Sainte-Marie (Hautes-Pyrénées)

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Sainte-Marie
Le pic du Gar vu de Sainte-Marie.
Le pic du Gar vu de Sainte-Marie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Canton La Vallée de la Barousse
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Barousse
Maire
Mandat
André Duran
2014-2020
Code postal 65370
Code commune 65391
Démographie
Population
municipale
40 hab. (2013)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 21″ Nord 0° 37′ 15″ Est / 42.9724, 0.6207
Altitude Min. 459 m – Max. 478 m
Superficie 0,28 km2
Localisation

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Sainte-Marie

Sainte-Marie, selon la dénomination officielle, ou Sainte-Marie-de-Barousse (occitan : Senta-Maria de Varossa [’sénto-ma’riyo dé Va’ʁuso]) est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec seulement 28 hectares, Sainte-Marie est la plus petite commune de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et la septième plus petite commune de France en superficie[1],[2]. Elle est limitrophe du département de la Haute-Garonne et son territoire se trouve dans la vallée de la Garonne, en rive gauche du fleuve. La commune est traversée par le ruisseau de Gouhouron.

Le village de Sainte-Marie proprement dit a été partagé (pendant la Révolution[réf. souhaitée]) entre trois communes et deux départements :

La chapelle à l'origine du nom du village est d'ailleurs située sur le territoire de Bagiry.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie est limitrophe de quatre autres communes, dont deux dans le département de la Haute-Garonne.

Carte de la commune de Sainte-Marie et des proches communes.
Communes limitrophes de Sainte-Marie
Bagiry (Haute-Garonne)
Siradan Sainte-Marie Ore (Haute-Garonne)
Saléchan

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] qui rapporte comme dénomination historique du village : Ste Marie, à la fin du XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini.

Nom occitan : Senta Maria.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1681 et 1792, les registres paroissiaux conservés aux archives départementales de la Haute-Garonne pour la paroisse de Bagiry recensent également les baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Saint-Pierre-du-Louga de Siradan et celle de Sainte-Marie, souvent dénommée Sainte-Marie-des-Vignes, fréquemment citées comme des paroisses annexes de celle de Bagiry[4]. Ce n'est qu'à partir de 1793, début de l'état-civil républicain que des registres distincts seront tenus pour chacune des trois communes.

Selon la tradition orale[5], la paroisse de Sainte-Marie aurait abrité, avant la Révolution française, un couvent et une école fondés par un certain père de Buch, dans une grande bâtisse carrée, encore visible aujourd'hui. Les moines de ce couvent ayant préféré s'exiler en Espagne plutôt que de prêter serment à la Constitution civile du clergé, ce serait par mesure de rétorsion que le village aurait été coupé en trois, la chapelle et l'ancien couvent étant rattachés à la commune de Bagiry et à la Haute-Garonne[réf. souhaitée]. Cette thèse est rendue plausible par le cadastre napoléonien de Bagiry de 1831, où les bâtiments qui correspondraient à cet ancien couvent sont indiqués en grisé comme tous les édifices ayant un caractère religieux[6].

Sainte-Marie en 1833[modifier | modifier le code]

Le cadastre napoléonien dressé en 1833 et conservé aux archives départementales des Hautes-Pyrénées indique que la commune a, dès cette époque, son découpage actuel[7]. Le procès-verbal dressé préalablement par le géomètre délimitateur Dartigalongue en 1830 indique la mention suivante : « L'enclave de Caubet ou de Mayroue contenant environ 15 hectares, dépendante de la commune de Ste-Marie, qui se trouve enclavée dans le territoire de Siradan sur la limite de Thèbe doit être réunie de préférence à la commune de Siradan à cause de sa position topographique. »[8]. Cette simple décision du géomètre a privé Sainte-Marie de plus du tiers de sa superficie.

Ce plan cadastral apporte un certain nombre d'informations sur la commune de l'époque. Toutes les habitations sont regroupées dans le village situé à l'extrême nord-ouest, à l'exception du moulin implanté sur un canal parallèle à la Garonne. Ce moulin existe encore aujourd'hui mais n'est plus en activité.

Plan de masse des cultures en 1833

Pour chaque parcelle est indiqué le type de culture pratiqué. Les terrains proches des habitations sont réservés aux jardins et surtout à des vergers couvrant à peu près un quart du territoire. Les terres labourables occupent environ la moitié du territoire mais sont divisées en deux par une large bande de prés de fauche. Quelques pâtures se trouvent le long de la Garonne. Ces dernières doivent correspondre aux pâtures communales décrites dans le procès-verbal de délimitation[8].

On ne trouve pas de vignes sur le territoire de la commune, celles-ci étant alors situées au-dessus du village sur la commune de Bagiry[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
juillet 1967 mars 2014 André Espagno PS Artisan
mars 2014 en cours André Duran   Syndicaliste, retraité de Pechiney

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie fait partie de la communauté de communes Vallée de la Barousse, créée en décembre 1995, qui réunit vingt-cinq communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 40 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
85 98 85 78 104 94 95 76 88
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
75 67 60 61 58 65 69 69 38
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
37 28 28 20 21 19 20 20 12
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
20 12 28 37 31 27 37 34 31
2013 - - - - - - - -
40 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 474 438 381 398 418 424 450 427
Nombre de communes du département 479 473 473 474 474 474 474 474

La population a atteint un maximum en 1831 avec 104 habitants, puis a baissé périodiquement pour atteindre 12 habitants en 1954 et 1968. Elle a ensuite connu une hausse jusqu'en 2013, avec 40 habitants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il n'existe ni église ni cimetière sur le territoire communal.

La chapelle Notre-Dame-des-Vignes située dans le village de Sainte-Marie n'est pas implantée sur la commune de Sainte-Marie, mais sur celle de Bagiry, dans le département voisin de la Haute-Garonne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes : fichier texte, Institut national de l'information géographique et forestière, (lire en ligne).
  2. Liste des communes les moins étendues.
  3. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, 2000.
  4. Conseil Départemental de la Haute-Garonne, « Archives départementales de la Haute-Garonne - État civil en ligne », sur archives.haute-garonne.fr (consulté le 24 octobre 2015)
  5. Rapporté par la doyenne du village (M.E.S.), en 2015.
  6. a et b Bosc, « Cadastre de Bagiry », sur archivesenligne.haute-garonne.fr,‎ (consulté le 7 novembre 2015)
  7. Duclos et Lartigue, « Cadastre de Sainte-Marie », sur www.archivesenligne65.fr,‎ (consulté le 24 octobre 2015)
  8. a et b Dartigalongue, géomètre délimitateur, « Procès-verbal de délimitation de la commune de Sainte-Marie », sur archivesenligne65.fr, Archives Départementales des Hautes-Pyrénées,‎ (consulté le 30 janvier 2016)
  9. « Liste des juridictions compétentes pour Sainte-Marie (Hautes-Pyrénées) », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)