Nestier

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Nestier
Nestier dans le piémont pyrénéen : vue aérienne du village
Nestier dans le piémont pyrénéen : vue aérienne du village
Blason de Nestier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton La Vallée de la Barousse
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Laurent
Maire
Mandat
Bernard Rouède
2014-2020
Code postal 65150
Code commune 65327
Démographie
Population
municipale
160 hab. (2014en diminution de -3.03 % par rapport à 2009)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 49″ nord, 0° 28′ 51″ est
Altitude Min. 458 m – Max. 604 m
Superficie 4,94 km2
Localisation

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Nestier est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées et dans la région administrative appelée Occitanie. Sa région historique est la Gascogne.

Ses habitants s'appellent les Nestéens.

Nestier appartient à la communauté de communes de Saint-Laurent-de-Neste et au canton de la Vallée de la Barousse

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Extrait de carte Nestier dans le Vallon de Bouchère.
Le Vallon de Bouchère (secteur ouest), le village de Hautaget et le Pic du Midi de Bigorre enneigé à l'arrière-plan.

Village du piémont pyrénéen, Nestier est situé dans l'est du département des Hautes-Pyrénées (65), dans la basse vallée de la Neste. Il se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Lourdes, à proximité et à équidistance des deux villes voisines que sont Lannemezan dans le même département et Montréjeau dans le département voisin (31). Il est aux frontières particulièrement imbriquées de trois pays historiques géographiquement éclatés : Comminges, Quatre-Vallées et Rivière-Verdun[1],[2].

Nestier est situé plus précisément à l'entrée d'un espace naturel appelé Vallon de Bouchère[3]. Celui-ci est composé pour les trois-quarts des terres de Nestier et pour le reste des terres des trois communes voisines qui sont : Bize au sud, Montsérié au sud-ouest et Hautaget à l'ouest. Le village est enserré entre deux collines de moyenne altitude : le Mont-Arès (598 m) et le Montsaous (550 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Nestier et des proches communes.
Communes limitrophes de Nestier
Anères, Saint-Laurent-de-Neste
Hautaget Nestier Montégut
Bize

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Nestier s'est construit au pied des contreforts de la chaîne pyrénéenne qui s'abaissent naturellement vers la vallée de la Garonne. Il est situé sur les dernières assises qui montent vers le plateau de Lannemezan, sur un dépôt post-albien au contact des dépôts quaternaires de ce plateau[4],[5]. Le village est en bordure de la dépression karstique appelée de Bize, sur un des lambeaux de la terrasse alluviale appelée de La Barthe-de-Neste ou de Montréjeau[6]. De manière générale, le sol est constitué de terres silico-argilo-calcaires riches en apports glaciaires mais également en dépôts alluvionnaires de la Neste.

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les terres de Nestier sont de façon typique une manifestation karstique. Un tel système géologique est défini par la présence de lapiaz, de dolines et de cavernes sèches[6],[7]. Le sous-sol est composé de nombreuses cavités auxquelles s'ajoute un réseau hydrique constitué de plusieurs sources et rivières souterraines. Cet ensemble hydrogéologique est décrit dans les divers rapports ou comptes rendus relatifs aux explorations effectuées au cours des deux siècles derniers[8],[9], complétés par des témoignages de villageois[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau Limacourt[3], encore appelé Pontic dans certains documents[11], coule dans le Vallon de Bouchère et traverse le village entre les deux collines, le Mont-Arès et le Montsaous. Il se jette dans le Merdans (encore écrit Merdan), un deuxième ruisseau au sud-est de Nestier venu de Bize. Tous deux se réunissent pour former une petite rivière qui se jette dans la Neste vers Aventignan[3]. Un troisième ruisseau villageois, appelé Goulit, venant de Montégut et coulant le long du chemin de Croues dans la direction sud-nord[12], est un affluent du Merdans au débit parfois soutenu lors des épisodes pluvio-orageux.

La Neste est la rivière pyrénéenne qui aurait donné son nom à notre village dont elle traverse les terres dans la partie nord et nord-est. Elle prend sa source au lac d'Orédon dans la vallée d'Aure. Elle se jette dans la Garonne à hauteur de Montréjeau[6]. Elle devient parfois un torrent impétueux aux crues exceptionnelles et dévastatrices à l'exemple de celle du 18 juin 2013 qui a occasionné des dégâts importants comme la destruction du pont entre Nestier et Saint-Laurent-de-Neste, sur la départementale 75. Les crues de 1875 et 1938 ont été répertoriées également comme catastrophes majeures pour toute la vallée[8].

Toponymie et hydronymie[modifier | modifier le code]

Nestier[modifier | modifier le code]

Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de 1831 constitué de la section A « Le village » (2 feuilles) et de la section B « Les Artigues[13] ».

« Nestier » signifie qui est sur la Neste, qui est de la Neste[14]. C'est un nom pré-latin contenant l'hydronyme pré-indo-européen (p.i.e) « nesta » qui signifie « flot ». Son origine serait aquitanique ou basco-aquitaine. Il possède un suffixe prélatin obscur comme dans Visker, Vier, Allier, Uzer, Viger, etc. Sa prononciation locale avec « r » final sensible provient d'une ancienne finale en « -rr[15] ». « Nestier » serait un mot de la langue primaire essentiellement orale et non écrite parlée sur notre territoire, bien avant l'arrivée des Romains, par les premiers hommes appelés non pas gaulois mais Aquitains.

Nestès[modifier | modifier le code]

C'est le nom de la micro-région historique de la basse vallée de la Neste. La racine du nom est « Nesta ». Son hydronymie de substrat est : Neste, Nestier, Nistos[16]. D'où certaines confusions : il est écrit parfois le « pagus de Nestier » pour le « pagus du Nestès », l'« archiprêtré de Nestier » pour l'« archiprêtré du Nestès » ou « archiprêtré de Neste » (en latin « archipresbyteratus Nestezii[17]»), l'« archidiaconé de Nestier[18],[19]» pour l'« archidiaconé du Nestès ». Il en est de même pour le « Cap Nestès » écrit parfois « Cap Nestier » ou « Cap Nestes »[20], nom donné à l'un des sommets mythiques de la station de ski de fond de Nistos. La remarque est identique pour les villages de la basse vallée de la Neste : il serait plus juste de lire « Saint-Laurent-de-Nestès » au lieu de Saint-Laurent-de-Neste, « Saint-Paul-de-Nestès » au lieu de Saint-Paul-de-Neste, « Mazères-de-Nestès » au lieu de Mazères-de-Neste.

Quelques appellations historiques relatives sans doute au village de Nestier mais peut-être aussi à la micro-région « le Nestès » : « St Johan Bapt. de Nestierio » (archives de Saint-Bertrand-de-Comminges - 1297) ; « Nestierrium » (cartulaire de Comminges - 1306) ; « de Nesterio » (arch. Haute-Garonne - 1401) ; « Nestès » (arch. de La Barthe - 1513) ; « Nestiers » (cartulaire de Comminges - 1572) ; « Nestiez »[21] ou « Nestiés » (registre de notaire - 1593) ; « le Nestier[22]».

Castéra[modifier | modifier le code]

Plan d'assemblage de 1887 inséré dans la monographie de M. Barrère, instituteur villageois.

Ce nom serait apparu au Ve siècle lorsque les Vascons venus d'Espagne ont envahi notre région appelée depuis la Gascogne, territoire correspondant géographiquement à notre grand sud-ouest. Le mot « castérar » est formé avec le suffixe en « ar » (latin « are ») qui veut dire surélévation de terrain, généralement qui a supporté un oppidum pré-latin ou un château-fort ou les deux successivement. Il aurait perdu la lettre finale « r » pour devenir le mot que nous connaissons toujours aujourd'hui : « castéra[23] ». Par ailleurs, le mot « castéras » est le nom donné à des manoirs fermés du XIIIe siècle situés dans le Bordelais mais aussi dans les vallées de la Garonne et du Gers. Ces manoirs étaient surtout destinés à la défense des terres du seigneur local[24]. Un nom dérivé « castériou » désignerait également le site d'un oppidum à l'exemple de celui d'Ozon[25].

Cap de la Bielle[modifier | modifier le code]

Ce nom signifie en gascon extrémité du village, de l'agglomération. Il a connu diverses orthographes : « Bièlle » ou « Bieille » sur le plan cadastral de 1831, « Bout de la Vielle » ou « Cap de la Bielle » sur celui de 1937, orthographes reprises aujourd'hui dans certaines cartes IGN. Le mot « Bielle » serait identique à l'écriture normalisée « Viela ». Par ailleurs, « Vielle » est défini dans le dictionnaire comme petite voie, accotement, l'accotement étant le renfort bilatéral d'une route ou d'une voie ferrée[10]. Cette définition peut très bien s'appliquer somme toute à cette route ancienne du Cap de la Bielle, encore appelée chemin du Carrey (charroi)[26]. Ainsi donc, nous conserverons les appellations « Cap de la Bielle » en gascon, « Bout de la Vielle » en français. De même, ce nom désigne un des plus vieux quartiers de Nestier construit autour de l'intersection des deux routes de Nestier à Hautaget (actuelle D 526) et de Nestier à Bize, dans le Vallon de Bouchère[4].

Marcadau[modifier | modifier le code]

Signifie place de marché en gascon. Le quartier villageois qui porte ce nom aurait été un modeste lieu d'échange commercial au Moyen Âge situé sur l'itinéraire secondaire de Saint-Jacques de Compostelle. Nestier aurait été, en effet, un village étape pour les pèlerins comme l'attestent les deux pierres « jacquaires » villageoises[27],[28].

La pierre « jacquaire » datée de 1367 servant de linteau de porte d'entrée d'une étable dans une ferme rénovée du Cap de la Bielle.
La pierre « jacquaire » datée de 1362 dans l'angle nord-ouest du mur de l'église.

Mont-Arès[modifier | modifier le code]

Arès est le dieu grec de la guerre et de la violence, identifié avec le dieu romain Mars, vénéré au pied de la colline villageoise selon certains auteurs locaux. Ainsi Nestier n'est pas peu fier de posséder sa Colline d'Arès qui rappelle le Conseil des Dieux encore appelé Aréopage. Par ailleurs, ce nom d'origine grecque n'est pas unique dans notre région : « Pyrénées » aurait pour racine « pur, puros » qui signifie « le feu[29] ». Et le nom de notre rivière la Neste se rapproche singulièrement du nom du fleuve de Thrace nommé « Nestos ». Néanmoins, il est imprudent d'affirmer aujourd'hui que les Grecs ont bien séjourné dans notre région dans l'Antiquité. C'est même une thèse invraisemblable aux yeux de certains historiens locaux... Mais le débat reste ouvert.

Bouchère[modifier | modifier le code]

Plan d'assemblage cadastral de 1908.

Vient de « bouch », nom gascon qui signifie « buis ». Le Vallon de Bouchère possède en effet de belles forêts de buis, espèce commune (Buxus sempervirens) que l'on trouve dans toute l'Europe continentale et méditerranéenne.

Les Artigues[13][modifier | modifier le code]

Nom gascon très usité au Moyen Âge qui signifie : défrichement, terres défrichées. C'est le nom donné à un des lieux-dits villageois les plus caractéristiques sur la route de Bize. C'est également le nom donné à la section B du plan cadastral.

Laspugue[modifier | modifier le code]

C'est le nom dérivé du toponyme gascon « spugue » ou « spélugue » signifiant « grotte ». À Nestier, le chemin de Laspugue dans le quartier du Cap de la Bielle, devenu un sentier aujourd'hui, conduit à la fontaine sur les berges du ruisseau Limacourt[30]. C'est le lieu d'une source ou résurgence auprès de laquelle a été construit un lavoir communal en 1904 et le dispositif de captage bétonné pour alimenter le village en eau potable en 1932. Ce dispositif a obstrué l'entrée d'une grotte dans laquelle on pouvait remonter aisément, sur une vingtaine de mètres, le cours de la petite rivière souterraine d'origine inconnue alimentant cette résurgence[26].

Habitat villageois[modifier | modifier le code]

Le village bâti est construit sur un promontoire au pied de la colline du Mont-Arès. Il est articulé en plusieurs quartiers ou lieux-dits desservis par un ensemble de rues et de chemins convergeant vers des petites places, ou placettes, délimitées essentiellement par des carrefours typiques.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Ils sont caractéristiques de la géographie locale. Ils portent des noms gascons : les Cazalères, le Cap de la Bielle, le Marcadau, la Corne, la Hounte, la Rode, la Lière, l’Espérou, la Bouzigue det Borgne, le Tuyaga, Les Artigues, le Massey, les Escarrères, Croues, Saumayou, etc.

  • Un site particulier : le quartier de l'Ormeau.
L'orme villageois au début du XXe siècle

Autrefois un orme trônait en son centre, au carrefour des trois rues villageoises : La Carraou, la rue de La Croix de Figur et la rue de l'Ormeau. L'Ormeau était un lieu de rassemblement où se prenaient certaines décisions importantes pour la vie de la communauté, bien avant la Révolution[31]. C’est encore au pied de cet arbre, sans doute, que le poète et félibre gascon André Bouéry, lorsqu'il n'était pas à Aspet son village d'enfance, venait chercher son inspiration alors qu’il était marié à une villageoise, Mlle Refouil. Un de ses poèmes intitulé Sous l’Ormeau ferait référence à l’arbre villageois[26]. Le vieil orme a été abattu dans les années 1980 pour des raisons de sécurité. On a planté à sa place un catalpa, essence d'Amérique du Nord. Mais le nom est resté : on parle toujours de « l’Ormeau » pour désigner ce lieu caractéristique et le quartier villageois dans lequel il se situe.

Rues et chemins[modifier | modifier le code]

La « rue de l'Ormeau » appelée aujourd'hui « rue de la Placette ». À l'arrière-plan, le catalpa.

Ils portent également des noms anciens : le Carrerot, le Carrelot, la Carraou (aujourd'hui rue de la Placette), le chemin du Carrey, la rue de la Croix de Figur (encore appelée, au début du XXe siècle, la rue des intellectuels[32] où résidaient les notables villageois : fonctionnaires retraités, médecin, prêtre...), le chemin de Cucarrat, le chemin de Garole, le Courrédou dé Guillamas, le chemin de Laspugue, le chemin de Pey de Guille encore appelé aujourd'hui le chemin du Bié, la rue de Chicou, la rue du Cap de la Bielle, le chemin du Marcadau, le chemin du Tuyaga, la Coste dé la Hounte, le chemin de Bordes, le chemin des Escassies, le Bédicha, la rue de la Placette aujourd'hui composée de la Carraou et de la rue de l'Ormeau encore appelée autrefois par nos Anciens avenue de l'Ormeau. Les carrefours de rues étaient des lieux de rassemblement joyeux et festifs souvent, mais aussi des lieux de prières et de recueillement parfois, matérialisés par des arbres ou des croix en fer ou en pierre. Ces croix étaient vraisemblablement des « croix de mission » inaugurées au cours des cérémonies religieuses[10].

Maisons[modifier | modifier le code]

Nestier compte une centaine de maisons, la plupart datant du XIXe siècle. En 1799, on en comptait déjà 68 ainsi répertoriées : « 30 maisons n'ont qu'une fenêtre ; 15 maisons ont 2 fenêtres ; 23 maisons n'ont pas de fenêtres ; on dénombre 12 portes-charretières ». Ce sont des constructions typiques aux toits de tuile. Les bâtiments principaux enserrent une cour intérieure fermée par un portail en bois massif : eth pourtau abrité sous un porche. La maison porte un nom, complété souvent par un sobriquet. Une tradition gasconne veut que l'on désigne une personne du village par le nom de la maison (en so dé ...) et non par son patronyme. C'est avant tout une manière de résoudre les difficultés d'homonymie car on s’appelle souvent Abadie, Boué, Cazes… ou Castéran[3],[31]. Les sobriquets des quelque 80 maisons les plus anciennes du village ont été mémorisés en 2002[30].

  • Quelques maisons particulières.

Au XVIIIe siècle : la demeure de Denys Refouil, intendant et héritier de Louis de Cazeaux, dernier seigneur de Nestier, était le bâtiment actuel appelé École de Filles. La porte d'entrée principale orientée au sud, côté cour intérieure, encore en place aujourd'hui, date de cette époque. Par ailleurs, à la ferme Bize « Peypoc », le linteau de la porte de l'étable est constitué d'une pierre « jacquaire » datée de 1367. La maison Fourquet « Guillamas » est datée de 1784, la maison natale du poète Dupuy-Peyou : 1788, l'institution Portes (collège privé) : 1785. La maison Fourquet a d'abord été la mairie puis une forge où furent refondues les cloches de l'église et forgée l'ancienne horloge en place sur le clocher avant sa restauration en 1901[3]. Les autres maisons villageoises, parmi les plus anciennes, sont construites sous le Premier Empire et portent des dates s'échelonnant de 1800 à 1830.

Édifices publics[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

Construite en 1832 sous le mandat du Dr Portes, maire de Nestier, le village étant alors chef-lieu de canton. La salle officielle est à la fois le siège du tribunal de justice de paix (1832-1870), le lieu de réunion du Conseil municipal (jusqu'en 2010) et aujourd'hui encore le lieu de cérémonies civiles (mariages, parrainages républicains).

La mairie aujourd'hui.
La barrière du tribunal de justice de paix (1850).

Écoles[modifier | modifier le code]

La première salle de classe publique du village est aménagée à l'étage de la mairie, dès sa construction, dans la pièce voisine de la salle officielle. Par ailleurs, une école de filles est établie en 1847. Sont créées ensuite, en 1903, les écoles publiques de filles et de garçons dans le bâtiment face à la mairie, sous le mandat de M. Claverie, maire[33]. À la même période, une école privée appelée Institution Portes, regroupant un enseignement primaire et secondaire, est créée en 1850 par les frères Portes (le maire-médecin et le poète-professeur, aidés par leurs oncles) dans l'établissement appelé Couvent, dans le quartier de l'Ormeau. Deux décennies plus tard, cet établissement devient une annexe du couvent de Cantaous[10]. L'institution Portes fermera définitivement en 1903[34]. Puis c'est en 1924 que les écoles publiques de filles et de garçons fusionneront. L'école communale mixte se situera désormais dans le bâtiment appelé École de Garçons jusqu'à sa fermeture définitive en 1982.

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église en 1900, avant restauration.

L'édifice actuel est réaménagé en 1901[35]. Sa première restauration connue date de 1791. Il serait construit sur l'emplacement d'une ferme « aquitano-romaine » (villa rustica)[36] et sur les lieux d'un autel votif dédié à Ergé, divinité locale[37],[38]. Un fragment de cet autel votif signalé comme provenant de Nestier est conservé au musée de Saint-Bertrand-de-Comminges[39]. Cet endroit aurait vu également l'édification de la chapelle moyenâgeuse du château « Eth Castérot », devenue la sépulture des derniers seigneurs de Nestier[26],[40]. La tour ou le donjon, dominant et protégeant le village[41], serait devenu le clocher de l'église paroissiale après les diverses restaurations connues. Au siècle dernier, le dimanche 27 août 1961, le baptême de trois vitraux et d'une cloche portant le nom de « Marie-Alexandrine » et pesant 245 kg marque l'histoire et les traditions chrétiennes de la communauté villageoise. Cette cérémonie exceptionnelle est parfaitement décrite dans le bulletin de « L'Echo de la Neste »[42].

L'église après les travaux de restauration et le vieux cimetière en-dessous, au début du XXe siècle

Cimetière[modifier | modifier le code]

Le vieux cimetière qui jouxte l'église a été désaffecté à la fin du XIXe siècle[43]. Il reste à ce jour un lieu de mémoire contenant encore des sépultures bien visibles et des pierres tombales dispersées. Le nouveau cimetière, édifié et agrandi simultanément au début du XXe siècle, se trouve dans le quartier de La Hounte.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Edifié en 1927. Sculpture remarquable du Poilu souriant. Sont inscrits les noms des héros villageois tombés au champ d'honneur au cours des trois conflits : La Grande Guerre: 19 tués ou disparus, la Seconde Guerre mondiale : 2 disparus dans les camps de la mort et la guerre d'Indochine : 2 morts.

Calvaire du Mont-Arès[modifier | modifier le code]

Édifié dans les années 1860-1870. Laissé à l'abandon dans l'Entre-deux-guerres. Restauré dans les années 1980-1990. Inscrit à l'Inventaire Complémentaire des Monuments Historiques.

Lavoirs et abreuvoirs[modifier | modifier le code]

Le lavoir de « la Hounte ».

Les lavoirs étaient autrefois au nombre de 4 : 2 dans le quartier du Cap de la Bielle (le premier au bord du ruisseau Limacourt, le second sur la départementale au carrefour des routes de Bouchère et Hautaget, couplé à un abreuvoir), 1 à proximité du bâtiment École de Filles (couplé à un abreuvoir), 1 dans le quartier de la Hounte à proximité du cimetière. Aujourd'hui, ce dernier, alimenté par une source d'eau naturelle, est le seul à être encore dans sa configuration originale. Les abreuvoirs étaient au nombre de 5, juxtaposés pour la plupart à un lavoir. Aujourd'hui, pour des raisons de sécurité, ils ne sont plus alimentés en eau. Ils sont devenus de grandes vasques fleuries. Ces abreuvoirs sont parfaitement présentés dans le document de M. Raymond Misson[10]

Moulin[modifier | modifier le code]

Dans l'Ancien Régime, le moulin banal était la propriété des seigneurs de Nestier [44],[45]. Il était situé au lieu-dit Comarolles selon certains auteurs locaux, sur le petit canal latéral de la Neste qui rejoignait la rivière près du pont de Saint-Laurent-de-Neste et dont la prise d'eau se trouvait au lieu-dit Capon. Appelé Moulin de M. Camon, sa localisation est précisée dans le plan cadastral de 1831[46]. Au XIXe siècle, ce vieux moulin désaffecté serait devenu, grâce à une installation rudimentaire, une source d'énergie électrique pour la briqueterie de Saint-Laurent-de-Neste incendiée peu après. Il aurait servi également, dans la même période, à l'alimentation électrique du village[7]. Aujourd'hui, le bâtiment appelé Moulin de Nestier est situé sur la départementale 75 face à la baignade biologique. Il bénéficie d'une alimentation en eau grâce à un autre canal de dérivation de la Neste. Sa construction date certainement du XIXe siècle. Il a été en fonction jusque dans les années 1950.

Histoire locale[modifier | modifier le code]

Cette histoire fait l'objet d'un spectacle théâtral villageois, une fresque historique appelée Nestièr, u vieil vilatje : dé la pet dé la bestie à la camiso à flous (« Nestier, un vieux village : de la peau de bête à la chemise à fleurs »). Elle est composée de 9 tableaux de vingt minutes chacun présentant les 9 périodes de l'histoire locale. Chaque tableau est décliné à son tour en un spectacle historique complet d'une durée de 2 heures environ[47].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

En cette période préhistorique du paléolithique moyen (50 000 ans avant notre ère), les terres de Nestier et du Vallon de Bouchère sont fréquentées par les hommes de Néandertal : des nomades qui vivent de la chasse et de la cueillette. Pour ces premiers "homo sapiens", le Vallon de Bouchère est assurément un terrain de chasse idéal, une nasse naturelle au fond de laquelle il est facile de prendre au piège les animaux sauvages[48],[25]. Par ailleurs, à l'entrée du vallon, la grotte du « Cap de la Bielle » offre à ces chasseurs-cueilleurs un abri naturel lors des épisodes climatiques particulièrement rigoureux[4],[49]. Des vestiges de ces hommes néandertaliens sont découverts, dans les années 1960, sur les lieux mêmes de cette grotte villageoise[50].

La voûte rocheuse et la cabane maçonnée dans les années 1960 (photo « musée de l'école de garçons »).
Quelques ossements découverts sur le site de la grotte (photo « musée de l'école de garçons »).
  • La grotte du « Cap de la Bielle[51]».

Elle a été malheureusement détruite en partie dans les années 1950 lors des travaux effectués dans la carrière villageoise, appelée «carrière supérieure », aujourd'hui désaffectée. Son entrée était située vraisemblablement derrière la voûte rocheuse au niveau de la cabane maçonnée. Elle débouchait dans la falaise aptienne bordant l'actuelle terrasse de 60 mètres de la Neste[50]. Cette caverne se présentait comme une galerie plus large au fond qu'à l'entrée et longue d'environ 50 mètres comportant une salle sensiblement circulaire d'environ 12 m de diamètre. Une « cheminée » se situait à peu près au sud-ouest de cette salle en relation avec la surface[4].

Après sa destruction, un pan de la voûte qui a pu être préservé a été l'objet de fouilles archéologiques. Cette grotte est aujourd'hui reconnue comme l’un des rares gisements de France à avoir une belle succession stratigraphique renfermant macrofaune, microfaune[52] et industrie lithique du Paléolithique inférieur[25],[53]. L'industrie lithique extraite comprend un total de 86 pièces : 2 chopping-tools, 1 nucléus-disque très plat, 83 éclats. Aucune des grottes de la région n'a révélé un débitage aussi habile du quartzite[50]. La matière première de l'industrie lithique apparaît donc très « locale » avec ses quartzites classiques mais également ses argiles schisteuses dont l'utilisation reste unique, à ce jour, dans les Pyrénées occidentales. À noter également que les restes d'élan découverts sur le site ont fait l'objet d'un article écrit par G. Astre[54]. Et la présence du renne de la période du rissien final est attestée[55]. En ce qui concerne précisément les datations des vestiges et des résidus d'outillage et d'ossements découverts sur le site, A. Clot et G. Marsan sont les auteurs d'une étude déterminant 2 grands ensembles de sédimentation marqués par la fréquentation de l'homme de Néandertal. Les conclusions de cette étude précisent que le site de Nestier peut être intégré dans les gisements de l'Acheuléen méridional à bifaces et hachereaux et que l'ensemble de la faune peut être rattaché aux « faunes rissiennes » encore peu connues malgré tout[56]. L'Homme de Néandertal a donc fréquenté cette caverne comme en témoignent les nombreux quartzites taillés mêlés aux ossements dans une époque assez reculée du paléolithique inférieur[49], certainement un campement de passage selon l'hypothèse basse formulée par certains chercheurs locaux[4].

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Une première communauté humaine s'est vraisemblablement installée, dès cette époque, dans le Vallon de Bouchère, espace naturel harmonieux mais aussi paysage magnifique offrant une vaste perspective sur le piémont pyrénéen[48],[37]. En 1872, cinq dolmens sont recensés assez précisément dans ce même vallon près du mont Ergé[25],[57]. Par ailleurs, une hache en bronze à ailerons terminaux courts (127 mm x 36 mm), encore appelée « celt à aile », a été trouvée au début du siècle dernier au « Castéra », témoignant de l'occupation humaine de notre région à cette période de l'Age de bronze[26],[25]. En 1872, dans le quartier de « La Hounte », un villageois découvre une grande quantité d'ossements d'hommes et d'animaux ainsi que des fragments de poterie, vraisemblablement des vestiges d'un cimetière gaulois[11]. À noter également la présence de deux tumuli qui barraient le passage de la Neste entre Nestier et Saint-Laurent-de-Neste[48]. Par ailleurs, les terres villageoises seraient un oppidum[58], l'oppidum principal de la peuplade pré-romaine qui vivait dès les premiers temps dans cette contrée[59]. Le site de notre village serait donc un des plus anciens de la basse vallée de la Neste comme l'écrivent certains auteurs locaux[48].

  • Le « Castéra » : les vestiges de la motte castrale et du fortin primitif.

À cette époque-là, une enceinte fortifiée s'avançait sur la vallée de la Neste au débouché du Vallon de Bouchère couvrant ainsi le camp retranché du Mont Ergé situé à 3 km à l'ouest. Sa description et sa localisation géographique sont parfaitement précisées dans certains documents[26]. De fait, le « Castéra » représentait sans doute le poste avancé d’un dispositif de sûreté qui comprenait entre autres le camp retranché de Montsérié, dispositif dont le rôle était d’assurer vraisemblablement la sécurité du Vallon de Bouchère. Selon certains auteurs locaux, ce lieu fortifié allait voir plus tard l’édification d’un des plus vieux manoirs seigneuriaux construit en colombage et en terre pilée dont l'architecture générale est décrite par Viollet-le-Duc dans son ouvrage[24],[60].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Quelques pierres de l'autel votif « aquitano-romain » (muret de clôture du parc de l'église).
Plaque commémorant la fondation de Nestier (sur le mur de la mairie)

À cette époque plus justement appelée aquitano-romaine[15], Nestier est rattaché à la capitale régionale Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges). C'est un pagus (erreur toponymique : lire pagus du Nestès très certainement) auquel s'est étendu le culte du dieu Ergé, le dieu protecteur, le principal dieu des populations de la Basse Neste[37],[38].

Dans l'organisation territoriale romaine de la région, les terres de Nestier appartiennent à la Civitas Convenenensium, la Cité des Convènes, qui englobe la haute vallée de la Garonne et la vallée de la Neste.

À cette époque-là, un réseau de voies de communication couvrait notre territoire[38] : « La Ténarèze » dans la vallée d'Aure encore appelée Chemin de César, « La Peyrigne » dans le Val d'Aran ou bien encore « La Voie du Sel », premier axe de communication transversal du piémont pyrénéen[25]. Localement, un chemin reliait vraisemblablement Nestier à Hèches dans la vallée d'Aure, par les cols de Bouchère et de Mazouau[37]. Des vestiges d'une petite voie pavée ont été découverts au début du siècle dernier près de l’église, dans une propriété ayant appartenu au maire de l’époque, M. Claverie. C'est devenu aujourd’hui le chemin rural qui conduit de Nestier à Bouchère[61]. Une ferme aquitano-romaine (villa rustica) était située sur l'emplacement de l'église paroissiale actuelle[36].

Époque féodale[modifier | modifier le code]

Croquis de l'église, façade nord, avant sa restauration en 1901[41].

Au XIIIe siècle, les terres de Nestier appartiennent à cette grande province de Guyenne, ancienne Aquitaine, qui englobe par ailleurs la Gascogne. Appartenant à la vicomté de La Barthe-de-Neste, le village est situé dans le Pays des Quatre-Vallées : Magnoac, Aure, Neste et Barousse, encore appelé pays d'Aure par certains auteurs locaux. Il s'agit ici du pays géographique auquel s'appliquent depuis 1300 « Les Coutumes » instaurées par Bernard de Labarthe et non du pays administratif qui allait voir le jour quelques siècles plus tard sous le nom de Pays d'État des Quatre-Vallées, encore appelé République des Quatre-Vallées. Lors de l'épidémie de la peste noire l'« archiprêtré de Nestier » (vraisemblablement l'« archiprêtré du Nestès » ou l'« archiprêtré de Neste ») est le plus sévèrement atteint. La misère y est générale[62],[17]. C'est aussi un village étape sur un itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle[27]. Un château à motte médiéval, « Eth Castérot », se dressait sur ce qui est aujourd'hui l'emplacement de l'église, succédant au fortin primitif du Castéra. Cette fortification très modeste contenant l'habitat villageois était composée essentiellement d'une tour-réduit protégée par une enceinte et dépendante de l'église ou de la chapelle qui avait donc une fonction proche de celle du donjon[41]. Le clocher actuel, restauré en 1901, aurait été bâti sur les ruines de cette tour ou donjon primitif[26]. Par ailleurs, les terres du Castéra seraient un tumulus datant de cette époque féodale[63]. La famille seigneuriale la plus connue à cette période du Bas Moyen Âge est celle des d'Arcizas.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

« Une chasse de cerf » : tableau de J.B. Oudry. Bras droit tendu, Louis de Cazaux accompagne le roi[64].

Nestier est une seigneurie située aux frontières des Pays d'états des Quatre-Vallées et du Nébouzan et des Pays d'élection du Comminges et de Rivière-Verdun, ce dernier restant l'attache administrative du village. En effet, Nestier est situé dans l'enclave de Saint-Bertrand-de-Comminges qui comprend 17 autres communautés, au sein de la châtellenie de Montréjeau, jugerie de Rivière, une circonscription administrative dont les limites ont été fixées sous Louis XI, au XVe siècle[65],[66]. Le seigneur de Nestier le plus connu est Louis de Cazaux (1684-1754), descendant de vieilles familles du Pays des Quatre-Vallées, écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du roi Louis XV[67]. Le château du village (« Eth Castet »), aujourd'hui centre de vacances, est construit dans la plaine en 1579[58].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Nestier chef-lieu de canton. En décembre 1789, le canton de Nestier est créé. Il appartient au district de la Neste ou des Quatre-Vallées, dont le chef-lieu est La Barthe. Deux ans plus tard, en 1791, il est scindé en deux. C'est ainsi que le canton de Saint-Laurent-de-Neste est créé[68]. Ce découpage géographique tient compte des difficultés de circulation entre les deux rives de la Neste, lors des mauvaises conditions météos. En effet, la rivière connaît des violentes crues qui emportent fréquemment les ponts. Il est donc décidé qu'il y aurait un canton de part et d'autre de la Neste. Dix ans après, alors que la Constitution de l’an VIII remplace les districts, instruments de la politique de terreur, par les arrondissements beaucoup plus vastes, le canton de Saint-Laurent-de-Neste est supprimé.
  • L'Affaire du transfert du chef-lieu de canton[22]. Pendant 80 ans, Nestier est donc chef-lieu de canton, jusqu'au 2 avril 1870 date à laquelle l’empereur Napoléon III ordonne le transfert du chef-lieu de justice de paix à Saint-Laurent-de-Neste. Cette période aura été marquée par une lutte acharnée entre les deux collectivités, faite de batailles juridiques, d'interventions de personnalités influentes au plus haut niveau de l'Etat et de l'engagement de deux personnalités villageoises : M. Dutrey, maire, et l'abbé Béjottes, curé de la paroisse.
  • La construction du calvaire du Mont-Arès. C'est à cette même période que les villageois construisent le Calvaire du Mont-Arès[69].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le Calvaire du Mont-Arès en ruines dans les années 1920.

Après la terrible épreuve de la Grande Guerre, la vie au village reprend son cours progressivement. En cette période à nouveau troublée qui va voir s'amonceler les nuages noirs des totalitarismes et du fascisme, des progrès sensibles sont réalisés : l'eau courante et l'électricité arrivent dans chaque maison, les premiers postes de radio équipent certains foyers, les lavoirs et les abreuvoirs municipaux facilitent la vie quotidienne.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Calvaire restauré dans les années 1990, inscrit à l'Inventaire des monuments historiques.

Les dernières décennies du XXe siècle voient la démographie villageoise baisser : les fermes disparaissent progressivement alors que certaines maisons se ferment ou se transforment en résidences secondaires. Les années 1960-1970 voient l'amplification de ce mouvement. Malgré ce phénomène, la communauté villageoise reste forte : les années 1980-1990 verront la reconstruction du Calvaire du Mont-Arès avec ces mêmes élans de générosité et de solidarité qu'avait certainement connus le village un siècle auparavant.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Après la reconstruction du calvaire du Mont-Arès, les années 2000 ont vu, sur le territoire villageois, la réalisation d'une baignade biologique encore appelée « piscine naturelle[70] ».

La baignade biologique, inaugurée en 2011, avec son bassin d'eau naturelle filtrée par les plantes.

Personnalités villageoises[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution : les seigneurs de Nestier[modifier | modifier le code]

Le château « Eth Castet » dans les années 1950.
Plan géométrique de 1821 du château « Eth Castet ».

La seigneurie de Nestier, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, est des plus classiques. Elle est issue de l'organisation territoriale locale et du régime d'exploitation des terres qui ont prévalu au cours des siècles dans notre région rurale depuis l'époque « aquitano-romaine ».

La seigneurie de Nestier est à la fois foncière et banale. Les seigneurs de Nestier sont propriétaires des terres, détenant la propriété éminente et exploitant directement celles constituant la réserve. Les tenures sont exploitées, quant à elles, comme propriété utile par les paysans ou les ouvriers agricoles villageois. La gestion et l'entretien de ces tenures sont précisés dans certains documents entreposés dans les Archives départementales[71],[72],[73]. Par ailleurs, les seigneurs de Nestier détiennent le contrôle de la justice haute, moyenne et basse, une marque importante de la seigneurie banale qui concerne essentiellement, peu avant la Révolution, les affaires de voisinage, l'utilisation des chemins ou le bornage des champs.

  • L'habitat seigneurial.

Nestier a eu trois châteaux différents selon les époques : le château primitif « le Castéra », le château du Moyen Âge ou château fort sur motte appelé « Eth Castérot » et le château moderne « Eth Castet »[60]. Ce dernier est construit dans la plaine en 1579 au-dessous du monticule appelé encore de nos jours le Castéra[67]. Constitué d'une sobre façade cantonnée de deux pavillons, il appartiendra successivement aux « de Saint Paul » puis aux « de Cazaux » et à partir de 1753 aux « de Lassus »[58]. Il sera en particulier le cadre de réceptions remarquables organisées par les « de Cazaux » dans la grande salle du premier étage décorée de six belles tapisseries de Flandre données par le cardinal Mazarin à leur illustre ancêtre François de Saint Paul.

Famille « d'Arcizas »[modifier | modifier le code]

  • Blanchefleur de Nestier : 1° dame de Nestier à l'époque féodale, bien connue des historiens locaux. Sœur de Guiraud de Nestier. Mariée en premières noces à Géraud de Montsérié. Épouse en 1448 (1440 selon certains auteurs locaux), en seconde noces, Raymond d'Arcizas dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XIe siècle dans les guerres contre les Sarrazins[67],[62]. Par ailleurs, une autre version précise qu'il existerait un testament de Raymond Garcie datant de 1503 en faveur de Blanchefleur de Nestier qu'il aurait épousée en 1468[74].
  • Raymond d'Arcizas : écuyer, seigneur d'Arcizas, de Nestier, de Montoussé et autres places. Sa devise : « D'Arcizas, jamais las ! ». Ses ancêtres ont servi au siècle précédent (XIVe) contre l'Anglais sous la bannière d'Arnaud-Guilhem, seigneur de Barbazan-Dessus, allié des comtes de Foix[75]. Par acte du 30 décembre 1450, il acquiert les terres de La Broquerre en Comminges[76]. Marié à Blanchefleur, il a pour fils et successeur : Manaud d’Arcizas[77].
  • Manaud d’Arcizas, Ecuyer, Seigneur d’Arcizas, de Nestier, Montoussé, la Broquerre et autres places, paraît dans un acte de 1477 conservé dans les registres d'un notaire de la vallée d’Azun. Il aura trois fils : Géraud, Raymond-Garcie et Thibaut. Le premier formera la branche des Seigneurs de Nestier alors que le second formera la branche des seigneurs de La Broquerre[77].
  • Géraud d’Arcizas, Ecuyer, Seigneur de Nestier, Montoussé et autres places, fils de Manaud, transige par acte du 17 janvier 1497 reçu par Arnulphi, notaire à Origniac, avec Raymond-Garcie, son frère germain. Il a pour fils et successeurs : Jean et Géraud. Ce dernier formera la branche des seigneurs de La Batut-d’Estansan[77].
  • Jean d'Arcizas, Ecuyer, Seigneur de Nestier, Montoussé et autres places, fait son testament le 17 mars 1547 retenu par Pujol, notaire, par lequel il nomme pour son héritier universel Charles, son fils. Celui-ci étant décédé sans enfants, la branche aînée des seigneurs de Nestier s'éteindra avec lui. Les terres de Nestier, Montoussé et autres places passeront à Catherine d’Arcizas, sa sœur, mariée à Macaire de Saint-Paul[77].
  • Catherine d'Arcizas épouse Macaire de Saint-Paul en 1550[6].

Famille « de Saint Paul »[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire de François de Saint-Paul, lieutenant-général des armées du Roi, dernier gouverneur du Val d'Aran.
  • Macaire de Saint Paul, seigneur de Nestier et de Bugard en Bigorre, fait bâtir le château « Eth Castet » en 1550. Notable éminent du Pays de Comminges, ce dernier est un des acteurs principaux d'un événement local appelé le dîner de Cuguron[78], une gasconnade relative à un repas officiel où au final chaque invité paye son écot[79]. François Bourthoumieu, son fils, lui succède.
  • François Bourthoumieu de Saint Paul « laissa le renom d’un vaillant homme de guerre[80]». Son fils, François de Saint-Paul, lui succède.
  • François de Saint-Paul[81],[82], seigneur de Nestier et de Bugard en Bigorre. Lieutenant-colonel du Régiment d'Auvergne en 1644. Maréchal de bataille dans l'armée d'Italie en 1645 puis maréchal de camp en 1646[83]. Dernier gouverneur du Val d'Aran en 1648[21],[84],[85],[86],[87]. En 1649, maréchal de camp dans l'armée de Catalogne sous le duc de Mercœur[88]. Lieutenant général des armées du Roi en 1660. Liens de parenté avec les familles d'Agut de Saint-Lary et de Ségure d'Arreau. François de Saint Paul épouse, en 1652, Mlle de Siran dont il a un fils et une fille Magdeleine. Il meurt en 1698 et est enterré dans l'église de Nestier[40].
  • Magdeleine de Saint Paul épouse en 1676 Hugues de Cazaux, seigneur de Laran. Elle apporte en dot les terres de Bugard et de Nestier dont son mari prend le nom.

Famille « de Cazaux »[modifier | modifier le code]

Louis de Cazaux, seigneur de Nestier.

« Cette noble famille, ancienne et considérée dans le comté de Bigorre, avait acquis par alliance la seigneurie de Nestier dans les Quatre-Vallées, diocèse de Comminges[67] ».

  • Hugues de Cazaux. Seigneur de Laran, marié en 1676 à Magdeleine de Saint Paul, il devient ainsi propriétaire des terres de Nestier. Des quatre enfants qu’ils eurent, deux devinrent célèbres : Jean-François, chef de Brigade, chevalier de Saint-Louis et Louis, grand écuyer royal.
  • Jean-François de Cazaux. Né le 20 avril 1677, mort le 3 janvier 1744 au château de Nestier[40]. Page dans la Grande Ecurie du roi Louis XV en 1699, lieutenant de cavalerie dans le régiment du prince Charles, capitaine et major en 1711, lieutenant-colonel en 1719, chef de brigade de la Compagnie de Villeroy[89], général de brigade et chevalier de Saint-Louis en 1736. Il fait ses preuves de noblesse devant les Capitouls le 7 avril 1689 et devant M. le Pelletier, intendant de Montauban, le 28 janvier 1700. Il dénombre ses fiefs de Nestier, Montoussé, Bugard, et autres places.
  • Louis de Cazaux (né à en 1684 - mort à Versailles en 1754). Page de la Grande Écurie, nommé écuyer cavalcadour le 20 mars 1727. Écuyer ordinaire par provision le 12 décembre de la même année[74]. En 1734, il est capitaine des chasses du roi. Il se trouve à la tête, par ancienneté et par mérite, des écuyers ordinaires. Louis XV le nomme alors son Premier écuyer cavalcadour. Capitaine du haras du roi par provision du 10 mai 1742, il devient titulaire de la charge le 1° mai 1753. Le 3 janvier 1744, Louis de Cazaux perd son frère Jean-François qui lui laisse les terres et la seigneurie de Nestier. Les charges de cette succession et les dépenses de la campagne de 1745, terminée par la bataille de Fontenoy, l'obligent à faire des sacrifices. Résolu à rester à Versailles, il fait vendre le mobilier du château de Nestier aux enchères le 5 octobre 1745. Le 30 avril 1753, Louis de Cazaux vend la seigneurie de Nestier à M. de Lassus avec tous ses droits, justice haute, moyenne et basse[90],[91]. Louis de Cazaux figure dans un tableau d'Oudry : « Une chasse de cerf »[64]. Pendant longtemps, la position académique s'est, pour ainsi dire, incarnée dans la personne de Nestier et l'expression C'est un Nestier caractérisait cette allure du cavalier sur sa monture[92],[93],[94]. Par ailleurs, dans le tableau de Delarue[95], gravé en 1753 par Jean Daullé, la botte que porte Nestier va s'élargissant du haut et emboîte complètement le genou. Elle est toute différente de la botte molle adoptée depuis au manège de Versailles. Elle porte le nom de « botte à la Nestier[96]». De plus, on a appelé « mors à la Nestier[97]», ou encore « mors à tire-bouchon », un mors à branches très courtes et à embouchure brisée avec canons droits, dits canons simples. Nestier avait substitué ce mors, qui est très doux, aux mors jusqu'alors en usage[98],[99],[100],[101].

