette, d'engins, outils et accessoires agricoles récupérés de nuit dans les cours de fermes à l'insu des propriétaires. Elle pouvait atteindre plusieurs mètres de haut, avoisinant la toiture des bâtiments qui la délimitaient : l'Ecole de Filles d'un côté et la mairie de l'autre, barrant ainsi la route départementale. La dernière édition[181] a eu lieu en 1969. Quelques anecdotes en marge de la Barricade : Nuit agitée pour Tite dé Cartéry, Chez Noguès, Le char de Barrège[10].

Sérénade extrêmement bruyante et animée donnée par les jeunes du village avec des instruments hétéroclites à l'adresse des couples en instance de remariage (veufs ou veuves) ou mariages de « vieux » garçons ou « vieilles » filles. Début des « réjouissances » : huit jours au moins avant la célébration religieuse, l'activité musicale ayant lieu de nuit, tout le village étant tenu ainsi en éveil. Fin des concerts cacophoniques : dès que les jeunes gens avaient obtenu de la part des couples concernés les ingrédients nécessaires à une fête improvisée et spontanée : argent et/ou boissons. Quelques charivaris entrés dans la légende villageoise : Le charivari d'Anna de Verdale, Le charivari Castex[10], Un souvenir mal arrosé[13].

Jusque dans les années 1950, le clocher de l'église abritait une crécelle de taille impressionnante. Cet accessoire était destiné à remplacer les cloches pendant la semaine sainte. Ces dernières, en effet, restaient muettes pendant le Triduum pascal. Trois jours durant lesquels, selon la légende locale, elles se rendaient à Rome par la voie des airs pour une bénédiction papale. Pour annoncer les offices religieux, la sonnerie des cloches était donc remplacée par le bruit insolite de cette crécelle ou parabaste actionnée avec force par le carillonneur. Celui-ci n'était autre que le garde-champêtre communal qui cumulait également la fonction de tambourineur public. La prestation de trois jours terminée, le carillonneur entreprenait le tour des maisons pour obtenir l'aumône pascale traditionnelle, essentiellement des œufs ou quelques pourboires. Cette démarche portait un nom gascon : la ouéouade det campané (« la quête des œufs du carillonneur »). Ce personnage haut en couleur est parfaitement présenté dans l'article de M. Raymond Misson[13] intitulé : Les gardes-champêtres, carillonneurs et fossoyeurs.

  • L'espéroucade (ou despélouquéro) encore appelée effeuillage ou dépouillement du maïs[128].

Jusqu'au siècle dernier, avant l'apparition de machines agricoles automatisées, la récolte du maïs se faisait manuellement. Les épis ainsi ramassés s'amoncelaient dans un tombereau tiré dans le champ par une paire de vaches, l'attelage traditionnel pour ce genre d'activité. Le tombereau chargé était alors conduit devant la porte d'entrée ou une fenêtre de la maison d'habitation. La cargaison était aussitôt déposée à même le sol de la grande pièce de vie qui servait à la fois de cuisine et de salle à manger. Le soir venu, la séquence d'effeuillage pouvait alors commencer. Chaque épi se trouvait mis à nu, laissant apparaître les grains gonflés d'humidité. Quelques feuilles échappaient volontairement aux mains expertes pour réaliser la mise en cordes qui allait assurer un séchage rapide et efficace des épis ainsi rassemblés. En quelques minutes, le sol se trouvait jonché de fanes, faisant la joie des enfants qui trouvaient là un terrain de jeu improvisé. Cette activité automnale était l'occasion encore une fois de rassembler les propriétaires des lieux et les proches voisins pour partager ces moments si particuliers d'entraide et de convivialité au cours d'une veillée un peu plus animée que d'habitude.

  • La batère
    La « batère » ou le dépiquage à la ferme dans les années 1960
    .

Succédant à la moisson, le dépiquage à la ferme était une activité agricole majeure marquée d'entraide et de solidarité paysannes, pratiquée de manière traditionnelle jusque dans les années 1960 avec les batteuses fixes, puis tractées et motorisées. Les premières utilisaient la force hydraulique d'un cours d'eau, à proximité d'un moulin, en l'occurrence le moulin d'Anères au bord de la Neste. Les batteuses tractées et motorisées leur ont succédé. Dans la période de l'Entre-deux-guerres, une batteuse de ce type, appartenant à Jean Bize de en so dé Peypoc, mise en oeuvre successivement en des lieux stratégiques du village en fonction de la demande, réalisait à elle seule le dépiquage dans toutes les fermes. Cette activité majeure traditionnelle est parfaitement décrite dans l'article de M. Raymond Misson[13] intitulé : Nestier (1934 - 1956) : le dépiquage à la ferme : la batère. Dans les années 1960, l'emploi des premières moissonneuses-batteuses automatisées, assurant simultanément et en très peu de temps la récolte et l'engrangement des céréales, provoquait la disparition du dépiquage à la ferme traditionnel.

Au XIXe siècle, la halle de la mairie abritait une redingote, ou lévite, symbole d'une bourgeoisie locale aisée et influente à l'image de la Société des laboureurs amis de la Constitution républicaine séante à Nestier qui adressait, par exemple, le 14 brumaire an II (4 novembre 1793), à la Convention nationale, un texte l'invitant à agir fermement à l'encontre des traîtres (les administrateurs du département) et des ennemis de la République (les Espagnols)[183]. Cette lévite était accrochée à un clou de manière ostentatoire, laissée à la disposition des villageois. Ceux-ci l'endossaient à tour de rôle et se déplaçaient ainsi vêtus dans les rues du village, en particulier lorsqu'une personnalité extérieure venait à Nestier. Il s'agissait de montrer ainsi à l'étranger qu'il était accueilli dans une communauté respectable, consciente de son influence auprès des notables locaux, en particulier pendant ces quatre-vingts années du XIXe siècle relatives à l'Affaire du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à Saint-Laurent-de-Neste. Cette tradition a laissé dans l'histoire locale un nom particulier donné aux villageois : Es Lévitaïres (« les porteurs de lévite »).

