Tours-en-Vimeu

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Tours-en-Vimeu
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Abbeville-2
Intercommunalité Communauté de communes du Vimeu
Maire
Mandat
Olivier Blondel
2014-2020
Code postal 80210
Code commune 80765
Démographie
Population
municipale
870 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 02′ 14″ nord, 1° 40′ 49″ est
Altitude Min. 60 m – Max. 116 m
Superficie 13,39 km2
Localisation

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Tours-en-Vimeu est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bourg picard du Vimeu, situé sur le plateau de la rive droite de la Bresle et à 19 km de la Manche, aisément accessible par l'ancienne RN 28 (actuelle RD 928) et l'autoroute A28.

La commune est située dans le Vimeu vert et comporte quatre hameaux :

- Corroy au développement important depuis quelques dizaines d'années.

- Houdent.

- Longuemort.

- Hamicourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Tours-en-Vimeu dériverait du latin "Turma" (escadron) : lieu probable du cantonnement d'un corps d'auxiliaires à l'époque romaine[1].

Pour Corroy, Cosabrona est une version connue. Un roi aurait été inhumé en cet endroit d'où le nom de Corpus régis, corps du roi, devenu Corroy[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À Corroy, dans un bois, deux monticules antiques suggèrent un château féodal[2].

A Tours serait né Raoul de Houdenc (1165-1230), auteur du Songe d’Enfer, une histoire au thème similaire à celui utilisé plus tard par Dante Alighieri. La naissance picarde du trouvère est discutée aujourd’hui par les biographes de Raoul mais l’argument donné par les revues savantes du XIXe siècle est la découverte d’un document datant de 1752 ou le prêtre de Tours mentionne un obit en la mémoire de "Raoul de Houdenc, gentil conteur"[3].

Le premier seigneur connu en 1325 aida Isabelle de France dans sa tentative de renversement de son mari Édouard II, roi d'Angleterre, au profit de son fils, futur Édouard III[2].

Tours est par ailleurs clairement la patrie de Hugues Quiéret, seigneur du village, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes et surtout amiral de France[4]. Il réorganisa la flotte de Philippe VI et créa divers arsenaux dont le fameux Clos des galées à Rouen. Pendant la guerre de Cent Ans il combattit à la bataille d’Armenuiden en 1338 aux Pays Bas. Il commande la flotte française à la bataille de L'Écluse mais est pris par les Anglais qui ne lui pardonnent pas sa cruauté vis-à-vis des prisonniers à Armenuiden et le décapitent.

Alexandre de Maïoc, seigneur d'Esmailleville, de Cauroy et de Tours demeure au château de Tours en 1690[5],[6].

En 1699, Henri du Maisniel était seigneur de Longuemort et y habitait. Avec Hamicourt, Longuemort a ensuite appartenu à la famille Danzel de Boismont[2].

Vers 1754, un buste de Cybèle en bronze est découvert à Tours en Vimeu dans le parc du château de madame de Frières[7]. La statue entre dans la collection du comte de Caylus qui la prenant pour une statue d’Isis la commente dans son tome V d’un Recueil des Antiquités Égyptiennes (1762). À la mort du comte, le buste se trouve offert au Cabinet des médailles où il est toujours conservé[8].

Buste de Cybèle trouvé en 1754 à Tours-en-Vimeu.

En 1853, la Société des antiquaires de Picardie délègue trois de ses membres, messieurs Bouthors, Dufour et Magdelaine pour observer le site, une petite élévation de terre couverte de gravas et de végétation, au château de Tours. Le rapport de monsieur Magdelaine sur le résultat des fouilles opérées par les soins de madame la comtesse de Frières fait état de plusieurs trouvailles[9]. Les trois archéologues amateurs ont repéré un premier quadrilatère de 18 mètres sur 11 correspondant au stylobate d’un fanum (temple romain) et à l’intérieur de ce quadrilatère un autre rectangle inscrit à environ 2 mètres 70 du premier. Ce rectangle correspond à la cella du petit temple.  Les experts décrivent des fragments de poterie gallo-romaine, une médaille romaine en bronze peu lisible, des briques à rebord en terre jaunâtre (30 cm x 40 cm), des dalles circulaires minces en grès siliceux et de la faïence blanche.

Les cultes à mystère étaient forts appréciés dans l’empire romain et il n’est pas très étonnant de retrouver à Tours le buste d’une déesse phrygienne ayant initié Dyonysos à ses mystères. Le culte à Cybèle était associé chez les Gallo-romains à celui de Cérès et à des fêtes correspondant à des jeux du printemps.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tours-en-Vimeu Blason D'hermine à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1815 Pierre Armand Fauvel    
1815 1825 Jean-Baptiste Antoine Joseph Danzel   chevalier de Boismont
1825 1852 Pierre Alexandre Delattre    
1852   Gustave Edouard Danzel   chevalier de Boismont
mars 1995 2008 Marceau Coeuilte PS  
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Olivier Blondel   Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Au dévoilement du palmarès régional des villes et villages fleuris, le 5 novembre 2015, le village obtient une deuxième fleur pour ses efforts en matière d'environnement[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 870 habitants, en diminution de -1,69 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 1 004 1 071 1 075 1 158 1 164 1 185 1 129 1 168
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 186 1 180 1 200 1 112 1 125 1 064 1 079 1 025 1 070
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 036 991 963 896 866 841 830 801 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
692 660 594 622 736 722 869 876 870
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le village a hébergé un club de football qui n'existe plus : l'US Tours-en-Vimeu.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maxent, du XVIIe siècle.
  • Chapelle de l'Ecce Homo à Longuemort, près du CD 929, avec clocher à campenard. Des pélerinages y étaient autrefois destinés à aider les enfants qui tardaient à marcher[2].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hugues Quiéret, amiral de France, seigneur de Tours-en-Vimeu et de Hamicourt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tours-en-Vimeu sur le site du Quid »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. a, b, c, d et e Christian Hanquier, Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 19 août 2014, p.12.
  3. Mémoires de l'Académie des sciences, agriculture, commerce, belles-lettres et arts du département de la Somme [\"puis\" de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Amiens] -[s.n.?] (Amiens)-1900,p.82
  4. Collection des chroniques nationales françaises écrites en langue vulgaire du treizième au seizième siècle, avec notes et éclaircissements par J. A. Buchon, p.294.
  5. Ernest Prarond, Histoire de cinq villes..., Dumoulin, 1863, p. 48.
  6. http://books.google.fr/books?id=WlnqHbaGoNgC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
  7. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur, , 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5)2-84435-013-5.
  8. Recueil d'antiquités de M. de Caylus, T. V, pl. CXI.
  9. Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie -Duval et Herment(Amiens), Société des antiquaires de Picardie (Amiens)-1853, p.14.
  10. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 14.
  11. Palmarès de villes et villages fleuris de Picardie maritime, le Courrier picard, édition Picardie maritime, 7 novembre 2015, p. 8.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .