Attainville

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Attainville
Attainville
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Yves Citerne
2020-2026
Code postal 95570
Code commune 95028
Démographie
Gentilé Attainvillois
Population
municipale
1 693 hab. (2018 en diminution de 5,05 % par rapport à 2013)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ nord, 2° 21′ 00″ est
Altitude 100 m
Min. 82 m
Max. 127 m
Superficie 7,16 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fosses
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Attainville

Attainville est une commune du Val-d'Oise située au cœur de la plaine de France, et à environ 20 km au nord de Paris.

Ses habitants sont appelés les Attainvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Moisselles, Baillet-en-France, Maffliers, Villaines-sous-Bois, Villiers-le-Sec, Le Mesnil-Aubry et Ézanville.

Le centre d'Attainville est desservi par les lignes 269 du réseau de bus de la RATP et 38.02 du réseau de bus des Cars Rose, et sur sa périphérie ouest par la ligne 95.18 du réseau de bus Busval d'Oise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Attainville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attini villa, Atenvilla, Attivilla, Atenville en 1194, Atainville en 1204[7]. Attenvillam (1125), Atheinvilla, Atteinvillam, Atenvilla, puis Atteinville de 1750 au XIXe siècle, puis Attainville[8].

Le nom d'Attainville est probablement une évolution de l'agglomération de l'anthroponyme celte ou gallo-romain, ou germanique Athein (masculin) ou Adda (féminin), avec le mot latin villa, domaine[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque Antique, quatre établissements gallo-romains sont présents sur son territoire, dont deux établissements agricoles. Le nom d'Attenvilla est mentionné au XIIe siècle, alors paroisse appartenant à la puissante abbaye de Saint-Denis. La seigneurie passe sous la suzeraineté des Montmorency de 1292 à la Révolution.

En 1980, une ZAC dite des « Demoiselles » entraîne l'arrivée de nouveaux habitants et une évolution péri-urbaine de la commune (phénomène de « rurbanisation »), néanmoins trois fermes y maintiennent une vocation agricole.

Accès au très haut débit[modifier | modifier le code]

Attainville a une couverture de 88.9% (d'après le site https://www.zoneadsl.com/couverture/val-d-oise/attainville-95570.html) à la fibre optique pour les opérateurs qui sont pour l'instant disponibles dont Orange, Bouygues, Coriolis, Ozone, Knet, Nordnet, Vidéofutur, Ibloo et à 100% en 4G pour tout opérateurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[9], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1964 du canton d'Écouen, année où elle intègre le canton de Sarcelles-Centre de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre un nouveau canton d'Écouen, puis, en 1985, le canton de Domont[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Attainville fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[11]), et du tribunal judiciaire ainsi que du Tribunal de commerce de Pontoise[12],[13].

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Fosses

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Attainville était membre de la communauté de communes de l'Ouest de la Plaine de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante en banlieue parisienne, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération Plaine Vallée dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Attainville semble être ancrée à droite. Ainsi Nicolas Sarkozy a réalisé 34 % au premier tour contre 20 % pour Ségolène Royal.

En revanche ce constat est à nuancer par le score de Jean-Paul Huchon lors des élections régionales de 2010. En effet ce dernier a réalisé un score de 56,62 % au second tour, contre 43,38 % pour Valérie Pécresse.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
- 1794 Louis Meunier    
1794 1796 François Piot    
1796 1807 Martin Thiphaine    
1807 1824 Edmé André Balde    
1824 1831 Louis Alexandre Thiphaine    
1831 1834 Henri Sainte-Beuve   Conseiller d'arrondissement
1834 1845 Antoine Prevost de Bord    
1845 1856 Henri Sainte-Beuve    
1856 1870 Charles Sainte Beuve    
1870 1904 Esprit Alexandre Devouges    
1904 1908 Henri Émile Devouges    
1908 1940 Auguste Fouillaux    
1940 1945 Maurice Thirouin    
1945 1953 René Dubois    
1953 1960 Joseph Lemoing    
1960 1965 Édouard Delsupexhe    
1965 1977 Antoine Lagarde    
mars 2001 2008 Georges Misserey DVG  
mars 2008 2014 M. Dominique de Sutter    
avril 2014[14] 2020 Odette Lozaic    
mai 2020[15] En cours
(au 13 avril 2021)
Yves Citerne    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2018, la commune comptait 1 693 habitants[Note 3], en diminution de 5,05 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364338309314379368412383390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
372356341346342341350351319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355343340381407437431374413
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4555035045891 3751 7321 8081 8191 820
2017 2018 - - - - - - -
1 7021 693-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Façade ouest de l'église Saint-Martin.

Attainville ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

L'église Saint-Martin, classée monument historique par arrêté du 11 décembre 1912[19], est située passage de l'Église. De style Renaissance, elle a été construite entre 1570 et 1576 sous la direction du maître-maçon Nicolas de Saint-Michel, mais elle n'est pas entièrement terminée à sa consécration le . Le clocher ne fut achevé qu'au XVIIe siècle, et la nef a dû être reconstruite sous la Restauration. L'édifice se compose d'une nef aveugle de cinq travées ; d'un chœur polygonal d'une seule travée ; du clocher s'élevant au sud de la première travée de la nef ; d'un bas-côté sud de quatre travées ; et d'un bas-côté nord sur toute la longueur de la nef, mais de largeur variable et réduite. Le toit ne possède pas de pignon. La partie centrale de la façade occidentale, en fait orientée vers le sud-nord-ouest, est surmontée d'un petit fronton triangulaire et s'organise sur deux niveaux, tous les deux cantonnés de pilastres d'une facture simple. Le portail plein cintre est surmontée par une grande verrière également plein cintre, tout comme les baies du bas-côté sud et du chœur. Les contreforts des bas-côtés sont couronnés par des chevrons. Quant au clocher, il se termine par des balustrades, sans toit visible, et les quatre angles sont ornés de pots-à-feu[20],[21].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Attainville au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

En 1954, l'équipe de tournage du film La Madelon, repère les ruines de la ferme du Richer. Ayant besoin d'un décor naturel évoquant un site détruit pendant la Première Guerre mondiale, les cinéastes décident d'y tourner une séquence. Le film sort en 1955[22].

En 2007, Stéphane Allagnon tourne une scène de Vent mauvais au carrefour de la Croix-Verte[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Cavard (photogr. Stéphane Gasser), « Attainville », dans Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, vol. I, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », (ISBN 2-84234-056-6), p. 178-179.
  • Jean Cuypers, Histoire d'Attainville, Attainville, mairie d'Attainville, , 191 p. (ISBN 978-2-7466-6954-3, notice BnF no FRBNF44449088).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes d'Attainville » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 6 avril 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 6 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 6 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Paris », sur insee.fr (consulté le 6 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 6 avril 2021).
  7. Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE, 1874
  8. a et b Cuypers 2014, p. 23.
  9. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  12. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  13. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  14. « Attainville : Odette Lozaic gagne la mairie », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juin 2021).
  15. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Notice no PA00079989, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Cavard 1999, p. 177.
  21. Dominique Foussard, « Attainville - Saint-Martin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 50-52 (ISBN 9782953155402).
  22. Cuypers 2014, p. 118.
  23. Comité du tourisme et des loisirs du Val-d'Oise, Val-d'Oise : terre de tournages, 120 p. (lire en ligne [PDF]), p. 19.