Les seigneurs de Nestier sont inhumés dans la chapelle du château moyenâgeux devenue l'église paroissiale aujourd'hui. Il en est ainsi de François de Saint-Paul mort en 1698 et enterré dans l'église de Nestier, de Madame de Saint-Paul ensevelie en 1744 dans l’église paroissiale, de Jean-François de Cazaux enseveli également dans l'église sépulture de ses ancêtres[40],[102].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Marc de Lassus-Nestier (1745 - guillotiné en 1794)[76] : baron de La Barthe-de-Neste, Conseiller au Parlement de Toulouse, petit-fils de Marc-François de Lassus-Camon (1692 - 1780) appelé « le Grand Lassus[74] ». Il a pris le nom de « Nestier » après avoir hérité de la seigneurie de Louis de Cazaux, achetée par son père Pierre de Lassus. A écrit la biographie de Louis de Cazaux[67].
  • Jean-Pierre Refouil. Né à Nestier en 1761. Député en 1789 à l'assemblée baillagère de Verdun-sur-Garonne. Premier maire de Nestier en 1791. Élu juge de paix le 15 décembre 1791. Administrateur du district de la Neste en 1792. Capitaine d'une compagnie du bataillon de la Neste lors de la levée en masse en 1793. Nommé au nouveau Directoire de la Neste en 1794[103].
  • Les frères Portes : le poète Jules Portes inscrit dans la mouvance du félibrige gascon, et le médecin maire de Nestier alors chef-lieu de canton, créateur d'un établissement d'enseignement privé au village appelé l'institution Portes comptant un pensionnat primaire et secondaire.
  • Le maire Dutrey et l'abbé Béjottes : les 2 acteurs principaux dans l'Affaire du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à Saint-Laurent-de-Neste et dans la construction du Calvaire du Mont-Arès (années 1860 - 1870). Pour son engagement personnel, en particulier dans l'affaire du transfert du chef-lieu de canton[22], l'abbé Béjottes sera sanctionné par sa hiérarchie provoquant dans la communauté villageoise une manifestation de soutien au curé de la paroisse appelée le schisme de Nestier[104].
  • Monsieur Antoine Claverie. Sous son mandat de maire : restauration de l'église paroissiale en 1901, construction des écoles de filles et de garçons en 1903, délocalisation et aménagement du nouveau cimetière dans le quartier de « La Hounte ».
  • Monsieur Barrère, instituteur, auteur de la monographie villageoise de 1887.
  • Monsieur Bazerque : militaire à la retraite, secrétaire de mairie, bienfaiteur du village par ses actions d'amélioration de la vie quotidienne de la communauté villageoise dans la période de l'Entre-deux-guerres : création et aménagement de lavoirs municipaux, installation de l'horloge communale aux armes de Nestier, aménagement du square de l'église et encastrement des pierres romaines dans le muret qui l'entoure, aménagements de confort dans la salle de classe (poêle, rideaux, etc.) avec la création du musée scolaire.
  • Monsieur Auguste Refouil, né en 1887 à Nestier, notaire et maire, a doté le village de sa première installation d'eau courante en 1927, réalisée définitivement en 1932. Écrivain, il est l'auteur d'intéressantes variétés littéraires publiées dans « Le Temps ». Poète gascon, ses œuvres sont imprégnées de cette atmosphère si particulière du monde paysan : L'éloge du cochon, Le mais, La pomme de terre...
  • Madame Bize : institutrice, auteure de la Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier (1942 - 1949) comprenant dans sa première partie la conférence de M. Bazerque pour la « Revue des Hautes-Pyrénées » ayant pour thème la vie de Monsieur de Nestier (Louis de Cazaux).
  • Monsieur Raymond Misson, né à Nestier en 1924, médecin des armées, auteur d'un document exceptionnel : Les témoignages de Raymond Misson, avec le concours de ses amis villageois ou la vie quotidienne à Nestier dans l'Entre-deux-guerres.
  • Madame Hélène Castéran, professeur de collège et maire de Nestier de 1989 à 2008, a mené à bien au cours de ses trois mandats, avec l'aide des acteurs territoriaux et associatifs, la restauration du Calvaire du Mont-Arès, œuvre majeure pour le village débutée en 1984 sous le mandat d'Alfred Claverie (maire de 1971 à 1989) et achevée en 2000 avec l'inauguration de la chapelle haute.

Poètes villageois au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • André Bouéry : poète gascon. Né à Luchon en 1821 - mort à Pamiers en 1879. Appelé aussi « Moussu Andrè ». Auteur des « Cansous det campané d'Aspetch » (« Chansons du sonneur d'Aspet »). Marié à Mlle Refouil, villageoise nestéenne. Inhumé à Nestier[105],[106].
  • Jules Portes. Né à Nestier en 1823 - mort à Haïti en 1875. Professeur éminent. Dirigea une institution française (un lycée) à Haïti. Il publia en 1857 l'« Athènes des Pyrénées » et ses « Fablos caousidos de La Fountaino, libromens traduitos en patouès pyrénéen ».
  • Abbé Léopold-Louis Dupuy-Peyou[107]. Né à Nestier le 20 août 1847. Pseudonyme : « Léoïs de la Neste ». Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, membre d'honneur et lauréat de plusieurs académies et sociétés savantes de France et de l'étranger. Grand voyageur. Auteur des « Léoïsiades, ou mon journal de poète... » (1880)[108]. Œuvres à caractère religieux ou purement descriptif. Exemples : « En Palestine », « Un bazar à Jérusalem ».
Plaque commémorant la naissance de Jules Portes.
La maison natale de Léopold-Louis Dupuy-Peyou, place de la Carraou, au début du XXe siècle


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Nestier.

Coutumes et usages villageois[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

  • la Barricade[109],[32]
    La barricade au début du XXe siècle
    . C'était une des plus vieilles traditions villageoises, la première édition datant officiellement de 1870. Elle se déroulait tous les ans, dans la nuit du samedi au dimanche précédant Carnaval. Son origine est mal connue et contestée. Certains croyaient en une origine révolutionnaire (révolution de 1848). D'autres y voyaient tout simplement les amusements carnavalesques d'une jeunesse villageoise aimant faire la fête, avec malice et provocation. Cette barricade consistait en un amoncellement, sur la Placette, d'engins, outils et accessoires agricoles récupérés de nuit dans les cours de fermes à l'insu des propriétaires. Elle pouvait atteindre plusieurs mètres de haut, avoisinant la toiture des bâtiments qui la délimitaient : l'école de filles d'un côté et la mairie de l'autre, barrant ainsi la route départementale... sans aucune autorisation administrative préalable ! La dernière édition a eu lieu en 1969. Quelques anecdotes en marge de « la Barricade » : Nuit agitée pour Tite dé Cartéry, Chez Noguès, Le char de Barrège[3].
  • le charivari[110],[111],[112]: sérénade extrêmement bruyante et animée donnée par les jeunes du village avec des instruments hétéroclites à l'adresse des couples en instance de remariage (veufs ou veuves) ou mariages de « vieux » garçons ou « vieilles » filles. Début des « réjouissances » : 15 jours au moins avant la célébration religieuse, l'activité musicale ayant lieu de nuit, tout le village étant tenu ainsi en éveil. Fin des concerts cacophoniques : dès que les jeunes gens avaient obtenu de la part des couples concernés les ingrédients nécessaires à une fête improvisée et spontanée : argent et/ou boissons. Quelques charivaris entrés dans la légende villageoise : Le charivari d'Anna de Verdale, Le charivari Castex[3], Un souvenir mal arrosé[10].
  • la crécelle ou « parabaste ». Jusque dans les années 1950, le clocher de l'église abritait une crécelle de taille impressionnante. Cet accessoire était destiné à remplacer les cloches pendant la semaine sainte. Ces dernières, en effet, restaient muettes pendant le Triduum pascal. Trois jours durant lesquels, selon la légende locale, elles se rendaient à Rome par la voie des airs pour une bénédiction papale. Pour annoncer les offices religieux, la sonnerie des cloches était donc remplacée par le bruit insolite de cette crécelle ou « parabaste » actionnée avec force par le carillonneur. Celui-ci n'était autre que le garde-champêtre communal qui cumulait également la fonction de tambourineur public. La prestation de trois jours terminée, le carillonneur entreprenait le tour des maisons pour obtenir l'aumône pascale traditionnelle, essentiellement des œufs ou quelques pourboires. Cette démarche portait un nom gascon : la ouéouade det campané (« la quête des œufs du carillonneur »).
  • l'« espéroucade » ou la « despélouquéro », encore appelée l'effeuillage du maïs. Au siècle dernier, avant l'apparition de machines agricoles automatisées, la récolte du maïs se faisait manuellement. Les épis ainsi ramassés s'amoncelaient dans un tombereau tiré dans le champ par une paire de vaches, l'attelage traditionnel pour ce genre d'activité. Le tombereau chargé était alors conduit devant la porte d'entrée ou une fenêtre de la maison d'habitation. La cargaison était aussitôt déposée à même le sol de la grande pièce de vie qui servait à la fois de cuisine et de salle à manger. Le soir venu, la séquence d'effeuillage pouvait alors commencer. Chaque épi se trouvait mis à nu, laissant apparaître les grains gonflés d'humidité. Quelques feuilles échappaient volontairement aux mains expertes pour réaliser la mise en cordes qui allait assurer un séchage rapide et efficace des épis ainsi rassemblés. En quelques minutes, le sol se trouvait jonché de fanes, faisant la joie des enfants qui trouvaient là un terrain de jeu improvisé. Cette activité automnale était l'occasion encore une fois de rassembler les propriétaires des lieux et les proches voisins pour partager ces moments si particuliers d'entraide et de convivialité au cours d'une veillée un peu plus animée que d'habitude.
  • la « batère »
    La « batère » ou le dépiquage dans les années 1960
    .
  • la lévite[113]. Au XIXe siècle, la halle de la mairie abritait une redingote, ou lévite, symbole d'une bourgeoisie locale aisée et respectable. Elle était accrochée à un clou de manière ostentatoire, laissée à la disposition des villageois. Ceux-ci l'endossaient à tour de rôle et se déplaçaient ainsi vêtus dans les rues du village, en particulier lorsqu'une personnalité extérieure venait à Nestier. Il s'agissait de montrer ainsi à « l'étranger » qu'il était accueilli dans une communauté respectable, consciente de son influence auprès des notables locaux, en particulier pendant ces quatre-vingts années du XIXe siècle relatives à l'« Affaire » du transfert du chef-lieu de canton de Nestier à Saint-Laurent-de-Neste. Cette tradition a laissé dans l'histoire locale un nom particulier donné aux villageois : Es Lévitaïres (« les porteurs de lévite »).

Fêtes profanes et religieuses[modifier | modifier le code]

  • La Saint-Jean[114]. Jusqu'au début du XXe siècle, cette fête est célébrée le 24 juin. Elle honore le patron de la paroisse : Saint Jean-Baptiste[8]. Elle est organisée autour de trois activités majeures que sont le feu, les offices religieux et le bal populaire. Le 23 juin au soir, le feu est allumé au sommet du Mont-Arès en un endroit appelé "Cassé det hart" ou chêne de la "hart", certainement un lieu d'exécutions par pendaison sous l'Ancien Régime, "éharter" en gascon signifiant étrangler avec des liens d'osier[30]. Dans les années 1860, dès la construction de la chapelle haute du Calvaire, les festivités autour du feu se déroulent devant cet édifice dans lequel a lieu un premier office religieux accompagné de la bénédiction du bûcher à la nuit tombante[115]. Le lendemain 24 juin, la messe est célébrée dans l'église paroissiale. Peu après la construction de la mairie en 1830, le bal qui avait lieu jusque-là sur la butte du Castéra[32] se déroule sous la halle communale en deux temps : en fin d'après-midi d'abord puis en soirée et tard dans la nuit ensuite. La Placette devient ainsi le point central des festivités avec ses cafés villageois (de trois à cinq selon les époques) et de nombreux stands de forains dressés pour l'occasion. Le bal est précédé dans l'après-midi d'une aubade donnée par les musiciens accompagnés des conscrits organisateurs de la fête devant chaque maison, avec parfois une invitation à lever le verre de l'amitié autour de la table familiale. L'occasion aussi de goûter les fameux "gâteaux de Saint-Jean"[8], des galettes cuites au feu de bois dans les fours traditionnels que compte la plupart des maisons de Nestier. À partir des années 1950, la fête locale est célébrée le deuxième week-end de juillet. Elle l'est encore aujourd'hui. Mais le feu et les aubades n'ont plus lieu. Les cafés ont fermé. Les stands de forains ont disparu.
  • La Fête-Dieu[10],[116]. Jusque dans les années 1950, cette cérémonie religieuse parfaitement ordonnancée, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, a lieu au mois de juin dans les rues du village au cours de deux dimanches consécutifs. Elle est conduite par le prêtre présentant l’Eucharistie dans un ostensoir, abrité sous un dais porté par quatre paroissiens. Cette cérémonie se déroule en quatre étapes marquées chacune par un arrêt devant un reposoir situé sur une petite place ou carrefour de rues : le carrefour de l'Ormeau, le carrefour du Platane où était érigée autrefois la Croix de Figur, la Placette où se trouvait une croix de mission avant la construction de la mairie en 1832 et le quartier du Cap de la Bielle dans lequel se dresse une autre croix de mission datée 1870. Cette cérémonie paroissiale de la Fête-Dieu est parfaitement décrite dans le document de M. Raymond Misson.
  • les Rogations[10]. Ce terme désigne une cérémonie religieuse qui avait pour objet de demander à Dieu un climat favorable et une protection contre les calamités. Elle se concrétisait par une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. À Nestier, les rogations avaient lieu chaque dimanche du mois de mai. La procession se dirigeait vers un des quatre quartiers champêtres, en périphérie, pour la bénédiction des champs et des prairies : le Cap de la Bielle pour les terres des Escarrères et de l'Espérou, le quartier de la Corne pour celles de la Rode, du Tuyaga, du Bignau et des Esplats, le quartier de la Hounte pour celles de la Lière, des Cazalères et du Capon, et le Bédicha pour celles du Camon, de l'Aubers et des Escassies. Comme la Fête-Dieu, cette cérémonie était parfaitement ordonnancée. Elle est très bien présentée dans le document de M. Raymond Misson.
  • la fête du cochon

