Famille Saguez de Breuvery

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Saguez de Breuvery)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saguez.
Famille Saguez de Breuvery
Image illustrative de l'article Famille Saguez de Breuvery
Armes de la famille Saguez de Breuvery

Blasonnement d'azur au chevron d'or accompagné de trois cors de chasse virolés et liés d'or
Lignées Saguez
Branches Saguez de La Baume (branche éteinte)
Saguez de Breuvery (branche subsistante)
Période XVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau de la Champagne Champagne

La famille Saguez de Breuvery est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Champagne, dont la filiation prouvée remonte à Jean Saguez, écuyer, seigneur du fief de Montmorillon les Marson, trouvé en 1431.

Cette famille fut déclarée noble le 21 février 1613 par une sentence du prévôt de Compertrix (Marne). Une branche reçut des lettres de relief de dérogeance en 1649[1]. Elle fut plus tard confirmée noble en 1674 et 1677 et maintenue en 1698.

Convertie au protestantisme au XVIIe siècle, la famille Saguez se divisa au début du XVIIe siècle en deux branches : une branche aînée (éteinte) « Saguez de La Baume » et une branche cadette (subsistante) « Saguez de Breuvery ».

La famille Saguez a donné plusieurs capitaines et des chevaliers de Saint-Louis[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La filiation prouvée de cette famille remonte à Jean Saguez, vivant en 1431, écuyer, seigneur du fief de Montmorillon les Marson, marié à Jeanne Connort[3].

En 1655 la famille Saguez expédia à Pierre d'Hozier un registre faisant mention en 1215 d'un Sagés, chevalier, au nombre des hommes liges d'Etienne de Feins, et d'un Pierre Saguiers en 1216[3].

On trouve aussi en 1338, 1339, 1340 dans un compte de Barthélemy du Drac, trésorier des guerres du roi, mentions de Hugues Saguez, écuyer et de "monseigneur Arnaud Saguez[3].

Pierre d'Hozier écrit à ce sujet en 1655 : ... « nous n'avons point remarqué qu'il y eut autre maison que celle de messieurs les Saguez, à présent habituez en la Comté de Champagne, où ils font censez tenus et réputez pour nobles, ce nom de Saguez estant un nom unique et singulier bien qu'il se soit escrit diversement Sagés et Saguiers comme il est arrivé en beaucoup d'autres familles et n'en reconnoissant point d'autre que la leur qui ayt porté le mesme surnom, ce que nous certifions estre véritable...»[3]. Toutefois, le lien entre ces différents personnages et la famille Saguez n'est pas établi.

En 1528, Didier Saguez, écuyer, marié à Agnès Brissier, justifie qu'il était le fils de Jacques Saguez, écuyer et de Marguerite Le Gallois, « qui étaient nobles personnes, nées de noble lignée et générations, ledit Jacques Saguez était fils de Jean Saguez, écuyer, seigneur du fief de Montmorillon les Marson et de Demoiselle Jeanne Connort »[3].

En 1562, Jean Saguez, son petit-fils, marié à Jeanne Morel, est marchand à Chalons sur Marne[4]. Membre de l'église réformée, chassé par la persécution, il passe quelques mois avec sa femme et ses enfants à Strasbourg[5].

Sans pouvoir le situer dans la généalogie familiale, on trouve à la même époque à Chalons, un Jacques Saguez, drapier, également membre de l'église réformée[6].

Jacques Saguez (1567-1635), écuyer, qui servit dans les armées d'Henri IV, marié en 1595 à Marie Morel, fut l'auteur de deux branches :

  • L'ainée : la branche de La Baume, qui donna un conseiller-secrétaire du roi au XVIIe siècle, reçut des lettres de relief de dérogeance en 1649, fut déclarée noble de race en 1674 et maintenue noble en 1698[1] et s'éteignit à la fin du XVIIe siècle.
  • La cadette : la branche de Breuvery, de Moncetz et de Villers-aux-Corneilles, reconnue noble en 1677, maintenue noble en 1698, fit ses preuves pour les pour les Écoles militaires en 1766 et 1772 et comparait à Châlons-sur-Marne en 1789[1]. Cette branche est subsistante[7].