  • Le jeu de quilles.

Connu depuis l'époque féodale, ce jeu à 6 ou 9 quilles[158],[177] a été pratiqué à Nestier jusqu'au début du XXe siècle. La dernière aire de jeu (ou « plantier ») connue était située dans la cour intérieure du café en so dé Clément[37], dans le quartier de l'Ormeau.

Fêtes profanes et religieuses[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, cette fête est célébrée le 24 juin. Elle honore le patron de la paroisse : Saint Jean-Baptiste[10]. Elle est organisée autour de trois activités majeures que sont le feu (halholo[128] en gascon), les offices religieux et le bal populaire.

Le 23 juin au soir, le feu est allumé au sommet du Mont-Arès en un endroit appelé Cassé det hart (ou chêne de la hart), un lieu d'exécutions par pendaison sous l'Ancien Régime, éharter en gascon signifiant étrangler avec des liens d'osier[37]. Une autre version plus crédible précise que le mot har (ou hart) désigne simplement le lieu où est allumé traditionnellement le feu de la Saint-Jean. De manière générale, tous les feux de réjouissances marquant des événements particuliers, à l'exemple de la naissance du Roi de Rome le 20 mars 1811[53],[184], sont allumés en ce lieu caractéristique. A partir des années 1860, dès la construction de la chapelle haute du Calvaire, les festivités autour du feu de la Saint-Jean se déroulent devant cet édifice dans lequel a lieu un premier office religieux accompagné de la bénédiction du bûcher à la nuit tombante.

Le lendemain 24 juin, la messe est célébrée dans l'église paroissiale. Peu après la construction de la mairie en 1830, le bal qui avait lieu jusque-là sur la butte du Castéra[69] se déroule sous la halle communale en deux temps : en fin d'après-midi d'abord puis en soirée et tard dans la nuit ensuite. La Placette devient ainsi le point central des festivités avec ses cafés villageois (de trois à cinq selon les époques) et de nombreux stands de forains dressés pour l'occasion. Le bal est précédé dans l'après-midi de sérénades effectuées par les musiciens accompagnés des conscrits organisateurs de la fête, rythmées par des arrêts devant chaque maison, avec parfois une invitation à lever le verre de l'amitié autour de la table familiale. L'occasion aussi de goûter les fameux gâteaux de Saint-Jean[10], des galettes cuites au feu de bois dans les fours traditionnels que compte la plupart des maisons de Nestier. À partir des années 1950, la fête locale est célébrée le deuxième week-end de juillet. Elle l'est encore aujourd'hui. Mais le feu et les aubades n'ont plus lieu. Les cafés ont fermé. Les stands de forains ont disparu.

Jusque dans les années 1950, cette cérémonie religieuse parfaitement ordonnancée, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, a lieu au mois de juin dans les rues du village au cours de deux dimanches consécutifs. Elle est conduite par le prêtre présentant l’Eucharistie dans un ostensoir, abrité sous un dais porté par quatre paroissiens. Cette cérémonie se déroule en quatre étapes marquées chacune par un arrêt devant un reposoir situé sur une petite place ou carrefour de rues : le carrefour de l'Ormeau, le carrefour du Platane où était érigée autrefois la Croix de Figur, la Placette où se trouvait une croix de mission avant la construction de la mairie en 1832 et le quartier du Cap de la Bielle dans lequel se dresse une autre croix de mission datée de 1870.

Ce terme désigne une cérémonie religieuse qui a pour objet de demander à Dieu un climat favorable et une protection contre les calamités. Elle se concrétise par une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. À Nestier, les Rogations ont lieu chaque dimanche du mois de mai. La procession se dirige vers un des quatre quartiers champêtres, en périphérie, pour la bénédiction des champs et des prairies : le Cap de la Bielle pour les terres des Escarrères et de l'Espérou, le quartier de la Corne pour celles de la Rode, du Tuyaga, du Bignau et des Esplats, le quartier de la Hounte pour celles de la Lière, des Cazalères et du Capon, et le Bédicha pour celles du Camon, de l'Aubers et des Escassies. Comme la Fête-Dieu, cette cérémonie est parfaitement ordonnancée.

C'est une cérémonie religieuse qui a lieu tous les sept ans et qui se déroule pendant trois jours, en l'honneur de Saint-Bertrand. Avant l'emploi généralisé de l'automobile, les villageois endimanchés se déplacent vers le bourg dans un char fleuri tiré par des vaches, profitant de ces moments particuliers, sur une quinzaine de kilomètres, pour répéter les cantiques qui seront chantés lors de la cérémonie dans la cathédrale et qui feront la réputation du groupe villageois : Es cantaïres dé Nestièr (« Les chanteurs de Nestier »).

  • La fête du cochon.

Elle est encore appelée pélère, tuaille ou bien pèle-porc (lou pelo-porc[128] en gascon) ou encore tue-cochon dans le langage local. Cet événement majeur dans la vie de la ferme a lieu en hiver pour une meilleure conservation des abats, au cours de deux ou trois journées parfaitement ordonnancées. Le premier jour, c'est la mise à mort de l'animal à laquelle participent les hommes, parmi lesquels le saigneur qui a un rôle essentiel dans la manipulation du couteau, arme fatale qui va trancher la carotide de la pauvre bête. Celle-ci, vidée de son sang qui servira à la confection du boudin, est ensuite lavée et rasée dans l'eau bouillante. L'éviscération qui suit permettra aux femmes, quelques heures plus tard en fin de matinée, d'aller laver les entrailles à la fontaine la plus proche. Le repas de midi réunira tous les acteurs pour un moment festif et joyeux qui prendra fin dans la soirée, avant la veillée traditionnelle au cours de laquelle sera cuisiné le boudin accompagné du plat de semoule farineuse appelé pastet en gascon. Les deux jours suivants, le dépeçage et le désossage de l'animal seront effectués par les hommes alors que les femmes élaboreront les produits de charcuterie : pâtés, jambons, saucisses et saucissons qui seront consommés tout au long de l'année.