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à un cygne d'argent nageant sur une rivière du même, ondée de quatre filets du champ.
  • « En 1440, Blanchefleur, héritière de la maison de Nestier, épouse Raymond d'Arcizas dont les ancêtres, originaires de la vallée d'Aure, s'étaient illustrés dès le XIe siècle dans les guerres contre les Sarrazins. Ses armes portent un merle blanc sur champ d'azur[26] ».
  • La maison d'Arcizas est une des plus anciennes et des plus distinguées parmi la noblesse du comté de Bigorre. On trouve dans un Manuscrit de l'Histoire des Vallées d'Aure, qu'un seigneur d'Arcizas, « étant au service d'un roi d'Aragon contre les Maures, avait proposé une entreprise extrêmement difficile et périlleuse, que le roi, la regardant impossible, lui promit un merle blanc s'il parvenait à l'exécuter, et qu'ayant effectivement réussi, il prit pour arme : un merle blanc sur un champ d'azur[77] ». Ces armoiries ornaient-elles déjà les boucliers des guerriers de Nestier enrôlés sous la bannière d’Arnaud Guilhem de Barbazan au début du XIVe siècle ? « Dans un titre qui est dans les Chartes du Roi, à Pau, intitulé : la Montre des Alliés et Confédérés des comtes de Foix, en 1338, les seigneurs de Barbazan, d’Asté, de Villepinte, de Nestier, d’Argelès, de Lansac, de Luppé, etc. servaient sous la bannière d’Arnaud Guilhem, seigneur de Barbazan[77] ».
  • Les armoiries des Cazaux de Nestier (ndlr : descendants des d'Arcizas), en 1646, étaient d'azur, à quatre pointes, de giron d'or, mouvante du bas de l'écu, à une divine ondée d'argent sommée d'un cygne de même[117].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

maires de la Commune
Période Identité Étiquette Qualité
2014   Bernard Rouède   Maire
2008 2014 Raymond Casteran   Maire
1989 2008 Hélène Casteran   Maire
1971 1989 Alfred Claverie   Maire
1945 1971 Léonard Morère   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Nestier appartient à la communauté de communes du canton de Saint-Laurent-de-Neste créée en janvier 2007 et qui réunit 18 communes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[118]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[119],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 160 habitants, en diminution de -3,03 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410 453 464 462 561 601 639 648 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563 579 579 526 513 542 530 437 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 446 327 260 270 269 247 208 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
186 228 189 180 196 165 171 161 160
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[120] puis Insee à partir de 2006[121].)
Histogramme de l'évolution démographique

Quelques traits de la vie sociale et économique au cours des siècles derniers[modifier | modifier le code]

  • En 1851, le village compte 563 habitants ainsi dénombrés : 93 hommes mariés, 93 femmes mariées, 160 garçons, 182 filles, 9 veufs, 26 veuves.
  • En 1883, le village compte 542 habitants dont un juge de paix (Reulet), un notaire (Serris), un huissier (Boué fils), un percepteur (Junca), un architecte (Bazerque), un vétérinaire (Foix), un médecin (Forment), deux meuniers (Davant - Verdier), trois modistes (Boé Jacquette - Castéran - Marcousi). Il compte également deux boutiques de chaussures en gros (Castéran Jacques - Claverie Alexis), une fabrique de chaux (Bize), deux épiceries (Pujolle - Péré), trois hôtels (Pujolle : l'« Hôtel des Voyageurs » chez Clémentine Pujolle[1] - Sajous - Verdier), quatre fabriques de meubles (Cartéry - Cozes - Dutrey - Rème), une fabrique de sabots (Cazes), deux scieries mécaniques (Artigue - Verdalle Julien), six fabriques de tricots à métiers (Barège - Bize - Boé - Pujolle Lourrey - Rey - Soulé), une fabrique de chapeaux (Castéran père et fils), trois boutiques de vin en gros (Dupuy - Refouil Lahoeillère - Seube)[122].
  • Dans l'Entre-deux-guerres, les plus vieilles familles villageoises mentionnées dans les archives municipales sont les suivantes : Bize (dont les maisons portent les sobriquets : Peypoc, Arriot, Chimoun, Moussu), Boé (Catherine Boé, femme de chambre de Magdeleine de Saint-Paul en 1738), Boué, Castéran (dont les maisons portent les sobriquets : Croque, Jacques, Frize, Pénaou, Manach), Cazes, Dupuy, Forment, Fourquet, Maupomé, Portes, Pujolle, Refouil, Rème, Rogé, Sajous.

Le bureau de charité diocésain à Nestier au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Créé en 1764 à Nestier où l'évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges est décimateur, il a pour but d'aider les miséreux malades ou handicapés. Le bureau de Nestier, pour le bouillon et remèdes, regroupe les paroisses de la rive droite de la Basse-Neste (archiprêtré de Nestes ou du Nestès). Comme tous les bureaux de charité du diocèse, il est présidé par le curé ou son vicaire, assisté de deux consuls, de deux notables et d'un trésorier. Il se réunit tous les dimanches au presbytère pour décider des aumônes à accorder au cours de la semaine[123]. Quelques notables locaux, appelés « Bienfaiteurs », ont effectué des dons remarquables par l'intermédiaire de ce bureau de charité ou « bureau de bienfaisance »[26].

L'émigration villageoise au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le village connaît une émigration importante vers « les Amériques »[124]. Les émigrés sont les suivants : Pierre Bize à Los Angeles et Jean-Baptiste Castéran à Montevideo, tous deux menuisiers ; à New York : famille Castéran-Pégot (fratrie) ; en Louisiane : les 2 frères Henri et Auguste Dupuy, Victor Bize, Alexandre Claverie, Jacques Castéran ; en Argentine et en Uruguay : frères et cousins de la famille Artigue (Auguste menuisier, Jacques travaillant dans un restaurant à New-York puis rentré en France, gravement blessé lors de la Grande Guerre et resté définitivement au village) ; Guillaume Forment, menuisier à Montevideo ; Jean-Marie Pérès, boulanger en Argentine ; Georges Dupuy, avoué en Algérie et Jacques Bize, menuisier à Mostaganem.

  • Une famille nestéenne dans le flux migratoire[125]

Il s'agit de la famille Castéran « Pégot » domiciliée dans le quartier du Cap de la Bielle. Le père, Bertrand Castéran dit « Pégot », né en 1807 à Nestier, chapelier, est accrédité par la Compagnie Transatlantique pour le recrutement des migrants, assurant ainsi les fonctions d'un responsable de bureau d'émigration. Quatre de ses fils ont émigré : Gratien, Jean-Baptiste dit « Baptistou », Jean-Marie et Jacques. Gratien n'a jamais donné de nouvelles. Jacques est sans doute mort à Montevideo où il avait suivi ses deux frères aînés. Jean-Baptiste, installé à Montevideo puis marié à une basquaise originaire d'Hasparren, crée une entreprise d'ébénisterie puis une usine qui deviendra prospère. Ses enfants : les 2 aînés Jean et Denis, déclarés à leur naissance au consulat de France, sont citoyens français ; Victor et Thérèse qui épousera un consul du Maroc, sont citoyens américains. Quant à Jean-Marie, il accompagnera Jean-Baptiste à Montevideo. Il deviendra propriétaire d'une « estancia » dans la pampa argentine qu'il transformera en restaurant doublé d'un magasin curieusement achalandé. Il y sera sauvagement assassiné quelques décennies plus tard.

Les menuisiers de Nestier aux XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'établi du menuisier Jean Bize "Moussu" avec ses outils : rabot, double-guillaume, trusquin et pot à colle

Au XIXe siècle, les menuisiers de Nestier forment une véritable corporation. En 1887, on en compte une trentaine. Leur blason trône aujourd'hui dans la salle de la mairie, avec cette fameuse devise : Lou dret cami (« Le droit chemin »). Le dernier connu, ayant exercé jusque dans les années 1960, est Jean Castéran « Manach" installé dans la rue de « La Carraou ». Ces menuisiers-ébénistes fabriquent des armoires à linge, des tables et des armoires de cuisine, et des encadrements de lits à la demande. Le matériau utilisé est essentiellement le cœur de chêne et le cerisier. Les armoires comportent de grands panneaux de bois massif, simples ou ouvragés de style ancien avec parfois des pointes de diamant appréciées des connaisseurs. Les lits de deux personnes sont étroits, forme bateau, alors que les berceaux ont leurs deux côtés à claire-voie et leur base arrondie pour permettre le balancement. Tous ces meubles se vendent dans diverses villes des départements de la Haute-Garonne, du Gers et du Lot-et-Garonne : Montréjeau, Condom, Riscle, Auch, Lectoure, Mauvezin et Nérac[11]. Aujourd'hui encore, quelques maisons anciennes du village sont en partie meublées avec ce mobilier fait maison. Par ailleurs, le nom des menuisiers est resté dans l'histoire locale : les villageois sont parfois appelés en gascon : « Es Ménusès dé Nestièr ».

Les tisserands au XIXe siècle[26][modifier | modifier le code]

Aussi nombreux que les menuisiers, ils ont disparu progressivement au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. La culture du lin était alors pratiquée dans tout le village. Les tiges étaient récoltées et travaillées lors des séquences de rouissage, retournage, enroulage et teillage. Les fibres obtenues étaient ensuite filées puis tissées au moyen d'outils spécifiques comme le fuseau, la quenouille et le dévidoir à lin, encore appelé « couseye » en gascon, immortalisé par le félibre Simon Palay dans un de ses poèmes. Au final, les fibres ainsi élaborées servaient en particulier à la confection des draps de « case heyt » (« fait maison ») qui faisaient la fierté de chaque villageoise[32].

Le fabricant de chandelles[26]ou le fileur de cire[modifier | modifier le code]

Avant que la fée électricité n'arrive dans chaque maison dans les années 1930, les villageois s'éclairent à la lueur des lampes à huile, appelées « caley », et des chandelles. Ces dernières sont fabriquées par un villageois qui maîtrise parfaitement la confection de ce produit à base de résine des Landes. Composées d'épaisses mèches tressées trempées dans la cire fondue avec précaution, les chandelles sont moulées dans une huile spéciale. Prêtes à l'emploi, elles sont alors placées dans chaque maison sur les chandeliers en fer forgé. Par ailleurs, ce même fabricant de chandelles, appelé aussi fileur de cire, confectionne également les cires de deuil utilisées lors des enterrements comme le veut une tradition pyrénéenne bien marquée[126]. Appelées « candélous », ces chandelles particulières sont différentes selon les contrées. À Nestier, elles sont roulées en forme de bobine ou de 8 et, en cas de besoin, elles peuvent être empruntées dans une famille voisine. Elles sont fabriquées fin janvier afin d'être bénies à la chandeleur le 2 février au cours d'une cérémonie religieuse[32].