Illustrations familiales[modifier | modifier le code]

  • Jean Saguez, écuyer, seigneur de Rozay, né à Châlons le 15 avril 1637. Élevé dans la religion prétendue réformée (RPR), il servit dès l'âge de 15 à 16 ans. Il obtint en 1655 un certificat du maréchal de Turenne, étant alors enseigne dans son régiment, portant qu'il avait bien et fidèlement servi le roi pendant la campagne précédente en qualité de volontaire, particulièrement à l'attaque des lignes d'Arras, s'étant fait remarquer aux sièges du Quesnoy, de Landrecies, de Condé et de Saint-Ghislain. Ce général lui donna encore un autre certificat en 1657 portant qu'il avait bien et fidèlement servi pendant toute la campagne de l'année 1656, tant au siège de Valenciennes qu'à celui de La Capelle où il avait été blessé et à la prise du Château de Roisin. En 1657, il servit comme volontaire dans le régiment de cavalerie du chevalier de Fourille où il fut fait cornette en 1658 et fit les campagnes de 1658, 1659 et 1660. Il rentra en 1664 comme volontaire dans la compagnie de cavalerie dudit chevalier de Fourille et fit en cette qualité tout le voyage de Hongrie. Il fut nommé en 1671 lieutenant de la compagnie des chevaux légers du seigneur de Vendeuvre et servait encore en cette qualité le 6 décembre 1673. Il est Mort sans postérité[3],[8]
  • Philippes Saguez, écuyer, seigneur de Breuvery, né en 1615, élevé dans la religion prétendue réformée. Il se trouva aux sièges de Dampvilliers et de Saint-Orner, fit la campagne de Sedan comme aide de camps du maréchal de Châtillon et servait en 1665 en qualité de capitaine-lieutenant de la mestre de camp du duc de Rohan[3].
  • Philippe Saguez (1656-1709), fils du précédent, tué au siège de Lille étant capitaine d'infanterie au service des États-Généraux des Provinces-Unies[3].
  • Philippe Maurice Saguez (1684-1744), écuyer, seigneur de de Breuvery, Moncetz et Villers-le-Château, élevé dans la religion prétendue réformée, puis se convertit au catholicisme. Il fut conseiller du roi et président-trésorier de France au Bureau des finances de la généralité de Champagne en 1706[3].
  • Édouard-François-Xavier Saguez de Breuvery (1706-1734), baptisé le 11 juin 1706, écuyer, seigneur de Breuvery, admis en 1724 dans les cadets-gentilshommes à Metz, capitaine au régiment de Picardie, blessé à la bataille de Parme en 1734, mort à Straubing en Bavière le 22 août 1742 alors qu'il servait dans ce régiment[8].
  • Pierre-Maurice Saguez de Breuvery (1708-1790), né le 30 octobre 1708, docteur en théologie de la Faculté de Paris, chanoine, vicaire-général (1768-1789) et doyen de la cathédrale Saint-Étienne de Châlons-sur-Marne, inhumé le 12 juillet 1790 à l'âge de 82 ans.
  • Pierre-Philippe Saguez, né le 17 janvier 1714, dit le chevalier de Breuvery, capitaine au régiment de Picardie. Retiré pour cause de blessure, il finit sa vie religieux protés au monastère de la Grande Chartreuse.
  • Pierre-Louis Saguez de Breuvery (1718-1788), baptisé le 26 janvier 1718, écuyer, seigneur de Breuvery de Moncey et de Villers aux Corneilles, capitaine au régiment de Picardie en 1743, échevin en 1767 puis maire royal de Châlons-en-Champagne de 1769 à 1779. Le 11 mai 1770 il accueille à l'Intendance de Châlons — en qualité de maire-royal — la dauphine, Marie-Antoinette. Il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis et la médaille lui est remise par le maréchal de Lowendal[9]. Il épouse le 2 mars 1750 Marie-Anne Billet (1730-1766), fille de Claude-jean-Nicolas Billet, écuyer, seigneur de la Pagerie et de dame Mariguerite-Louise de Corvisart de La Cour. Il meurt le 17 juillet 1788. Marie-Anne Saguez de Breuvery, née Billet, a pris part aux assemblées de la Noblesse pour l'élection des députés aux États Généraux de 1789[10],[11].
  • François-Mémie Saguez (1721-1745), né et baptisé le 25 novembre 1721, écuyer, seigneur de Villers-le-Château, lieutenant des carabiniers de la brigade de Montmorency (une des cinq brigades du Régiment Royal-Carabiniers), tué à la bataille de Fontenoy en 1745[8].
