Arreau

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Arreau
Arreau
Arreau : la place de la Mairie.
Blason de Arreau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Intercommunalité Communauté de communes Aure Louron
(siège)
Maire
Mandat
Philippe Carrère
2020-2026
Code postal 65240
Code commune 65031
Démographie
Gentilé Aurois
Population
municipale
792 hab. (2019 en diminution de 3,3 % par rapport à 2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 19″ nord, 0° 21′ 32″ est
Altitude Min. 658 m
Max. 1 756 m
Superficie 11,07 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Neste, Aure et Louron
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-arreau.fr

Arreau est une commune française située dans le sud-est du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays d'Aure, constitué de la vallée de la Neste (en aval de Sarrancolin), de la vallée d'Aure (en amont de Sarrancolin) et de la vallée du Louron.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Adour, la Neste, la Neste du Louron, le ruisseau de Lastie, le ruisseau d'Artigou, Nom inconnu et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (l'« Adour et affluents ») et dix zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Arreau est une commune rurale qui compte 792 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 1 593 habitants en 1841. Ses habitants sont appelés les Aurois ou Auroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Arreau se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 43 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, à 25 km de Bagnères-de-Bigorre[2], sous-préfecture, et à 22 km de Capvern[3], bureau centralisateur du canton de Neste, Aure et Louron dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie d'Arreau[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Pailhac (0,8 km), Jézeau (1,9 km), Cadéac (1,9 km), Barrancoueu (2,0 km), Lançon (2,3 km), Cazaux-Debat (2,8 km), Fréchet-Aure (3,0 km), Aspin-Aure (3,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Arreau fait partie du pays de la vallée d'Aure ou pays d'Aure, constitué de la vallée de la Neste (en aval de Sarrancolin), de la vallée d'Aure (en amont de Sarrancolin) et de la vallée du Louron (confluente à Arreau)[5].

Arreau est limitrophe de onze autres communes, dont Cadéac en deux endroits séparés par la commune de Barrancoueu, le plus occidental étant un quadripoint situé au Cap de Sarrat Termé.

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le pont d'Arreau sur la Neste.

La commune est pour partie dans le bassin de l'Adour et pour partie dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par l'Adour, la Neste, la Neste du Louron, le Ruisseau de Lastie, le ruisseau d'Artigou, la Cuneille, la Hosse, le ruisseau d'aspin, le ruisseau de Barrancoueu, le ruisseau de la Garrade, le ruisseau de Meye Lègue, le ruisseau de Sarraoute le ruisseau de Soubirou et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 20 km de longueur totale[8],[Carte 1].

L'Adour, d'une longueur totale de 308,8 km, se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents : l'Adour de Payolle, l'Adour de Gripp et l'Adour de Lesponne et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le golfe de Gascogne à Anglet, après avoir traversé 118 communes[9].

Le Neste, d'une longueur totale de 73,1 km, prend sa source dans la commune d'Aragnouet et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Montréjeau, après avoir traversé 34 communes[10].

La Neste du Louron, d'une longueur totale de 32 km, prend sa source dans la commune de Loudenvielle et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Neste à Arreau, après avoir traversé 10 communes[11].

Le Ruisseau de Lastie, d'une longueur totale de 12 km, prend sa source dans la commune de Bareilles et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans La Neste du Louron à Arreau, après avoir traversé 3 communes[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[13]

  • Moyenne annuelle de température : 10,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 055 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[16] complétée par des études régionales[17] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1943 à 2015 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[18]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records ARREAU BORDERES (65) - alt : 720 m 42° 53′ 54″ N, 0° 21′ 54″ E
Records établis sur la période du 01-12-1943 au 31-12-2015
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,1 −2,5 −0,1 2 5,8 9,1 11,5 11,1 7,9 4,7 0,3 −2,2 3,7
Température moyenne (°C) 2 3,5 6,1 7,9 11,7 15 17,6 17,3 14,4 11 5,7 2,5 9,6
Température maximale moyenne (°C) 7 9,4 12,3 13,8 17,6 21 23,6 23,5 20,8 17,2 11 7,1 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−19
17.01.1985
−23
03.02.1956
−20
01.03.05
−8,2
02.04.1967
−5
01.05.1960
−2
01.06.06
1
25.07.1958
0
31.08.1993
−3
25.09.02
−7,5
30.10.1997
−15,8
30.11.1978
−20
12.12.1967
−23
1956
Record de chaleur (°C)
date du record
24
28.01.1966
27,5
28.02.1960
27
26.03.1955
29
30.04.05
36
05.05.1958
37
30.06.15
38,5
30.07.1983
38
25.08.00
35
10.09.11
30,5
04.10.04
25,2
08.11.15
22,5
10.12.1978
38,5
1983
Précipitations (mm) 90 60,9 70,2 84,6 88,2 66,7 59,4 61,2 62,4 70,9 93,2 87,1 894,8
Source : « Fiche 65031001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20]. Dans ce cadre, la commune fait partie[21]. Un espace protégé est présent sur la commune : l'« Adour et affluents », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 215,8 ha[22].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[24], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs (zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[25].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Six ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[26],