Vie sociale, politique, économique et administrative contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie et administration municipale[modifier | modifier le code]

L'administration municipale[185] occupe les locaux du secrétariat de la mairie situés, depuis 2011, au rez-de-chaussée du bâtiment communal Ecole de garçons. Les administrés effectuent leurs démarches auprès d'un.e secrétaire de mairie employé.e à temps partiel.

Un seul bureau de vote est mis sur pied lors des élections dans la salle de réunion face au secrétariat. Les séances du Conseil municipal se déroulent dans cette même salle. Le nombre d'habitants lors des recensements étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de onze[186],[187].

Certaines archives communales[188] sont déposées aux Archives départementales des Hautes-Pyrénées. D'autres documents anciens sont entreposés dans le meuble bibliothèque de la salle officielle de la mairie.

Juridictions compétentes[modifier | modifier le code]

Elles sont situées pour la plupart dans le département des Hautes-Pyrénées mais aussi dans le département des Pyrénées Atlantiques[189].

Comptes publics de la commune de Nestier[modifier | modifier le code]

Le budget de la commune[190] est voté tous les ans au printemps. Il comprend une section fonctionnement et une section investissement. Chaque section présente un poste recettes et un poste dépenses. Le budget est adopté en équilibre.

Cadastre communal[modifier | modifier le code]

Le cadastre communal[191] présente les différentes parcelles de terrain publiques et privées, répertoriées administrativement.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Nestier appartient à la communauté de communes Neste Barousse créée en 2017, rassemblant 43 communes, et au canton de la Vallée de la Barousse créé en 2015 rassemblant 52 communes (avant le redécoupage départemental de 2014, Nestier faisait partie de l'ex-canton de Saint-Laurent-de-Neste). Le bureau centralisateur, anciennement chef-lieu de canton, est situé à Lannemezan. Nestier appartient également au Pays des Nestes[192], un des cinq Pays du département des Hautes-Pyrénées, créé en 2004 et devenu aujourd'hui Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Pays des Nestes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Société et associations[modifier | modifier le code]

Structures de rattachement technique[modifier | modifier le code]

La commune de Nestier est rattachée aux structures ou services suivants :

  • Syndicat départemental d'énergie des Hautes-Pyrénées (SDE 65)[193] : aménagement, entretien et travaux relatifs aux installations de l'éclairage public communal.
  • Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable de l'Arize-Nistos[194] : alimentation en eau potable de la commune.
  • Service départemental d'incendie et de secours (SDIS 65)[195] avec son centre de secours de Lannemezan renforcé éventuellement par celui de Montréjeau : assurer les missions de secours auprès de la commune. Depuis 2017, la communauté de communes Neste-Barousse a pris en charge la compétence « SDIS ».
  • Syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMECTOM) du Plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux[196] : établissement public de coopération intercommunale (EPCI) chargé de la collecte et du traitement des déchets.
  • Syndicat mixte de traitement des déchets ménagers et assimilés des Hautes-Pyrénées (SMTD 65)[197] : compétence « traitement des déchets ménagers ».
  • Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement des Hautes-Pyrénées (CAUE 65)[198] : le site du Calvaire du Mont-Arès, inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, impose au bâti villageois un périmètre de protection avec des contraintes architecturales particulières.

Environnement : écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Neste Barousse[199].

La déchetterie située sur le territoire de Nestier est gérée par le syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMECTOM) du Plateau de Lannemezan, des Nestes et des Coteaux[196].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nestier fait partie de l'académie de Toulouse. La commune ne dispose plus d'établissement scolaire, fermé depuis 1986[132]. L'école maternelle la plus proche est celle d'Aventignan et l'école primaire est située à Saint-Laurent-de-Neste.

Activités sportives et de plein-air[modifier | modifier le code]

  • Activités aquatiques de loisirs pratiquées à la baignade biologique villageoise[70].
  • Randonnées pédestres pratiquées sur le chemin du piémont pyrénéen[200] GR 78 qui traverse Nestier.
  • Randonnées pédestres pratiquées au sein de l'association locale La ronde des Nestes.
  • Rando-découverte culturelle et pédagogique de Nestier dans le vallon de Bouchère[201], activité support des Journées du patrimoine de pays en juin et des Journées européennes du patrimoine en septembre.
  • Activités dans les infrastructures sportives du centre villageois CCAS (Caisse centrale des activités sociales) des industries électriques et gazières.
  • Lieu de passage du Tour de France (Dernier passage : 12e étape du Tour de France 2017).
  • pêche, chasse, pétanque

Culture, festivités et activités associatives[modifier | modifier le code]

  • Association foyer rural de Nestier : activités festives villageoises.
  • Association Solidaires Pour l'Environnement de Nestier (ASPEN) : défense de l'environnement du village de Nestier.
  • Association « Renaissance du Mont-Arès » : activités culturelles et patrimoniales.
  • Association « Le Secours populaire » avec le support et le soutien du centre aéré CCAS (Caisse centrale des activités sociales des industries électriques et gazières) de Nestier : village d'enfants « Copains du Monde »[202].

Structures d'aides à la personne[modifier | modifier le code]

  • maison départementale de solidarité[203] (site des Coteaux Lannemezan-Neste-Barousse) : aide en matière de protection de l’enfance, de soutien aux parents, de santé et de prévoyance, d’insertion, de handicap, de maintien à domicile ;
  • maison départementale des personnes handicapées[204] (MDPH) : actions pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ;
  • structures de prévention et protection des familles et des enfants[205].