  • Pierre-Magdeleine Saguez de Breuvery (1758-1826), écuyer, dit le chevalier de Breuvery, né le . Admis au nombre des gentilhomme-élèves de l'école royale de La Flèche puis du Collège royal[12]. Ancien chevau-léger de la Garde du roi, puis après dissolution de cette compagnie en 1776, il est engagé comme officier au régiment de Blaisois. Chevalier de l'ordre de Saint-Lazare, membre de l'Académie celtique qui en 1814 prit le nom de Société royale des antiquaires de France. Après son mariage avec Marie Anne Godart de Vingré (1772-1865), fille de Louis-Joseph Godart, écuyer seigneur de Vingré et de Marie-Élisabeth Petit, il s'installe au Château de Vert Bois à Soissons[13]). Il fit partie des membres de la noblesse du bailliage de Châlons lors de la convocation des États généraux de 1789[14],[15] . « Le 24 mars 1814, lors du siège de Soissons, le château de Vert-Bois de Mr de Breuvery fut livré aux flammes pendant les combats et plusieurs antiquités, provenant principalement de St Médard, périrent en ces moments, entre autres un bas relief romain gravé dans les antiquités de Caylus. La même année, le Commandant Gérard acheva de détruire ce qui pouvait entraver la défense de la place et fit abattre des arbres du parc Breuvery »[16],[17]. La propriété entièrement détruite, Pierre-Magdeleine Saguez de Breuvery et sa famille s'installèrent à Saint-Germain-en-Laye.
  • Joseph Marie Saguez de Breuvery (1792-1811), fils du précédent, mort le 15 janvier 1811 au siège de Lérida, à l'âge de 18 ans.
Jules-Xavier Saguez de Breuvery (1805-1876)
  • Jules Xavier Saguez de Breuvery (1805-1876), frère du précédent, marié le 18 août 1834 avec Zélie Le Clément de Taintégnies, fille du chevalier Auguste Le Clément de Taintégnies (1779-1818) et de la princesse Joséphine de Béthune Hesdigneul (1782-1847). Le 14 novembre 1835, il est élu maire de Saint-Germain-en-Laye à l'âge de 30 ans. Esprit encyclopédique[réf. nécessaire], géographe de formation, archéologue - ayant légué une partie de ses découvertes au musée des Antiquités nationales)[18],[19] et grand voyageur (voir ses livres : L'Égypte et la Turquie - 1836, L'Égypte et la Nubie(tome 1) - 1836, L'Égypte et la Nubie (tome 2) - 1841 [20], De Damas à Palmyre - Fragment inédit d'un voyage en Orient[21] et De la question Turque et des empiètements de la Russie)[22]). Vingt ans de recherches dans la vallée de Retz lui font découvrir de nouvelles sources abondantes et claires[23]. Il remplit à Saint Germain en Laye les fonctions de maire pendant 19 ans (du 14 novembre 1835 à 183); du 27 juin 1837 au 11 juillet 1839; du 17 septembre 1855 au 14 février 1856 par intérim; du 14 février 1856 à 1865; du 2 septembre 1865 au 15 septembre 1870).
Il est resté conseiller général de Seine-et-Oise sans interruption de 1848 à 1874. Son nom a été donné à une rue de la ville de Saint-Germain-en-Laye[24],[25].
Il fut chevalier l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur le 22 août 1858 (registre 38 F106 N°Q2051) et chevalier de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 19 juillet 1836
Il exposa dans la section art ancien de l'Exposition universelle de 1878, une statue représentant une cariatide, trouvée près du Mausolée d'Halicarnasse[26] et qu'il avait rapportée de Turquie. Cette pièce fut léguée par la suite au Musée du Louvre par la famille Saguez de Breuvery[27]
Jules Saguez de Breuvery (1864-1942)
Bernard Saguez de Breuvery (1895-1944)
