James Strachey

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James Strachey
Portrait de James Strachey

Lytton Strachey, Dora Carrington et à droite, James Strachey.

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
à High WycombeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Père Richard StracheyVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère Jane StracheyVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Alix StracheyVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Trinity CollegeVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychanalyste et traducteur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales Éditeur de la Standard Edition

James Beaumont Strachey, né le à Londres et mort le à High Wycombe, est un psychanalyste britannique, traducteur des œuvres psychanalytiques de Freud et éditeur de la Standard Edition.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Standard Edition

Il fait ses études à Trinity College (Cambridge) et il est membre cofondateur du Bloomsbury Group[1]. Il est le frère de Lytton Strachey et de Dorothy Bussy. Avec son épouse, Alix Strachey, il séjourne à Vienne, où ils font une analyse avec Sigmund Freud. James Strachey a demandé à être introduit auprès de Freud par Ernest Jones, qui avait fait part à Freud de son désir de devenir analyste et de son intérêt pour la traduction[2]. James Strachey a en effet déjà traduit en grande partie Psychologie des masses et analyse du moi avant son arrivée à Vienne[3]. Ses séances d'analyse avec Freud sont souvent consacrées à discuter des points de la traduction de textes de psychanalyse qu'il réalise avec Alix Strachey[1]. À son retour à Londres, il commence une analyse avec James Glover, interrompue par la mort de celui-ci en 1926.

Il est rédacteur en chef de The International Journal of Psychoanalysis de 1940 à 1945[4].

Il est le principal éditeur de la Standard Edition. Cette édition est une référence pour les traductions en langue française, germanique et espagnole, souvent établies en appui sur l'apparat critique de la version anglaise.

Il est l'analyste de Donald Winnicott[5].

La famille Strachey[modifier | modifier le code]

Fratrie Strachey. James est tout à fait à droite

Son père, Richard Strachey, après une formation d'ingénieur, réalise d'abord une carrière militaire, puis d'administrateur colonial en Inde, notamment comme sous-secrétaire au Public Works Department à Calcutta, et comme membre du Conseil de l'Inde[6].. Sa mère est l'écrivaine Jane Strachey, très engagée dans les mouvements féministes, notamment la Women's Local Government Society qu'elle a présidée, et les National Union of Women's Suffrage Societies[7]. James est le plus jeune d'une nombreuse fratrie qui comprend également Lytton Strachey, confondateur du Bloomsbury Group, Oliver Strachey, cryptographe durant la Seconde Guerre mondiale, l'écrivaine Dorothy Bussy, Pernel Strachey, directrice du Newnham College à Cambridge. James est l'époux d'Alix Strachey, psychanalyste et traductrice de Freud, et également le beau-frère de Ray Strachey, écrivaine et personnalité féministe[8].

Marion Milner Sylvia Payne Eric Klein Roger Money-Kyrle Clifford Scott Melanie Klein Ernest Jones Herbert Rosenfeld Paula Heimann Joan Riviere James Strachey Donald Winnicott Gwen Evans Ambrose Cyril Wilson Michael Balint Judy Klein
70e anniversaire de Melanie Klein, J. Strachey qui porte des lunettes, est assis à droite des fleursvdm

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) The Standard Edition of the Complete Psychological Works of Sigmund Freud, translated from the German under the General Editorship of James Strachey. In collaboration with Anna Freud. Assisted by Alix Strachey and Alan Tyson, 24 volumes, Vintage, 1999

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Riccardo Steiner, « Strachey, James Beaumont », cf. bibliographie.
  2. Caine 1998, p. 151
  3. Caine 1998, p. 151.
  4. Riccardo Steiner, « International Journal of Psychoanalysis », p. 832-833, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002.
  5. Plusieurs attestations in F. Robert Rodman, Winnicott, sa vie, son œuvre, Toulouse, Érès, 2008, notamment p. 17.
  6. Caine 1998, p. 146
  7. Caine 1998, p. 147
  8. Barbara Caine, « A Feminist Family: the Stracheys and Feminism, c. 1860-1950 », Women's History Review, vol. 14, no 3-4, 2005, p. 385-404 DOI:10.1080/09612020500200443.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barbara Caine
    • (en) « The Stracheys and Psychoanalysis », History Workshop Journal, no 45,‎ 1998, p. 145-169 Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • (en) Bombay to Bloomsbury : A Biography of the Strachey Family, Oxford, Oxford University Press, , 488 p. (ISBN 0199250340).
  • Riccardo Steiner, « Strachey, James Beaumont », p. 1641-1642, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • « Strachey James 1887-1967 », 2002, [lire en ligne], sur psychanalyse-paris.com.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]