Merzak Allouache

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Merzak Allouache
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Abderrazak Allouache dit Merzak Allouache, né le à Alger, est un scénariste et réalisateur de films algérien. Il se fait connaître par son premier film Omar Gatlato tourné à Alger et sélectionné à la Semaine de la critique du festival de Cannes en 1976

Biographie[modifier | modifier le code]

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Merzak Allouache commence ses études de cinéma dès 1964 à l'INC d'Alger après l'indépendance. Il y réalise son « film diplôme » Croisement, puis un court métrage, Le Voleur. L'Institut du cinéma ferme. Les élèves sont redirigés à Lodz ou à Paris. Il complète ses études à l'IDHEC (appelée aujourd'hui La Fémis) de Paris. De retour en Algérie, il est intégré quelques mois à l'Office des actualités algériennes puis est licencié, ainsi que ses collègues issus de la promotion de l'Institut du cinéma, (unique promotion) après une pétition exigeant une véritable intégration et la possibilité de réaliser des reportages pour l'Office. Pour calmer la protestation, le groupe d'anciens de l'Institut du cinéma est envoyé en France pour un stage de trois mois à l'ORTF.

Il y reste plusieurs années et s'inscrit à l'École pratique des hautes études avec Marc Ferro. Il suit le cursus « Analyse de documents cinématographiques du 20e siècle ». Il retourne en Algérie en 1973 et travaille à l'organisation des campagnes de CinéBus pour le soutien à la révolution agraire. Il réalise un documentaire Nous et la révolution agraire. En 1974, il co-réalise pour l'ONCIC Tipasa l'ancienne, un documentaire sur le site de Tipasa, en coproduction avec FR3 Marseille. Avant de rejoindre l'ONCIC en qualité de réalisateur en 1975, il est assistant réalisateur sur Le Vent du Sud réalisé par Mohamed Slim Riad.

Il acquiert une renommée internationale en réalisant son premier long métrage[réf. nécessaire] Omar Gatlato en 1976 sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, Médaille d'or au Festival de Moscou. Puis il tourne Les Aventures d'un héros en 1978, Thanit d'or au Festival de Carthage et L'Homme qui regardait les fenêtres en 1982.

Il part en France. Il écrit un scénario pour TF1 Parlez après le signal sonore puis, en 1987, réalise un long métrage Un amour à Paris sélectionné dans la section Perspectives du Cinéma français au festival de Cannes. Prix Perspectives du Cinéma Français.

Il revient en Algérie en 1988 au lendemain des émeutes d'octobre. Il filme en vidéo des documents sur la situation politique. Avec de nombreux interviews qui seront regroupés en trois documentaires L'Après-Octobre, Femmes en mouvements, Vie et mort des journalistes algériens pour ARTE. Il réalise en 1989 une émission satirique pour la télévision algérienne La Boîte à chique, puis intègre le Conseil national de l'audiovisuel, une structure chargée de la réforme de la cinématographie alors que le ministère de la Culture est dissout. En 1992, il réalise un documentaire pour la BBC, Our War, Voice of Ramadan. En 1993, alors que l'Algérie sombre dans la violence, il réalise in extremis un long métrage, Bab El-Oued City sélectionné dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes. Il est contraint de partir en France une nouvelle fois. Il réalise alors en 1996 Salut Cousin sélectionné à la quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes, Thanit d'or au festival de Carthage, puis enchaine des films et des téléfilms avant de revenir en Algérie en 1999.

À partir de 2000, il alterne ses productions ou coproductions entre l'Algérie et la France où il réside. En 2003 il réalise Chouchou qui enregistre 4 millions d'entrées en France, en 2012 il réalise Le repenti sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes, puis en 2013 Les terrasses sélectionné au festival de Venise, en 2015 Madame courage, sélectionné à la Mostra de Venise, en 2016 un documentaire fiction Enquête au paradis, sélectionné au FIPA à Biarritz (Fipa d'or), au Festival de Berlin, en 2017 Vent divin sélectionné au festival de Toronto...

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1991 Voices of Ramadhan (Our War), documentaire (BBC 2)
  • 1994 : Jours tranquilles en Kabylie, documentaire (Arte)
  • 1997 : Vie et mort des journalistes, documentaire (Arte)
  • 1998 : Alger-Beyrouth. Pour mémoire, téléfilm (Arte)
  • 1998 : La Solitude du manager (Pépé Carvalho), téléfilm (Arte)
  • 1999 : À bicyclette, téléfilm (France 2)
  • 2008 : Tamanrasset, téléfilm (Arte)
  • 2010 : Tata Bakhta, téléfilm (France 2)
  • 2011 : La Baie d'Alger, téléfilm (France 2)

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Philippe Rège, Encyclopedia of French directors, 2010, vol. 1 (ISBN 978-0-8108-6137-4) p. 10.

Liens externes[modifier | modifier le code]