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Jules Saguez de Breuvery (1864-1942), ancien élève de l’École spéciale de Saint-Cyr (promotion de l'Annam), chef de bataillon d'infanterie, épouse à caen le 4 août 1891 Lucie Darodes de Tailly (1870-1908) (fille de Louis-Edmond Darodes de Tailly et de Marie Plaichard de la Choltière). Il quitte l'Armée en 1905 car sa carrière est compromise (cf : l'Affaire des fiches des officiers sur leurs pratiques religieuses à la demande du Général André) après avoir soutenu au tribunal son beau-frère le Commandant Le Roy-Ladurie (qui avait refusé de vider une école tenue par des religieuses)[28].[réf. insuffisante] Il est rappelé pendant la Grande Guerre en qualité d'officier de réserve (capitaine). Le 29 août 1914, il participe en tant que capitaine commandant la 23e compagnie (du 326e régiment d'infanterie) à la résistance contre les allemands (dans le cadre de la bataille de Guise)[29] . Il fut officier de la Légion d'honneur et titulaire de la Croix de guerre 1914-1918.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Xavier Saguez de Breuvery (1894-1981), capitaine de vaisseau, marié à Vannes le 23 août 1927 à Anne Bahezre de Lanlay (1902-1989), (fille de Louis-Noel et de Louise née de Foucaud de Launay). Il prépara Navale au Collège St Charles de St Brieuc et intégra Navale en 1913. La déclaration de guerre mis fin à ses études (un an au lieu de deux ans). Il commence sa carrière pendant la Première Guerre mondiale. Il embarque à sa demande comme commandant de batteries sur divers navires sur le front français (1916 à 1919). Il devient successivement commandant du sous-marin à Bizerte (décembre 1925 à juillet 1927), directeur des mouvements du port de guerre de Saïgon (mars 1932 à septembre 1936), chef d'état-major de la division marine du levant à Beyrouth (septembre 1936 à juillet 1938). Au début de juillet 1940, les Anglais s'emparèrent des navires français que les marins français doivent évacuer dans un temps très court. Xavier Saguez de Breuvery est interné en Angleterre près de Liverpool (juillet 1940 à septembre 1940). Il sera - avec plusieurs centaines de Marins français - rapatrié à Toulon par le navire-hôpital "Canada". Il est nommé commandant de la 1re flotille du groupe des sous-marins d'AOF (de septembre 1941 à octobre 1942). Il est ensuite affecté à l'Arsenal Maritime de Toulon sous les ordres de l'Amiral Gensoul. Il participe sous les ordres de l'amiral Jean de Laborde au sabordage de la flotte française à Toulon le 27 novembre 1942. Il est officier de la Légion d'honneur (promu le 31 décembre 1937), titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 (avec citation à l'ordre de la division décernée le 28 avril 1918 et de la Croix de guerre 1939-1945 (avec citation à l'ordre du régiment décernée le 21 juin 1940).
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Bernard Saguez de Breuvery (1895-1944), résistant, chevalier de la Légion d'honneur, mort le 7 novembre 1944 en déportation au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). Il avait épousé le 15 septembre 1942 à St Paul d'Eyleaux Andrée Mauranges de Lavareille.
Edmond, Emmanuel, Henri, Xavier Saguez de Breuvery.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Emmanuel Saguez de Breuvery (1903-1970)
  • Emmanuel Saguez de Breuvery (1903-1970), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, docteur en philosophie de l'université grégorienne, entré à la Compagnie de Jésus en 1921, il est ordonné prêtre en 1935. Il est chargé de cours de géographie économique de la Chine à l'université l'Aurore[31] à Shanghai. Avec quelques collaborateurs, il édite un bulletin économique et juridique : The Monthly Bulletin. Le dimanche, il est « aumônier des navires de guerre ». De 1949 à 1951, comme les autres pères de l'Aurore, il est confiné sur place, puis arraché à son enseignement et expulsé de Chine. En 1951, il rentre en France, il est nommé directeur adjoint de la délégation française du Conseil économique et social des Nations unies. Il entre au secrétariat de l'ONU en 1952. De 1955 à 1960, il est chef de section de l'énergie, des ressources et du transport. Atteint par la limite d'âge, il poursuit jusqu'à sa mort sa tâche de conseiller spécial de la Science et de la Technologie marine. Il rédige des articles pour la revue Les Études[32]. À New York, le père Emmanuel Saguez de Breuvery réside comme son ami le père Pierre Teilhard de Chardin à la résidence Loyola[33],[34]