  • « la Neste du Louron et ses affluents » (145 ha), couvrant 15 communes du département[27] ;
  • la « montagne des Quatre Véziaux, Montarrouye et Gaoube » (3 754 ha), couvrant 8 communes du département[28] ;
  • la « Neste moyenne et aval » (283 ha), couvrant 25 communes dont une dans la Haute-Garonne et 24 dans les Hautes-Pyrénées[29] ;
  • « Payolle » (3 600 ha), couvrant 6 communes du département[30] ;
  • les « vallons forestiers et milieux subalpins en rive droite du bas Louron » (6 635 ha), couvrant 17 communes dont deux dans la Haute-Garonne et 15 dans les Hautes-Pyrénées[31] ;
  • le « versant est de la vallée de la Neste d'Aure, de l'Arbizon au col d'Aspin » (3 665 ha), couvrant 8 communes du département[32] ;

et quatre ZNIEFF de type 2[Note 6],[26],

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arreau est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[37],[I 2],[38]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,6 %), zones agricoles hétérogènes (7,8 %), zones urbanisées (7,6 %), prairies (4,2 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D 929.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Arreau est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[40]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[41].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Adour, le Neste, la Neste du Louron et le ruisseau de Lastie. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[42]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001, 2009, 2012 et 2013[43],[40].

Arreau est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[44]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Arreau.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile et des tassements différentiels[45].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 22,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 437 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 423 sont en en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[46],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[47].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2013[40].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval d'un barrage de classe A[Note 8]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[49].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Arreau est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[50].

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 7125.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Arreau.

Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[51] rapportent les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Nom occitan : Àrreu.

Étymologie : le toponyme Arreau pourrait être basé sur la racine basque harr- 'pierre'[52],[51]. Marie-Thérèse Morlet propose pour la forme Arreau un toponyme avec le sens de « jardin entourant la maison ».

Antiquité : l'origine du nom Arreau viendrait des Arvaques, tribu celtibère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mairie d'Arreau et sa place en août 1937. Photographie de Berit Wallenberg, Direction nationale du patrimoine de Suède.

Arreau est l'ancienne capitale des Quatre-Vallées.

Elle se situe sur un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle : le chemin de la vallée d'Aure.

Le premier train arrive en gare d'Arreau le 1er août 1897[53], jour de la mise en service de la ligne de Lannemezan à Arreau, embranchement électrifié à voie unique de la ligne de Toulouse à Bayonne, par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne. Le trafic voyageurs est fermé sur toute la ligne en 1969[54], puis la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ferme à tout trafic la section de la gare de Sarrancolin à celle d'Arreau[53]. L'ancien bâtiment voyageurs est désaffecté puis racheté par la mairie qui le revend à une entreprise qui y installe ses bureaux[54]. La ligne est déferrée depuis l'ancien bâtiment voyageurs jusqu'aux abords du village.

La commune est médiatisée en 1953 en raison d'un meurtre sordide qui y est commis le 26 février : un couple d'amants diaboliques, sur fond d'alcool et d'argent ont tué leur pensionnaire et l'ont découpé (faisant notamment bouillir sa tête et les pieds dans leur lessiveuse) pour récupérer le capital du vieillard. Ils sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité en décembre 1954[55],[56].

Par le décret du , une partie de territoire de la commune de Campan est rattachée à la commune d'Arreau[57].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Arreau est le siège de la communauté de communes Aure Louron, créée au 1er janvier 2017, qui réunit 47 communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1971 Jean Rolland    
mars 1971 mars 1977 Exupère Verdier    
mars 1977 mars 1995 Bénito (Benoit) Buetas DVG  
mars 1995 mars 2014 Guy Vidailhet    
mars 2014 en cours Philippe Carrère SE Agent EDF
Président de la communauté de communes

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Poste en 2019.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[59].

En 2019, la commune comptait 792 habitants[Note 9], en diminution de 3,3 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8549791 1101 2911 4801 4791 5931 5051 515
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2701 3301 2981 3431 2261 1881 1941 077994
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0009799981 0919191 001997939999
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
876936913816853823838809757
2019 - - - - - - - -
792--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Arreau et le cyclisme[modifier | modifier le code]

Banderole « Bienvenue au 77e (1990) Tour de France à Arreau ».

La ville a vu passer de nombreuses épreuves de cyclisme amateur ou professionnel, en particulier le Tour de France. La 17e étape du Tour de France 2014 qui s'est déroulée le mercredi entre Saint-Gaudens et Saint-Lary-Soulan-Pla d'Adet a été remportée par le coureur polonais Rafał Majka.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 350 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 702 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 530 [I 5] (20 420  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 7] 8,5 % 7,5 % 8 %
Département[I 8] 7,7 % 9,4 % 9,8 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 471 personnes, parmi lesquelles on compte 81,3 % d'actifs (73,3 % ayant un emploi et 8 % de chômeurs) et 18,7 % d'inactifs[Note 11],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 10]. Elle compte 568 emplois en 2018, contre 587 en 2013 et 526 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 351, soit un indicateur de concentration d'emploi de 162 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,8 %[I 11].

Sur ces 351 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 183 travaillent dans la commune, soit 52 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 71,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,3 % les transports en commun, 16,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 11,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Exupère, évêque de Toulouse, né à Arreau à la fin du IVe siècle.
  • Jean Bertrand Féraud (1759 - 1795), député de la Convention, est né à Arreau.
  • Comte Jean-Louis-Hector Galiay de Ségure[87], mousquetaire du roi Louis XV à la vie mouvementée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à cinq rustres de sable accolées, 3 en chef et 2 en pointe.
Commentaires : Note : Arreau a eu pour devise, à une époque reculée : Melior vigilantia somno (« La veille est préférable au sommeil »)[88].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[15].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[48].
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique d'Arreau » sur Géoportail (consulté le 3 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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  11. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Arreau » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  4. « Communes les plus proches d'Arreau », sur www.villorama.com (consulté le ).
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  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
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