Associations villageoises[modifier | modifier le code]

  • Association Foyer Rural de Nestier, organisation des manifestations festives du village. Fête du printemps, Fête Locale, Repas, concert...
  • Association Solidaires Pour l'Environnement de Nestier. ou ASPEN; Défense de l'environnement du village de Nestier.
  • Association « Renaissance du Mont-Arès ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baron de Lassus-Nestier, « M. de Nestier, écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi Louis XV (1684 - 1754) », Revue du Comminges,‎ , p. 265 à 287.
  • Viollet-le-Duc : Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle. Édition Bance-Morel, 1854 à 1868.
  • M. Bazerque, « Procès-verbal des réjouissances à Nestier à l'occasion de la naissance du Roi de Rome : R.H.P. (République des Hautes-Pyrénées) », ADHP (Archives Départementales),‎ , p. 33 et 34.
  • M. Bazerque, « Obsèques du général J.F. de Cazaux, seigneur de Nestier : R.H.P. (République des Hautes-Pyrénées) », ADHP (Archives Départementales),‎ , p. 137.
  • A. Clot et G. Marsan, Chronique sur la grotte du Cap de la Bielle, t. 4, Gallia Préhistoire, , p. 262 à 264.
  • L. Méroc, Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun, t. 6, Paris, Gallia Préhistoire, , p. 208 à 216.
  • M. Debeaux, « La grotte du Cap de la Bielle à Nestier et son remplissage du paléolithique inférieur », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, t. 10,‎ , p. 4 à 11.
  • L. Méroc, « L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier », Bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, t. 10,‎ , p. 12 et 13.
  • L. Méroc, Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, t. 10, Paris, Gallia Préhistoire, , p. 411.
  • A. Clot et G. Marsan, La grotte du cap de la Bielle à Nestier, fouille de M. Debeaux, 1960, t. 29, Gallia Préhistoire, , p. 63 à 141.
  • Ex-nostris A :
    • no 11, « Correspondance du XVIIe ou XVIIIe siècle » ;
    • no 97, « Guerres du XVIIIe siècle », CCC, p. 104 ;
    • no 140, « Guerres du XVIIIe siècle » ;
    • no 155, « Baron de Lassus », Revue de Comminges, 1891, CCC ;
    • no 257, « Lettre adressée à M. de Lassus, le  ».
  • Laboulinière : Annuaire statistique du département des Hautes-Pyrénées (1807) - Hachette BNF - Collection Histoire - 2012.
  • F. d’Aubert de la Chesnaye-Desbois : Dictionnaire de la noblesse française (1863) - Bibliothèque nationale de France (gallica.bnf.fr).
  • B. Barifouse : Étude sur le pays des Quatre-Vallées (Saint Gaudens – 1874) - Bibliothèque nationale de France (gallica.bnf.fr).
  • M. Bapmale et Valin : Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges (1880) - Édition Lacour-Ollé.
  • Bois et Durier : Les Hautes-Pyrénées (1885) - Édition de la Tour Gile.
  • A. de Cardevacque : La fête de la Saint-Jean (1891) - Imprimerie : Le Courrier du Pas-de-Calais.
  • P. Faraud : Le Feu de la Saint-Jean - Contexte historique et touristique des années 1938 - 1944.
  • Mme Bize : Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 , comprenant dans sa première partie la conférence de M. Bazerque pour la Revue des Hautes-Pyrénées ayant pour thème la vie de Monsieur de Nestier (Louis de Cazeaux), écuyer cavalcadour de la Grande Ecurie du Roi (Louis XV) - Archives communales.
  • Général L'Hotte : Un officier de cavalerie (1905) - Édition Plon.
  • R. Lizop : Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine et Les Convènes et les Consoranni (1931) - Ed. Toulouse-Privat
  • M. Gasquet : La Fête-Dieu (1932) - Collection : "Les Belles Fêtes".
  • Abbé J.Duffo : Articles de l’Echo de la Neste (années 1942 et suivantes) - Archives de l'Echo Neste-Barousse (Saint-Laurent-de-Neste).
  • B. de Gorsse : Essai de bibliographie du comté de Comminges, de la vicomté de Nébouzan, des Quatre-Vallées et du pays de Rivière (Toulouse – 1944).
  • J.F. Soulé : Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié (sujet de thèse) (1975) - Revue de Comminges.
  • J.F. Le Nail et J.F. Soulet : Bigorre et Quatre-Vallées (1981) - Pau - SNERD
  • G. La Plagne Barris : Petite guerre pour le siège d'un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIX° s. : tableau de la vie politique et économique d'un canton pyrénéen au XIXe siècle (1982) - Revue de Comminges.
  • Sarramon : Les Quatre-Vallées : Aure, Barousse, Neste, Magnoac (1985) - Ed. Milan
  • J. Omnès : Préhistoire des Hautes-Pyrénées (1987).
  • I. Gratacos : Femmes pyrénéennes (1987) - Ed. Privat.
  • Sansguilhem-Ser : Béarn et Bigorre dans l’histoire de l’Aquitaine des origines au XVIe siècle (1988) - Guide des recherches de généalogie et d'historiographie - Pau.
  • Marliave et Pertuzé : Le panthéon pyrénéen (1990).
  • Fénié : Toponymie gasconne (1992).
  • L.A. Lejosne : Dictionnaire topographique des Hautes-Pyrénées (1865, et Pau : 1992).
  • J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : André Bouéry musicien et poète gascon (1994).
  • Bourret : Les Pyrénées centrales du XIe au XIXe siècle (1995).
  • X. Beltour : L'histoire oubliée de l’Aquitaine (1995).
  • O. De Sulauze : La vallée d’Aure aux temps de l’agro-pastoralisme (1997).
  • M. Grosclaude et J.F. Le Nail : Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées (2000) - Ed. Conseil Général (C.G.) des Hautes-Pyrénées.
  • R. Misson : Témoignages, avec le concours de ses amis villageois (2001 - 2010) - Archives communales.
  • M. Bize : Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère (2010) - Archives communales.
  • C. Rhode, R. Rhode et J. Noguès : Nestier 2011 - Archives communales.
  • R. Castéran : Articles de l'Echo Neste-Barousse (2012) - Archives communales et archives de l'Echo Neste-Barousse (Saint-Laurent-de-Neste) ; textes des spectacles "son et lumière" villageois (2002 à 2011).
  • J. Brau : Pays des Nestes et de Comminges des origines à nos jours (2014) - Ed. Monhélios - Pau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Document : Notices sur les eaux minérales naturelles de Barbazan - 1863 - p.6 et 7 : présentation géographique de Nestier - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  2. Document : Courrier du 6 août 1868 de M. Dutrey, maire : présentation géographique et historique du village - Source : registre des délibérations du conseil municipal - Archives municipales
  3. a, b, c, d, e, f et g Mme Bize : Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - 2° partie : géographie locale - Source : archives municipales
  4. a, b, c, d et e M. Clot et Marsan : La grotte du « Cap de la Bielle » à Nestier : fouille de M. Debeaux, 1960, t. 29, 1986, 1, p. 63 – 141, 64 fig., 45 tabl. Source : Gallia Préhistoire, Éditions CNRS ; Chronique sur la grotte du « Cap de la Bielle », t. IV, 1961, p. 262 – 264, 2 fig. Source : Gallia Préhistoire
  5. M. C. Depéret : Les glaciations des vallées pyrénéennes - Comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences - 1923 - p. 1522 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  6. a, b, c et d Revue de Comminges - 1961 (T 74, A 1961) - p. 36, 98, 128, 134, 168 et 235 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  7. a et b M. Bize : Petite chronique historique et hydrogéologique sur Nestier et le Vallon de Bouchère - 2012 - Source : archives municipales
  8. a, b, c et d Mme Bize : Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - Chroniques, anecdotes et témoignages - Source : archives municipales
  9. M. N. Casteret : Carnet d'exploration : grotte et puits de Nestier - 22 mars 1934 et 2 avril 1938
  10. a, b, c, d, e, f, g et h M. Raymond Misson : Témoignages, avec le concours de ses amis villageois - 2001 à 2010 - Source : archives municipales
  11. a, b et c M. Barrère, instituteur : Monographie villageoise - 1887 - Source : archives municipales et départementales
  12. Document : plan d'assemblage cadastral de 1887 inséré dans la monographie de M. Barrère - Source : archives municipales et départementales
  13. a et b C.M. Higounet : Les artigues du Midi de la France, toponymie et défrichements médiévaux et modernes en Europe occidentale et centrale - Flaran 8, 1989, p. 11-13
  14. M. R. Aymard et M. l'abbé Nègre : Dictionnaire des noms de lieux des Hautes-Pyrénées (DNLHP) et Toponymie Générale de la France (TGF) - 1931
  15. a et b M. Grosclaude et Le Nail : Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées - 2000
  16. Revue de Comminges - 1998 - T.114 - p. 143 et 149 : Le Comminges au miroir de sa toponymie - Hydronymie commingeoise de R. Aymard - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  17. a et b Revue de Comminges - 2001/03 - T. 117, p. 346, 351, 371 : Collectories de 1369 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  18. Revue de Comminges - 1892/10/01 et 12/31 - T. 7, p. 203 : Construction de l'église de Comminges - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  19. Revue de Comminges - 1906 - T. 21, p. 106 : Un curieux groupe d'évêques commingeois (J. Lestrade) - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  20. M. Dufor : Trois jours de randonnée en Haute Barousse - Source : Revue de Comminges - 1982 (1° trimestre) - tome XCV
  21. a et b Revue de Comminges - 1941 (T.54) - 1943 - T.56 - p. 84 et p. 201 : Guerre de Trente Ans : 1618 - 1648 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  22. a, b et c M. La Plagne Barris : Petite guerre pour le siège d’un chef-lieu de canton ou la rivalité de Saint-Laurent et du Nestier au XIXe siècle - Source : Revue de Comminges - Tome XCV - Année 1982 - Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  23. M. Grosclaude : Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons - 1990
  24. a et b M. Viollet-le-Duc : Dictionnaire raisonné de l'architecture du XIe au XVIe siècle - 1868
  25. a, b, c, d, e et f M. J. Brau : Pays des Nestes et de Comminges, des origines à nos jours - 2014
  26. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Mme Bize : Monographie de Nestier : cahier destiné à l'école de Nestier, 1942 - 1949 - 1° partie : histoire locale - Source : archives municipales
  27. a et b Revue de Comminges - 1954 - T. 67, p. 175 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  28. M. le commandant Boué, retraité à Nestier : article de presse, février 1939
  29. M. M. Marliave et Pertuzé : Le Panthéon pyrénéen - 1990
  30. a, b et c M. Alfred Claverie (1916-2007), maire de Nestier (1971-1989) : Ses témoignages oraux recueillis en 2002 par M. Raymond Castéran
  31. a et b Mme I. Gratacos : Femmes pyrénéennes - 1998
  32. a, b, c, d et e Mme Yvonne Dasté (1904 - 1999) : Ses témoignages oraux rapportant des propos de sa grand-tante, née en 1836, qu'elle a bien connue - Témoignages recueillis en 1998 par M. Raymond Castéran
  33. Document : Projet d'appropriation d'un immeuble communal à un groupe scolaire - 1903 - Source : archives municipales
  34. Bulletin de congrégations no 369, 8 février 1903, p. 103 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  35. Document : Restauration de l'Église - Plans et élévation nord. État actuel - 1900 - Source : archives municipales
  36. a et b Société Académique des Hautes - Pyrénées : Fête académique de Nestier - Résurrections archéologiques - Promenades archéologiques - mai 1899 - bulletin local, 2° série, 31° fascicule - p. 42, 43, 48
  37. a, b, c et d Jean-François Soulet, « Le sanctuaire gallo-romain de Montsérié », Revue de Comminges, vol. LXXVII, p.  105-143
  38. a, b et c Revue de Comminges - 1967 (T.80) - chapitre II, p. 120 Inventaire des monuments et p. 139 Le Dieu Ergé - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  39. M. A. Lussault : Carte archéologique de la Gaule – 65 : les Hautes-Pyrénées, 1997
  40. a, b, c et d Registres paroissiaux de Nestier : baptêmes, mariages, décès
  41. a, b et c J.H. Ducos : Le château et la tour - Actes du premier colloque de castellologie - Ed. Flaran - 1985 ; La symbolique de la tour dans l’architecture castrale du Sud-Ouest de J. Gardelles ; La tour hors le château article de Ph. Araguas
  42. Bulletin de « L'Echo de la Neste » - septembre et octobre 1961 - Source : archives départementales et archives de « L'Echo de la Neste » à Saint-Laurent-de-Neste