Noblesse[modifier | modifier le code]

La famille Saguez est une famille de noblesse d'extraction[7].

  • Elle fut déclarée noble le 21 février 1613 par une sentence du prévôt de Compertrix[3],[1].
  • La branche Saguez de La Baume reçut des lettres de relief de dérogeance en 1649[1].
  • Par arrêt du Conseil d'État du 18 juillet 1664, Jean Saguez, conseiller-secrétaire du roi, maison et couronne de France fut confirmé dans le privilège de sa noblesse par l'acquisition de sa charge anoblissante[35].
  • Le 6 août 1674, un arrêt de la Cour des Aydes de Paris confirme la noblesse de Daniel Saguez (de la branche éteinte de La Baume)[3],[1].
  • Le 22 juin 1677 Philippe Saguez, seigneur de Breuvery, bénéficia d'un arrêt de la Cour des Aydes de Paris (déclaré commun avec celui qu'elle avait prononcé le 6 août 1674 en faveur de Jean et Daniel Saguez) le déclarant noble et issu de noble race[3].
  • Les branches Saguez de la Baume et Saguez de Breuvery furent maintenues nobles en 1698[7],[1].
  • Pierre-Madeleine Saguez de Breuvery, écuyer, ancien chevau-léger de la garde du roi et Marie-Anne Billet, veuve de Pierre-louis Saguez, seigneur de Breuvery, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Picardie ont comparu dans l'assemblée de la noblesse de Champagne en 1789[36].
  • Elle a été admise à adhérer à l'ANF le 16 mai 1936.

La famille Saguez de Breuvery n'est pas titrée mais ses membres portent proprio motu les titres de « marquis » et « comte »[37].

Armes[modifier | modifier le code]

Blason de la famille.

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois cors de chasse d'argent virolés et liés d'or[1],[7]

Timbre à trois quartiers d'argent; embelli d'or. Lambrequins d'or, d'argent et d'azur.

