Jean-Louis Bourlanges

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Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges en 2007.
Jean-Louis Bourlanges en 2007.
Fonctions
Député
En fonction depuis le
(1 mois et 1 jour)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 12e des Hauts-de-Seine
Législature XVe
Groupe politique MODEM
Prédécesseur Jean-Marc Germain
Député européen

(18 ans, 5 mois et 6 jours)
Élection 15 juin 1989
Réélection 12 juin 1994
13 juin 1999
13 juin 2004
Législature 3e, 4e, 5e et 6e
Groupe politique PPE-DE
Successeur Brigitte Fouré
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Parti politique Ex-UDF, MoDem
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Profession Professeur

Jean-Louis Bourlanges, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique et essayiste français. Il est ancien député européen UDF et membre de la Cour des comptes.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Bourlanges est, par sa mère, en parenté avec l'écrivain Pierre Herbart. Il est un ancien président de Conférence Olivaint, doyenne des associations étudiantes françaises.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1969, il devient agrégé de lettres modernes en 1971 et est admis à l’École nationale d'administration (ENA) en 1975.

En 1988, il publie un ouvrage sur l'état de la droite française, Droite, année zéro.

Il est à diverses périodes professeur de lettres en lycée, ou professeur-associé à l'université Johns-Hopkins. Il est nommé auditeur en 1979, puis conseiller référendaire à la Cour des comptes.

D'octobre 2002 à juin 2015, il est professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris où il donne le cours « Système et vie politiques dans l'Union européenne ».

Il est par ailleurs auteur de plusieurs essais politiques, et éditorialiste pour divers journaux et magazines, notamment sur France Culture où il a participé régulièrement à l'émission L'Esprit public animée par Philippe Meyer diffusée le dimanche matin, jusqu'au 26 février 2017. La direction de la radio ayant décidé de l’écarter de l’antenne jusqu’à l’élection présidentielle en raison de son engagement auprès d’Emmanuel Macron, il déclare mettre un terme définitif à sa participation à cette émission[1]. Une pétition lancée sur internet réclamant sa réintégration[2] et plusieurs articles indignés dans des journaux nationaux[3] ont mis en évidence l'admiration et la fidélité du public de la chaîne pour Jean-Louis Bourlanges.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1966, il cofonde l'Union des étudiants pour le progrès, filiale de l'Union des jeunes pour le progrès[4].

Il est conseiller municipal de Dieppe de 1983 à 1989, et conseiller régional de Haute-Normandie de 1986 à 1998.

Candidat sur la liste de Simone Veil en 1989, il est élu au Parlement européen, puis réélu en 1994 sur la liste de Dominique Baudis et en 1999 sur celle de François Bayrou. Il a été entre autres président de la commission du contrôle budgétaire en 1993 et 1994, rapporteur du budget général de l’Union pour l’année 2000, rapporteur sur la hiérarchie des normes et la typologie des actes de l'Union en 2002, et président de la commission parlementaire mixte UE-Pologne depuis 2002.

Il est président du Mouvement Européen-France de 1995 à 1999.

En 2004, il est tête de liste aux élections européennes dans le Nord-Ouest de la France où il arrive en quatrième position avec un score de 11,34 %.

Il est alors élu président de la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures au Parlement européen. Il démissionne de ce poste à forte responsabilité en 2005, étant en désaccord avec l'évolution nationalisante du parlementarisme européen et le manque de vision globale et d'ambition du Parlement européen[réf. nécessaire].

Il est membre suppléant de la Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, et il fait campagne en 2005 pour le « oui » au référendum sur le traité constitutionnel.

Il est membre (juin 2006) du conseil d’administration des laboratoires d'idées Notre Europe[5] et Les Amis de l'Europe.

Soutien de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, il appelle à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. À la suite de l'élection présidentielle, il s'éloigne de François Bayrou et du MoDem qui ne représente plus le centrisme à ses yeux. François Bayrou, par son opposition constante à la politique de Nicolas Sarkozy, et par ses propos parfois teintés d'anti-capitalisme, n'a pas la nuance et l'esprit de compromis qui caractérise le centrisme pour Jean-Louis Bourlanges. Il déclare :

« Entre l’UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l’UDF n’ont le choix qu’entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés[6]. »

En juillet 2007, il est nommé au comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions mis en place par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Il abandonne fin décembre 2007 son mandat de député européen[7].

Il est nommé conseiller maître à la Cour des comptes le [8].

Il est élu le président de l'Institut du Centre, un laboratoire d'idées voulant représenter toutes les tendances du centrisme[9].

Il soutient l'Alliance républicaine, écologiste et sociale, à la fondation de laquelle il a participé et qui visait à fédérer le Nouveau Centre, le Parti radical, la Convention démocrate, la Gauche moderne et l'Alliance centriste, en vue de présenter un candidat porteur des valeurs du Centre-droit à l'élection présidentielle de 2012.

Membre de la Commission Trilatérale[10], Jean-Louis Bourlanges ne milite plus dans aucune formation politique mais continue de se réclamer d'une sensibilité modérée « libérale, sociale et européenne ».

Il choisit néanmoins de soutenir Emmanuel Macron et le mouvement En marche ! à l'élection présidentielle de 2017[1] . Candidat aux élections législatives de juin 2017 sous l'étiquette MoDem, il est élu le 18 juin 2017 député de la douzième circonscription des Hauts-de-Seine avec 57,92% des voix[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Droite, année zéro, Paris, Flammarion, 1988
  • « Le Rendez-vous manqué de la rénovation », dans L'État de l’opinion, Paris, Sofres, 1990
  • Le diable est-il européen ?, Paris, Stock, 1992
  • Avec Marc Abélès : En attente d'Europe, Paris, Hachette, 1996
  • L'Europe assassinée, Paris, Odile Jacob, 2001
  • La Tragédie du centre, Plon, (ISBN 978-2259206648)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jean-Louis Bourlanges quitte l’émission « L’Esprit public » sur France Culture », lemonde.fr, 6 mars 2017.
  2. « Censure à Franc Culture », sur globalmagazine.info.
  3. Arthur Anglade et Alexandre Mirlesse, « Rendez-nous Jean-Louis Bourlanges ! », Le Journal du Dimanche,‎ (lire en ligne).
  4. Voir sur lemonde.fr.
  5. Composition du conseil d’administration de Notre Europe.
  6. « Jean-Louis Bourlanges quitte le Parlement européen », Un Européen jamais content, 3 décembre 2007.
  7. « Jean-Louis Bourlanges : "L'Europe fait semblant…" », Le Monde, 1er décembre 2007.
  8. Voir sur premier-ministre.gouv.fr.
  9. Voir sur alliancecentriste.fr.
  10. (en) « Members - April 2013» , Commission Trilatérale
  11. « Législatives 2017 : Jean-Louis Bourlanges (LREM) élu député de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine », leparisien.fr,‎ 2017-06-18cest19:18:50+02:00 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]