Quelques actions particulières développées au sein de ces services : la méthode Maia[206] (Méthode d'Action pour l'Intégration des services d'aides et de soins dans le champs de l'Autonomie), le parcours santé des personnes âgées[207] (Paerpa).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[208]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[209].

En 2015, la commune comptait 159 habitants[Note 1], en diminution de 2,45 % par rapport à 2010 (Hautes-Pyrénées : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410453464462561601639648599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563579579526513542530437543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509446327260270269247208178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
186228189180196165171161159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[210] puis Insee à partir de 2006[211].)
Histogramme de l'évolution démographique

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Clot et G. Marsan, Chronique sur la grotte du Cap de la Bielle, t. 4, Gallia Préhistoire, , p. 262 à 264.
  • L. Méroc, Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun, t. 6, Paris, Gallia Préhistoire, , p. 208 à 216.
  • M. Debeaux, « La grotte du Cap de la Bielle à Nestier et son remplissage du paléolithique inférieur », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, t. 10,‎ , p. 4 à 11.
  • L. Méroc, « L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, t. 10,‎ , p. 12 et 13.
  • L. Méroc, Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, t. 10, Paris, Gallia Préhistoire, , p. 411.
  • A. Clot et G. Marsan, La grotte du cap de la Bielle à Nestier, fouille de M. Debeaux, 1960, t. 29, Gallia Préhistoire, , p. 63 à 141.
  • Ex-nostris A : no 11 : « Correspondance du XVIIe ou XVIIIe siècle » ; no 97 : « Guerres du XVIIIe siècle », CCC, p. 104 ; no 140 : « Guerres du XVIIIe siècle » ; no 155 : « Baron de Lassus », Revue de Comminges, 1891, CCC ; no 257 : « Lettre adressée à M. de Lassus, le  ».
  • Laboulinière : Annuaire statistique du département des Hautes-Pyrénées (1807) - Hachette BNF - Collection Histoire - 2012.
  • B. Barifouse : Étude sur le pays des Quatre-Vallées (Saint Gaudens – 1874) - Bibliothèque nationale de France (gallica.bnf.fr).
  • M. Bapmale et Valin : Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges (1880) - Édition Lacour-Ollé.
  • Bois et Durier : Les Hautes-Pyrénées (1885) - Édition de la Tour Gile.
  • Mme Bize : Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 , comprenant dans sa première partie la conférence de M. Bazerque pour la Revue des Hautes-Pyrénées ayant pour thème la vie de Monsieur de Nestier (Louis de Cazeaux), écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du Roi (Louis XV) - Archives communales.
  • Général L'Hotte : Un officier de cavalerie (1905) - Édition Plon.
  • R. Lizop : Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine et Les Convènes et les Consoranni (1931) - Ed. Toulouse-Privat
  • Abbé J.Duffo : Articles de l’Echo de la Neste (années 1942 et suivantes) - Archives de l'Echo Neste-Barousse (Saint-Laurent-de-Neste).
  • B. de Gorsse : Essai de bibliographie du comté de Comminges, de la vicomté de Nébouzan, des Quatre-Vallées et du pays de Rivière (Toulouse – 1944).
  • J.F. Soulé : Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié (sujet de thèse) (1975) - Revue de Comminges.
  • J.F. Le Nail et J.F. Soulet : Bigorre et Quatre-Vallées (1981) - Pau - SNERD
  • G. La Plagne Barris : Petite guerre pour le siège d'un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIX° s. : tableau de la vie politique et économique d'un canton pyrénéen au XIXe siècle (1982) - Revue de Comminges.
  • Sarramon : Les Quatre-Vallées : Aure, Barousse, Neste, Magnoac (1985) - Ed. Milan
  • J. Omnès : Préhistoire des Hautes-Pyrénées (1987).
  • I. Gratacos : Femmes pyrénéennes (1987) - Ed. Privat.
  • Sansguilhem-Ser : Béarn et Bigorre dans l’histoire de l’Aquitaine des origines au XVIe siècle (1988) - Guide des recherches de généalogie et d'historiographie - Pau.
  • Marliave et Pertuzé : Le panthéon pyrénéen (1990).
  • Fénié : Toponymie gasconne (1992).
  • L.A. Lejosne : Dictionnaire topographique des Hautes-Pyrénées (1865, et Pau : 1992).
  • J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : André Bouéry musicien et poète gascon (1994).
  • Bourret : Les Pyrénées centrales du XIe au XIXe siècle (1995).
  • X. Beltour : L'histoire oubliée de l’Aquitaine (1995).
  • O. De Sulauze : La vallée d’Aure aux temps de l’agro-pastoralisme (1997).
  • M. Grosclaude et J.F. Le Nail : Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées (2000) - Ed. Conseil Général (C.G.) des Hautes-Pyrénées.
  • R. Misson : Témoignages, avec le concours de ses amis villageois (2001 - 2010) - Archives communales.
  • M. Bize : Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère (2010) - Archives communales.
  • C. Rhode, R. Rhode et J. Noguès : Nestier 2011 - Archives communales.
  • R. Castéran : Articles de l'Echo Neste-Barousse (2012): archives communales et archives de l'Echo Neste-Barousse (Saint-Laurent-de-Neste). Textes des spectacles « son et lumière » villageois (2002 à 2011) : archives personnelles.
  • J. Brau : Pays des Nestes et de Comminges des origines à nos jours (2014) - Ed. Monhélios - Pau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Différentes cartes et fonds de cartes de la commune : carte routière, photos des environs de Nestier, plan du village zommé au niveau des rues - http://www.cartesfrance.fr/Nestier-65150/carte-Nestier.html
  2. a et b Document : Notices sur les eaux minérales naturelles de Barbazan - 1863 - p.6 et 7 : présentation géographique de Nestier - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  3. Document : Courrier du 6 août 1868 de M. Dutrey, maire : présentation géographique et historique du village - Source : registre des délibérations du conseil municipal - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=7010&mde_present=tableau&debut=0
  4. Procès verbal de délimitation de la commune de 1828 - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=11454&mde_present=&debut=0
  5. a b c et d Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - 2° partie : géographie locale - Mme Bize - Sources : archives personnelles et archives communales
  6. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  7. a b c d e et f La grotte du « Cap de la Bielle » à Nestier : fouille de M. Debeaux - 1960 - A. Clot et G. Marsan - Gallia Préhistoire - Éditions CNRS - T. 29 - 1986 ; Chronique sur la grotte du « Cap de la Bielle » - Gallia Préhistoire - T. IV - 1961 - https://www.persee.fr/doc/galip_0016-4127_1986_num_29_1_2242
  8. Les glaciations des vallées pyrénéennes - M. C. Depéret : comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences - p. 1522 - 1923 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  9. a b et c Revue de Comminges - 1961 (T 74, A 1961) - p. 36, 98, 128, 134, 168 et 235 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  10. a b c d e f g h i j k l m et n Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - Chroniques, récits, anecdotes et témoignages - Mme Bize - Sources : archives personnelles et archives communales
  11. a b et c Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère - M. Bize - 2012 - Sources : archives personnelles et archives communales
  12. Carnet d'exploration : grotte et puits de Nestier - N. Casteret - 22 mars 1934 et 2 avril 1938 - Source : archives personnelles
  13. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Témoignages, avec le concours de ses amis villageois - M. Raymond Misson - 2001 à 2010 - Sources : archives personnelles et archives communales
  14. a b c et d Monographie villageoise - M. Barrère, instituteur - 1887 - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=533&mde_present=tableau&debut=0
  15. a et b Tableau d'assemblage du plan cadastral joint à la monographie de M. Barrère datée de 1887 - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Assemblage_cadastral_Barr%C3%A8re_1887.jpg
  16. Les principaux risques sur Nestier - https://www.risquesmajeurs-hautes-pyrenees.pref.gouv.fr/communes/nestier
  17. Dictionnaire des noms de lieux des Hautes-Pyrénées (DNLHP) et Toponymie Générale de la France (TGF) - M. R. Aymard et M. l'abbé Nègre - 1931
  18. a et b Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées - M. Grosclaude et J.F. Le Nail - 2000
  19. Le Comminges au miroir de sa toponymie - Hydronymie commingeoise de R. Aymard - Sources : Revue de Comminges - 1998 - T.114 - p. 143 et 149 ; Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  20. a et b Collectories de 1369 - Sources : Revue de Comminges - 2001/03 - T. 117, p. 346, 351, 371 ; Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  21. Construction de l'église de Comminges - Sources : Revue de Comminges - 1892/10/01 et 12/31 - T. 7, p. 203 ; Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  22. Un curieux groupe d'évêques commingeois (J. Lestrade) - Sources : Revue de Comminges - 1906 - T. 21, p. 106 ; Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  23. Trois jours de randonnée en Haute Barousse - M. Dufor - Source : Revue de Comminges - 1982 (1° trimestre) - tome XCV
  24. Document : Recueil de pièces, en français et en provençal, relatives aux tailles de la baronnie de Basthe et des seigneuries d'Aure, Magnoac, Nestés [ Nestier ] et Barousse(s), situées sur les frontières d'ARAGON et jadis dépendantes du comté d'ARMAGNAC, de 1478 à 1607 environ - Source : Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Dupuy 56 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  25. Arrens et Pouey-Lahun - H. d'Agrain - 1928 - p.70 - Source : Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  26. Notre-Dame du Nestès - http://lieux.loucrup65.fr/apparitionnouillan.htm
  27. a et b Revue de Comminges - 1941 (T.54) - 1943 - T.56 - p. 84 et p. 201 : Guerre de Trente Ans : 1618 - 1648 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  28. a b et c Petite guerre pour le siège d’un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIXe siècle - M. La Plagne Barris - Source : Revue de Comminges - Tome XCV - Année 1982 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6534678h/f780.image.r=nestier - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65351716/f137.image.r=nestier
  29. Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons - M. Grosclaude - 1990
  30. a et b Dictionnaire raisonné de l'architecture du XIe au XVIe siècle - Viollet-le-Duc - 1868
  31. a b c d e et f Pays des Nestes et de Comminges, des origines à nos jours - J. Brau - 2014
  32. Essai d'explication de micro-toponymie - D. Henry - Revue de Comminges 1995 - p. 390
  33. a et b Revue de Comminges - 1954 - T. 67, p. 175 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  34. Document : article de presse, février 1939 - M. le commandant Boué, retraité à Nestier
  35. Le Panthéon pyrénéen - M. Marliave et Pertuzé - 1990
  36. Les artigues du Midi de la France, toponymie et défrichements médiévaux et modernes en Europe occidentale et centrale - C.M. Higounet - Flaran 8, 1989, p. 11-13
  37. a b c d et e M. Alfred Claverie (1916-2007), maire de Nestier (1971-1989) : Ses témoignages oraux recueillis en 2002 par M. Raymond Castéran - Source : archives personnelles
  38. La rue de la Carraou - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:La_croix_du_Cast%C3%A9ra_et_la_rue_de_la_%22Carraou%22.jpg
  39. Le chemin du Carrey au pied du Mont-Arès - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_chemin_du_%22Carrey%22_(au_pied_du_Mont-Ar%C3%A8s).jpg
  40. Textes des spectacles « son et lumière » villageois (années 2002 à 2011) - Articles écrits dans « l'Echo Neste-Barousse » (2012) - R. Castéran - Sources : archives communales, départementales et nationales ; archives de « l'Echo Neste-Barousse » ; archives Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  41. a b c et d Études historiques sur le pays des Quatre-Vallées - M. Barifouse - 1874
  42. a et b La grotte du « Cap de la Bielle » à Nestier et son remplissage du Paléolithique inférieur - M. Debeaux - Source : Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire - t. 10 - p. 4-11 - Toulouse - 1964
  43. a b et c Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun - M. Méroc - Source : Gallia Préhistoire - t. 6 - p. 208 – 216 - Paris - 1963 ; L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier - Source : Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire - t. 10 - p. 12 – 13 - Toulouse - 1964 ; Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier - Source : Gallia Préhistoire - t. 10, p. 411 - Paris - 1967