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de cette famille sont : Connort, Le Gallois, Brissier, Le Cocq, Morel, Beschefer, de Bezançon, de La Place, Gargam, Billet, Godart de Vingré, Le Clément de Taintégnies, Beaudouin de Saint Georges, Poisson, Darodes de Tailly, Bahezre de Lanlay, Mauranges de Lavareille, Stoffel, Dehollain, des Vallières, Dubessey de Contenson, van de Kerchove, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 6, page 114.
  2. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, (lire en ligne), p. 266
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Louis Pierre d'Hozier, Antoine Marie d'Hozier de Serigny, Gerald de Eynde, Armorial général: ou Registres de la noblesse de France, volume 6, Éditions du Palais Royal, 1768, page 491 à 497.
  4. Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1954, page 36.
  5. Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1954, page 64.
  6. Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, volumes 88 à 89, 1973, page 143.
  7. a, b, c et d E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 892
  8. a, b et c Jean François d'Hozier, L'impôt du sang; ou, La noblesse de France sur les champs de bataille, tome 3, 1878, page 141.
  9. Alex Mazas Histoire de l'Ordre Royal de Saint Louis depuis son institution jusqu'en 1830, Firmin Didot et Dentu, Libraires Éditeurs, 1860 page 410.
  10. Catalogue des Gentilshommes de Champagne de MM Louis de La Roque et Edouard de Barthélemy, chez Auguste Pillet Libraire-Éditeur - 1886 (voir page 12, Chapitre intitulé Bailliage de Chalons sur Marne - Procès-verbal de l'Assemblée particulière de la Noblesse - le 13 mars 1789 - Archiv. imp. B. III, 44 p. 288-306 publié d'après les procès-verbaux officiels
  11. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k373907j/f12.image
  12. Stéphane Geoffray, Antoine Marie d'Hozier de Sérigny, Répertoire des procès-verbaux des preuves de la noblesse des jeunes gentilshommes admis aux écoles royales militaires, 1751-1792, A. Le Vasseur, 1894, page 141.
  13. « les jardins de Mr de Breuvery se faisaient remarquer par l'ordonnance gracieuse de ses distributions, des pins, des sapins, érables, tulipiers, magnolias, févriers et autres arbres exotiques disséminés avec grâce. De légères fabriques (débris de monuments gothiques) placées avec intelligence en relevaient encore le charme (signé Brayer in Bulletin de la Société historique et scientifique de Soissons, 1921, page 213. »
  14. Catalogue des Gentilshommes de Champagne de MM Louis de La Roque et Edouard de Barthélemy, chez Auguste Pillet Libraire-Éditeur - 1886 (voir page 9, Chapitre intitulé Bailliage de Chalons sur Marne - Procès-verbal de l'Assemblée particulière de la Noblesse - le 13 mars 1789 - Archiv. imp. B. III, 44 p. 288-306 publié d'après les procès-verbaux officiels
  15. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k373907j/f9.image
  16. R. Firino, Soissons en 1814 in Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1910, page 100.
  17. Baron Louis Henri Martin, Paul Lacroix, Histoire de Soissons, Appendice, 1937, page 63 : La famille Saguez de Breuvery habitait Soissons sous le premier Empire. En 1814, le 21 mars, cette ville fut investie par le général prussien Bulow qui envoya un parlementaire au commandant de place, "Dites à votre chef, répondit le commandant Gérard, que je ne veux correspondre avec lui qu'à coups de canon ! " - Bulow, irrité, ordonna le bombardement immédiat. - Dans la nuit du 22 au 23 mars 1814, le commandant Gérard fit une brusque sortie à la tête des soldats de la jeune Garde, culbuta les Prussiens, détruisit leurs ouvrages et mit le feu au faubourg St Christophe et à la maison de Mr de Breuvery, connue sous le nom de Vert-Bois, où les ennemis s'étaient logés, et qui leur servait d'abri "telle lent - dit un témoin oculaire - que de l'intérieur des maisons les Prussiens pouvaient facilement tuer les canonniers des remparts sur leurs pièces " (Mss de ¨.G. Brayer). Les malheureux habitants du faubourg n'eurent pas le temps de sauver leur mobilier, tout fut brulé. Mr de Breuvery avait recueilli de précieux débris de l'abbaye de St Médard, entre autres le bas relief romain qui a été gravé dans les Antiquités de Caylus; les flammes détruisirent ce que le canon avait épargné.
  18. Salomon Reinach, Les Antiquités nationales, 1889, p. 245.
  19. Gabriel de Mortillet, Promenades au Musée de Saint-Germain, 1869, p. 119.
