Saint-Phal

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Saint-Phal
L'église Saint-Phal de Saint-Phal.
L'église Saint-Phal de Saint-Phal.
Blason de Saint-Phal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Aix-en-Othe
Intercommunalité Communauté de communes de la Région du val d'Armance
Maire
Mandat
Daniel Houard
2014-2020
Code postal 10130
Code commune 10359
Démographie
Population
municipale
530 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 21″ nord, 3° 59′ 53″ est
Superficie 33,27 km2
Localisation

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Saint-Phal

Saint-Phal est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village du département de l'Aube situé à 24 kilomètres au sud-ouest de Troyes.

Topographie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Bel-Air, de Belle-Vue ou de Bon-Air[1]. Sur la carte Cassini l'orthographe Saint-Fal existe.

Le cadastre de 1833 cite au territoire : Auditoire, Bergerie, les Bois Chenu, Bourg-st-Denis, Chénet, Guerchy, Perchois, st-Phal ; Boue[2], Breuil, Chausserive, Commanderie, Dos-d'Ane, Ecu, étang Philippe Renouillat et Robin ; Fosse-Avoir, Fourches-Fagot, Fringale, Haut-Gué, Hôpitau, Jonc, Lautonnière, Motte-Philippe, Ormoy, Perchois, Pont-aux-Verriers, Trémagne, Tue-Vache, Tuilerie et Vaujure.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est un saint très local qui est célébré dans le nom de ce village et le vocable de son église ; saint Phal (Fidolus, de son nom latin[3]), prisonnier de l'armée de Clovis, est vendu comme esclave et racheté par saint Aventin, alors évêque de Troyes, qui le fait abbé. Il meurt au milieu du VIe siècle. L'église des XVe et XVIe siècles présente deux superbes portails latéraux. L'un d'eux porte une sculpture polychrome de saint Denis décapité et un Christ de pitié, deux beaux exemples de l'école troyenne. À l'intérieur de l'église une statue de saint Roch et une autre de sainte Syre vêtue en pèlerine. C'est de Saint-Phal que Jeanne d'Arc écrivit une lettre aux Troyens pour leurs demander d'ouvrir les portes de la ville au « gentil Roy de France ». St-Phal avait quatre foires annuelles, le lendemain de la st-Phal (17 mai), le 23 juillet, le 10 octobre et le 22 décembre.

Le fief de Saint-Phal était aux comtes de Champagne, il était une châtellenie. Il y avait es seigneurs de Saint-Phal qui tenaient aussi le nom des XII au XIVe siècle. Le fief est érigé en marquisat par Louis XIII pour la famille de Vaudrey ; il s'éteint au XVIIIe siècle.

Château[modifier | modifier le code]

Un château est attesté dés 1250, remanié au XVIe siècle par Anne de Vaudrey bailli de Troyes pour disparaître en 1830.

Le marquisat au XVIIIe siècle.

Trémagne[modifier | modifier le code]

Fief attesté au XIIIe siècle qui relevait de la seigneurie de st-Phal, ferme en 1788 qui comprenait trois feux.

Le Perchois[modifier | modifier le code]

Ancien hameau qui était au fief éponyme. Ce fief dépendait de L'Isle. Vers 1367 il est décrit comme maison, courtils, Grand et Petit Etang, prés et terres ; appartenant à André seigneur de Saint-Phal. En 1784 la Dame Marie Félix du Muy, en était le seigneur, elle tenait ce fief de sa mère la marquise de st-Phal. En 1788 il n'y avait plus qu'un feu.

Le bois du Perchois qui en 1732 avait au moins 630 arpents et les habitants de Fays y avaient droit d'usage. Il appartenait à la commanderie du Perchois.

Prieuré[modifier | modifier le code]

Le prieuré st-Denis dépendait de celui de Abbaye de Coincy et était rattaché à une chapelle. La chapelle et les biens furent vendu à la Révolution française. Prieurs :

  • 1449 : Etienne Formey,
  • 1466 : Jacques de Brouillart,
  • 1509 : Robert Duval,
  • 1720 : Charles Barentin,
  • 1723 : Melchior Tabary.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Phal Blason D'or à la croix ancrée de sinople; au franc-canton de gueules chargé de la tête de Jeanne d'Arc, contournée d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1789, la communauté est de l'intendance et de la généralité de Châlons et du bailliage de Troyes. Du 29 janvier au 29 novembre 1790, elle dépendait du canton d'AUxon, le 28 pluviôse An VII elle est chef lieu de canon, puis passe au canton d'Ervy le 27 fructidor An IX.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1901 1941 Moslard   Maire
1941 1944 Tassin   Maire
1944 1977 Bernard Mocquery   Maire
1977 1986 Pierre Prosper   Maire
1986 1988 Bernard Leblanc   Maire
1988 1989 Jean Couderc   Maire
1989 mars 2001 Michel Picart   Maire
mars 2001 décembre 2001 Claude Neumann   Maire
décembre 2001 mars 2008 Daniel Houard   Maire
mars 2008 mars 2014 Michel Bazin[4]   Maire
mars 2014 en cours Daniel Houard DVD Employé, Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Baillis[modifier | modifier le code]

  • 1515 : Simon de Sens,
  • 1606 : Philippe de Vitel,
  • 1644 : Jean Grassin,
  • 1660 : Denis Caquey,
  • 1689 : Nicolas Lasnier,
  • 1694 : Jacques Lenoir,
  • 1782 : J.-B. Finot.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 530 habitants, en diminution de -1,85 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712 697 714 695 714 673 663 648 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606 564 573 520 526 506 546 594 564
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
495 508 514 550 508 503 444 418 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
463 380 383 410 467 490 524 535 530
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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