  44. Actes du 118° Congrès national des sociétés historiques et scientifiques - Sources : Pyrénées préhistoriques (arts et sociétés) - 1996 - p. 10, 20, 21, 23, 25 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  45. Fragments d'ossements du Cap de la Bielle répertoriés scientifiquement - Source : Les grands mammifères plio-pleistocènes d'Europe sous la direction de M. Patou-Mathis et C. Guérin, préface de Y. Coppens - p. 92 - année 1996 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  46. Restes d'élan à l'ancienne grotte de Nestier - Bulletins de la Société d'histoire naturelle de Toulouse : édition 1866 (p. 288 à 291), édition 1957 (t.96, p. 15-21 et édition 1961 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  47. Revue de Comminges - 1989 - T. 102, p. 265 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  48. Document : Description de trois nouvelles espèces fossiles de campagnols souterrains du Quaternaire d'Europe occidentale - 1988 - C.R. Académie des Sciences de Paris - t.307, série II - p. 1987-1990
  49. Le Quaternaire : l'histoire humaine dans son environnement - M. J. Chaline - 1972
  50. La grotte du « Cap de la Bielle » : synthèse des travaux de A. Clot et G. Marsan - Revue de Comminges - 1987, 1° trimestre - tome C, p. 362 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6535071v/f367.item.r=nestier
  51. a b c et d Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié - Jean-François Soulet - Source :Revue de Comminges, vol. LXXVII, p.  105-143
  52. France préhistorique - M. Cartailhac - 1889
  53. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - 1° partie : histoire locale - Mme Bize - Source : archives personnelles et archives communales
  54. a b et c Bigorre et Quatre-Vallées - M. Le Nail et Soulet - 1981
  55. Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine - Raymond Lizop - Ed. Privat - 1931
  56. a et b Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges - Bapmale et Valin, archéologues
  57. a b et c Revue de Comminges - 1967 (T.80) - chapitre II, p. 120 Inventaire des monuments et p. 139 Le Dieu Ergé - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  58. Le dieu Ergé (site protohistorique de Montsérié) - http://lieux.loucrup65.fr/montserie.htm
  59. a et b Société Académique des Hautes - Pyrénées : Fête académique de Nestier - Résurrections archéologiques - Promenades archéologiques - mai 1899 - bulletin local, 2° série, 31° fascicule - p. 42, 43, 48
  60. Articles de l’Echo de la Neste - J. Duffo - années 1942 et suivantes - Source : archives de l'Echo Neste-Barousse
  61. a b et c J.H. Ducos : Le château et la tour - Actes du premier colloque de castellologie - Ed. Flaran - 1985 ; La symbolique de la tour dans l’architecture castrale du Sud-Ouest de J. Gardelles ; La tour hors le château article de Ph. Araguas
  62. a et b Les Quatre-Vallées, Aure, Barousse, Neste, Magnoac - A. Sarramon - Ed. Milan - 1985
  63. Le tumulus du Castéra - M. de la Torre dans Le guide de l’art et de la nature des Hautes-Pyrénées - Ed. Nathan
  64. Le Pays et Jugerie de Rivère-Verdun en Guyenne - R. Souriac - Revue de Comminges 2012, no 1, p. 153 à 178
  65. Revue de Comminges - 1897/10 et 12 - T. 12, p. 264
  66. a b c d et e Monsieur de Nestier, écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi Louis XV - Baron de Lassus-Nestier - Revue de Comminges - 1891 - Tome 6 - p. 265 à 287 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5806749f/f275.image.r=nestier
  67. Société Académique des Hautes - Pyrénées - 1906 - 2° série - fasc. 51° - Bul. local - Tome VI - no 3 - p. 110 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  68. Monastère sur le Mont-Arès - 1860 - Communauté des Olivétains de Saint-Bertrand-de-Comminges - Revue Mabillon : archives de la France monastique - 1905 - p. 203 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  69. a b c d e f g et h Mme Yvonne Dasté (1904 - 1999) : Ses témoignages oraux rapportant des propos de sa grand-tante, née en 1836, qu'elle a bien connue - Témoignages recueillis en 1998 par M. Raymond Castéran - Source : archives personnelles
  70. a et b La baignade biologique de Nestier : les Ôcybelles - http://www.ocybelles.fr/
  71. Nouveau cadastre de la communauté de Nestier (1718 - 1720) - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=7082&mde_present=tableau&debut=0
  72. Livre des charges et décharges du lieu de Nestier (1720-1790) - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=7083&mde_present=tableau&debut=0
  73. Le premier notable villageois connu (latin et gascon) - XIIe siècle - Source : Archives Départementales
  74. a et b Les familles seigneuriales du couloir Neste-Garonne - J.P. Argyriadès - Source : Revue de Comminges - 1993-04 - p.193 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  75. a b et c Revue de Comminges - 1993/04 et 06 - T. 108 - p. 193, 194, 279 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  76. Glanage de Larcher - p.264 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  77. M. C. d'E.-A. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIVe siècle, tome 1°, p. 289 et 290 - 1903. Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  78. a et b Revue de Comminges - 1995/01 (T.110) - 1995/03 - p. 149 : le château de Labroquère ; p. 99 : Le Baron Bertrand de Lassus - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  79. a b c d e et f M. F-A Aubert de la Chesnaye Des Bois : Dictionnaire de la noblesse française - 1770 - T1, 2° édition - pg 355,356 et 357 - Ed : Veuve Duchesse, libraire, rue St Jacques, au Temple du Goût Avec Approbation et Privilège du Roi
  80. D. Dufor : Le Pays - Polignan et Comminges - p. 256 à 262 - 1878 - Éditions Privat et Palmé
  81. Document : Un tour de gascon ou le dîner de Cuguron - Source : "Escolas deras Pyrénéos" n° 1 et 2, janvier et février 1913, retranscrit par Mme Bize dans sa monographie villageoise
  82. Mémoires du Sieur de Pontis, Paris, libraires associés,