  20. Saguez de Breuvery et Cadalvène : L'Égypte et la Turquie - 1836 - comprenant également L'Égypte et la Nubie (tome 1) , Éditions Arthus-Bertrand, L'Égypte et la Nubie (tome 2)- 1841 - , Éditions Arthus-Bertrand.
  21. Imprimerie de Beau à St Germain en Laye - Paru en 1848.
  22. Imprimerie d'Everat - Paru en 1854.
  23. 1er colloque de la commission du Patrimoine de Saint-Germain-en-Laye - Conférence de Renée Auger le 13 mars 1988 à l'hôtel de ville.
  24. Notice biographique de Jules Xavier Saguez de Breuvery, ancien maire de Saint-Germain-en-Laye. Édité par Le Blanc-Hardel, 1879.
  25. François Boulet, Leçon d'histoire de France Saint-Germain-en-Laye : des antiquités nationales…, p. 155, 2006, [lire en ligne].
  26. Louis Gonse, L'art ancien à l'Exposition de 1878, 1879, page 80.
  27. http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=20219
  28. Les livres de Jean Sévillia Lorsque les catholiques étaient hors la loi et François Vindé l'Affaire des fiches, relatent le procès du Cdt Le Roy Ladurie. François Vindé remarque que le Cdt Le Roy Ladurie a été fiché quatre fois et Jules de Breuvery une fois.
  29. Historique du 236 e RI (anonyme, Imprimeur-Éditeur A. Olivier, 1920, retranscrit par Benoit Izabelle page 2 sur 19 : Les nouvelles du front les plus diverses viennent augmenter la fièvre du départ ; certains ont peur de ne pas être à l’heure au combat. Heureusement, la division reçoit l’ordre de se porter en avant, le 21 août, direction Maubeuge. Le 236e montrera bientôt ses belles qualités manœuvrières, sa forte résistance à la fatigue et à sa discipline. Après la marche joyeuse, à la rencontre du Boche, le 24 août, le régiment reçoit l’ordre de se diriger vers le sud. La retraite commence sans avoir combattu Le canon se fait entendre de plus en plus et le 29 août l’ordre est donné au régiment de prendre Hinacourt et Benay et de garder les passages de l’Oise. Mais, non soutenus, les deux bataillons, arrêtés par des forces supérieures appuyées par une nombreuse artillerie, sont obligés de battre en retraite vers 17 heures ; heureusement sans trop de pertes, grâce à la bravoure de la 23e compagnie qui, sous le commandement du capitaine Saguez de Breuvery, résiste à Ly-Fontaine pendant 2 heures à des attaques allemandes fortes de 3 bataillons permettant ainsi au régiment de se replier partie par Vendeuil, sur la Fère, partie par Moy], sur Renansart .
  30. Vous avez vécu en Indochine en 1945. Vous aviez suivi votre mari, en Indochine alors qu'il dirigeait une plantation d'Hévéa. Il donnera tout d'abord du renseignement, puis montera un véritable réseau. Toute jeune femme vous apporterez votre contribution à ces actions de résistance en transportant en voiture d'un bout à l'autre de l'Indochine des documents, des personnes et même des armes. Lorsque survient, le 9 mars 1945 le coup de force japonais, et alors que votre mari est parvenu à s'échapper en brousse, vous mettez provisoirement votre famille à l'abri à Dalat. la Kempetaï, la redoutable Gestapo japonaise parvient, le 27 juillet à retrouver et à arrêter Henry de Breuvery et vous-même. Vous êtes l'un et l'autre emprisonnés dans des conditions extrêmes et séparés. Vous êtes enfermée dans une cage en bois avec d'autres prisonniers et livrée à la cruauté des cadres de la Kempetaï. Vous subissez des interrogatoires particulièrement brutaux, êtes frappée, puis ficelée sur un banc les mains menottées. Vous êtes littéralement rossée avec des joncs de rotin puis livrée au supplice de l'eau. .....La "police" annamite prend le relais des japonais dans le harcèlement des familles françaises etc etc..
  31. Les banques locales et les formes traditionnelles du crédit. In: Bulletin de l`Université l'Aurore Serié III 1.1940,2. S. 155-192.…
  32. Pays sous-développés et sources nouvelles d'énergie, janvier 1962.
  33. Theilhard prophète et précurseur. Bulletin de l'Association des Amis de Theilhard
  34. Voir [1], [2], [3] et [4].
  35. A. Tessereau, L'Histoire chronologique de la Grande Chancellerie de France, volume 1, 1710, page 822.
  36. Louis de La Roque, Edouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes en 1789 et des familles anoblies ou titrées depuis le premier empire jusqu'à nos jours 1806-1866, volume 1, 1866, pages 9 et 12.
  37. Charondas, À quel titre, volume 37, 1970.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]