Grébault-Mesnil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grébault-Mesnil
Clocher de l'église.
Clocher de l'église.
Blason de Grébault-Mesnil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Abbeville-2
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu
Maire
Mandat
Sébastien Normand
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80388
Démographie
Population
municipale
226 hab. (2015 en diminution de 0,88 % par rapport à 2010)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 34″ nord, 1° 43′ 17″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 113 m
Superficie 2,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Grébault-Mesnil

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Grébault-Mesnil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grébault-Mesnil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grébault-Mesnil

Grébault-Mesnil est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village rural du plateau du Vimeu est situé à 12 km au sud-ouest d'Abbeville, aisément accessible par l'ancienne RN 28 (actuelle RD 928) et par l'autoroute A28 dont la sortie no 24 est toute proche. Grébault-Mesnil comporte un hameau, Onicourt, auquel il est relié par un pont au-dessus de l'autoroute A28.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grébault-Mesnil
Tours-en-Vimeu Ercourt Ercourt
Martainneville Grébault-Mesnil Ercourt
Martainneville Saint-Maxent Saint-Maxent

Toponymie[modifier | modifier le code]

Différentes formes du nom du village sont relevées au cours des siècles : Grebert mesnil en 1126 et 1226, Gribaumesnil en 1384, Grébert maigny en 1433, Grébeau-mesnil en 1596, Grébaut en 1638, Grébaimesnil en 1646, Grébs-mesnil en 1648, Grébeau-misnil en 1753, Grébaulmesnil en 1766, Grébault-mesnil en 1850.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -mesnil « domaine rural » précédé du nom de personne germanique Grebert remplacé plus tardivement par Gribault, autre nom de personne germanique par confusion de suffixe.

Mesnil est un appellatif toponymique très répandu dans le nord de France. Le bas latin a créé mansionile [1], comprendre gallo-roman MANSIONILE, diminutif de mansionem « demeure, habitation, maison » (> maison). Devenu en français médiéval maisnil,mesnil « maison avec terrain »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grébert-Mesnil est cité en 1126. Son seigneur est alors le chevalier Hugo ou Hugues de Grébert-Maisnil.
En 1226, le seigneur est Jehan de Grébert-Mesnil, chevalier dont le frère Hugues est abbé de Centule (Saint-Riquier).
Cette lignée est probablement à l'origine de la famille Grebmesnil d'Abbeville et serait issue de l'antique maison de Grébert du Cambrésis. Voir Aegido de Greberto.
La seigneurie faisait partie du bailliage d'Abbeville et relevait de celle de Saint-Maxent.
La cure était à la collation du prieur de Canchy.
À la fin du XIIIe siècle, la seigneurie passe par mariage à Aléaume de Brimeu ; son héritière la fera passer dans la noble famille Boutery pendant environ un siècle.
Vers 1415, Jeanne Boutery en hérite et épouse Jean de Caumont, écuyer.
En 1460, Jeanne de Caumont est l'épouse de Pierre de Haucourt, écuyer.
En 1498, le seigneur est Jean de Haucourt, chevalier et capitaine du château d'Abbeville.
Son héritier et descendant direct est Jean de Tœufles, chevalier et capitaine du château de Montreuil.
En 1625, le seigneur est Jean de Grouches, baron de Chépy.
En 1650, on cite Augustin de Grouches, marquis de Gribeauval comme seigneur de Grébault-Mesnil.
En 1689, Nicolas de Grouches, marquis de Chépy, maréchal de camp et Grand-croix de Saint-Louis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours 1791   Louis Modeste Pruvot[3]   Officier public
en cours en 1825   Ambroise Pruvot[3]    
en cours en 1885 et 1901   Constant Lemire[3]    
en cours 1908   Arthur Pruvost[3]    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2004 Guy Vimier[4]    
2004 2014 Sadia Cavillon[5]    
2014[6] en cours
(au 6 mai 2014)
Sébastien Normand    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 226 habitants[Note 1], en diminution de 0,88 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222 240 261 242 292 279 282 295 293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
268 261 261 262 274 268 266 254 240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 222 214 175 194 184 174 164 161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
163 159 152 128 109 113 166 228 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Saint-Maxent, Tours-en-Vimeu et Grébault-Mesnil sont associées au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal pour la gestion de leurs écoles primaires[11].

La commune scolarise 26 élèves pour l'année scolaire 2016-2017. L'école est située en zone B, dans l'académie d'Amiens[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Grébault-Mesnil.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'argent à la fasce de gueules, accompagnée en chef de deux flammes du même et en pointe d'un lion de sable[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Grégoire, du XVIe siècle. Elle est édifiée sur un sous-bassement en damier de silex taillés, brique et grès. Ses murs sont constitués de moellons de craie locale. Le chœur est moins élevé que la nef qui suit un plan strictement rectangulaire. L'ensemble est couvert d'ardoise, contreforté en brique et pierre. Le clocher est muni d'une fine flèche et équipé d'abat-sons.
  • Chapelle à la Vierge au serpent dans une niche ogivale, au fronton en « chapeau de gendarme ».
  • Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes à Onicourt. Bénie en août 1893, à la mémoire d'un prêtre décédé à l'âge de 25 ans, un an après son ordination[14].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Warré. L'abbé Éloi François Émile Warré est né le 9 mars 1867 à Grébault-Mesnil. Prêtre du diocèse d'Amiens, il est surtout connu pour ses travaux sur l'apiculture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
  2. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207).
  3. a, b, c et d registres d'état-civil
  4. Une rue porte son nom avec les années de mandat.
  5. Réélue pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Xavier Toni, le Courrier picard, « Mers-les-Bains, les parents en colère occupent l'école », édition Picardie maritime, , p. 9.
  12. L'école sur le site de l'éducation nationale.
  13. Voir sur la banque du blason.
  14. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 108 (ASIN B000WR15W8).