  83. Mémoires du comte de Souvigny... Tome II, 1639 - 1659 publiés d'après le manuscrit original, pour la Société de l'Histoire de France, par le baron Ludovic de Cotenson - Page 279 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  84. M. A. Chéruel : Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère - 1872-1906 - Tome 2, p. 642 et 944 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  85. Histoire militaire du Piémont de A. de Saluces - 1818 - T4 - p. 220 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  86. L'impôt du sang ou la noblesse de France sur les champs de bataille de J.F.L. d'Hozier - 1874, 1881 - T 3, partie 1 - p. 11 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  87. François-de-Paule de Clermont, marquis de Monglat (16..?-1675) : Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France (3)
  88. M. C. Bourret : Les Pyrénées centrales du IXe au XIXe siècle - 1995 - p. 110, 111
  89. M. B. Druène : Combats pour Castel-Léon. Contribution à la chronique du Val d'Aran de 1642 à 1649 - Annales du Midi - 1959 - Revue de Comminges (A 1959, T 72) p. 55 et 56 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  90. Revue de Comminges - 2002/04 - T. 118, p. 565 : Les lies et passeries des Pyrénées XIVe – XVIIIe siècles - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  91. Bulletin de l'Union historique et archéologique du Sud-Ouest : Présent offert à F. de Saint-Paul de Nestier, gouverneur de la vallée d'Aran par des députés des enclaves d'Aure en 1650 - 1909 - 1938 - p. 47 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  92. Une vallée frontière dans le Grand Siècle - Le Val d'Aran entre deux monarchies - P. Poujade - 1998 - Ed. Universatim PyréGraph
  93. M. Pinard : Chronologie historique-militaire... des troupes de la Maison du Roi - 1760-1778 - p. 221 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  94. Recueil des arrêts du Conseil d'Etat - 1799 - pg 1122 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  95. a et b Vente de la seigneurie de Montoussé en 1751 - Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées - 1934 - p. 78 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  96. a b c et d Registres paroissiaux de Nestier : baptêmes, mariages, décès
  97. Bulletin de la société Ramond - 1909 - p.87 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  98. Ecuyers célèbres : historique de l'équitation française - Ed. Milon fils (Saumur) - 1887 - p. 27 - Sources : Ecole nationale d'équitation (2013) - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  99. Société Académique des Hautes - Pyrénées - 1904 - 2° série, fasc. 45 et 46, bul. local, tome V, no 6 et 7, p. 381 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  100. La noblesse de Nestier au XVIIe siècle - M. Jean Bazerque - Source : Revue de Comminges - 1991 - pg 261-262 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65390320/f111.image.r=nestier
  101. M. F. Danjou: Archives curieuses de l'Histoire de France, 2° série, tome 12°, p. 130 et 131 - 1840 - Source : Bibliothèque nationale de France
  102. C.M. de Vaux : Les hommes de cheval depuis Baucher : les grands maîtres... - 1888 - p. 16,31,34,62,129 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  103. La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts - 1885 - Tome 16 - p. 155 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  104. L'Athenæum français - 1853 - p. 512 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  105. « Cabinet de M. Paignon Dijonval : état détaillé et raisonné des dessins et estampes » - 1810 - p.332 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  106. M. J. Pellier : Le langage équestre - 1889 - p. 287 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  107. « Grand dictionnaire universel du XIXe siècle » de P. Larousse - 1866-77 - p. 580 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  108. M. le général L'Hotte : Un officier de cavalerie, 1824 - 1904
  109. M.L. Picard : Origines de l'École de cavalerie et de ses traditions équestres (Saumur) - 1889 - T 1 : p. 181, 261 à 264, 540 ; T 2 : p. 181 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  110. Baron de Vaux : Ecuyers et écuyères - Étude sur l'équitation savante par Maxime Gaussen (1893) p. 10, 11, 21, 28, 29, 42, 238, 361, 367 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  111. M.N. Bouillet : Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts - 1854 - p. 1079 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  112. Louis Vallet : Le chic à cheval : histoire pittoresque de l'équitation - p.166 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  113. Chanoine François Marsan : Obsèques du général Jean-François de Cazaux, seigneur de Nestier - 1931 - Source : Revue des Hautes-Pyrénées (RHP) p. 137
  114. M. de Neuville : Recueil d'héraldique
  115. Société Académique des Hautes-Pyrénées -1889-1913 - Bul. local, p. 68 et 69 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  116. A M. l'abbé BEJOTTE, de Nestier - Source : Léoïsiades ou mon journal de poète de L. Dupuy-Peyou - 1880 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  117. Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire - 12 mars 1881 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  118. Le Petit Parisien - 16 mars 1881 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  119. a b c et d M. Auguste Refouil, poèmes : L'éloge du cochon, Le maïs, La pomme de terre - Source : monographie de Nestier, Madame Bize (1942 - 1949) - archives personnelles et archives communales
  120. M. J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : André Bouéry musicien et poète gascon, 1994
  121. Revue de Comminges - 1947 (T. 60) - 1950 (T. 63) - p. 118 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  122. Document : Annuaire - Statistique, administratif, industriel, agricole et judiciaire des H-P pour 1853
  123. Bulletin de la société des sciences et des arts de Bayonne - 1880 - pg 105 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  124. M. Bordes : Histoire de la Gascogne des origines à nos jours - 1977 - pg 119 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  125. M. H. Carnoy : Dictionnaire biographique des membres du clergé catholique - 1903 - pages 122 à 126 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  126. M. L'abbé Dupuy-Péyou : Léoïsiades, ou Mon journal de poète - 1880 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  127. a et b Mme I. Gratacos : Femmes pyrénéennes - 1998