  43. Documents : Extraits du registre des délibérations du conseil municipal et autres textes - Source : archives municipales
  44. Revue de Comminges - 1978/01 et 03 - T. 91 - p. 60, 225, 229, 235, 403, 407, 410 à 413, 506, 507, 511, 536 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  45. Revue de Comminges - 1979/01 à 03 - T. 92, p. 72 : G. Puyau : Les moulins de la Basse-Neste, des Baronnies et du Lannemezan aux XVIIe et XVIIIe siècles - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  46. Document : cadastre de Nestier, assemblage de 1831 - Source : Archives départementales
  47. M. Raymond Castéran : textes des spectacles « son et lumière » villageois (années 2002 à 2011), articles de « l'Echo Neste-Barousse » (2012) - Sources : archives communales, départementales et nationales ; archives de « l'Echo Neste-Barousse » ;Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  48. a, b, c et d M. Barifouse : Études historiques sur le pays des Quatre-Vallées - 1874
  49. a et b M. Debeaux : La grotte du « Cap de la Bielle » à Nestier et son remplissage du Paléolithique inférieur : bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 4 -11
  50. a, b et c M. Méroc : Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Campan, Montoussé, Sombrun, Gallia Préhistoire, Paris, t. 6, 1963, p. 208 – 216 ; L'industrie lithique de la grotte du Cap de la Bielle à Nestier : bulletin de la Société méridionale de spéléologie et de préhistoire, Toulouse, 1964, t. 10, p. 12 – 13 ; Circonscription de Toulouse, Hautes-Pyrénées : Nestier, Gallia Préhistoire, Paris, 1967, t. 10, p. 411
  51. « Pyrénées préhistoriques : arts et sociétés : actes du 118° Congrès national des sociétés historiques et scientifiques » - 1996 - p. 10, 20,21,23,25 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  52. Document : Description de trois nouvelles espèces fossiles de campagnols souterrains du Quaternaire d'Europe occidentale - 1988 - C.R. Académie des Sciences de Paris, t.307, série II, p. 1987-1990
  53. M. J. Chaline : Le Quaternaire : l'histoire humaine dans son environnement - 1972
  54. M. G. Astre : Restes d'élan à l'ancienne grotte de Nestier - Bulletins de la Société d'histoire naturelle de Toulouse : éditions 1866 (p. 288 à 291) et 1957 (t.96, p. 15-21)- Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  55. Revue de Comminges - 1989 - T. 102, p. 265 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  56. Revue de Comminges - 1987, 1° trimestre - tome C, p. 362 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  57. M. Cartailhac : France préhistorique, 1889
  58. a, b et c M. Le Nail et Soulet : Bigorre et Quatre-Vallées - 1981
  59. Raymond Lizop, Le Comminges et le Couserans avant la domination romaine, Privat, 1931
  60. a et b Ms. Bapmale et Valin, archéologues : Historique de la Gascogne et en particulier du Comminges
  61. M. J. Duffo Articles de l’Echo de la Neste, années 1942 et suivantes
  62. a et b M. A. Sarramon : Les Quatre-Vallées, Aure, Barousse, Neste, Magnoac- Ed.Milan - 1985
  63. M. de la Torre : le tumulus du Castéra, dans Le guide de l’art et de la nature des Hautes-Pyrénées, éditions Nathan
  64. a et b M. F. Danjou: Archives curieuses de l'Histoire de France, 2° série, tome 12°, p. 130 et 131 - 1840 - Source : Bibliothèque nationale de France
  65. M. R. Souriac : Le Pays et Jugerie de Rivère-Verdun en Guyenne - Revue de Comminges 2012, no 1, p. 153 à 178
  66. Revue de Comminges - 1897/10 et 12 - T. 12, p. 264
  67. a, b, c, d et e M. le Baron de Lassus-Nestier : Monsieur de Nestier, écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi Louis XV - Revue de Comminges - 1891 - Tome 6 - p. 265 à 287 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  68. Société Académique des Hautes - Pyrénées - 1906 - 2° série - fasc. 51° - Bul. local - Tome VI - no 3 - p. 110 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  69. Revue Mabillon : Archives de la France monastique - 1905 - p. 203 : 1860 - Saint-Bertrand-de-Comminges - Communauté des Olivétains (monastère sur le Mont-Arès - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  70. La Dépêche du Midi, la Semaine des Pyrénées
  71. Archives départementales : E dépôt NESTIER : archives déposées le 7 août 1995, classées en mars 1997 (inventaire manuscrit et autres documents)
  72. M. D. Peyraga, maître-arpenteur : Nouveau cadastre de la communauté de Nestier - 1718 - 1720 (190 pages) - Source : Archives départementales
  73. Document : Livre des charges et décharges du lieu de Nestier - 1720 - 1790 (100 folios) - Source : Archives départementales
  74. a, b et c Revue de Comminges - 1993/04 et 06 - T. 108 - p. 193, 194, 279 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  75. M. C. d'E.-A. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIVe siècle, tome 1°, p. 289 et 290 - 1903. Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  76. a et b Revue de Comminges - 1995/01 (T.110) - 1995/03 - p. 149 : le château de Labroquère ; p. 99 : Le Baron Bertrand de Lassus - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  77. a, b, c, d, e et f M. F-A Aubert de la Chesnaye Des Bois : Dictionnaire de la noblesse française - 1770 - T1, 2° édition - pg 355,356 et 357 - Ed : Veuve Duchesse, libraire, rue St Jacques, au Temple du Goût Avec Approbation et Privilège du Roi
  78. D. Dufor : "Le Pays - Polignan et Comminges", p. 256 à 262 - 1878 - Éditions Privat et Palmé
  79. Document : Un tour de gascon ou le dîner de Cuguron - Source : "Escolas deras Pyrénéos" n° 1 et 2, janvier et février 1913, retranscrit par Mme Bize dans sa monographie villageoise
  80. Mémoires du Sieur de Pontis, Paris, libraires associés,
  81. Mémoires du comte de Souvigny... Tome II, 1639 - 1659 publiés d'après le manuscrit original, pour la Société de l'Histoire de France, par le baron Ludovic de Cotenson - Page 279 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  82. M. A. Chéruel : Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère - 1872-1906 - Tome 2, p. 642 et 944 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  83. François-de-Paule de Clermont, marquis de Monglat (16..?-1675) : Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France (3)
  84. M. C. Bourret : Les Pyrénées centrales du IXe au XIXe siècle - 1995 - p. 110, 111
  85. M. B. Druène : Combats pour Castel-Léon. Contribution à la chronique du Val d'Aran de 1642 à 1649 : "Annales du Midi", janvier 1959 - Revue de Comminges (A 1959, T 72) p. 55 et 56 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  86. Revue de Comminges - 2002/04 - T. 118, p. 565 : Les lies et passeries des Pyrénées XIVe – XVIIIe siècles - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  87. Bulletin de l'Union historique et archéologique du Sud-Ouest : Présent offert à F. de Saint-Paul de Nestier, gouverneur de la vallée d'Aran par des députés des enclaves d'Aure en 1650 - 1909 - 1938 - p. 47 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  88. M. Pinard : Chronologie historique-militaire... des troupes de la Maison du Roi - 1760-1778 - p. 221 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  89. Bulletin de la société académique des Hautes-Pyrénées - 1934 - p. 78 - Source Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  90. Société Académique des Hautes - Pyrénées - 1904 - 2° série, fasc. 45 et 46, bul. local, tome V, no 6 et 7, p. 381 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  91. M. Jean Bazerque : La noblesse de Nestier au XVIIe siècle - Source : Revue de Comminges : Tables générales des matières publiées de 1981 à 1990 inclus - 1991 - pg 261-262
  92. C.M. de Vaux : Les hommes de cheval depuis Baucher : les grands maîtres... - 1888 - p. 16,31,34,62,129 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  93. « La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts » - 1885 - Tome 16 - p. 155 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  94. « L'Athenæum français » - 1853 - p. 512 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  95. « Cabinet de M. Paignon Dijonval : état détaillé et raisonné des dessins et estampes » - 1810 - p.332 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  96. M. J. Pellier : Le langage équestre - 1889 - p. 287 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  97. « Grand dictionnaire universel du XIXe siècle » de P. Larousse - 1866-77 - p. 580 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  98. M. le général L'Hotte : Un officier de cavalerie, 1824 - 1904
  99. M.L. Picard : Origines de l'École de cavalerie et de ses traditions équestres (Saumur) - 1889 - T 1 : p. 181, 261 à 264, 540 ; T 2 : p. 181 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  100. Baron de Vaux : Ecuyers et écuyères - Étude sur l'équitation savante par Maxime Gaussen (1893) p. 10, 11, 21, 28, 29, 42, 238, 361, 367 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  101. M.N. Bouillet : Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts - 1854 - p. 1079 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  102. Chanoine François Marsan : Obsèques du général Jean-François de Cazaux, seigneur de Nestier - 1931 - Source : Revue des Hautes-Pyrénées (RHP) p. 137
  103. Société Académique des Hautes-Pyrénées -1889-1913 - Bul. local, p. 68 et 69 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  104. / Document : Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire - 12 mars 1881 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  105. M. J. Allières, A. Berthoumieux, G. Brignol, J. Castex, J. Ducos : André Bouéry musicien et poète gascon, 1994
  106. Revue de Comminges - 1947 (T. 60) - 1950 (T. 63) - p. 118 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  107. M. H. Carnoy : Dictionnaire biographique des membres du clergé catholique - 1903 - pages 122 à 126 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  108. M. L'abbé Dupuy-Péyou : Léoïsiades, ou Mon journal de poète - 1880 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  109. Mme Bize : exposé présenté le 3 avril 1965 devant la Société Académique des Hautes-Pyrénées traitant de la coutume des « Barricades » à Nestier. Source : la Nouvelle République (N.R.)
  110. R. Bonnain-Moerdyk et D. Moerdyk : A propos du charivari. Discours bourgeois et coutumes populaires - 1977 (mars-avril, n° 2), pp. 381-398 - Source : « annales Économies Sociétés Civilisations »
  111. C. Desplat : Charivaris en Gascogne - Source : « La morale des peuples du XVIe au XXe siècle » - 1982 - Paris
  112. J. Le Goff et J.C. Schmitt : Le charivari - 1981 - Actes de la table ronde - Paris
  113. M. J. Noguès, R. et C. Rhode : Nestier 2011 - Source : archives municipales
  114. A. de Cardevacque : La fête de la Saint-Jean - 1891 - Imprimerie : Courrier du Pas-de-Calais
  115. Pierre Faraud : Le feu de la Saint-Jean - Contexte historique et touristique des années 1938 - 1944
  116. Marie Gasquet : "La Fête-Dieu" - 1932 - Collection "Les Belles Fêtes"
  117. M. de Neuville : Recueil d'héraldique
  118. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  119. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  120. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  121. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  122. Document Annuaire du commerce Didot-Bottin - Paris - 1883
  123. Revue de Comminges - année 1911 -Tome XXVI, pg 245. Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  124. Mme Jeannette Legendre : L'émigration dans la vallée de la Neste - 2003 - Revue du Comminges - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr
  125. Document : Les Américains. Histoire d'une famille d'Américains. - Source : Mme Bize : Monographie villageoise, 2° partie - Archives municipales
  126. M. Le Bondidier : Les cires de deuil dans les contrées pyrénéennes - Bulletin : « Pyrénées : organe officiel du Musée pyrénéen du château-fort de Lourdes » - 1956 - p. 145 à 154 - Source : Bibliothèque nationale de France / gallica.bnf.fr

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