  128. a b c d e f g et h Usages et croyances populaires pyrénéennes : le charivari, la fête locale, "lou pelo-porc", les Rogations, les feux de Saint-Jean, le teillage du lin, le dépouillement du maïs, les sorcières et loups-garous, les noms de bœufs et de vaches - Sources : Au pays de Bigorre de N. Rosapelly - Bulletin local de la Société académique des Hautes-Pyrénées - 1892 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  129. Eth pourtau - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eth_portau.jpg
  130. Le plan de la mairie joint à la monographie de M. Barrère datée de 1887 - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plan_mairie_1887.jpg
  131. Le blason de la commune datant de la IIIe République - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_blason_de_la_commune_(III%C2%B0_R%C3%A9publique).JPG
  132. a et b Les écoles publiques de Nestier - http://ecoles.loucrup65.fr/nestier.htm
  133. Annuaire des Hautes-Pyrénées historique, administratif, judiciaire et commercial - 1914 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  134. Le prospectus du règlement intérieur de l'institution Portes joint à la monographie villageoise de Mme Bize - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Prospectus_Institution_Portes.jpg
  135. Bulletin de congrégations no 369, 8 février 1903, p. 103 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  136. Document : Projet d'appropriation d'un immeuble communal à un groupe scolaire - 1903 - Source : archives communales
  137. Document : Restauration de l'Église - Plans et élévation nord. État actuel - 1900 - Source : archives communales
  138. PLan de l'église avant sa restauration - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plan_de_l%27%C3%A9glise_avant_sa_restauration_en_1901.jpg
  139. Archéologie pyrénéenne, antiquités religieuses, historiques... de A. Du Mège - 1858,1862 - T2 - p.174 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  140. Mémoires de l'Académie royale des sciences, inscription et belles-lettres de Toulouse - 1847 - p. 356 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  141. M. A. Lussault : Carte archéologique de la Gaule – 65 : les Hautes-Pyrénées, 1997
  142. Bulletin de « L'Echo de la Neste » - septembre et octobre 1961 - Source : archives départementales et archives de « L'Echo de Neste-Barousse » à Saint-Laurent-de-Neste
  143. Le retable Notre-Dame- https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_retable_de_l%27%C3%A9glise.jpg
  144. Le prêche de Saint-Jean : détail du retable de l'église - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_retable_(d%C3%A9tail_2).jpg
  145. Une station du chemin de croix - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Station_du_chemin_de_croix.jpg
  146. Documents : Extraits du registre des délibérations du conseil municipal et autres textes - Source : archives départementales - http://www.archivesenligne65.fr/arkotheque/navigation_facette/fiche_detail.php?f=ad65&ref1=7012&mde_present=&debut=0
  147. Plan d'extension du cimetière - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plan_extension_cimeti%C3%A8re.jpg
  148. Le monument aux morts - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_monument_aux_morts_villageois.jpg
  149. « Le Poilu souriant » : détail du monument aux morts - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_monument_aux_morts_(d%C3%A9tail).jpg
  150. Revue de Comminges - 1978/01 et 03 - T. 91 - p. 60, 225, 229, 235, 403, 407, 410 à 413, 506, 507, 511, 536 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
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  153. Le plan du château « Eth Castèth » - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plan_eth_castet_0001_NEW.jpg
  154. Tableau d'assemblage du plan cadastral de 1908 - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plan_d%27assemblage_1908.jpg
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  180. La coutume des « Barricades » à Nestier - Source : exposé de Mme Bize présenté le 3 avril 1965 devant la Société Académique des Hautes-Pyrénées - La Nouvelle République (N.R.)
  181. La dernière barricade à Nestier - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barricade_1969.jpg
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  187. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  188. Les archives communales déposées aux Archives départementales - http://www.archivesenligne65.fr/_depot_arko_ad65/articles/1251/repertoire-des-archives-deposees-de-nestier_doc.pdf
  189. Les juridictions compétentes pour la commune - http://www.annuaires.justice.gouv.fr/annuaires-12162/liste-des-juridictions-competentes-pour-une-commune-22081.html#cmq_path=annuaire&cmq_territory=65150%20NESTIER&cmq_submit=Submit
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  191. Le cadastre de Nestier - https://lecadastre.com/plan-cadastral/nestier-65327/
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  193. Le Syndicat départemental d'énergie des Hautes-Pyrénées - http://www.sde-65.com
  194. Le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable de l'Arize-Nistos - http://www.services.eaufrance.fr/donnees/collectivite/155227
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  198. Le CAUE 65 - http://www.caue-mp.fr/65-hautes-pyrenees-actualite-principale/itemid-29.html
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  201. La rando-découverte de Nestier - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sch%C3%A9ma_de_la_balade-d%C3%A9couverte_villageoise.jpg
  202. Les enfants du monde à Nestier - https://www.ladepeche.fr/article/2017/08/07/2624272-enfants-monde-entier-rassembles-secours-populaire-barousse.html
  203. La Maison départementale de solidarité - http://www.hautespyrenees.fr/fr/services-en-ligne/ou-est-ma-maison-departementale-de-solidarite.html
  204. La maison départementale des personnes handicapées - http://www.mdph65.fr/
  205. La prévention et protection des familles et des enfants - http://www.hautespyrenees.fr/fr/solidarite/prevention-et-protection-des-familles-et-des-enfants.html
  206. La méthode Maia- https://www.personnes-agees-hautes-pyrenees.fr/la-methode-maia
  207. Le parcours santé des aînés - http://www.paerpa65.fr/
  208. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  209. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  210. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  211. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

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